Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

[Kogoro Columbo]Le criminel diagramme Potentiel-PH

Avertissement: Il s’agit du brouillon de mon futur roman policier qui sert de série policière à ce blog. J’écris d’abord, et je corrige l’ensemble après. J’espère que les personnes qui aiment les grands détectives (Sherlock Holmes, Hercule Poirot, Columbo, Détective Conan …) apprécieront également Shimazu Kogoro Columbo. L’histoire est fictive. Si vous aimez cette enquête, vous pouvez acheter mon premier roman sur Le manuscrit.com.

(Graphique disponible sur http://www.chimix.com/ifrance/methodixchi/potentielph_zinc.htm)

Que dire pour ceux qui ne me connaissent pas ?

Je m’appelle Derrick Palmer.

Qu’est-ce que je fais dans la vie ?

Mon travail est détective privé. Je travaille au cabinet Mallet Maigret. Mallet Maigret est un ami de mon père. Il est ancien commissaire à la police judiciaire, et il a travaillé pour Interpol.

Mon père est préfet de Paris. On ne peut pas dire que l’on soit en bon terme.

Ma mère est commissaire aux comptes.

Mes parents étaient souvent absents. J’ai  grandi sans eux. Mes années lycées ont été fantastiques. Je les ai suivis au lycée Saint Dominique, à Neuilly sur Seine.

C’était la fête tous les jours avec les amis.

J’ai eu le bac après rattrapage. J’ai tenté de faire des études de droits, à l’université de Nanterre (ville très moche au passage du à sa gestion communiste).

Après quatre ans de licence, j’ai eu ma maîtrise de droit au bout de trois ans.

C’est vraiment parce que le paternel a insisté.

Puis, par piston, j’ai intégré l’agence Mallet Maigret.

Ce métier n’est pas si mal. Je sais filer, et pour prendre des photos, je suis le meilleur.

Autrement, mes passions ?

J’aime le poker, le sport, les sortis, et surtout les filles.

Mais aujourd’hui, j’ai enfin trouvé une fille formidable. Bon, le plus important, c’est que ce soit une vraie bête de sexe, mais elle n’est pas que ça. Elle est très intelligente, et a une vraie personnalité. Et puis, elle saura m’aider à surmonter les obstacles. Elle a les pieds sur terre. J’espère vite revivre avec elle. Elle est pour l’instant revenue dans l’un de ses pays d’origine. J’espère qu’elle se réconciliera avec sa mère. Son prénom : Shimazu. Son nom : Kogoro Columbo.

Notre relation n’a pas toujours été facile, mais je pense qu’elle s’est améliorée. Elle m’a permis de m’améliorer moi-même, et je pense que je l’ai enfin sauvée d’elle-même.

Mais commençons par le début.

Tout a commencé le Vendredi 1 avril 2011. J’étais rentré dans nos bureaux, à la défense. J’étais attendu dans le bureau du patron.

Il avait environ 70 ans, et avait ouvert son cabinet de détective privé pour ne surtout pas prendre sa retraite. Il avait un certain embonpoint mais tenait plutôt bien la forme. Il était habillé d’un costume sombre, et portait une cravate bleue. Comme ça, il était passe partout. Sa renommée faisait qu’il avait des clients importants, aussi bien dans l’industrie que dans le milieu judiciaire et politique.

Il est spécialisé dans la guerre économique qui représentait le plus gros pourcentage de son agence. Il s’était d’ailleurs adjoint les services d’une économiste, Rosa Peyresault, ce qui permettait de suivre les histoires de fusions, acquisition et OPA.

Mais nous avions également une clientèle importante et aisée chez les particuliers.

Cela nous permettait de nous occuper de personnes disparues, de filatures ou affaires d’escroqueries.

 

En arrivant dans les bureaux modernes, en phase avec le quartier d’affaire, je m’arrêtais à l’accueil. Je vis notre hôtesse, la charmante Sylvie. Elle n’a pas toujours eu une vie facile. Elle a quitté l’école vers 16 ans pour sortir sans diplôme. D’ailleurs, elle savait à peine lire et écrire à l’époque.

