Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Les charges patronnales: un boulet sur l’économie française, enfin combattu par la TVA sociale?

Ça est, après être contre cette mesure, il est enfin pour: la TVA sociale.

Sarkozy va réduire les charges patronales et redonner la compétitivité à nos entreprises.

C’est tellement bien qu’on se demande pourquoi il ne l’a pas fait avant.

 

Seulement, il y a un problème: c’est que Sarkozy, ainsi que tous les défenseurs de la TVA sociale (ce qui inclut Jean Arthuis), n’expliquent pas ce qu’il faut expliquer.

 

Le problème est bien les charges patronales qui en France sont trop élevés.

Pour 1 € de salaire net, il y a 1 € de charges patronales, c’est d’abord ça qu’il faut expliquer.

Effectivement, pour un grand groupe, c’est supportable. Mais une TPE/PME, qui représente la structure à soutenir pour relancer l’économie française, il s’agit d’un vrai boulet.

C’est d’autant plus dommageable que l’emploi se trouve majoritairement dans la TPE/PME, surtout pour les personnes qui y sont le plus éloignés.

 

Je vais prendre le cas de la première société dans laquelle j’ai travaillé pour appuyer mon propos. De mémoire, elle avait un chiffre d’affaire de 200k€/an.

J’étais payé (chômage longue durée oblige) 1k€ /mois (net), soit un coût de 2 k€ / mois pour l’entreprise.

On arrive donc à 24 k€ /ans soit pour 5 salariés (taille de ma première boite) un total de 120k€/an pour le fonctionnement en personnel, plus de 50% du chiffre d’affaire.

 

Deuxième exemple:

Je loue un magnifique appartement à Malakoff. J’ai aidé mon propriétaire en finançant une partie des travaux (moyennant baisse du loyer, ça va de soit).

On a fait jouer la concurrence entre une société, dont le devis pour l’ensemble revenait à environ 10k€ et un autoentrepreneur dont le devis était de 5k€.

Devinez d’où vient la différence de coût?

 

De plus, il y a un aspect malsain dans les charges patronales. Normalement, un patron paye des charges patronales pour que si il a des problèmes financiers, il passe la main au pouvoir public. Or, un licenciement économique coûte à une entreprise, même si il a les banquiers au cul (pardonner moi l’expression, mais c’est vraiment ça). Bravo la logique (et là aussi, c’est encore du vécu).

 

Du coup, on pousse les patrons vers la malhonnêteté, et ça, c’est franchement malsain et dangereux.

 

Il ne s’agit pas de mettre en cause les charges patronales, mais plutôt de dénoncer le fait que le bouchon est poussé trop loin.

Il est urgent, pour des raisons de compétitivité, et à terme d’emploi, de baisser les charges patronales.

 

Or, la baisse des charges patronales implique deux scénarios:

  1. On diminue d’autant les services sociaux financés par les charges patronales.
  2. On trouve un autre mode de financement.

En ce qui me concerne, je suis pour la solution 2.

La solution 2 implique que c’est les ménages qui paieront ce transfert (comme le démontre très bien Peyrelevade).

Du coup, ce transfert ce fait suivant également deux possibilités:

  1. L’augmentation de la TVA.
  2. L’augmentation de la CSG.

En ce qui concerne François Bayrou, qui est bien conscient de la nécessité de baisser les charges patronales (il propose une réflexion sur le sujet sur 3 ans), celui-ci est contre la TVA sociale.

En se basant sur ses experts, il pense qu’il faudrait augmenter la TVA de 5 points pour que les entreprises s’y retrouvent. Or, ça plomberait vraiment le pouvoir d’achat des ménages qui est déjà dégradé.

Néanmoins, François Bayrou propose une augmentation de 2 points de la TVA, mais c’est pour financer la réduction du déficit public.

 

En ce qui me concerne, je ne suis pas vraiment favorable à la TVA sociale, je préfère une augmentation de la CSG. Mais vu le boulet que constitue le taux élevé de charges patronales sur notre compétitivité et l’emploi, je préfère une TVA sociale plutôt que de laisser une situation malsaine se prolonger.

 

Car l’enjeu n’est pas d’être pour ou contre la TVA sociale, mais de savoir comment diminuer les charges patronales, même si c’est par une mauvaise solution.

