Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Modernisation et moralisation de la vie politique (4/6): Supprimons les intercommunalités

Le système administratif français contient un nombre impressionnant de mille-feuille qui nous coûte cher en dépense de fonctionnement.

Il est temps d’en supprimer, où d’en organiser vraiment différemment.

Pour l’agglomération parisienne, il est temps de revoir à fond les intercommunalités. Elles ont d’ailleurs été mises en cause dans l’excellent rapport Dallier (et plus exactement ici).

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de parler de la mienne, Sud de Seine.

 

Pour mémoire, les intercommunalités sont faites sans cohérence de territoire mais entre maires de même couleur politique. C’est pour ça que l’on a par exemple le trou Châtillon/Montrouge.

Toutes compétences passe à l’intercommunalité, mais sans réelle économie d’échelle en fonctionnement (donc sans une meilleure gestion des deniers publics).

Pire, là où l’on pourrait optimiser l’investissement, on ne le fait pas.

Clamart et Fontenay aux roses doivent avoir une nouvelle piscine, on en construit une par ville au lieu d’en construire une pour les deux villes. Surtout que les deux villes se touchent.

On pourrait optimiser les coûts en fonctionnement et en investissement. Ce n’est pas le cas.

Je rappelle que Châtillon/Malakoff a la meilleure piscine du coin car elle a été financée par les deux villes (à l’époque où Châtillon était PCF).

Enfin, c’est anti-démocratique car les conseillers communautaires sont envoyés au bon vouloir du maire.

Mais ce dernier point va néanmoins changer grâce à Sarkozy. Les conseillers communautaires seront élus à la proportionnelle sur les listes municipales.

 

De là, deux solutions sont envisageables.

  1. Soit on réduit le nombre de commune au détriment de communes plus grandes. Par exemple, Sud de Seine remplace Malakoff, Clamart, Fontenay aux roses et Bagneux. Mais dans ce cas-là, il faudrait une cohérence de territoire. Ce n’est pas le cas.
  2. Soit on estime qu’il faut avoir une entité avec un élu proche, dans ce cas, il faut garder les communes tel quel.

C’est évidemment la seconde solution qui, à mes yeux, a ma préférence.

Néanmoins, comme certain problèmes (logement, emploi, mixité…) se posent au niveau de Paris et la petite couronne, il faut une entité qui soit à ce niveau.

Je suis donc pour la suppression de toutes les intercommunalités dans Paris et la petite couronne au détriment d’un Grand Paris tel qu’il a été décrit dans le rapport Dallier.

On a un grand Lyon, Paris, Marseille, Bordeaux…, pourquoi n’a-t-on pas de grand Paris?

 

31 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale, Sud de Seine | , , , , | Laisser un commentaire

Quelles conditions sont nécéssaires pour réaliser l’égalisation des conditions?(1/2): La mixité sociale

Ségolène Royale a permis l’arrivée d’une polémique en déclarant  que l’ascension de  Najat Vallaud-Belkacem était due en partie à ses origines.

Je pense que:

1) Soit ce n’est pas vrai, et dans ce cas-là, ces propos sont une insulte aux mérites de Najat Vallaud-Belkacem.

2) Soit c’est vrai et dans ce cas-là, on a affaire à un scandale.

 

Je tiens à rappeler ma position: une place n’est donnée qu’au mérite, point barre.

On ne prend une personne que si elle a les compétences nécessaire au poste, un point c’est tout.

Et s’il y a une concurrence, que la personne la plus compétente soit désignée.

Il va de soi qu’en théorie, la compétence est indépendant de l’origine.

Pour cela, une transparence est nécessaire, afin de faire accepter aux candidats malheureux leur échec.

Il va de soi, également, qu’en particulier, je suis contre la réforme du CAPES sauce Sarkozy.

Je suis également contre la discrimination positive.

Je trouve ça nul de prendre des ministres nuls car ils sont issus de l’immigration.  Seule la compétence importe.

 

Néanmoins, il va de soi que les gens issue de l’immigration ont généralement moins de chance, statistiquement parlant, de monter l’ascenseur social.

