Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Décidement, Borloo n’a honte de rien!

Jean Louis Borloo n’a décidément honte de rien.

Après s’être dégonflé et d’avoir soutenu Sarkozy ventre à terre, il appelle François Bayrou à rallier Sarkozy.

Bon, au préalable, si Bayrou donne consigne pour Sarkozy, chez moi, je ferme boutique. Nous sommes trois actifs dans la section Modem de Malakoff et trois anti-sarkozistes, et à juste titre. Si Bayrou donne consigne en Faveur de Sarkozy, deux cartes Modem seront renvoyés, ce qui n’augure rien de bon  pour les combats futurs.

Par ailleurs, dans ce cas, mon vote blanc se transformera en vote pour être sûr d’être dans l’opposition. Ce choix purement tactique ayant pour but de limiter l’explosion du Modem par ses militants.

 

Mais je trouve cet appel facile de la part de Jean Louis Borloo.

Je vais donc me permettre de rappeler les faits d’armes de ce sinistre personnage.

Tout commence en 2002.

Durant la présidentielle, Jean Louis Borloo soutient François Bayrou mais il négocie avec François Hollande, premier secrétaire du PS, pour soutenir au second tour Lionel Jospin.

Raison: Avec les affaires, Chirac est mort.

Seulement, le 21 Avril 2002, qui voit le second tour Chirac/Le Pen, passe par là.

La suite, on la connait.

Jean Louis Borloo, avec le parti radical valoisien, quitte l’UDF pour devenir composante de l’UMP et Borloo devient ministre de Chirac.

 

En 2007, le centre, sous la candidature de François Bayrou, a une chance historique (la faiblesse de la candidate socialiste aidant).

Que fait Borloo: il soutient Sarkozy qu’il sait très droitier, et devient son ministre d’état.

D’ailleurs, à Sud de Seine (qui a la compétence emploi), on se rappelle du transfert Borloo.
Lorsqu’il était ministre de Chirac de la cohésion sociale, il a insisté sur l’intérêt des maisons pour l’emploi.

Lorsqu’il est devenu ministre de l’écologie, il n’y avait plus de subventions pour le projet de maison de l’emploi de Sud de Seine, et Jean Louis Borloo n’a rien dit.

 

Mais reprenons l’histoire de ce glorieux personnage.

Borloo devient ministre de l’écologie, ministre dépensier selon un autre ministre que je n’apprécie pas vraiment, Christine Lagarde, depuis devenue chef du FMI.

Borloo, n’écoutant que son courage, a courageusement rien dit lorsque Sarkozy nous a fait le coup des ROM, le discours de Grenoble ou qu’il a tenté de mettre son fils Jean à la tête de l’EPAD.

 

Mieux, il espère devenir premier ministre.
Manque de chance, Borloo n’est pas retenu et quitte le gouvernement.

Quelque mois après, il quitte l’UMP et décide de se présenté à l’élection présidentielle sous le créneau centriste, oubliant le courageux combat de François Bayrou.

Gonflé de courage, et fier de son idéal (je cherche encore), celui-ci renonce finalement sans même en avertir ses proches les laissant orphelins.

 

Mais toujours prêt à soutenir son idéal (centrisme sauce ce n’est pas les girouettes qui tournent mais le vent), il rejoint la queue entre les jambes Nicolas Sarkozy.

 

Au Modem, pour des raisons personnelles, on n’apprécie pas Hervé Morin.

Je crois que Jean Louis Borloo est encore plus détesté.

Allez, à ta santé, Jean Louis!

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3 mai 2012 - Posted by | Election présidentielle 2012, Politique, Politique nationale | , , , , ,

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