Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

La compétitivité est une fonction à deux variables

Lors d’une précédente note, je donnais mon sentiment que le choix de la présidentielle entre François Hollande/Nicolas Sarkozy d’une part, et François Bayrou de l’autre part, consistait à choisir deux visions économiques:

  • Celle de Keynes avec une relance par la consommation.
  • Celle de Schumpeter avec une relance par la compétitivité, un dopage de l’appareil productif des entreprises et une vision du capitalisme en terme de « destruction créatrice ».

Aujourd’hui, je souhaiterais prolonger sur la compétitivité de nos entreprises. Surtout que la TVA sociale (dont je parlerai prochainement) est au cœur de l’actualité.

Effectivement, lorsque je pointe la faible compétitivité de nos entreprises, on me répond souvent un « vas voir en Chine, les salaires sont bas mais au moins ils sont compétitifs,  ils n’ont pas de protection sociale et le niveau de vie est bas… ».

Je souhaite répondre sur un point qui à mon sens est important:

La compétitivité dépend pas que du coût du travail. La compétitivité dépend du coût du travail et de la qualité de celui-ci.

Il est vraiment important de comprendre que la compétitivité est une combinaison de ces deux facteurs, et non pas d’un seul de ces facteurs.

En particulier, la Corée du Sud est plus compétitive que nous, pourtant le coût du travail y est plus élevé.

Dans l’absolu, si l’on veut construire un mur, on se basera sur deux facteurs: le prix et la qualité du travail du maçon.

Heureusement, à priori, ces deux paramètres sont contradictoires. Plus la qualité est au rendez-vous et plus c’est cher.

Or, le problème de la France, c’est que l’on est cher et que l’on n’est pas les meilleurs.

Sur le long terme, il est indispensable de jouer sur la qualité du travail. C’est l’ambition de François Bayrou, qui souhaite développer le haut de gamme. C’est pour ça que le « instruire » va avec » le produire ».

C’est aussi pour ça que la Corée du Sud, qui selon PISA 2011 a l’un des trois meilleurs systèmes éducatifs mondiaux, est plus compétitif tout en étant plus cher sur le coût du travail.

Sur le court terme, on n’échappera pas à une baisse du coût du travail donc des charges patronales. J’y reviendrai.

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30 janvier 2012 - Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , , ,

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