Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Interview de Bruce Toussaint

Je suis tombé hier sur l’interview de Bruce Toussaint, et c’était très intéressant.

On avait une bonne vision du problème des entreprises et du carnet de commande.

Ayrault au Medef : « une attente très forte » par Europe1fr

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30 août 2012 Posted by | Politique | , , | Laisser un commentaire

Gauche sectaire, droite sectaire

Ce qui m’impressionne si on se déplace vers la gauche de la gauche ou la droite de la droite, c’est cette tendance à faire d’une catégorie sociale une catégorie bouc émissaire voir une catégorie criminelle.

 

Ce fut le cas de l’UMP durant la campagne de Sarkozy.

En proposant un référendum sur le droit des chômeurs ou sur celui des immigrés, Sarkozy met à la vindicte populaire certaines catégories.

Pire, dans la situation économique actuelle, situation dont Sarkozy est en partie responsable, il est toujours envisageable de se retrouver au chômage car l’entreprise fait face à des difficultés sérieuses.

Pointer le chômeur comme responsable de tous les maux alors qu’il est victime d’une politique économique inadapté, c’est particulièrement dégueulasse.

 

Mais il en est de même pour la gauche  décomplexée et en particulier le front de gauche.

Hier, je me félicitais du geste d’ouverture de notre premier ministre qui a décidé d’aller à l’université d’été du MEDEF.

Mélanchon n’a pas tardé à réagir en parlant « de faute politique« , en parlant « d’un signe de faiblesse » et en décrétant « l’amnistie des syndicalistes condamnés (pendant l’ère Sarkozy) ».

Faut dire que pour Mélanchon, on a l’équation simple « Patron=voyou ».

Sérieusement, ce n’est pas en montant les français les uns contre les autres, comme le faisait hier Sarkozy, comme continue à le faire aujourd’hui Mélanchon, que l’on va s’en sortir.

Le bateau France coule, et si tout le monde se tape dessus, on ne va pas vraiment le faire avancer.

 

Le centrisme, c’est le contraire de cet état d’esprit.

Le centrisme, c’est une vision qui consiste à faire travailler tout le monde afin d’en profiter.

Pour un centriste, la différence est une richesse qu’il convient d’exploiter pour la collectivité et l’intérêt général.

Il faut de tout pour faire un monde…

30 août 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

La guerre des deux gauche va-t-elle reprendre?

Je viens de tomber sur l’un des blogs du monde sur cet article.

 

Effectivement, il y est expliqué qu’il existe deux gauches.

La première est sectaire, réactionnaire, idéologue et pense qu’être de gauche est plus important que de trouver des solutions pragmatiques.

On y trouve entre autre Mélenchon.

La seconde, les sociaux-démocrates, appelé sociaux-traitres par les premiers, pense que le capitalisme a gagné et que tout ce que l’on peut faire est de jouer l’économie de marché pour permettre le financement du social.

On y trouve Delors, Rocard…

 

La première gauche est fermée et bornée là où la seconde est plus ouverte.

 

Dans cet article, on apprend que Jean Marc Ayrault se rendra à l’université d’été du MEDEF.

Personnellement, je ne pense pas que Laurence Parisot soit une brillante patronne des patronnes. Son soutien à Jean Sarkozy a été, pour moi, une sorte de révélation.

Néanmoins, j’apprécie le geste d’ouverture. Ce n’est pas en montant les français les uns contre les autres que l’on s’en sortira.

Et si en plus notre premier ministre arrive à responsabiliser tout le monde (Syndicats et patronaux), ça ne pourra être bénéfique.

 

Néanmoins, à la question de savoir laquelle des deux gauches a gagné, je réponds sans hésiter la première.

Le sort réservé à François Bayrou lors des législatives est pour moi symbolique.

Ce n’est pas surprenant quand le PS a été dirigé par Martine Aubry qui a mis un sérieux coup de barre à Gauche.

 

Pour que le PS vire vers la sociale démocratie, venir dialoguer avec les patrons est un premier pas. Mais il sera insuffisant.

Le second sera de tenir aux français un discours de vérité, chose qui aurait dû être fait durant la campagne.

 

29 août 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Enfin une position intelligente de Montebourg: Le nucléaire

Il m’est arrivé de parler d’Arnaud Montebourg, ministre courageux et inefficace du redressement productif ou chantre de la chimère dé-mondialisation.

Pour une fois, je tiens à féliciter Arnaud Montebourg pour une prise de position courageuse.

Effectivement, le ministre du redressement productif a défendu courageusement, face aux khmers verts, la filière nucléaire.