 

Pour aller plus loin:

31 janvier 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La compétitivité est une fonction à deux variables

Lors d’une précédente note, je donnais mon sentiment que le choix de la présidentielle entre François Hollande/Nicolas Sarkozy d’une part, et François Bayrou de l’autre part, consistait à choisir deux visions économiques:

  • Celle de Keynes avec une relance par la consommation.
  • Celle de Schumpeter avec une relance par la compétitivité, un dopage de l’appareil productif des entreprises et une vision du capitalisme en terme de « destruction créatrice ».

Aujourd’hui, je souhaiterais prolonger sur la compétitivité de nos entreprises. Surtout que la TVA sociale (dont je parlerai prochainement) est au cœur de l’actualité.

Effectivement, lorsque je pointe la faible compétitivité de nos entreprises, on me répond souvent un « vas voir en Chine, les salaires sont bas mais au moins ils sont compétitifs,  ils n’ont pas de protection sociale et le niveau de vie est bas… ».

Je souhaite répondre sur un point qui à mon sens est important:

La compétitivité dépend pas que du coût du travail. La compétitivité dépend du coût du travail et de la qualité de celui-ci.

Il est vraiment important de comprendre que la compétitivité est une combinaison de ces deux facteurs, et non pas d’un seul de ces facteurs.

En particulier, la Corée du Sud est plus compétitive que nous, pourtant le coût du travail y est plus élevé.

Dans l’absolu, si l’on veut construire un mur, on se basera sur deux facteurs: le prix et la qualité du travail du maçon.

Heureusement, à priori, ces deux paramètres sont contradictoires. Plus la qualité est au rendez-vous et plus c’est cher.

Or, le problème de la France, c’est que l’on est cher et que l’on n’est pas les meilleurs.

Sur le long terme, il est indispensable de jouer sur la qualité du travail. C’est l’ambition de François Bayrou, qui souhaite développer le haut de gamme. C’est pour ça que le « instruire » va avec » le produire ».

C’est aussi pour ça que la Corée du Sud, qui selon PISA 2011 a l’un des trois meilleurs systèmes éducatifs mondiaux, est plus compétitif tout en étant plus cher sur le coût du travail.

Sur le court terme, on n’échappera pas à une baisse du coût du travail donc des charges patronales. J’y reviendrai.

30 janvier 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Taux d’endettement sur Malakoff

Suite à la question que je me posais sur l’endettement de Malakoff, j’ai eu le droit à des éléments de réponses.

J’ai enfin pu calculer le taux d’endettement de 2000 à 2010.

Il y a plein de choses à dire, notamment pour le prochain conseil municipal qui devrait avoir pour ordre du jour le vote du budget.

J’y reviendrai lors d’une prochaine note sur ce blog (sans doute la semaine prochaine).

En attendant, mon blog s’enrichit de la rubrique « SOS finances locales ». Vous y trouverez les définitions des jargons techniques, ainsi que les chiffres pour Malakoff.

30 janvier 2012 Posted by | Finances locales | | Laisser un commentaire

Ma semaine politique du 30/01/2012 au 04/02/2012

Comme ce type de billet amuse quelques amis, ça y est, « ma semaine politique » devient une rubrique à part entière.

Donc ma semaine politique est enfin allégée.

Elle se limitera au forum programmatique du candidat Bayrou sur l’éducation, Samedi 04/02/2011 à la maison de la chimie.

J’espère avoir l’occasion d’écouter Brighelli, auteur de la fabrique du crétin.

Je reviendrai sur l’éducation prochainement(j’avoue, j’ai été professeur dans un passé lointain, mais vous comprenez, j’étais jeune ……).

29 janvier 2012 Posted by | Ma semaine politique, Politique | , , , , | Laisser un commentaire

Keynes VS Schumpeter, l’un des matchs de la présidentielle 2012

Sur son blog, Christophe Ginisty explique que les politiques jouent sur les peurs et inclut Bayrou dans le lot dans l’un des commentaires.

Certes, on peut regretter l’aspect « système de compétition » décrit par Schumpeter (tien, on en parle déjà) pour la démocratie mais entre d’un côté l’UMP/PS et François Bayrou, il y a pourtant deux stratégies économiques diamétralement opposées.