Heureusement, comme elle était assez belle, elle avait été vite mariée. Mais son mari, ancienne racaille, la battait. Le destin l’en avait débarrassé car il s’était fait tuer lors d’une fusillade. Elle fut donc obligée de trainer son garçon dans les rues. Lors d’une enquête, elle aida Maigret. Celui-ci l’inscrit à l’école de la deuxième chance de Clichy, et lui avait réservé une chambre dans son appartement à Neuilly. Il lui avait donné le poste d’agent d’accueil.

–        Bonjour gente demoiselle.

–        Ah, Monsieur Derrick, comment allez-vous ?

–        Très bien cher enfant (elle avait à l’époque 25 ans). Je serais honoré que vous m’accompagniez en boite ce soir.

–        Je ne peux pas, je dois m’occuper de mon garçon (il avait 7 ans, de mémoire).

–        Pourquoi laisser des barrières à notre futur amour ?

–        Parce qu’elle a raison s’écria une voix qui venait d’arriver.

C’était Rosa. Elle avait ses lunettes d’intello, et sa coupe brune coupée court. Elle avait un pantalon et une chemise blanche recouverte d’un gilet.  Avec elle, c’était le boulot d’abord. Pas moyen d’être autre chose que sérieux.

Elle continua sur sa lancé :

–        Derrick, c’est le consommateur de femme par excellence. Les filles faciles sont ses proies. Ce n’est qu’un dangereux personnage. Sylvie, tu as raison de résister aux avances de ce coureur de jupon. Quant qu’à toi, tu devrais avoir honte. Sylvie a déjà connu assez d’hommes mauvais. Tu ferais mieux de travailler plus sérieusement.

Sur ces belles paroles, la coincée s’en alla. Je m’avançais vers le bureau du patron.

« Tien, Derrick, comment ça va vieux ? »

C’était la voix de Patrick Gosling.

Il avait un jean et un tee-shirt blanc. Il était blond, et assez beau gosse. C’était notre informaticien. Il était spécialisé dans les réseaux et la sécurité informatique. Il nous avait ramené les données de Total, Bouygues ou France télécom.

C’était aussi mon compagnon de beuverie.

–        Ah, Patrick comment vas-tu dis-je en lui serrant la main.

–        Bien, et toi ?

–        Très bien. Ce soir, je vais en boite avec des amis. On va à la pêche à la gonzesse. Ça te dit de venir ?

–        Tu peux compter sur moi.

Je continuais vers le bureau de mon patron.

Il était en présence d’un riche industriel. Il nous avait appelé dans le cadre d’une affaire privée. Il s’inquiétait des activités de sa fille. Voyait-elle quelqu’un ? Et si oui, qui ? Quelle vie menait-elle ?

Il était assis devant Mallet, et moi, je venais sur le côté, après avoir serré la main de notre riche client, et du patron.

–        Bon, Derrick, fit le patron, tu peux commencer.

–        Bien, Monsieur Armand, votre fille a une vie dirons-nous dissolu. Je l’ai suivi durant le mois de mars, et c’est vraiment particulier. Comme vous le pensez, elle ne va pas souvent en faculté. Sa seconde maison, c’est les boites de nuits. Elle a des conduites à risques. Sur les photos, vous verrez qu’elle aime bien alcool et est consommatrice de cocaïne et de joins. Autre vice : le jeu. Elle a perdu environ je pense 1k€ au poker (pas perdu pour tout le monde d’ailleurs). Pour ses fréquentations, pas une fréquentation mais plusieurs. Elle a une vie sexuelle épanouie (inutile de dire à notre client que j’en ai bien profité). L’ensemble des photos est sur la table.

Et je posais une enveloppe format A4 sur le bureau. Il la prit.

–        Je n’ai pas pu être un père présent. Que faire. Je vous remercie pour votre travail.

Une fois notre client sorti, Mallet me dit :

–        Derrick, tu as fait un bon travail. Je voulais aussi te dire que demain, nous intégrerons un nouveau membre dans notre cabinet. C’est la fille d’un de mes amis, mort depuis, de la police de Los Angeles. Son nom est Kogoro Columbo. Elle s’appelle Shimazu. Je tiens à ce qu’elle soit très bien ici.

–        C’est un prénom étrange.