Je ne reviendrai pas sur l’aspect économique de l’enjeu. Il faut néanmoins également préciser que si la France prend assez sérieusement la question de la sécurité (pas comme au Japon par exemple), les conditions de travails sont souvent inadmissibles.

Un rapport sur la sous traitance, par exemple, a déjà été remis.

Néanmoins, je souhaiterais revenir sur l’aspect scientifique (j’ai un DEA de physique des plasmas, et les tokamaks étaient mon dada).

Le problème est effectivement de produire de l’énergie, à grande échelle, avec le moins de combustible possible et avec le moindre coût sur l’environnement.

L’énergie éolienne, trop aléatoire, n’est pas une solution de fait.

Par ailleurs, je regrette que l’on crache sur le marémotrice, l’usine de la Rance fournissant les besoins d’une ville comme Rennes.

L’hydraulique est très bien, mais on a déjà construit des barrages partout.

Faut donc dans l’immédiat, une source d’énergie performante.

Le charbon-pétrole n’est pas une bonne source d’énergie, il faut rappeler que l’on a le principe de Lavoisier en jeux.

Si on est dans du dioxygène pur (dans l’air, on finit par produire des oxydes d’azote), pour le méthane, on a dans le cas d’une combustion complète:

CH4 + 2O2 -> CO2 + 2H2O

Le dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, est libéré.

Le problème du nucléaire est plus subtil.

On utilise la fission induite de l’uranium (ici, c’est des connaissances en physique nucléaire qui sont en jeux).

{}^{235}_{92}\mathrm{U} + {}^1_0 n \rarr {}^{236}_{92}\mathrm{U} \rarr X + Y + k ~ {}^1_0 n

En général, les produits formés sont dangereux (par exemple le plutonium).

En rappelant que les nucléons sont sur des couches (ce sont des objets quantiques), les produits sont souvent dans un état excité. Ils reviennent donc à l’état fondamental en émettant un photon gamma.

Néanmoins, pour 570g d’Uranium, on produit autant d’énergie que 1 à 10T de charbon/pétrole.

Le nucléaire est de fait plus avantageux que le charbon pétrole.

A court terme, le nucléaire est donc l’énergie qui présente le moins de désavantages.

Dire qu’en l’état actuel il faut sortir du nucléaire, c’est de la démagogie.

D’autant que des recherches étaient faites à l’IPN d’Orsay du temps où j’étais étudiant pour améliorer les réactions nucléaires ou le retraitement de celle-ci.

La meilleure façon, pour l’instant, de lutter contre le nucléaire, c’est d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce.

Néanmoins, il faut rechercher des sources d’énergies meilleures. On peut mettre l’accent sur le photovoltaïque ou la fusion nucléaire (à ne pas confondre avec la fission).

Une fois une énergie alternative trouvée à la fission nucléaire, on pourra envisager de remplacer le nucléaire.

Il faut juste laisser les physiciens travailler au lieu de les mépriser comme les khmers verts…

27 août 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

La bataille pour la tête de l’UMP commence

Jean François Copé est enfin officiellement candidat.

Je précise que cette affaire ne regarde en premier abord que l’UMP.

Néanmoins, rien ne m’empêche de commenter cette élection.

 

L’UMP est un grand parti de la droite se voulant le rassemblement de la droite.

Or, c’est le noyau dur qui fait l’identité d’un mouvement. Sur ce point, François Bayrou a toujours eu raison.

Au PS, le noyau dur a gauchisé le parti sous la houlette de Martine Aubry.

C’est pareil à l’UMP.

Le noyau dur, mené par Nicolas Sarkozy, a droitisé l’UMP.

Il y a plusieurs façons d’être de droite.

Et le noyau dur a décidé de se rapprocher de la droite la plus dur, approuve une futur alliance avec le front national, ou en tout cas refuse de différencier dans un premier temps le FN du PS.

On a eu par exemple le discours de Grenoble, ou comme révélateur de l’état d’esprit les propos de Baroin.

 

Aujourd’hui, le poste de secrétaire général de l’UMP est vacant et une lutte se joue entre le sortant, Jean François Copé, et l’ancien premier ministre, François Fillon.

En réalité, derrière cette lutte se joue une autre lutte: les orientations de la droite dans les cinq prochaines années.

Si François Fillon gagne, on aura une droite plus sociale et plus humaine.

Si Jean François Copé gagne, l’UMP continuera sur la ligne Buisson et on aura une droite dure, ne différenciant pas PS et FN, et poussant peut-être à terme vers une alliance FN-UMP, et justifiant en tout cas un racisme « bien-pensant ».