Comme l’explique Jean Peyrelevade dans ses deux excellents livres (Sarkozy, l’erreur historique et France état critique), les politiques, par lâcheté, font une politique de relance par la consommation en donnant des sous aux ménages (via déduction fiscale, bouclier fiscal….). Cette politique est inspiré par Keynes.

Elle est par certains aspects injuste car elle favorise des catégories aux détriments des autres.

Comme la France n’est pas compétitive, les ménages achètent les produits à l’étranger (Allemagne, Chine…). D’où notre déficit du commerce extérieur équivalent au déficit public.

C’est bien une vision Schumpeterienne qu’il faudrait avoir.

Effectivement, dans son excellent livre « Capitalisme, socialisme et démocratie« , Schumpeter explique que le capitalisme est « la destruction créatrice ».

A un temps t, il existe des produits, mais ils disparaissent car de nouveaux sont produits, ou bien ils sont produits différemment.

Du coup, des secteurs entiers de l’économie disparaissent. On parle de destruction.

Mais d’autres produits apparaissent, générant emplois et nouveaux marchés. On parle de création.

C’est pour ça que Schumpeter met en avant l’importance de l’entrepreneur dans la société capitaliste.

Or, comme la France n’est pas compétitive, et que son système éducatif s’est fortement dégradé, la France n’est pas dans « la destruction créatrice » mais « dans la destruction pas création ».

S’en suit chômage….

Certes, on pourrait faire de l’économie fermé comme en Corée du Nord, mais je ne vois pas cette option d’un très bon oeil.

Seul François Bayrou, que je soutiens, a cette vision de l’économie (notamment avec son label « fabriqué en France » et sa volonté de re-industrialiser).

Dans un billet suivant, je parlerai de la compétitivité de mon point de vue.

27 janvier 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

GWT

Au travail, je suis en train de (re)découvrir GWT (Google Web Toolkit) dans le cadre de veille technologique.

 

Je devrais tout de suite décrire l’outil en lui même, mais je préfère d’abord décrire le pourquoi.

 

Pourquoi GWT?

 

Il faut remonter à la préhistoire du web. A l’époque, lorsque l’on cliquait sur un bouton soumettant un formulaire web, on laissait les traitements au serveur, puis celui-ci rechargeait toute la page.

 

Aujourd’hui, avec une meilleure prise en compte du java-script, langage interprété par le navigateur côté client, la page web elle-même devient une application. De plus, lors de l’appel au serveur, seulement une partie de la page est rechargée. C’est là qu’est apparu ce que l’on appelle les technologies AJAX mêlant HTML(ou XHTML), CSS et java-script.

Ceci a permis l’essor du web 2.0.

 

Or, cette nouvelle approche est délicate. Elle demande des notions dans un ensemble de compétences. Pire, le java-script est implémenté totalement différemment d’un navigateur  à un autre.

Et les spécialistes sont rares dans le domaine.

 

C’est là que Google a eu une idée géniale: On écrit son site en Java, langage informatique, et la boite noire Google traduit en java-script/CSS/HTML ce qui doit être traduit en java-script/CSS/HTML.

Du coup, il ne nous reste plus qu’à coder l’ensemble du site web en Java comme une vulgaire application SWING.

C’est l’outil GWT.

Par ailleurs, GWT fournit pour chaque navigateur une version différente du site, optimisant par la même occasion le Java-script.

 

Pour en savoir plus, je recommande le site de Sami Jaber et son excellent livre.

25 janvier 2012 Posted by | GWT, Informatique, Java | , , , , , | Laisser un commentaire

Millénium suédois VS Millénium américain

Hier, j’ai profité de ma carte UGC pour aller voir le film Millénium de David Fincher.

Ce film est tiré du best-seller que je n’ai pas encore lu.

 

Le problème est que la version de David Fincher est, de fait, comparé à celle de Niels Arden Oplev, sortie en 2009.

 

Soyons clair, David Fincher est un grand cinéaste à qui on doit de grands films comme Fight Club.

 

Mais ici, même si le Millénium de David Fincher est un bon film, il est en dessous de celui de Miels Arden Oplev.

Le rythme est moins bon, et l’interprétation en dessous.

En particulier, l’interprétation de Lisbeth Salander par Rooney Mara est en  dessous de celle de Noomi Rapace.

 

David Fincher nous livre une pâle copie du film de Niels Arden Oplev.