Il est donc nécessaire de réfléchir au pourquoi.

L’une des raisons est qu’à mon avis, on a créé des ghettos. Certaines villes sont devenues, pour diverses raisons (dont politique car on veut s’assurer d’une clientèle qui vote favorablement), des ghettos d’immigrés. Sur ces ghettos se sont construits des ghettos scolaires. Du coup, on a concentré les problèmes sur des territoires spécifiques. Les immigrés sont restés entre eux.

Sur ces ghettos urbains se greffent des ghettos scolaires.

Pire, les ZAC ont stigmatisé une partie de la population.

C’est pour ça que la mixité, qu’elle soit sociale, territoriale ou économique doit être un objectif.

Il est important de brasser la population, c’est le seul moyen de permettre l’égalisation des conditions et de fabriquer une France et non des France.

Faire la mixité dans nos villes, c’est de la responsabilité du maire.

 

 

29 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

République des copains et gaspillage: le pentagone à la française

Le canard enchainé parle souvent du pentagone à la française, qui doit être construit à Balard.

Le volatile a évoqué dans le passé une attribution non règlementaire en faveur de Bouygues, sans un véritable appel d’offre.

En particulier, le canard rappelait que Bouygues avait certains documents avant les autres.
Le canard est d’ailleurs passé au tribunal pour ça, où il a gagné.

Cette semaine, le volatile en remet une couche: le pentagone devrait coûter plus cher que prévu.

Sur le papier, l’état paye 3,5 milliards de loyer sur 27 ans.

Mais ce n’est pas tout.

Le poste à Balard coutera plus cher que dans les actuels bureaux.

Le déménagement devait permettre d’économiser 600 millions, ça ne sera que la moitié, 300 millions seront engagé à la rénovation de bâtiments.

Le coût de la construction neuve devait être de 480€/m2, ce chiffre est également bidon. Il moyenne constructions neuves et anciens.

Pire, le nouveau ministre de la défense ne reviendra pas dessus, le contrat est trop bien verrouillé.

En période de déficit public, ça fait sérieux.

27 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Suis-je libéral ou étatiste?

Le parisien Libéral (un libéral pur et dur) dresse un état des lieux des forces centristes.

Je pense qu’il oublie le centre gauche, qui à mon avis a fait une erreur historique durant la campagne présidentielle.

Mais bon, revenons au problème.

Je pense qu’une économie sans état ne peut pas marcher. Peyrelevade, lors d’une conférence à laquelle j’ai eu la chance d’assister, l’énonçait sous la forme d’un théorème.

Une économie qui n’est pas régulée ne peut pas fonctionner car elle est victime au mieux de la naïveté, au pire de la cupidité.

Le modèle libéral qui consiste à tout privatiser et à tout déréguler amène des catastrophes, dont entre autre la crise de 29.

En particulier, il me paraît normal que l’état interdise à un ménage de se surendetter (chose qu’il devrait faire pour lui-même d’ailleurs). Si trop de ménages se surendettent, ça crée une crise et le ménage qui gère sérieusement ses finances en est victime.

Ce n’est pas juste. Et pousser les ménages à s’endetter pour consommer est criminel.

L’état a un rôle à jouer ici et plus généralement. Il a un rôle de régulateur. Il a comme rôle de fixer un cadre.

Il doit aussi intervenir pour permettre l’égalisation des conditions (école), permettre de se relever après un accident (santé, chômage) ou bien investir dans les infrastructures qui généralement coûtent chers.

Mais une économie avec trop d’état ne marche pas non plus.

L’état n’a pas à intervenir sur nos vies privées ou sur la marche d’une entreprise privée.

Les gesticulations de Montebourg, ministre du redressement productif, ne servent à rien, et au contraire dessert Peugeot dont ses problèmes viennent, à mon avis, d’un manque de vision sur le long terme.

On peut en dire autant de Sarkozy en super sauveur de l’industrie française en pleine campagne électorale.

Pour moi, la question n’est donc pas de savoir s’il faut un état ou pas, mais de placer l’état à sa juste place.