–        Elle a une double nationalité. Elle est américano-japonaise.

–        Et quelle est sa spécialité ?

–        Elle est chimiste de formation. Mais elle est très intelligente. Elle a un QI supérieure à 150, et fait partie de l’association Mensa.

–        Je l’accueillerai avec grand plaisir répondis-je en espérant ne pas voir un clone de Rosa.

–        N’oublie pas, elle sera là vers 9H. Je ne peux pas l’accueillir, car je suis en rendez-vous.

Le soir, je me retrouvais au Duplex. J’étais avec Patrick, mais aussi Arnaud Renz et Jack Lestrade, deux amis de faculté que j’avais choisi pour leur standing.

Arnaud est avocat. Il a commencé, pas vraiment par passion, à être commis d’office. Puis, comme il parlait bien, il a été remarqué par le célèbre avocat De Bleuville. Depuis, il a intégré son cabinet.

Le cabinet Bleuville est renommé. Il défend des affaires d’envergures dont certaines liés aux milieux mafieux.

Quand à Jack, il est inspecteur à la police judiciaire.

Tous deux sont habillés d’un costume.

Nous entrons.

Nous commandons à boire, puis abordons des filles.

Vers minuit, chacun a réussi à prendre son top model. Nous allons chez moi, à Neuilly où j’habite un appartement spacieux.

Et là, que du bonheur. Relation sexuelle, et ça soulage. Il est important de satisfaire un besoin primaire.

Le lendemain, je me réveille à côté d’une belle blonde.

–        Bonjour heu….

–        Anita.

–        Ah oui, Anita.

Je regarde le réveil : Mon dieu, il est 9H. Je dois accueillir notre nouvelle collaboratrice.

Je me lève, je m’habille vite fait.

–        Un problème.

–        Rien poupée, je dois accueillir une nouvelle personne au bureau.

–        Le Samedi ?

–        Et oui, je travaille le Samedi.

–        C’est l’excuse la plus stupide que je n’ai jamais entendu.

Au fond, pour une fois, je n’ai pas eu besoin de trouver l’excuse bien loin.

Après avoir jeté dehors tout le monde, je fonce accompagné de Patrick au métro. J’arrive au bureau vers 9H30. Je tourne les yeux vers les sièges d’attentes et là, j’aperçois une hallucination.

Était assise sur les sièges d’attente une personne sortie de je ne sais quelle siècle. Elle était obligatoirement japonaise car elle portait un kimono rouge sorti d’un vieux film de samouraï. Elle marchait avec seulement des sandales qui laissaient le reste des pieds nus. Ses cheveux longs et bruns tenaient sur sa tête grâce à des épingles.

Heureusement, elle avait une tête très agréable à regarder quoiqu’un peu ahurie. On pouvait également voir la forme de ses seins. Sa poitrine était intéressante.

Je m’approchais vers elle. J’allais au-devant de cette antiquité, de cet un anachronisme, qui néanmoins avait une belle poitrine.

–        Mademoiselle, en quoi puis-je vous aider ? Fis-je en lui serrant la main.

–        Bonjour, je m’appelle Shimazu Kogoro Columbo, et je travaille ici maintenant.

Quel horreur, c’est Shimazu Kogoro Columbo. Elle est ridicule. Quelle idée de s’habiller avec un kimono rouge en plein Paris. Ça ne va pas passer inaperçu. Non, il va falloir reprendre les choses en main.

Elle resta sur place et me dit, comme si elle perçait ma pensée du moment la chose suivante :

« Je vois que vous êtes un grand consommateur de femme. Je pense que vous venez d’avoir une relation sexuelle très active. Vous devez sans doute consommer les femmes avec une attitude de male sans attendre rien en retour d’elles. Vous êtes un prédateur redoutable. »

Non, mais elle se prend pour qui cette ahurie.

« Ecoutez ma petite dame, je vais fermer les yeux sur vous et votre kimono ridicule, mais sachez que je suis Derrick Palmer, et que je suis votre patron».

Elle resta calme, sorti son kiseru, l’alluma et en tira une bouffée.

« C’est Monsieur Mallet à qui je réfère. »

Bon, calmons-nous, et puis mettons-la en confiance.

–        Comment avez-vous devinez ma nuit ?

–        En serrant la main.

–        En serrant la main ?

–        Et en observant.

–        En observant ?

–        Vous êtes arrivé en retard. Vous êtes habillé de façon désordonnée, ce qui ne correspond pas à votre galanterie habituelle. Je pense donc que vous vous êtes habillé à la va-vite. Vous êtes ni peigné, ni rasé alors qu’à mon avis, pour un séducteur, hors de question d’avoir un look non soigné. La barbe date d’hier matin, et elle est difficile à voir. Par ailleurs, la façon dont vous avez regardé ma poitrine, ou plus exactement la forme de ma poitrine, laisse penser à une personne qui est porté sur la chose. Vous devez être un prédateur redoutable, par la façon galante dont vous m’avez abordé. Votre façon de serrer la main était très agréable. Vos mains sont collantes.  C’est lié au fait que vous n’avez pas eu le temps de les laver.

Vers 11H rentra au bureau une vielle dame. Elle devait avoir la soixantaine. Habillé de noir, coiffé court et des cheveux blancs. Elle tenait la forme.

Je commençais la conversation :

–         Que puis-je pour vous ?

–        Je souhaite voir Monsieur Maigret, je souhaiterais lui soumettre une enquête.

–        Il n’est pas là. Mais je suis son collaborateur. Puis-je prendre votre requête ? Venez, nous allons nous installer à mon bureau.

Je la fis asseoir devant moi.

Elle commença à parler.

–         Je suis Suzanne Agatha. Je suis comédienne et ancien mannequin. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.

–        Félicitation, joyeuse anniversaire.

–        J’ai un petit fils, il est adorable et très courtois avec moi. Chaque année, il me souhaite un bon anniversaire. Seulement, voilà, ça fait  une semaine que je n’ai plus de nouvelle.

–        Vous êtes sûr qu’il a disparu ?

–        J’avais rendez-vous avec lui à 10H, et il n’est pas venu. Par ailleurs, je n’ai pas réussi à le joindre au téléphone. Et il n’est pas venu au bureau de toute la semaine.

–        Vous avez joins la police ?

–        Oui, mais il s’agit d’un adulte. Il habite avenue des Champs Elysée. Voici son adresse et sa photo.

–        Quand l’avez-vous vu la dernière fois.

–        Je l’ai eu au téléphone Dimanche. Il a promis de venir me voir pour mon anniversaire.

–        Bien, on va voir ce qu’on peut faire.

Je raccompagnais notre cliente et je vins vers le bureau voisin où j’avais installé Kogoro Columbo.

–        Nous avons une affaire, une disparition. Tu m’accompagnes ?

–        Sans problème.

Je lui expliquais en route l’affaire. Arrivé sur place, Kogoro Columbo alla vers les boites aux lettres et en toucha une.

–        Ça t’amuse de regarder les boites aux lettres ?

–        La sienne est pleine.

–        Oui, il n’a pas pris le courrier, et alors ? C’est important ?

–        Oui, tout est important.

Je frappais à la porte du gardien.

Celle-ci s’ouvrit. Un homme baraqué se tenait devant moi.

–        Que puis-je pour vous ?

–        Bonjour, je suis détective privé fis-je en montrant ma carte. Je cherche un dénommé Paul Agatha.

–        Ah, monsieur Agatha, c’est incroyable. Je l’ai vu rentrer Dimanche et je ne l’ai jamais vu ressortir. Et comme on est souvent venu me poser la question, je suis monté à son appartement : personne. Remarquez, ça fait un moment que je n’ai pas vu sa petite amie. Il a dû filer pendant que j’avais le  dos tourné.

–        Il est possible de monter à son appartement.

–        Oui, j’ai les clés.

Il nous introduit dans un appartement du 3ème étage. Il était vide. Chambre, salon, salle à manger, cuisine, rien.

Pendant que Kogoro Columbo le scrutait de fond en comble, je dis :

–        Il semble qu’il ne soit pas là.

–        C’est clair répondit le gardien.

D’un coup, Kogoro Columbo s’arrêta devant une porte. Elle commença son interrogatoire :

–        Où mène cette porte ?

–        C’est les toilettes.