 

Il est évident qu’une discussion UMP/Centre ne sera pas possible si Jean François Copé garde la présidence de l’UMP.

Mais aux militants UMP de trancher…

26 août 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Le déficit public et la dette de fonctionnement, c’est ça ce qui est antidémocratique!

En lisant un article de Malakoff antilibéral qui relayait un article de Patrick Alexianian (conseiller général PCF de Bagneux), je reconnais avoir eu une véritable crise cardiaque.Dire qu’imposer la règle d’or est un déni de démocratie, c’est la facilité.

 

Au contraire, je pense que c’est créer de la dette de fonctionnement et du déficit qui est un danger pour la démocratie, et à terme un déni de démocratie.

Nos concitoyens ont besoins d’être responsabilisés et il est impératif de tenir un langage de vérité sur ce point-là.

 

Reprenons!

Il convient déjà de différencier la dette (argent que l’on doit) et le déficit, qui consiste à dépenser plus que ce que l’on gagne, ce qui crée donc de la dette.

Le problème de l’état français, c’est qu’il est en déficit.

 

En économie, il existe un principe immuable: la dette doit être remboursé, et des fois avec intérêt.

On pourrait emprunter sans intérêts, mais il faudrait rembourser ce qui a été emprunter.

 

On pourrait certes passer ce grand principe, ça serait tout comme les emprunts russes (voir ici et ici).

Si on décidait de ne pas honorer notre dette, ça décrédibiliserait la France et ça l’isolerait du reste du monde (on emprunte sur les marchés).

On deviendrait une Corée du Nord comme le veut Mélenchon. Vit-on heureux en Corée du Nord?

 

Conclusion, un jour ou l’autre, on arrive à un point où il faut rembourser sa dette.

 

On peut se poser une question: pourquoi emprunté.

On peut emprunter pour payer un investissement ou une infrastructure. Ce n’est pas forcement idiot si derrière il y a une stratégie de remboursement de sa dette. Rembourser une piscine 15 ans alors qu’elle durera 25 ans, ce n’est pas une idiotie.

Les générations futures en profiteront également.

 

Mais on peut aussi emprunter pour les dépenses courantes (lié à du déficit). Là c’est dangereux. On emprunte pour quelque chose qui ne sera pas créé. On rembourse de la dette sans créer une infrastructure. On demande à nos enfants de payer notre chauffage dont ils ne profiteront pas.

 

Or, la France est dans un déficit public et une dette de fonctionnement. Et c’est ça qui est dangereux.

La règle d’or est juste là pour imposer ce que les gouvernements devraient s’imposer d’eux même: Pas de déficit et de dette de fonctionnement.

Cette règle est d’ailleurs applicable pour une municipalité.

Si on en est là, c’est que le critère de Maastricht n’a pas été appliqué. Le résultat le plus spectaculaire étant la Grèce.

21 août 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Modernisation et moralisation de la vie politique (6/6): Comptabilisons le bulletin blanc

S’il y a une chose à changer dans la mentalité de nos politiques, c’est celle-ci:

Un électeur allant à la pêche est un héros de la démocratie luttant contre la démagogie de tous les candidats, là où l’électeur se déplaçant et mettant un bulletin blanc est un con.

 

L’effort de la personne qui s’est déplacé pour donner un avis sanctionnant l’ensemble des candidats n’est pas pris en compte.

 

Pour la démocratie, ça serait plus sain que le bulletin blanc soit comptabilisé, ça ferait peut-être même reculer les solutions de protestation (les extrêmes).

Seulement, l’UMPS, qui dirige sans vraiment être majoritaire, serait vue dans les résultats comme elle est réellement.

 

Pour appuyer mon propos, prenons l’exemple de la municipale de Malakoff en 2008.

La liste PC/PS a fait 65,76%, la liste UMP a fait 17,86%, la liste Modem 7,34%, la liste des verts 4,39%, la liste divers gauche 3,41% et la liste LO 1,24%.

Vue comme ça, la liste PC/PS est majoritaire, et elle rafle la mise.

Mais prenons les résultats bruts:

  • Il y a 18736 inscrits.
  • Il y a eu 11129 votants, soit 7607 électeurs qui se sont abstenus, soit 40,6% d’abstention.
  • Il y a eu 337 bulletins blancs ou nuls.
  • La liste PC/PS a fait 7097 voix.
  • La liste UMP a fait 1927 voix.
  • La liste Modem a fait 792 voix.
  • La liste des verts a fait 474 voix.
  • La liste divers gauche a fait 368 voix.
  • La liste LO a fait 134 voix.