Quoi qu’il advienne, les ressources étant limités et comme il est immoral de prendre les contribuables pour des vaches à lait, l’état a également un devoir d’optimiser ses moyens.

Au final, la question est d’abord une définition du rôle de l’état et une définition du rôle de ses services publics.

Comme le dit un de mes bons amis (qui est économiste), l’état est un acteur.

A nous de lui définir son rôle.

26 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Exemple de destruction/non création française: l’informatique

En lisant hier sur le site Developpez.com la lettre envoyé par le Munci (Mouvement pour une Union Nationale et Collégiale des Informaticiens) au ministre du redressement productif (que certains aiment beaucoup d’ailleurs), j’ai repensé à une réflexion que je me fais souvent.

 

Dans l’informatique, je travaille dans le Java.

Le Java a été créé par SUN (entreprise américaine) qui a été racheté par Oracle (américain).

Le concurrent au Java est le c#, langage de programmation chez Microsoft (américain)

Nous avons aussi l’objective-C d’Apple (Américain).

 

Le téléphone mobile ayant évolué vers le smartphone, demandant de l’informatique de plus évolué, nous avons l’Iphone d’Apple, le système Androïd de Google (américain) et Windows phone de Microsoft.

 

Côté base de données, on a Oracle d’Oracle, SQL-server de Microsoft, My SQL d’Oracle (depuis le rachat de SUN).

Côté serveur J2EE, on a le serveur Tomcat de la fondation Apache (fondation américaine), GlassFish d’Oracle (depuis le rachat de SUN) ou Websphère d’IBM (entreprise américaine).

Certes, un français, Marc Fleury, a créé JBOSS, Mais sa société a été rachetée par Red Hat (américaine).

Depuis, Marc Fleury a quitté le groupe.

 

La conclusion est qu’alors que l’informatique est aujourd’hui incontournable, la France a clairement ratée le train.

La majorité des entreprises qui ont innové dans le domaine sont américaines.

Le secteur génère pour nous que des emplois de service (dont le mien) mais pas d’emploi à forte valeur ajoutée.

 

Là où le capitalisme, selon Schumpeter est la destruction/créatrice, la France manque de capacité d’innovation.

Le domaine de l’informatique, où la France a loupé le train, en est un exemple.

25 juillet 2012 Posted by | Informatique, Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

JSF VS GWT: Choix final: JSF

Ça fait depuis 3 mois que l’on a débuté notre nouveau projet.

Mais comme il arrive que cette note soit consultée, je vais donner les choix que l’on a effectués.

 

Nous avons finalement opté pour JSF.

Le lancement en dé-bug est plus rapide, par ailleurs, une fois le projet construit (j’ai fait le même projet deux fois, une fois en JSF, l’autre fois en GWT), le projet JSF tourne plus vite sous JBoss que le projet GWT.

 

Par ailleurs, s’il faut regarder dans la boite noire, il est plus facile de regarder JSF que GWT.

Donc on peut dire que le choix s’est basé sur les critères suivants:

JSF s’intègre plus facilement dans le reste (Spring, Hibernate, Maven), permet de séparer plus facilement les couches et les fonctionnalités (ce qui est nécessaire car notre fonctionnel est lourd)  et le résultats s’est montré plus performant une fois que l’on a construit le projet (via Maven) et que l’on l’a fait tourner sous JBoss.

25 juillet 2012 Posted by | GWT, Informatique, Java, JSF | , , | Laisser un commentaire

Modernisation et moralisation de la vie politique (3/6): Le renouvellement

Un de mes collègue Modem m’a expliqué (ou plutôt a essayé de m’expliquer) que le scrutin uninominal est plus démocratique que le scrutin proportionnel.

L’un des arguments qu’il avançait était que le scrutin uninominal permettait le renouvellement là où le scrutin de liste ne le permettait pas.

Lors d’un scrutin de liste, les têtes de liste sont toujours les mêmes.

 

Je conteste (évidement) cette affirmation pour des raisons de représentativité.

Mais je conteste aussi l’argument.

Le système actuel ne permet pas de renouveler la vie politique.

Par exemple, André Santini est maire d’Issy les Moulineaux depuis 1980 et député depuis 1988.

Il n’est donc nécessaire de réfléchir au renouvellement des personnes dans la vie politique.

D’autant qu’au Modem, lors des régionales 2010, la tentative de renouvellement nous a été fatale.

 

Le problème doit d’abord être posé en gardant à l’esprit que la démocratie, dans la vision de Schumpeter, est un système de compétition (comparé à la compétition économique) où l’objectif est d’avoir le pouvoir.

La compétition est sanctionnée par le peuple.

 

Cette vision de la politique implique qu’une caste de gens, dont le métier est de prendre le pouvoir, va se créer.

C’est ce que l’on appelle la classe politique.

D’où la question suivante: comment renouveler cette classe politique?

 

La première mesure est de limiter le nombre de mandats d’un politique.

On ne peut pas être un bon député si on est déjà maire d’une ville.

En général, on privilégie sa fonction de maire à son mandat de député. La raison étant que l’élection législative est une élection locale où le territoire a son importance (et c’est sur ce point une imbécillité).

Il est intéressant de noter que les gros cumulards PS font tout pour retarder la mise en application d’une loi de non cumul des mandats, avec pour objectif à terme de l’enterrer.

A ce point, il est peut être intéressant de revaloriser la fonction de maire.

Selon Wikipédia, un député gagne 7100,15€ là où le maire d’une commune (comme Malakoff) gagne 3421,32€.

 

Mais on peut aussi imaginer limiter la durée d’un mandat.

Un maire pourrait avoir le droit d’exercer seulement trois mandats.

On pourrait aussi limiter le nombre de fois où une personne se présente à une élection en tant que challenger au maire.

Donc un maire pourrait exercer trois mandats (au maximum) tout comme le député ou le sénateur et un membre de l’opposition ne pourrait se présenter que trois fois maximum à une élection (la troisième fois devant être la bonne).

 

Ainsi, on subirait son maire au maximum 18ans, son député au maximum 15ans et son sénateur 18ans.

 

24 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , | Laisser un commentaire

Le Modem doit faire la différence entre le positionnement politique et la stratégie politique

Le Modem est aujourd’hui dans une situation difficile et afin de continuer, le Modem doit (entre autre) différencier le positionnement politique et la tactique politique.

La nuance semble infime pourtant, elle est importante.

Le positionnement politique est l’idéal, les valeurs et l’état d’esprit que l’on porte.

La tactique politique est la façon de porter son idéal au mieux, dans un contexte politique de plus en plus difficile.

 

En ce qui me concerne, j’assume le positionnement politique.

J’assume un positionnement politique qui est de droite, sans l’être vraiment, tout en étant de gauche sans l’être vraiment et le cul entre deux chaises.

 

Aujourd’hui, la gauche (en général, car il y a plusieurs façon d’être de gauche) place le social avant l’économique et pense que l’économique joue contre le social.

A droite (en général, car il y a plusieurs façon d’être de droite), on place l’économique avant le social et on pense que le social joue contre l’économique.

 

Or, pour ma part, je pense qu’il n’y a pas de social sans une économie compétitive, et il n’y a pas d’économie durable si le social n’est pas pris en compte.

Ce n’est pas le social contre l’économie, ce n’est pas l’économie contre le social, c’est les deux qui sont complémentaires, et l’un n’existe pas sans l’autre.

 

Je suis fier, dans un monde nuancé, dans un monde gris, de porter, avec et au sein du Modem, ce positionnement.

 

Seulement, ce positionnement, qui sort du débat stérile gauche-droite, ne nous laisse guère la chance d’avoir des élus au niveau national dans un court-terme.

Le bipartisme est tellement intégré dans la tête de nos concitoyens (le monde est noir ou blanc, bleu ou rouge), qu’avoir un président centriste est impossible aux présidentielles, et le scrutin législatif étant en plus injuste, il est impossible d’obtenir un groupe de député par nous-même.

 

Pire, pour avoir un groupe à l’assemblée, après une bonne campagne, on est obligé d’accepter de l’UMP une stigmatisation de l’autre (un Casus Belli pour un centriste) ou du PS l’explosion du déficit public (un autre Casus Belli pour un centriste).

 

Notre positionnement politique nous oblige donc à avoir une stratégie plus fine et adapté.

Je ne parlerais pas de la gestion des législatives par le Modem dans la 11ème circonscription des haut de seine où l’erreur politique majeure s’est doublé par un drame financier pour le Modem.

Je vais donc rester généraliste et répéter ce que j’écris sur ce blog.

 

Notre positionnement nous oblige à repartir à zéro et à se refaire un terreau d’élus locaux.

Avec un nombre d’élu locaux, nous pourrons être identifié localement, avoir une bonne base aux sénatoriales et pourquoi pas, tirer honorablement notre épingle du jeu aux législatives (et obtenir de fait un financement public honorable).

Au lieu de démolir nos élus locaux, il faut les soutenir, car ils font la richesse de notre mouvement dans une stratégie pensée sur le long terme.

L’exemple du Libdem, sur ce point-là, est intéressant. C’est par une approche locale que Nigg Clegg a fait un bon score aux dernières élections au Royaume-Uni.

La prochaine étape importante pour le Modem est 2014.

En résumé, le positionnement du Modem est le bon, c’est la stratégie politique qui est inadapté.

 

23 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

CBS (coefficient de biotope par surface)

Bien qu’il faille densifier (intelligemment, ça va de soi), il ne faut pas que minéraliser.

 

Il faut aussi des espaces verts.

Pour y arriver, plusieurs moyens sont envisageables.

On a les parcs, les jardins partagés, les toitures végétalisés ….

Pour mesurer cet aspect, on définit le CBS (coefficient de biotope par surface.

 

Il est définit par CBS = Surface éco-aménageable / Surface de la parcelle.

 

Pour plus d’indications, on peut se référer au document suivant.

22 juillet 2012 Posted by | Comission de développement durable (Malakoff), Malakoff | , | Laisser un commentaire

Modernisation et moralisation de la vie politique (2/6): Les présidentielles

Après avoir réfléchit sur le mode de désignation des députés, je pense qu’il faut réfléchir à la désignation du président de la république.

Pour mémoire, je suis pour un scrutin législatif de liste à deux tours, avec 50% des sièges +1 pour la liste en tête, le reste étant distribué à la proportionnelle.

Ce système est en application pour les régions et les mairies, et ça marche très bien.

Un changement du mode de scrutin législatif (qui est fortement souhaitable) pourrait s’accompagner du changement de désignation du président de la république, sous-entendu que le scrutin législatif soit juste et démocratique (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).

Mais remontons dans le temps.

De Gaulle a voulu un exécutif fort, afin que les décisions soient prisent.

Cet exécutif est représenté par le président de la république, qui si il n’est pas sage, peut se comporter comme un monarque (Cf Sarkozy).

Au début, il était élu indirectement.

Or, si De Gaulle est un grand personnage, son successeur ne l’est pas forcement.

Afin de donner une légitimité populaire à son successeur, De Gaulle a pris comme prétexte la tentative d’assassinat du petit Clamart pour faire élire directement (après référendum) le président de la république.

 

Selon la philosophie de la cinquième république, c’est le président de la république qui inspire la politique de la nation. C’est pour ça qu’entre 1998 et 2002, le groupe PS et UDF ont voté une loi pour que les législatives se déroulent après les présidentielles.
Ainsi, l’élection présidentielle influence l’élection législative qui suit. Ainsi, la cohabitation est peu probable.

Cette inversion de calendrier a marché au-delà de toutes les espérances.

La bipolarisation s’est accentué, la durée de la campagne législative, pourtant importante, est trop courte pour faire une bonne campagne, et l’abstention devient record, les français étant lassés par autant de tour de campagne.

 

Je pense qu’à l’usage, on pourrait réduire le nombre d’élections pour les scrutins nationaux. Il ne faudrait qu’une seule élection nationale.

Sur ce principe, il faudrait privilégier les législatives.

A l’assemblée nationale d’élire par la suite le président de la république.

Pour cela, il faudrait que l’assemblée nationale soit représentative de la population française. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

 

19 juillet 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire