Le blog de Phil

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Pôle emploi comdamné en justice

J’ai souvent eu l’occasion de parler de pôle emploi pour argumenter en faveur de ce que doit être une bonne réforme du service public.

Je pense au plus profond de moi-même qu’une meilleure organisation est la clef du succès d’un service public qui est efficace et génère, à terme, des économies.

La réforme du pôle emploi est l’inverse d’une bonne réforme. Le pôle emploi est mal organisé (encore une fois, je tiens à signaler que ce n’est pas la faute des fonctionnaires qui y travaillent, étant eux-mêmes victimes de ce système fou) et coûte de l’argent.

 

Un fait divers pousse dans ce sens-là.

Pôle emploi vient d’être condamné en justice.

Effectivement, un chômeur de 54 ans, demandant à être reçu pour établir un projet professionnel, et n’ayant pas de réponse, a attaqué en justice le pôle emploi.

le tribunal administratif de Paris a ordonné à Pôle emploi de recevoir ce demandeur « dans les huit jours, de mettre à jour son projet personnalisé d’accès à l’emploi, de le rencontrer de manière régulière dans le respect des directives de fonctionnement fixées par cette institution en lui proposant toute offre, toute formation utile ou toute reconversion ».

 

En fait, c’est le fonctionnement de l’institution qui est en cause, surtout envers les personnes fragilisés et éloigné de l’emploi.

Me Florent Hennequin, l’un des avocats du plaignant, évoque les « dysfonctionnements structurels » de Pôle emploi, engagé dans un nouveau plan stratégique, alors que le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a dépassé la barre des 3 millions.

 

Chaque conseillé doit suivre entre 127 et 161 personnes, 70 pour les publics en difficulté. Ce n’est pas le cas.

Dire que le directeur général Jean Bassères avait promis que « L’essentiel va être de dégager du temps pour le conseiller, ça va passer par la simplification de l’organisation du travail« .

 

Seulement, sur les 45 400 temps-plein, seul 6700 personnes se consacrent à l’accompagnement soit 14,7%.

En août dernier, l’ancien directeur de l’Apec (Association pour l’emploi des cadres), Jacky Chatelain, s’était livré à une charge virulente, estimant que « Pôle emploi cumule sureffectif et sous-effectif« , « conséquence d’une fusion désastreuse avec les Assedic » (en 2009) et que « la question n’est pas celle des moyens, mais bien de la méthode« .

 

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14 septembre 2012 - Posted by | actualité | , ,

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