Prenons l’hypothèse suivante: la participation est de 100% mais les gens qui ne se sont pas déplacés se seraient en réalité déplacé car le vote blanc est comptabilisé. Ils auraient votés blancs. On aurait donc en tout 7944 votes blancs.

Dans cette hypothèse, on arrive à (en arrondissant au plus proche):

  • 42,4% de bulletins blancs.
  • 37,9% pour la liste PC/PS.
  • 10,3% pour l’UMP.
  • 4,2% pour le Modem
  • 2,5% pour les verts.
  • 2% pour la liste divers gauche
  • 0,7% pour LO.

On remarque que dans cette hypothèse, la liste Modem est éliminée d’entrée de jeux. Mais ça fait partie de la démocratie.

La liste PC/PS a un très bon score, mais il est du coup moins impressionnant.

Mais plus important, nous avons un second tour, ce qui représente une claque pour la municipalité en place, celle-ci faisant tout pour réduire la possibilité d’avoir un second tour.

Mais une analyse pour le second tour permet de pousser une logique plus loin.

Supposons que le report de voix soit complet à gauche, et que le Modem ne donne aucune consigne de vote (ce que l’on aurait fait de toute façon).

Partons du principe que les électeurs Modem votent blanc au second tour.

Dans ce cas-là, on arrive à:

  • 46.6% de vote blanc.
  • 43,1% de vote pour la liste PC/PS.
  • 10,3% pour la liste UMP.

On arrive la conclusion suivante: la liste PC/PS est élu clairement, mais pas majoritairement. Et ça donne un message politique totalement différent.

On passe de la notion de liste largement majoritaire à la notion de liste largement élu mais pas majoritaire.

Symboliquement, c’est différent.

De plus, comme le scrutin est proportionnel, on peut imaginer ne distribuer que 53,4% des 35 sièges à pourvoir, soit en tout 18-19 sièges.

En plus de générer des économies en dépenses de fonctionnement, ça obligerait peut-être enfin les politiques à descendre sur terre…

12 août 2012 Posted by | Politique | , , | Un commentaire

Modernisation et moralisation de la vie politique (5/6): Supprimons les départements

Les français subissent des plans sociaux liés à la crise.
Il est normal que les politiques subissent également des plans sociaux.

Il est donc impératif de simplifier le millefeuille administratif et de réduire le nombre d’élus.

D’autant que ça réduira les dépenses de fonctionnement, ce qui en période de déficit public est une priorité.

 

En réalité, le couple région-département a déjà subi une réforme: le conseiller territorial.

Il s’agit d’un élu qui siège au conseil départemental et au conseil régional.

On peut noter dans cette réforme un point positif: le nombre d’élus diminue.

Dans le 92, on passe de 45 conseillers régionaux et 28 conseillers territoriaux à 41 conseillers territoriaux. On a une perte de 32 élus.

Sur l’île de France, on passe de 669 à 308 élus.

Par contre le mode de scrutin du conseiller territorial, majoritaire à deux tour, qui est le même que celui du député, est totalement injuste et ne permet pas la pluralité.

Je rappelle que Nicolas Sarkozy voulait au départ un scrutin majoritaire à un tour (un casus belli).

Maintenant, la réforme Sarkozy a une forte probabilité d’être définitivement rejetée.

 

Je vais donc raisonner sur la situation avant la réforme.

Pour ma part, je pense que le département est l’échelon de trop.

Ses compétences sont souvent en concurrence avec la région.

Je suis donc pour une suppression pure et simple du département.

Je pense qu’au final, il ne peut rester que 4 échelons: Commune, région, état et Europe.

Je considère que le scrutin proportionnel à deux tours reste le meilleur système de désignation.

Il permet de dégager une majorité et la pluralité.

Après avoir supprimé le département, rien n’empêche également de réduire le nombre de conseillers régionaux.

9 août 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Je soutiens la pétition du centrisme.com

Qu’est-ce que le centre?

Aujourd’hui, le centre est décomposé en chapelles.

Chaque chapelle est dirigée par un égocentriste.

Nous avons donc le Modem de François Bayrou, le nouveau centre d’Hervé Morrin, le parti radical valoisien de Jean Louis Borloo, le parti radical de gauche de Jean Michel Baylet et Force Européenne démocrate de Christophe Lagarde.

Notons que nous avons des centristes au sein de l’UMP et des centristes au sein du PS…

 

Ces chapelles se détestent, ça va de soi. Ce n’est pas vraiment les valeurs, ni la politique à mettre en œuvre si une de ces chapelles arrivait au pouvoir, qui différencie ces chapelles. C’est plutôt la façon d’arriver au pouvoir et de mettre en application les idées centristes.

Certains pensent qu’il faut être dans le PS, ou allié au PS, ou allié à l’UMP, ou dans l’UMP, ou gagner la futur présidentielle 2017.

Et oui, on a des chapelles centristes qui se détestent car elles ne sont pas d’accord sur la stratégie à mettre en œuvre pour faire avancer les idées centristes.

 

Pourtant, je crois au fond de moi même que les chapelles centristes ont toute un point commun: elles ont toutes échoué dans la stratégie à mettre en œuvre pour faire avancer les idées centristes.

Les centristes du PS n’ont pas réussi à stopper la gauchisation   du PS par Martine Aubry.

Les radicaux de gauches n’existent plus.

Jean Louis Borloo n’a jamais imposé quoi que ce soit à Nicolas Sarkozy, ainsi qu’Hervé Morrin et Douste Blazy.

Et François Bayrou a disparu de la circulation.

 

Je pourrais écrire que je trouve ma chapelle centriste mieux que celle des autres, mais ça ne fera pas avancer le débat.

En réalité, l’UMPS ne veut pas de nous.
Le PS ne veut pas de nous. Le sort que le PS a réservé à François Bayrou est symbolique d’un certain état d’esprit du PS.

L’UMP ne veut pas de nous non plus.

En particulier, je peux témoigner que Philippe Pemezec a fait chuter des maires centristes.

Il a fait chuter à Clamart Marie-France Lambotte qui a succédé à Jean Pierre Foucher.

Clamart devrait devenir UMP, mais avec une UMP dure.

En résumé, l’UMPS veut bien nos voix mais pas appliquer une faible fraction de nos idées.

Quant à l’essentiel (égalité, lutte contre les déficits publics…), ça attendra pour l’UMPS.

 

De mon point de vue, le scrutin des législatifs, injuste, ne nous laisse guère la chance d’avoir un groupe par nous-même à l’assemblée nationale.

C’est pour ça que de mon point de vue, la seule façon de faire avancer les idées centristes, dans un système bipartisme avancé, est de consolider la base.

Il faut avoir une stratégie locale.

 

Mais cette stratégie oblige les chapelles centristes à s’unir, au moins localement, et à essayer de  porter le fer face à l’UMP et le PS.

Seulement, pour ça, il faut que nos chefs pensent à l’intérêt du centre et de la France.

Aujourd’hui, il faut un centre fort pour lutter contre le simplisme du PS et de l’UMP.

C’est pour ça que je signe la pétition du centrisme.com et j’appelle tous les centristes lecteurs de mon blog à en faire autant ici.

 

6 août 2012 Posted by | Pétition, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Pourquoi un projet informatique dérape-t-il en coût?

Je suis développeur au sein du service informatique d’un grand groupe, après avoir été dans des TPE (des SSII), et j’arrive toujours au même constat: le projet informatique dérape.

Dernièrement, le projet informatique sur lequel je travaille risque de changer car on a enfin parlé à un utilisateur.

On vient d’ajouter un lien dans le diagramme d’Objet POJO UML pour Hibernate et hop, un de nos modules ne fonctionne plus.

De mon point de vue, si un projet dérape, c’est parce que le client ne sait pas ce qu’il veut.

Dans l’entreprise où je travaillais avant, on avait une cliente qui disait rouge et le lendemain disait vert.

Du coup, le projet est mal modélisé.

On arrive donc à ce qui est décrit dans cet excellent cours UML (ici pour être plus exact):

Selon une étude de 1995,

  • 16,2% seulement des projets étaient conformes aux prévisions initiales,
  • 52,7% avaient subi des dépassements en coût et délai d’un facteur 2 à 3 avec diminution du nombre des fonctions offertes,
  • 31,1% ont été purement abandonnés durant leur développement.

Bien que je me sois prémuni des sauts d’humeur du client par une architecture par couche, je pense qu’il faut aider le client en cadrant 90% du projet.
C’est au chef de projet d’aider le client à définir ses besoins et à modéliser au mieux le projet.

En particulier, si on part d’une modélisation UML, le diagramme d’utilisation ne doit pas être négligé.

Ce n’est sans doute pas anodin si certains pensent que les méthodes agiles sont une arnaque.

Pour ma part, un projet bien cadré est la condition nécessaire et sine qua non pour le finir dans les temps et avec un coût maîtrisé.

Enfin, d’un autre côté, du moment que j’ai du travail…

3 août 2012 Posted by | Informatique | , | Un commentaire