Le blog de Phil

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[Kogoro Columbo]La leçon de poker par Shimazu Kogoro Columbo

Avertissement: Comme d’habitude, il s’agit du brouillon. La version corrigée servira à fabriquer un éventuel roman.

J’aime beaucoup ce chapitre ayant pour thème l’imbécile n’est pas celui qu’on croit.

L’ensemble de l’œuvre est fictive, ça va de soi.

Je me permets aussi une autre remarque. Le présent chapitre a été écrit le 19/02/2012 (actuellement, j’en suis au chapitre 5).

Dans ce livre, j’ai décidé de me placer du point de vue d’un personnage que je déteste: Derrick Palmer.

Fils à papa, pistonné, méprisant envers les autres, en particulier les gens de milieu modeste qui travaillent (et n’ont finalement pas la chance d’avoir un ascenseur social), bling-bling, et j’en passe les meilleurs.

J’ai donc abordé son opinion politique. Il défend l’UMP, et en particulier la branche la plus dure du 92. J’ai décidé d’en faire l’ami du prince Jean, et j’ai mis en scène l’avocat fictif de la municipalité de Puteaux.

Il va de soi que Derrick Palmer, que je méprise, déteste Christophe Grébert qui lutte contre la municipalité de Puteaux et a fait reculer le prince Jean qui allait devenir président de l’EPAD. Il le surnomme lui-même le petit journaleux.

Voilà, seulement, je ne savais pas à l’époque que Christophe Grébert aurait des difficultés sérieuses suite à la multiplication de procès à répétition.

Il va de soi que je soutiens le combat nécessaire de Christophe Grébert à Puteaux, et que j’invite les lecteurs de mon blog à adhérer à son comité de soutien ( monputeaux@gmail.com).

Au pire, si Grébert me lit, il pourra suivre Shimazu Kogoro Columbo démasquant l’avocat fictif de la municipalité de Puteaux.


S’il y a un ami que j’ai arrêté de voir, et tout ça grâce à Kogoro Columbo, c’est  John Maverick.

John était avocat. Il était jeune et dynamique. Il avait l’habitude de porter des costumes chers.

Il était avocat spécialisé dans la diffamation. Il était prestataire des mairies de Puteaux et d’Asnières sur Seine.

Mais la perte de la mairie d’Asnières en 2008 avait réduit sa clientèle.

Il lui restait donc la mairie de Puteaux où il espérait un jour faire fermer le clapet au petit journaleux, comme il l’appelait si bien lui-même. D’ailleurs, le petit journaleux avait osé empêcher notre ami Jean d’accéder à la tête de l’EPAD.

En plus, je dois avouer qu’aujourd’hui, je crains voir des pauvres venir s’installer dans ma ville. J’aimerais bien que Jean chasse l’horrible Fromantin qui ose construire des HLM.

Mais bon, continuons mon histoire. Je vais donc vous raconter pourquoi j’ai arrêté de voir mon ex-ami John Maverick qui mène un combat que j’espère voir un jour aboutir.

C’était le vendredi 29 mai 2011.

On allait organiser une partie de poker pour la fête du travail. Et j’avais eu l’idée d’inviter Kogoro Columbo. Effectivement, le choix de Kogoro Columbo me paraissait évident. Déjà, il fallait emmener un pigeon, et quoi de mieux comme pigeon qu’une ahurie qui passe ses journées habillé d’un kimono en plein Paris. En plus, Shimazu, malgré sa tête d’ahurie, a une jolie frimousse, et une poitrine intéressante. Si  j’amenai ce phénomène, mes amis seraient tellement déconcentrés par cette folle qu’ils en oublieraient le jeu. A moi les gains.

Affaire qui roule, je décidais que la journée du vendredi aurait une seule tâche : convaincre Shimazu Kogoro Columbo de venir jouer au poker.

Je vins vers son bureau. Elle feuilletait, comme à son habitude, des pages et des pages de dossiers.

–        Bonjour.

–        Bonjour Derrick.

–        Voilà, dimanche, mes amis et moi, on joue une partie de poker. Ça te dit de venir ?

–        Hélas, Derrick, je suis dans la tristesse de devoir décliner.

–        Un petit effort, que vas-tu faire ce dimanche.

–        Je vais sans doute m’occuper de mon chat.

–        Ton chat, toute la journée. Non, viens, on va s’éclater au poker !

–        C’est-à-dire que, comment dire, je ne sais pas jouer au poker.

Encore mieux, je vais facilement la plumer.

–        Et en plus, il paraît que c’est un jeu d’argent.

–        Pas grave, je vais t’en prêter.

–         Mais je ne sais pas jouer.

–        Pas grave, on va t’apprendre.

–        Bien, mais il faut être très compréhensif avec moi.

–        Pas de problème.

Et puis si je la ruine, je pourrais toujours lui demander de payer les intérêts en nature.

–        N’oublie pas, disons dimanche devant l’UGC de la défense à 15H.

–        Bien, à dimanche 15H.

J’arrivais dimanche au lieu de rendez-vous, et j’y trouvais Kogoro Columbo qui était au-dessus de mes espérances. Elle avait encore son infernal kimono mais celui-ci était rose. Cette couleur la rendait encore plus ridicule qu’à son habitude.

Bon, faisons vite, tout le monde va nous regarder.

–        Bonjour Shimazu

–        Bonjour Derrick

–        Allons-y. C’est à Neuilly.

–        Quoi, ce n’est pas ici, dit Kogoro Columbo avec une voix déçue.

–        Mais non, voyons, il n’y a pas de logement dans le centre d’affaire de la défense.

–        Ah oui, je suis bête fit-elle de sa voix naïve.

Nous arrivâmes chez moi une demi-heure plus tard. Arriva Jack, Arnaud et John.

Nous nous installâmes autour de la table.

Je commençais à expliquer les règles.

« L’objectif est d’avoir des combinaisons. C’est celui qui a la meilleure combinaison qui gagne. »

Je lui décrivais l’ensemble des combinaisons, la paire, le brelan…

–        Mon dieu, c’est compliqué fit-elle de sa toute petite voix. Je n’arriverai jamais à retenir toutes ces combinaisons.

–         Mais non dis-je, c’est très simple.

–        Je peux les noter sur un bout de papier.

–        Mais si tu veux.

On apporta à Kogoro Columbo une feuille de papier.

–        Alors deux cartes identiques, c’est la paire.

–        Paire, P.A.I.R.E nota Kogoro Columbo à voix haute.

–        Deux fois deux cartes identiques, mais pas quatre fois les mêmes, c’est la double paire.

–        Double paire. D.O.U.B.L.E et P.A.I.R.E.

–        Trois cartes identiques, c’est le brelan.

–        Brolant, B.R.O.L.A.N.T.

–        Non, brelan, avec un e, et sans t.

–        Ah, d’accord, brelan, c’est B.R.E.L.A.N

–        Voilà.

Etc.…

Ensuite, en laissant les jeux en vue, j’expliquais le déroulement d’un tour de jeu. Shimazu notait tous les détails sur sa feuille, répétant comme un perroquet ce que j’expliquais, sous les yeux ahuris de mes partenaires qui se demandaient où j’avais réussi à attraper ce phénomène.

Puis, une fois l’explication terminée, on allait enfin pouvoir commencer à jouer sérieusement, et au passage plumer Kogoro Columbo.

C’est John qui commença à donner. Il posa son briquet doré et distribua les cartes.

Shimazu posa son jeu sur la table. Il y avait un deux de trèfle et un trois de carreau.

–        Mais Shimazu, que fais-tu ?

–        Mais je pose mon jeu fit-elle d’une voix d’ahurie.

–        Mais il ne faut pas poser son jeu.

–        Mais on l’a posé à l’instant.

–        Mais c’était pour la démonstration.

–        Ah, je suis désolée. Désolée.

John redistribua le jeu. J’avais deux rois. Seul John se coucha. Shimazu et Jack suivirent. Moi de même.

Il arriva un as de cœur, trois de pique, deux de cœur.

Shimazu Kogoro, jamais à cours de questions idiotes, pointa l’as, et demanda :

–        C’est quoi cette carte ?

–        Ça, c’est l’as de cœur.

–        Ok, je le note.

Et elle prit son stylo et marqua sur la carte « As de Cœur ».

Puis elle continua l’interrogatoire et désigna le trois.

–        Et celle-là ?

–        Shimazu, fis-je sous le rire mal dissimulé de mes camarades, il ne faut pas écrire sur les cartes.

–        Mais c’était pour m’en rappeler, fit-elle d’une voix désespérée.

–        Mais tu sais, on va t’aider.

Arriva un cinq de trèfle et un neuf de pique. Jack se coucha. Je mis mes deux rois. Shimazu déposa le sept de cœur et le valet de pique.

–        Et j’ai, s’écria-t-elle, j’ai, faisait-elle en parcourant sa feuille, et j’ai… Ben je n’ai rien.

Je ramassais les gains.

C’était à Shimazu de donner. Elle donna trois cartes par personne.

–        Mais Shimazu, c’est deux cartes.

–        Ah, c’est vrai. Je vais redistribuer.

Bien, j’avais deux rois. Sorti sur la table deux as et un roi. Arnaud et Shimazu poursuivent. John et Jack se couchèrent. Une dame et un valet sorti.

Shimazu, de sa voix naïve fit avec sa tête d’ahurie :

–        Et si j’ai deux as, je fais une combinaison avec sur ce qui est sur la table de quatre as, soit un, heu, un heu…

Elle fouillait sur sa feuille. Arnaud se coucha. Moi de même.

–        Mince, je ne trouve pas fit Shimazu, il y a tellement de choses sur ma feuille.

–        C’est un carré.

Tout le monde regardait Shimazu.

–        Tu as gagné, tout le monde s’est couché, tu peux prendre tes gains.

–        C’est vrai fit Shimazu en ramassant ses gains. Youpi, j’ai gagné, tralala, j’ai gagné chanta-t-elle.

Discrètement, je m’emparais du jeu de Shimazu, il n’y avait qu’un deux et un trois.

Et je pense que c’est là que je compris. Ce fut un choc.

Voyant que j’avais regardé son jeu, son visage d’ahurie chantonnant se crispa et devint sérieux. Il changea en l’espace d’une seconde. Elle sorti son kiseru, ajouta du tabac et l’alluma.

Puis, elle dit une voix sérieuse :

–        En réalité, je sais parfaitement jouer au poker.

–        Parfaitement jouer ? fis-je.

–        Parfaitement. J’ai même été championne de poker à un tournoi de Las Vegas. L’importance étant que tu croies que je n’y connaisse rien.

–        Mais pourquoi ?

–        Tu crois que je ne t’ai pas vu venir. Du coup, je suis rentré dans ton jeu. Comme tu vois, je connais les règles, mais aussi les principes de bases, comme le bluff. On continu ?

–        Sans problème, dis Jack, la partie peut commencer. Voyons comment se débrouille une championne.

Mon cauchemar commença. Shimazu gagna rapidement de quoi rembourser ce que je lui avais avancé, puis, aidé de John, elle me lessiva, suivi d’Arnaud et de Jack.

La partie continua entre Shimazu et John. Elle dura. Au bout du vingtième tour, la partie n’était pas tranchée, malgré un avantage de John.

C’était à lui de distribuer.

Puis sur la table vint la dame de cœur, valet de cœur et dix de cœur. Les deux adversaires augmentèrent les mises. Vint la dame de trèfle. Les enchères augmentaient encore. L’as de carreau arriva sur la table.

–        Tapis.

Et Kogoro Columbo mit l’ensemble de ses gains sur la table.

–        Tapis fit John.

J’ai un full, deux as, trois dames, fit-elle en abattant son jeu possédant l’as de pique et la dame de pique.

–        Mais moi, j’ai une quinte flush.

Et il posa l’as de cœur et un roi de cœur.

–        Mais ce n’ai pas possible, fit Kogoro Columbo, vous ne pouvez pas avoir l’as de cœur.

–        Mais si, dit John, il est sur la table, voyez par vous-même. Allez, soyez bonne joueuse.

Kogoro Columbo sorti de sa manche de kimono une carte. C’était l’as de cœur, annoté de « As de Cœur ».

–        Ce n’est pas possible, fit Shimazu, car je possède l’as de cœur depuis une dizaine de tour. Je l’ai moi-même caché dans ma manche. Il s’agit de l’as de cœur original du jeu. Voyez, il possède l’écriture de tout à l’heure.

–        Mais qu’est-ce que ça veut dire ?

–        Ça veut dire que je sais que vous trichez depuis le premier tour. Votre briquet est posé et prêt à refléter les cartes lorsque vous distribuez. J’ai donc pris exprès l’initiative de marquer l’as de cœur, car il s’agit d’une carte vitale. Et j’ai attendu, attendu que vous oubliez que j’avais annoté cette carte, pour la reprendre. Dès que je l’ai eu en main, je l’ai substituée.

Elle mit les deux as de cœur de côté. Pris le reste du jeu et compta les cartes. Il y avait cinquante  cartes.

–        Vous voyez, avec l’as que j’ai substitué, le compte y ait.

–        Tricheuse ! cria John.

–        Mais si j’ai bien suivit, il y a quatre cartes minimum dans votre manche gauche, plus pratique quand on est droitier. Trois as étranger, et la carte échangée. Soyez bon joueur.

–        Espèce de salope !

Il sauta sur elle. Nous l’agrippâmes. Nous primes sont bras gauche. Il y avait trois as et un trois de trèfle.

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19 mars 2012 - Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | ,

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