–        Et pourquoi est-elle fermée de l’intérieur ?

Nous nous regardâmes avec le gardien. Nous nous précipitâmes vers la porte et nous l’enfonçâmes.

Au sol gisait Paul Agatha. Il avait la bouche ouverte comme si il cherchait à respirer. Ses yeux semblaient avoir de la conjonctivite, et sa peau était irritée. Je me précipitais vers le téléphone et je composais le numéro de mon ami Jack.

Il arriva au bout d’une demi-heure avec la police scientifique.

–        Alors, me dit-il.

–        Il s’agit de Paul Agatha. On vient de le retrouver comme ça. Il a l’air d’avoir eu un accident. On l’a trouvé enfermé dans les toilettes.

Sous l’œil attentif de Kogoro Columbo, l’appartement fut fouillé de fond en comble par la police. Tout objet (factures, lettres, clé) furent posé sur la table.

La fouille faite, le corps fut emporté.

–        C’est triste de finir comme ça, me dit Jack.

–        C’est un meurtre, interrompit Kogoro Columbo.

–        Et qui êtes-vous mademoiselle ? Demanda Jack.

–        Je suis Kogoro Columbo, et je suis la collègue de monsieur Palmer.

–        Donc, c’est selon vous un meurtre.

–        Sans aucun doute. Il n’y a pas d’eau dans la cuvette des toilettes, et l’eau a été bloquée. La chasse d’eau ne marche pas.

–        Et comment est-il mort, selon vous. Vous l’avez trouvé enfermé à clé dans les toilettes.

–        Empoisonnement.

–        Empoisonnement par quoi ?

–        Par le dichlore.

–        Et comment est-il venu au contact du dichlore.

–        A cause du diagramme potentiel PH du chlore.

Je regardais Jack et on s’écria :

–        Le quoi ?

–        Le diagramme potentiel PH. Il s’agit d’un diagramme qui définit les espèces stables pour différents PH pour les couples d’oxydo-réduction. A PH basique, le chlore est stable sous forme d’ion hypochlorite. Mais dans un milieu très acide, l’ion hypochlorite ne peut plus exister. C’est le dichlore qui est stable. L’ion hypochlorite se trouve dans l’eau de javel. Pour pouvoir obtenir du dégagement de dichlore, il suffit de déplacer l’équilibre à faible PH. Il faut rajouter de l’acide. L’assassin a, selon toute probabilité, coupé l’arrivé d’eau, mis dans la cuvette de l’eau de javel, et mis dans le réservoir de l’acide.

Soudain rentra une belle femme blonde. Elle avait un bleu sur l’œil gauche. Elle portait une belle robe rouge et un collier en or.

–         Mademoiselle ? demanda Jack.

–        Je suis Marylin Paradis, et je suis la fiancée de Paul. Paul est-il là.

–        Il est mort, répondit Jack.

Aussitôt, la jeune femme s’effondra en larme. Elle fut prise d’une crise de folie et répéta :

« Il est mort, il est mort… »

Elle fut amenée aux urgences. J’annonçais la triste nouvelle le soir à madame Agatha. Je lui promis de donner des nouvelles de l’enquête.

J’arrivais le lundi 4 avril au bureau vers 10H. Kogoro Columbo, habillé de son kimono, était dans son bureau entrain de feuilleté un dossier sur son ordinateur. Je m’approchais d’elle.

–        Mais c’est le dossier de la police sur Agatha !

–        Oui, je l’ai depuis 9H. J’ai été le chercher dans le système de la police judiciaire.

–        Ils ont fait une autopsie ?

–        Pas encore.

Puis elle s’arrêta sur un Antoine Paradis. Il devait avoir environ la trentaine. Il était chimiste au laboratoire de synthèse organique à l’école polytechnique. Il enseignait le module Stratégies en synthèse totale et asymétrique au M2 de chimie organique.

Kogoro Columbo se mis à pirater le site de l’université d’Orsay. Puis elle s’arrêta dès qu’elle sorti l’emploi du temps du M2 de chimie organique.

Un cours devait se dérouler vers 16H à l’université d’Orsay. Antoine Paradis devait y être.

