Capitalisme, socialisme et démocratie (1/3):Analyse de la démocratie institutionnelle
Il y a quelques mois, j’ai lu Capitalisme, socialisme et démocratie de Schumpeter.
Ce livre est en quatre parties.
La première partie, la moins intéressante, commente l’œuvre de Karl Marx.
La seconde parle du capitalisme, la troisième du socialisme et la quatrième de la démocratie.
J’aurai pu commencer par la deuxième partie, dont j’ai déjà parlé, mais j’ai décidé, suite à l’actualité politique de la semaine, de parler de la dernière partie.
Dans cette partie, Schumpeter commence par une définition grec de la démocratie. Il parle d’un régime où le peuple élit ses représentants afin que ceux-ci conduisent une politique dans l’intérêt général.
Au cours du chapitre, Schumpeter va montrer que la démocratie au sens grecque ne peut pas fonctionner.
Il va donc donner à la démocratie une autre définition.
Il va définir la démocratie comme un système de compétition dont l’objectif est d’avoir le pouvoir, et qui est sanctionné par le peuple.
Il fera même le parallèle avec la compétition économique, et un aspect particulier de cette compétition: la fraude.
Sur ce, il va également démontrer que la démocratie va créer une classe de gens qui se donneront corps et âme à cette compétition: la classe politique.
Il est également important de signaler que ce système de compétition est épuisant. On s’épuise à s’imposer dans son parti politique, puis à être élu et une fois élu, on est souvent épuisé. Le film la conquête sur l’ascension de Nicolas Sarkozy décrit bien ce système de compétition.
Enfin, pour fonctionner, Schumpeter pointe le fait que la démocratie doit avoir une administration efficace.
Il va de soi que pour un démocrate au sens grecque du terme, voir socialement si on se réfère à Tocqueville, fait un peu mal au cœur.
Mais cette vision pratique de la démocratie est à garder en mémoire. Elle permet d’optimiser son action politique et de faire passer ses convictions de la meilleure façon possible.
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