Le blog de Phil

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Géopolitique du 92 (1/3) : La droite du Nord

Lors des dernières législatives, la position du mouvement démocrate a souvent été incohérente (c’est un euphémisme), voir contre-productive.

En particulier, certaines positions des cadres n’avaient rien à voir avec la position des candidats.

Ça fait un petit moment que j’y réfléchis, et je suis arrivé à la conclusion que la géopolitique du département est en réalité très complexe.

Elle l’est d’autant pour nous, mouvement qui a vocation à avoir des alliances à géométrie variable.

En dehors des calculs des uns et des autres, il convient de comprendre que statistiquement, le département est divisé géopolitiquement parlant en trois entre le sud des Hauts de Seine, le centre et le Nord.

Souvent, les partis politiques (PS,Modem,UMP) sont eux-mêmes divisés entre le Nord et le Sud.

En particulier, la division du Modem vient de celle de l’UDF suite aux sénatoriales de 2004, voyant s’affronter Hervé Marseille, maire de Meudon, investit officiellement par l’UDF, et la candidature dissidente du sortant, Denis Badré.

Le Modem a hérité de cette ligne de fracture.

 

Aujourd’hui, on s’arrête dans le Nord des Hauts de Seine.

Cette partie du département est caractérisée par la droite UMP.

Dans cette partie, l’UMP est affairiste, avec une notion de clan, souvent cassant vis à vis de l’opposition, et quelque fois en proie à des affaires.

La proximité avec la défense y est pour quelque chose.

Notons que politiquement, les positions de l’UMP dans cette partie du département sont dures.

Les noms de l’UMP dans ce département son Nicolas Sarkozy, ancien maire de Neuilly et ancien président de la république, Patrick Balkany, maire de Levallois-Perret, Manuel Aeschlimann, ancien maire d’Asnières sur Seine, et Joëlle Ceccaldi Raynaud, maire de Puteaux.

 

On peut aussi ajouter Jean Sarkozy, dit prince Jean.

 

On ne présente plus Nicolas Sarkozy et Patrick Balkany.

Manuel Aeschlimann mérite que l’on s’y attarde un peu.

Aujourd’hui battu aux législatives 2012 et aux municipales, il est la personne qui a inspiré Nicolas Sarkozy pour sa politique de sécurité.

Il a communautarisé sa ville.

Quand à Joëlle Ceccaldi Raynaud, c’est le clan corse. Et elle a une méthode bien à elle de faire taire l’opposition (Christophe Grébert peut en témoigner).

En général, la droite UMP du Nord n’est pas dans un intérêt collectif, mais de clan, préparant activement sa réélection.

L’exemple le plus connu est la gestion du parc HLM (comme à Puteaux ou Levallois-Perret).

Effectivement, les HLM ne sont généralement pas distribués aux personnes qui en ont besoin mais aux militants UMP en priorité.

 

Il est évident que cela évolue et doit évoluer.

Asnières sur Seine a été pris par la gauche (le nouveau maire est Sébastien Pietrasanta).

Mieux, les centristes ont une réelle carte à jouer.

Neuilly est tombé aux mains de l’UDI, avec comme nouveau maire Jean-Christophe Fromantin.

A Puteaux, l’opposition est personnifiée par le Modem avec Christophe Grébert.

A Levallois-Perret, Arnaud de Courson a battu Isabelle Balkany aux cantonales en 2011.

 

Enfin, pour conclure, il va de soi que certaines villes, comme Nanterre, ont des problématiques plus proches des villes du Sud.

 

Remarques:

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7 novembre 2012 - Posted by | Politique | , , , , , , , , ,

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