Elle me demanda comment on pouvait s’y rendre. Je lui proposais de l’accompagner dans ma Ferrari 458 Italia rouge.

Au bout d’une demi-heure de route, nous fumes arrivés dans l’amphithéâtre de cours.

Un jeune homme banal parlait de schémas incompréhensibles dessinés au tableau, où des flèches s’entre lassaient partout. Au fond de l’amphithéâtre, Kogoro Columbo était captivé par l’exposé, et ne remarquait pas que l’on regardait son kimono ridicule.

 

Le cours fini, les étudiants sortirent. Kogoro Columbo marcha vers le jeune professeur.

–        Monsieur Paradis ?

–        A qui ai-je l’honneur ?

–        Je suis mademoiselle Kogoro Columbo.

–        Enchanté. Vous sembliez captivé par le cours.

–        Que de souvenir. Mais lors de la synthèse exposée, j’aurai préféré passer par les aldéhydes  plutôt que les esters. Une  réaction de réduction me semble moins chère industriellement.

–        Oui, c’est également une possibilité intéressante. Mais vous n’êtes pas venu me parler de ça, dit-il en rangeant son trousseau de clé posé sur la table.

–        Non, fit Kogoro Columbo. Je suis enquêtrice privé et j’enquête sur la mort accidentelle de Paul Agatha dit-elle en montrant sa carte.

–        Il est mort ? demanda-t-il avec détachement. Et comment est-il mort?

–        Un bête accident domestique. Alors qu’il nettoyait ses toilettes à l’eau de javel, il a ajouté de l’acide. Du coup, il a respiré du dichlore.

–        Accident très bête. Et vous venez faire des kilomètres pour me dire ça.

–        Oui, répondit Kogoro  Columbo avec sa tête d’ahurie. Il était proche de votre sœur.

–        C’est exact, et j’en suis attristé pour elle. Elle était cette semaine chez l’une de ses amies. Connait-elle la nouvelle ?

–        Oui, je le lui ai appris ce matin, et elle en a fait une crise de nerf. Elle est en hôpital psychiatrique.

–        Triste pour elle, ma sœur est fragile.

–        Je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

–        Je vous remercie de m’avoir informé de la nouvelle.

Nous sortîmes et allèrent vers la voiture.

–        On n’a pas appris grand-chose !

–        Au contraire répondit Kogoro Columbo, j’ai appris plein de choses.

Le mardi, Kogoro Columbo passa sa journée au téléphone et sur internet.

Mercredi, Jack me téléphona :

–        Comment vas-tu vieux ?

–        Très bien, que me vaut l’honneur de ton coup de téléphone ?

–        Je viens de recevoir l’autopsie d’Agatha. Il est mort en ayant respiré du dichlore. Tu peux passer au bureau avec ta collègue.

Nous arrivâmes, Kogoro Columbo et moi-même à la PJ.

Jack me salua moi et ma collègue.

Il se tourna vers Kogoro Columbo et lui demanda :

–        Comment avez-vous fait pour deviner l’empoisonnement au dichlore ?

–        Bouche ouverte comme si il suffoquait m’a fait émettre l’hypothèse qu’il avait respiré un gaz toxique. La conjonctivite et l’irritation m’ont rappelé les effets du dichlore. Par ailleurs, ce gaz est très facile à fabriquer. La disposition des toilettes correspondait à mes hypothèses de départs. La probabilité du dichlore devenait élevée. Mais je connais également le coupable.

–        Déjà ?

–        Oui, c’est Antoine Paradis.

–        Le frère de la fiancée de la victime.

–        Oui.

–        Bon, je vais aller l’interroger.

Nous partîmes vers l’école polytechnique. Nous entrâmes au laboratoire de synthèse organique. Nous fume reçu par Antoine Paradis qui nous amena dans un coin reculé de la cantine de l’école polytechnique.

Il nous serra la main.

–        Plaisir de revoir ma chimiste en herbe. Des nouvelles de l’enquête ?

–        Oui, fit Kogoro Columbo, et je tiens malheureusement à dire qu’il s’agit d’un meurtre.

–        Un meurtre, mais c’est horrible !

–        Mais je sais qui est le meurtrier.

–        Quel bonheur.

–        Mais autant il était possible de prouver sa culpabilité lundi. Autant j’ai peur de ne pas pouvoir le faire aujourd’hui.

–        C’est regrettable. Et qui est cet odieux personnage !

–        Vous fit-elle en montrant son interlocuteur du doigt.

–        Moi, si je vous suis, je serais coupable lundi et innocent mercredi. C’est formidable. Et pourquoi aurais-je tué Paul ?

–        J’émets l’hypothèse que c’était parce que il battait votre sœur et qu’il la manipulait tellement qu’elle n’était pas consciente de sa fin, et qu’elle ne pouvait pas par elle-même le quitter.

–        Bien, et quel est votre démonstration ?

–         Vous avez un trousseau de clé.

–        Oui, dit-il curieux de voir ce que cette ahurie allait bien pouvoir inventer.

 

Il lui prêta son trousseau de clé. Kogoro Columbo l’observa attentivement et soudain, elle commença sa démonstration :

« Je vais finalement pouvoir prouver votre culpabilité, car l’erreur que vous avez faite n’a pas été corrigée depuis lundi. Voyez, votre porte clé possède deux anneaux. Le premier contient plusieurs clés. Sur le premier, il y a quatre clés. Sur le second, une seule clé. Le premier possède une clé de voiture, qui doit correspondre à la vôtre, et trois autres clés banales. En regardant la serrure de votre bureau, je pencherais pour deux clés pour la maison, et une clé pour le bureau. Ce qui veut dire qu’habituellement, vous avez l’ensemble de vos clés sur votre anneau unique. Ce qui m’a amené à la question suivante : pourquoi un second anneau. A mon avis, il est récent, et vous deviez vous en débarrasser rapidement (après le meurtre par exemple). Or votre erreur a été de garder cette clé. Je pense que vous l’avez prise à votre sœur qui a dû venir vous voir après avoir été battue. Vous lui avez substitué la clé, vous êtes allé  à l’appartement, et après avoir attendu sans doute que Paul Agatha soit sorti, vous êtes monté chez lui, et vous avez préparé votre meurtre. Mais garder cette clé, que vous aviez l’intention de rendre à votre sœur, a été votre erreur fondamentale. Je pense que vous aviez l’intention de la lui rendre après le meurtre, mais elle était plus là. C’est dommageable, car cette clé va vous confondre. C’est une clé vachette HDI, et elle est brevetée. Cela veut dire qu’elle a un numéro de série et qu’il n’est pas possible d’en faire un double qui puisse fonctionner chez un simple serrurier. L’assassin avait une clé car la serrure n’avait pas été forcée. Le problème, c’est que faire refaire une clé brevetée est très difficile. Il faut le numéro de série, une photocopie de la carte d’identité et un justificatif de domicile. J’ai relevé lors de la fouille de l’appartement le numéro de série de la clé que l’on a retrouvé. J’ai aussi relevé le vôtre. Il est identique. J’ai passé ma journée d’hier au téléphone et sur internet. Ca été dur, mais j’ai réussi à avoir le certificat comme quoi cette clé n’était présente qu’en trois exemplaire. Un exemplaire est à Paul Agatha, et il a été retrouvé. Un second exemplaire est au gardien. Le troisième est à votre sœur, et il est entre vos mains. Il y a quelque chose qui ne va pas. Vous auriez dû le jeter. »

 

Impressionné, et sans doute regrettant d’avoir joué le malin avec ce qui semblait être une ahurie en kimono, monsieur Paradis dit :

–        C’est remarquable, je ne pensais pas que je me ferrai avoir aussi vite. Depuis quand m’avez-vous soupçonner ?

–         Quand j’ai vu votre sœur, j’ai tout de suite pensé que je tenais un mobile. Quand j’ai appris qu’elle avait un frère chimiste, j’ai pensé que le meurtre pouvait être prémédité par un chimiste. Quand je vous ai vu rangé votre trousseau de clé, j’ai tout de suite su que vous étiez le meurtrier. Je me suis donc intéressé à la clé.

–        Je ne regrette rien, il fallait que je me débarrasse d’un individu dangereux pour ma sœur.

Jack Lestrade sorti ses menottes et l’arrêta.

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11 mars 2012 - Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | , , ,

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