23 janvier 2012 Posted by | Cinéma | , , , , | Laisser un commentaire

Quel est te taux d’endettement de la ville?

Le 25 Janvier se déroulera le conseil municipal qui commencera la première partie de l’exercice budgétaire 2012 de la ville:  le débat d’orientation budgétaire.

C’est le moment de poser pour Malakoff, qui je le rappelle a multiplié sa dette par 10 en cinq ans (selon mes sources, elle serait aujourd’hui de 42 millions d’euros) la question importante: quel est le taux d’endettement de la ville?

(Et le moment de mettre en application la formation suivie à Giens en Septembre 2011).

Pour bien comprendre ce qui retourne, il faut savoir que le budget d’une commune s’effectue en trois étapes:

  • La première étape est le débat d’orientation budgétaire. On y débat de ce que devrait être la politique générale de la ville. Ce débat est sans vote.
  • La seconde étape est le vote du budget en lui même. On vote ce que l’on prévoit en recette et en dépense. On fait une prévision.
  • La troisième est le compte administratif (également voté). Il s’agit de voter ce qui a été réellement dépensé et ce qui a été réellement perçue par la ville.

La troisième étape est souvent négligée, mais c’est un tort car l’analyse du compte administratif donne une véritable vision des finances de la ville.

Dans un premier temps, il est important de calculer ce que l’on appelle l’autofinancement brut. Nous la noterons CAFbrut.

Pour la calculer, on se base sur la section de fonctionnement du compte administratif.

On regarde d’abord le total des recettes (noté r).

De ces recettes, on en déduit les recettes non pérennes qui correspondent généralement à des cessions de biens de la ville (on va les noter s).

Il est d’ailleurs à noter que la ville de Malakoff est, depuis quelques temps championne dans la cession de biens immobiliers. Ce phénomène, avec Jean Emmanuel Paillon, nous le qualifions de « vente de bijoux de famille ».

Il est important de déduire la cession de biens de la ville, car il s’agit de recettes non pérennes et l’objectif est de faire une analyse fine des finances de la ville et une prospective. Les biens de la ville ne sont pas extensibles.

Ensuite, on en déduit les dépenses de fonctionnement (noté d).

On arrive donc à CAFbrut = r – (s + d).

Notons que si CAFbrut < 0, il s’agit d’une mauvaise gestion, qui correspond à financer de la dette par de la dette (sport national de l’état en ce moment).

De là, on peut s’intéresser à deux indicateurs: la Capacité d’autofinancement nette (CAF nette) et le taux d’endettement.

Pour ce qui est la CAF nette notée CAFNette, qui a été mise en avant par Jean Emmanuel Paillon dans sa tribune du Malakoff info de Décembre 2011/Janvier 2012 (page 14), elle est calculée comme il suit:

Il s’agit de la capacité d’autofinancement brut, à laquelle on soustrait le remboursement en intérêt de la dette (noté i) et le remboursement par anticipation des emprunts (noté e).

On arrive à CAFNette = CAFbrut – (i + e).

Dans le cas de Malakoff, la CAF nette a été négative (de mémoire en 2008 et 2009).

Or, la CAF nette n’est pas forcement un bon outil, sauf si elle a une tendance à être régulièrement négative.

Effectivement, si on rembourse par anticipation plusieurs emprunts, la CAF nette peut devenir négative, mais ce n’est pas le signe, dans ce cas là, d’une mauvaise gestion, car la commune se désendette et prépare l’avenir.

C’est pour ça qu’il est préférable de calculer le taux d’endettement (noté te).

Il s’agit du rapport entre l’encours actuelle de la dette (noté dette) sur l’autofinancement brut.

Soit te = dette / CAFbrut.

Comme on part du principe qu’il n’y a pas d’évolution importante pour la différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement (d’où l’importance de ne pas prendre en compte la vente des bijoux de familles), on exprime le taux d’endettement en années.

Cela correspond au nombre d’années qu’il faudrait à la commune pour rembourser sa dette si elle y consacrait toute sa capacité d’autofinancement brute.

Pour un taux d’endettement de 11-12 ans, on considère que la ville est dans une zone dangereuse.

Pour un taux supérieur à 12 ans, on parle de mauvaise gestion.

Donc question: quel est le taux d’endettement de Malakoff?

22 janvier 2012 Posted by | Uncategorized | 2 commentaires

L’erreur historique du centre gauche (avis personnel)

Qu’est-ce que le centre?

A mon sens, c’est un peu flou. Il est de droite sans l’être, tout en étant de gauche sans l’être, et le cul entre deux chaises.

C’est son point faible dans un monde où la bipolarité est dans l’esprit collectif, mais aussi un point fort.

Effectivement, cela permet aux centristes de voir le monde débarrassé de toutes idéologies et de le voir tel qu’il est, et non pas comme on voudrait qu’il soit.

Cela permet aux centristes d’avoir des programmes ou visions électorales qui pourront vraiment être mises en application.

 

Le centre va de figure comme Raymond Barre à Jacques Delors.

 

Aujourd’hui, le centre est divisé.

 

Les deux stratégies historiques du centre sont les suivantes:

La première consiste à considérer le centre comme étant un allié naturel de la droite. C’est d’ailleurs le centre droit, via l’UDF, qui a surtout existé dans la vie politique française.

Le nouveau centre est l’héritier de cette tradition.

Beaucoup de centristes ont été  plus loin en intégrant l’UMP (Pierre Méhaignerie, Philipe Douste Blazy…).

Dans la pratique, cette stratégie est un échec, car le centre droit a été bouffé par l’UMP (tendance RPR, voir RPF) et n’a pas pu empêcher la dette et le déficit de la France (dont la perte du triple A sanctionne enfin ce laxisme) tout comme la dérive droitière de l’UMP.

C’est pour ça que beaucoup de centristes, dont Douste Blazy, ont rejoint François Bayrou.

Il est aussi intéressant de noter que certains libéraux comme Arnaud Dassier ont rejoint François Bayrou.

 

La seconde stratégie est de pousser le centre à gauche. C’est plutôt au PS que se dessine cette stratégie, dont le membre le plus éminent est Michel Rocard.

Manuels Valls est dans cette pensé.

Il est vrai que la majorité des partis socialistes, à l’exception de la France, se sont tourné vers la sociale démocratie. Tous, sauf un qui résiste: le PS français, qui lui a été vers la gauche.

 

Le problème de fond tient du diagnostique souvent mis en avant par François Bayrou:

C’est le noyau dur qui fait l’identité d’un mouvement.

Sur ce, se greffe une troisième stratégie pour le centre français: il faut un mouvement où le noyau dur soit le centre.

 

Si cet historique est nécessaire, c’est qu’il faut bien comprendre que la France est aujourd’hui en faillite sociale et économique.

Seule une vision qui manie sociale et efficacité économique pourra sortir la France de la situation désastreuse dans laquelle est elle.

 

Or, Hollande n’est pas le candidat de centre gauche si souvent décrit. Contrairement à Martine Aubry, il n’a jamais poussé le PS à trancher entre le centre gauche et la gauche décomplexé.

Il est l’otage des verts et de la gauche décomplexé qui l’empêcheront d’avoir une politique de centre gauche.

 

Au contraire, François Bayrou est indépendant. Il peut créer une dynamique qui permettra enfin aux centristes de gauche comme de droite, d’imposer une politique qui allie social et efficacité économique.

La situation oblige les centristes à peser.

Le centre droit rejoint en masse François Bayrou.

Il est temps que le centre gauche fasse de même.

 

21 janvier 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Politique nationale | , , , , | 2 commentaires

Ma semaine politique du 23 au 29 janvier 2012

La semaine politique locale se résumera au conseil municipal du 25/01/2012.

Selon l’ordre du jour, le point le plus important sera le débat d’orientation budgétaire.

Lundi, je serais avec Jean Emmanuel Paillon, élu de la minorité centriste, pour la préparation du conseil.

J’aurai l’occasion de mettre en application ce que j’ai appris à Giens sur les finances locales par l’IFED.

J’insisterai sur l’importance de calculer le taux d’endettement de la ville afin d’avoir un diagnostic.

Je reviendrai prochainement sur ce point.

Je ne pourrais malheureusement assister au conseil municipal, car j’aurai conseil départemental pour le modem du 92 le 25.

On parlera de la campagne de François Bayrou sur le terrain.

Ce sera l’actualité politique nationale.

21 janvier 2012 Posted by | Election présidentielle 2012, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire