Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Pour moi, la France est un pays sur le déclin

En lisant l’article de l’Hérétique, j’ai eu envie de donner mon sentiment.

En ce qui me concerne, je crois que la France est sur le déclin, que le pire est devant nous et pas, comme essaie de le faire croire l’UMP et/ou le PS, derrière nous.

Certes, il s’agit de mettre certaines choses au point.

Je compare la France avec ce qui est comparable, soit les démocraties comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou au pire, des économies performante, même si le pays en question n’est pas une démocratie (je pense à la Chine ou l’Inde).

Si on compare la France à certaines démocraties (Allemagne, Royaume-Uni) ou à certaines économies qui ne sont pas des démocraties (la Chine), la France est sur une pente descendante et dangereuse.

La France est menacé par certains dangers (qui pris intelligemment, n’en sont pas forcément un). Je pense à la mondialisation qui si on jouait le jeu permettrait de nous enrichir collectivement, et même d’exporter éventuellement notre culture, notre rayonnement et notre style de vie.

Au lieu de ça, on est baladé par nos gouvernants, avec du pain et des jeux, qui nous tiennent un discours mensonger et démagogique.

Au lieu de nous enrichir comme c’est le cas en Allemagne et en Corée du Sud, la mondialisation nous appauvrit.

Faut dire que c’est plus facile d’écouter le discours de Nicolas Sarkozy (c’est la faute aux chômeurs, aux roumains et aux immigrés, je vais faire un référendum contre eux), de François Hollande (c’est la faute aux riches et à la finance, je vais faire une tranche à 75%) que le discours de vérité de François Bayrou qui a mis en garde la France avec le déficit public.

Le déclin français n’est pas dû à la perte de colonies. Le général de Gaulle avait relevé la France après la guerre d’Indochine et d’Algérie. Mieux, il avait contribué au rayonnement de la France.

Par la suite, George Pompidou avait industrialisé la France.

Pour moi, le déclin de la France commence en 1974, quand on a abandonné certains secteurs.

Une collègue (du Modem) me dit que ça a commencé quand on a abandonné la machine-outil.

Il a continué par des discours démagogiques que l’on continue encore et encore inlassablement.

Aujourd’hui, nous sommes en plein déclin, et ce déclin se résume en trois partie: déclin économique, déclin sociale et déclin moral.

Déclin économique d’abord.

Il est à rappeler que la France est en déficit. Je dis bien déficit et non dette. L’équivalent finance locale, c’est à dire l’autofinancement brut (la différence entre les recettes de fonctionnement et les dépenses de fonctionnement) est négatif. Il est à rappeler qu’une commune ne peut pas présenter un budget déficitaire. Cela veut dire que l’on ne s’endette pas pour payer un bien (route, école, université…) mais pour payer le chauffage. Pire, on laisse nos enfants payer ce que nous avons profité et ce dont ils ne profiteront jamais.

Nous arrivons petit à petit à une situation où l’on ne va pas payer des impôts pour un service public ou un investissement collectif, nous arrivons à un point où l’on va payer des impôts pour rembourser une ardoise (dont certains n’auront jamais profité, rappelons-le).

Rappelons également que la France n’est pas compétitive aussi bien au niveau coût qu’au niveau qualité.

Elle se fait donc bouffer dans la mondialisation.

Et par démagogie, nos dirigeants continuent une politique de la demande là où il faudrait faire une politique de l’offre.

Je rappelle que dans l’informatique, secteur où je travaille, la France n’a pas permis les dernières grandes avancées.

Déclin sociale ensuite.

Il est de plus en plus dur de monter l’échelle sociale (je vous dis pas comment j’ai galéré pour trouver mon premier emploi).

Mieux, avant de travailler, histoire de ne pas être dans une logique trop négative (car la logique était elle-même négative), je devais pratiquement payer pour….. travailler!

Un comble, l’article 23 des droits de l’homme donne le droit à un travail.

Le manque de travail, et l’inégalité qui en découle, vient, signalons-le, du fait qu’on ne soit pas dans une économie compétitive.

Pire, ce manque de travail fait que l’on est dans une société inégalitaire, car l’égalisation des conditions selon Tocqueville ne peut plus se faire.

Enfin, il y a aussi un déclin moral.

On a érigé en modèle des modèles qui n’en sont pas. Je pense en particulier à la télé-réalité ou au coup de tête de Zidane.

Pire, comme on a un territoire inégalitaire, on invente des feintes (comme la discrimination positive) pour combler des lacunes.

Ne doit-on pas prendre une personne seulement selon son mérite?

Bref, la France est sur une pente dangereuse, et il serait temps de se réveiller. Ça devient urgent!

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31 décembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

Le conseil constitutionnel censure la tranche à 75%

J’ai eu l’occasion de parler du racket (comme le dit si bien les suisses) de ce que représente la tranche à 75% sur l’impôt sur le revenu.

A l’époque Sarkozy, afin d’évité au riche de payer des impôts, on avait inventé le bouclier fiscale.

En somme, une manière de voler le pauvre pour donner au riche.

Hollande avait, avec la tranche à 75%, l’intention de voler aux riches pour donner au pauvre.

Au final, on était loin d’une réforme sérieuse de l’impôt où tout le monde contribue à hauteur de ses moyens.

Finalement, à la demande de députés et de sénateurs de l’opposition, le conseil a censuré certains articles de la loi de finance dont la tranche à 75%.

Dans l’avis, on peut lire:

  • L’article 11 modifie l’imposition des gains et avantages tirés des stock-options et des actions gratuites attribuées à compter du 28 septembre 2012 pour les soumettre au barème de l’impôt sur le revenu. Ce choix a pour conséquence de porter à 72 % ou 77 % (selon la durée de détention) l’imposition marginale de ces gains et avantages. En outre, dès 150 000 euros de revenus soumis au barème de l’impôt sur le revenu, ces gains et avantages sont soumis à une imposition de 68,2 % ou 73,2 %. Le Conseil a jugé que ces nouveaux niveaux d’imposition, qui faisaient peser sur les contribuables concernés une charge excessive au regard de cette faculté contributive étaient contraires à l’égalité devant les charges publiques. Il a censuré les nouveaux taux de la contribution salariale prévue par l’article L. 137-14 du code de la sécurité sociale, ramenant ainsi la taxation marginale maximale de ces gains et avantages à 64,5 %.
  • L’article 9 portait par ailleurs le taux d’imposition sur les bons anonymes de 75,5 % à 90,5 %. Le Conseil a jugé que ce nouveau taux d’imposition faisait peser sur les contribuables concernés une charge excessive au regard de cette capacité contributive. Il a censuré cette augmentation comme contraire à l’égalité devant les charges publiques.
  • L’article 12 instituait une contribution exceptionnelle de solidarité de 18 % sur les revenus d’activité excédant 1 million d’euros. Cette contribution était assise sur les revenus de chaque personne physique alors que l’impôt sur le revenu pesant sur les mêmes revenus, ainsi que la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de 4 %, sont prélevés par foyer. Ainsi deux foyers fiscaux bénéficiant du même niveau de revenu issu de l’activité professionnelle pouvaient se voir assujettis à la contribution exceptionnelle de solidarité de 18 % ou au contraire en être exonérés selon la répartition des revenus entre les contribuables composant ce foyer. Le législateur ayant ainsi méconnu l’exigence de prise en compte des facultés contributives, le Conseil constitutionnel a, sans se prononcer sur les autres griefs dirigés contre cet article, censuré l’article 12 pour méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques.
  • L’article 13 accroît le nombre de tranches et rehausse les taux de l’ISF pour les rapprocher de ceux en vigueur avant 2011. Dans le même temps, la fiscalité des revenus du capital est fortement augmentée. Cette double évolution n’est pas contraire à la Constitution avec un taux marginal maximal de l’ISF fixé à 1,5 %. En revanche, le Conseil a censuré l’intégration dans le calcul du plafonnement de l’ISF des bénéfices ou revenus que le redevable n’a pas réalisés ou dont il ne dispose pas ; cette intégration méconnaissait l’exigence de prise en compte des facultés contributives du redevable.

 

29 décembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Un site sur le PLU de Malakoff

Enfin, il est disponible, et il est fini.

On a un site spéciale pour le PLU de Malakoff.

Adresse: http://www.vivre-malakoff.fr/

28 décembre 2012 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , | Laisser un commentaire

Passer d’une économie de l’endettement à une économie de l’épargne/autofinancement

Que ce soit un ménage, une entreprise ou une collectivité, on arrive toujours au problème d’acquérir un bien que l’on ne peut pas payer entièrement.

Du coup, deux solutions sont envisageables.

La première est de s’endetter.

Pour commencer, on parle ici d’endettement pour acquérir un bien, et non pour payer le chauffage. Ici, contrairement à ce que fait l’état français, il s’agit d’un investissement.

Au pire des cas, on pourra vendre ce bien, même si je suis contre une vente aveugle de ce que l’on appelle les bijoux de famille.

Donc on emprunte de l’argent pour pouvoir financer un bien, et on rembourse au fur et à mesure le total de l’emprunt et les intérêts.

Pour un ménage, il peut s’agir de financer sa voiture ou son logement.
Pour une entreprise, il peut s’agir de financer une acquisition ou du matériel.

D’ailleurs, lorsque l’on achète du matériel dans une entreprise, il faut se demander combien de temps celui-ci va durer. On parle d’amortissement.

Pour une collectivité, il peut s’agir de faire un équipement (stade, piscine, centre de santé, théâtre…) ou de le rénover.

 

Néanmoins, cette approche n’est pas sans risque. Il convient de savoir qu’il est important de pouvoir rembourser sa dette.

A partir du moment où on est plus en capacité de rembourser sa dette, on est en surendettement.

A partir du moment où l’on est en surendettement, ce n’est plus le ménage/entreprise/collectivité/état qui décide mais le banquier/huissier.

Dans le cadre des collectivités, on peut citer Grigny où le préfet a imposé une augmentation d’impôts.

On a aussi l’exemple de la Grèce.

 

La seconde solution est de financer ses gros achats/constructions par l’épargne et l’autofinancement.

Un autofinancement (différence entre les recettes et les dépenses) permet de mettre de l’argent de côté en vue de constituer une épargne élevée, toujours utile pour un achat ou un coup dur.

Mieux, cette approche n’est pas forcement contradictoire avec l’emprunt. Une économie basée sur l’épargne et un bon autofinancement permet de réduire le recours à l’endettement et de réduire plus facilement la durée de remboursement des emprunts.

 

Or, à la différence de l’Allemagne, c’est l’emprunt qui est privilégié en France au détriment de l’épargne/autofinancement.

Par exemple, ma bonne ville de Malakoff a emprunté pour faire de lourds investissements entre 2001-2008. Aujourd’hui, parce qu’elle n’a pas envisagée d’avoir un autofinancement élevée, on est à un taux d’endettement (ou capacité de réduction de la dette) de 17 ans. Je rappelle aussi que la ville, en pleine période d’investissement, c’est privé d’autofinancement brut en ne réduisant pas immédiatement les abattements de 20 à 15%.

Aujourd’hui, de l’aveu même du maire, Malakoff ne peut plus investir.

Côté entreprises, on a aussi des exemples d’endettements dangereux pour des acquisitions.

Je pense à Vivendi sous Jean Marie Messier ou France Télécom sous Michel Bon (que certains appellent Michel Mauvais).

 

Aujourd’hui, je pense que la mentalité des français est de se tourner vers l’emprunt. En ce qui me concerne, je pense qu’il faut changer cette mentalité et faire en sorte que les français se tournent d’abord vers l’épargne et l’autofinancement brut.

A partir du moment où l’on emprunte trop, même si c’est pour de l’investissement, il y a toujours un risque de ne plus être en capacité de rembourser sa dette et donc d’être en surendettement.

Un de mes amis me dit que l’épargne est le signe d’une économie qui ne marche pas car les dépenses ne sont pas engagées, et la monnaie ne circule pas.

Je comprends certains des arguments, mais mettre un ménage/entreprise/collectivité/état en capacité de surendettement est criminel et l’amène à une situation critique. Je pense entre autre à la Grèce.

Et si on peut faire une épargne et un autofinancement plus facilement, c’est aussi permettre un investissement plus fréquent et des investissements plus lourds réguliers. Et ça aussi, c’est bon pour l’économie.

C’est permettre la création dans le cycle destruction/créatrice de Schumpeter

Si les ménages ne font qu’épargner, c’est aussi parce que la situation économique est mauvaise. Peut-être faudrait-il plutôt leur permettre de trouver un emploi plus facilement plutôt que les pousser à l’emprunt et au surendettement.

28 décembre 2012 Posted by | Finances locales, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Après la cour des comptes, après le rapport Gallois, le FMI

Comme cela n’a pas été dit durant la campagne électorale, la France est dans la mondialisation.

La mondialisation présente des avantages. Les biens et les personnes circulent plus facilement, et du moment que l’on parle plusieurs langues, tout devient possible.

Au pire, on va dans les pays francophones comme certains.

Et l’information circule plus librement. En particulier, il est plus facile d’avoir une information contradictoire.

Le phénomène a été amplifié par l’arrivé d’Internet, et j’utilise sans état d’âme le logiciel libre.

Or, la mondialisation a un revers de la médaille: la concurrence entre les différents pays de la planète est plus sévère.

Et si on trouvait des martien, il y aurait du commerce entre la terre et mars.

 

Le problème est donc le suivant: la France ne peut pas tirer son épingle du jeu dans la mondialisation. Elle est trop chère et ses produits ne sont pas les meilleurs.

En Octobre 2012, le déficit était de 4,685 milliards d’euros.

Au lieu de ça, Panem et Circenses.

On jette les boucs émissaires à la vindicte populaire, les riches et la finances pour les uns, les immigrés et les chômeurs pour les autres.

En fait, cela permet de masquer le manque de vision économique, la lâcheté et la démagogie de l’UMPS qui ne font qu’une politique de la demande.

L’idée est de financer par des fonds publics, diminutions d’impôts pour les uns, augmentation de la dépense publique pour les autres, le pouvoir d’achat des ménages.

Le problème est que cette politique a, dans le contexte actuel, que des inconvénients.

Le premier est de créer du déficit de fonctionnement. Pour un ménage, ça reviendrait à s’endetter pour payer le chauffage. Cela revient à s’endetter pour ne rien produire.

Le second inconvénient est qu’elle est injuste. Comme l’état a des moyens limités, ce n’est pas tout le monde qui en profite.

Enfin, comme la France n’est pas compétitive et a un appareil productif dégradé, les ménages achètent les produits de nos concurrents. En gros, on fait du déficit publics, qui à terme bousille notre service public, notre pacte social, pour développer nos concurrents.

 

Quelle doit être la politique alternative?

Il y en a deux possibles.
La première part du principe que l’on est en économie ouverte. Il faut donc passer en économie fermée. C’est le choix de Mélenchon et de Le Pen.

Je pense que le modèle peut fonctionner, il s’appelle la Corée du Nord.

Or, la population est très pauvre, n’a pas d’assesseur social. C’est inégalitaire, et il n’y a pas de liberté.

Je rappelle que le socialisme, selon Schumpeter peut fonctionner, mais il est de fait inégalitaire. Il est donc contre l’aspiration de l’homme: l’égalité.

Donc il faut une solution qui permet de préserver la liberté et l’égalité, la démocratie en somme.

C’est pour cela que la seconde solution, mise en avant par François Bayrou, était de jouer le jeu de la mondialisation.

Pour cela, on fait une politique de l’offre. L’idée est d’améliorer l’appareil productif afin de prendre des marchés à l’international.

On est dans la vision de Schumpeter de l’économie et de la destruction créatrice.

 

Seulement voilà, on a eu un second tour UMPS, Hollande a été élu, et François Bayrou avec 9% retourne avec sa pelle et son seau.

Pour justifier ou abandonner ses promesses de campagne, Hollande a demandé des rapports.

Ils ont tous été dans le même sens.
Je pense à la cour des comptes ou au rapport Gallois.

 

Aujourd’hui, c’est le FMI.

On peut en particulier lire «Le FMI souligne en effet que la faiblesse de l’activité dans la zone euro et l’aggravation continue du déficit de compétitivité depuis dix ans sont les principaux obstacles à la croissance française».

Par ailleurs, le FMI ne croit pas que le gouvernement ramènera en dessous des 3% du PIB  le déficit public en 2013.

Le FMI a certes revu ses estimations de croissances pour 2013 à la hausse (+0,4%) là où le gouvernement reste à +0,8%.

De toute façon, le gouvernement se rassure avec des estimations de croissances surélevé pour ne pas avoir à prendre les décisions douloureuses.

Ça marche bien, car le gouvernement est impopulaire…

23 décembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Un commentaire

Durango revient

Durango 001

Le western a d’abord commencé comme un genre caricatural et patriotique. C’est le gentil américain contre le méchant bandit ou le vilain sauvage amérindien.

Pour ma part, l’un des premiers grands westerns est le train sifflera 3 fois de Fred Zinneman avec Gary Coper dans le rôle d’un shérif seul face à son destin et son devoir, abandonné par tout le monde.

Dans les années 1960, le western est un genre en déclin.

Il est repris en main par les italiens comme Sergio Leone (pour une poignée de dollars en 1964, le bon la brute et le truand en 1970), Sergio Corbucci  (Django en 1966, Le Grand Silence en 1968) ou Sergio Sollima.

On aura ce que l’on appelle le western spaghetti.

Dans les westerns spaghetti, les héros sont plus humains et plus gris, les méchants sont des sadiques, des tueurs d’enfants et des violeurs et les femmes ont des sorts peu enviables.

Notons que le héros est mal rasé (comme les méchants) et qu’il traine de la poussière. Bref, un western plus réaliste.

Que dire côté BD et BD franco-belge?

Il y a Blueberry en 1963, mais ma préférée reste Durango d’Yves Swolfs.

En 1980, le western est un genre sur le déclin. Yves Swolfs fait un choix: celui de garder tous les codes du western spaghetti.

Le premier tome, les chiens meurent en hiver, paru en 1981 est fortement inspiré du Grand Silence.
On a un héro sombre qui parle peu, et des méchants sadiques, mauvais prêt à tout.

Notons que la population en général s’en fout et laisse son prochain se faire massacrer sans rien dire. C’est le thème du train sifflera 3 fois.

Durango, nommé le pacificateur, perd l’usage de sa main droite au premier tome. Il devient habile de la main gauche et achète un mauser.

 

Durango n’a pas vraiment de chance. Et il ne peut pas s’arrêter. Les femmes qu’il a aimé sont mortes assassinées.

Le meurtre de sa dernière épouse est au cœur des trois derniers tomes, dont les dessins ont été repris par Thierry Girod.

Durango avait trouvé une femme avec qui partager sa vie. Il s’agissait d’une riche héritière. Il allait avoir un enfant.

Elle a été assassinée parce qu’elle ne voulait pas vendre sa mine, dans l’incendie de sa maison.

Durango repart donc pour retrouver les assassins de sa femme.

Dans Un pas vers l’enfer, il retrouve les assassins de sa femme et n’hésite pas à mettre en danger la veuve et l’orphelin pour les éliminer définitivement.

Son enquête le mène à affronter un bon tueur professionnel, Le cobra.

Dans le dernier tome qui clôture le cycle, il affronte le commanditaire.

Celui-ci veut chasser des indiens, les whashoes, de leur terre, de leur lac sacré, afin de s’approprier une mine d’or.

Il va jusqu’à faire assassiner le gouverneur et demande à d’autre indiens, les shoshones de massacrer des blancs pour faire accuser les whashoes.

Heureusement, Durango arrive et sauve du massacre une jeune indienne…

21 décembre 2012 Posted by | Bande dessinée, Littérature | , | Laisser un commentaire

La France-est-elle un pays détestable?

La polémique autour de Gérard Depardieu tourne à plein régime.

On la prend sous l’angle d’attaque des impôts en abordant le système fiscal français injuste, inefficace et inadapté à une économie moderne et ouvert sur l’extérieur.

L’article de David Abiker dans l’express est du coup plus intéressant.

Intéressant car il prend le problème sous un autre angle: celui du vivre ensemble.

Selon lui, la France est aujourd’hui un pays détestable où il ne fait plus bon vivre et que toute personne sensée ne pourrait que quitter.

La fiscalité n’est qu’un aspect du problème, mais ce n’est pas ce qui est déterminant.

Si les pauvres restes, c’est qu’ils n’ont pas le moyen de le quitter.

D’ailleurs, notre éditorialiste dit:

«Quiconque est en bonne santé mentale dans ce pays a des rêves et des envies d’ailleurs. Il y a deux mois, le manifeste Barrez-vous sonnait déjà le tocsin. Deux ans avant ce texte, j’avais réalisé cette interview du sociologue Louis Chauvel, spécialiste de l’appauvrissement d’une génération et qui donnait à la jeunesse pauvre et désargentée le conseil suivant: partez à l’étranger! Il n’y a pas un sociologue dans ce pays qui ne constate la bunkerisation des classes sociales, l’étanchéité croissante des couches de la société, le blocage des mécanismes de promotion individuelle et collective.»

et de dresser une liste pertinente:

«– la préférence institutionnalisée pour le chômage qui exclut de facto les plus jeunes, les plus vieux, les femmes et les étrangers, pour ne reposer que sur une base très étroite, à savoir l’homme blanc de 25 à 45 ans;

 

– l’incapacité à intégrer les étrangers tout en revendiquant un modèle exemplaire d’intégration, les derniers chiffres le montrent, la France terre des droits de l’homme, terre d’asile, terre d’accueil est nulle en matière d’intégration;

 

– la plus forte consommation au monde d’anxiolytiques et d’antidépresseurs;

 

– le cynisme qui fait partout office de prêt à penser, de prêt à blaguer;

 

– la pire des réputations touristiques des Français quand ils se déplacent et des Français quand ils reçoivent et il suffit pour s’en convaincre de jeter un oeil à la dernière étude sur l’hospitalité parisienne;

 

– des partis populistes qui réalisent aux élections des scores élevés;

 

– des partis de gouvernement incapables d’affirmer leur modèle de gouvernance et qui embrayent le pas de la démagogie avec à ma gauche les 75% et à ma droite le pain au chocolat;

 

– des partis de gouvernement ayant chacun donné l’exemple d’élections truqués et non démocratiques pour choisir leurs dirigeants;

 

– des conflits larvés de génération avec une critique ridicule de la génération Y par la génération X elle-même pleine de rancune à l’égard de la génération qui a fait mai 68;

 

– une détestation des religions qui confine à la suspicion tant il est avéré que tout ce que ce pays compte de vrais religieux lui est bien plus socialement utile qu’il n’est néfaste à la réalisation du pacte républicain;

 

– une confiscation politique, démagogique et professionnalisée du débat public par les associations de tous horizons qui ont fait des poursuites judiciaires un moyen d’existence et de promotion politique et sociale de leurs membres;

 

– une utilisation abusive du principe de précaution dans tous les domaines de la vie collective doublée d’un culte du risque zéro sclérosant, débilitant, infantilisant;,

 

– une crise syndicale qui n’a jamais été aussi forte: crise de la représentation d’une part, crise des idées de l’autres. Les négociations sur le travail le montreront dans quelques jours, elle prouveront surtout que les syndicats patronaux comme les syndicats de salariés sont surtout soucieux de garantir leur survie dans un système en bout de course;

 

– une crise économique majeure que la France n’est pas le seul pays à subir mais qu’elle est sans doute le seul pays à combattre avec des idées et des outils qui datent d’un autre siècle;

 

– une crise enfin de la représentation médiatique qui dresse le portrait d’une société toujours plus individualiste, où l’exhibition des douleurs intimes et non plus collectives est devenu depuis le milieu des années 80 le véritable gasoil du marché publicitaire, y compris dans le secteur public, paradoxalement.»

Et de conclure:

«Je pourrais comme ça aligner le catalogue dépressif de ces maux bien de chez nous, je m’en tiens précisément aux symptômes qui traduisent non pas le malaise, mais le malheur, la dégringolade psychologique, l’incapacité à refonder le contrat social, le vivre ensemble et la bienveillance collective.

 

Dans cette République-là, la parole politique est d’autant plus anxiogène qu’elle est fondée sur un mensonge permanent, un mensonge de bonne foi, hélas.

 

On invoque une égalité dont la dynamique ne fonctionne pas.

On évoque une exception française qui n’existe pas.

On fonde la loi sur des principes que l’on ne respecte pas.

On traite la jeunesse avec une hypocrisie, une condescendance et une démagogie qu’elle ne nous pardonnera pas.

 

Voilà pourquoi si j’étais riche ou si j’avais 20 ans, moi aussi je quitterais la France. Je la quitterais avec rancœur, avec amertume, avec des larmes, comme on quitte une personne qu’on aime et qu’on déteste à la fois, mais je la quitterais quand même, pour me sauver, avec tout l’égoïsme et toute l’énergie du désespoir, et faute de la quitter vraiment, je la quitterais dans ma tête et c’est bien ce que chacun de nous essaie de faire chaque jour pour tenter de l’aimer encore.»

 

Pour ma part, je reconnais avoir un ami qui a été étudié aux USA.

Bien qu’il ait déconné en France, il a pu vraiment s’épanouir aux USA. Certes, il trouve le système de protection français comme étant une bonne chose, mais il a finir par me dire que au moins, aux USA, on lui a donné sa chance. Il me répétait également qu’aux USA, il avait un meilleur niveau de vie.

Il est revenu en France s’occuper de sa mère. Il m’a même dit qu’il voulait redonner sa chance à la France où il a vécu sa jeunesse. Aux dernières nouvelles que j’ai eues, ça faisait seulement quelques mois qu’il était en France, il envisageait déjà de déménager au Canada.

 

Mieux, j’ai connu le chômage. Je vous garantis qu’aux yeux de la société, j’étais vraiment une m…. .

Je jour où j’ai eu mon premier emploi, un simple CDD, j’étais vraiment heureux. Le regard des autres a réellement changé.

Mais je ressentais un sale état d’esprit. J’étais une m…. car je n’avais pas d’emploi, mais si je voulais progresser, on me le reprochait aussi, et on me le faisait bien savoir.

C’est d’ailleurs à cette époque où j’ai écrit mon roman, le Prix à Payer, où je décrivais une population qui n’avait comme choix la misère, le chômage et la criminalité car on l’avait décidé.

Au moins, comme dans tout polar qui se respecte, le coupable est arrêté.

 

Alors, pourquoi ne pas quitter la France?

Le mot de la fin revient à la collègue de mon héros fictif, Sonia Bensala qui disait (sous la plume de son auteur):

J’ai quelque chose à faire, en finir avec la situation du Sud. J’ai toujours habité dans le Sud. C’est un endroit inhumain, invivable, mais je ne suis pas capable d’en partir. Il ne me reste donc qu’une seule solution : Changer le Sud

20 décembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Vu de Suisse : Depardieu victime d’un racket

C’est toujours à l’étranger que l’on trouve une vision lucide de nous-même.

J’ai pour mémoire The Economist qui expliquait que la France était dans le déni durant la présidentielle.

Aujourd’hui, c’est le tour des suisses de commenter le départ de Gérard Depardieu.

Et dès le début, c’est clair.

«Le départ spectaculaire de Gérard Depardieu en Belgique a suscité chez les ministres du gouvernement français un véritable délire patriotique, comparant l’acteur à un déserteur en pleine bataille! Encore heureux que celui-ci ne soit pas parti en Allemagne, on l’aurait traité de collabo… La réaction surréaliste du gouvernement français s’explique par la panique provoquée par ce refuge fiscal.»

Et d’ajouter:

«Crainte justifiée au demeurant : on peut tourner le problème comme on veut, une taxation à 75% n’est rien d’autre que du racket, et qu’il soit le fait de l’Etat plutôt que d’une mafia ne change rien à l’affaire. Un gouvernement ne peut pas prétendre redresser son économie en assommant ceux qui produisent et réussissent, c’est aussi simple que cela. Si vraiment ce pouvoir veut redresser la France, il doit cesser de harceler ceux qui sont capables de réussir ce redressement, plutôt que de flatter le bas peuple en désignant les riches à la vindicte populaire.»

Et sur Montebourg:

«Encore une fois, ce sont eux, les riches, les entrepreneurs, qui créeront les emplois de demain. Ce n’est pas ce pauvre Monsieur Montebourg, pathétique général sans armée qui rêve d’une sidérurgie nationalisée, sans savoir à qui il vendra sa ferraille… Cinquante ans de retard !»

Et de conclure:

«Parler de solidarité, de partage et de lutte collective pour sortir de la crise n’est qu’un bavardage supposé cacher la m… au chat. Derrière ces appels à la mobilisation générale se cache en réalité la responsabilité écrasante des gouvernements des trente dernières années, qui ont accumulé les promesses non tenues, des avantages sociaux dont ils n’avaient pas le premier franc, et une dette colossale qui ne cesse d’augmenter.»

Côté Belge, c’est pas mieux.

On est prêt à accueillir Depardieu.

Et par dessus tout, on refuse d’être un bouc-émissaire.

D’ailleurs, le ministre des affaires étrangères belge a déclaré:«Nous ne comprenons pas cette façon de trouver un bouc émissaire en disant qu’il y a un pays voisin où les Français vont se réfugier. Il n’y a eu aucune mesure prise en Belgique pour attirer un quelconque citoyen français»

Et d’ajouter:

«il y a eu une évolution du système fiscal français qui a peut-être des conséquences[…]Les mesures prises en France ont peut-être, elles, entraîné des mouvements»

Le problème de fond est le suivant:

Tout le monde paye des impôts à hauteur de ses moyens. Il est donc normal que les riches payent plus s’ils gagnent plus, car ils peuvent beaucoup plus contribuer.
Mais à hauteur de leurs moyens, un riche contribue comme un plus pauvre, pas plus, pas moins.

Dans l’absolue, une tranche à 50%, ce qui n’est déjà pas mal, aurait été plus juste et plus efficace pour les recettes de l’état.

C’était ce que proposait François Bayrou.

Comme le conclut l’éditorial du monde:

« D’une part, le taux de 75% semble punitif. Si M. Hollande avait voulu respecter l’esprit de la Déclaration des droit de l’homme, selon laquelle les citoyens doivent  contribuer à l’impôt « en raison de leurs facultés », il aurait imposé deux, trois, voire quatre tranches supplémentaires, atteignant si nécessaire le taux de 75 %. Il apparaît aussi que la fiscalité dans un seul pays est assez inefficace à l’heure de la mondialisation et de la libre circulation des citoyens en Europe»

 

En tout cas, Gérard Depardieu a déjà trois nouvelles nationalités aux choix, dont la russe.

 

 

19 décembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Laisser un commentaire

Jean Emmanuel Paillon (divers centre) revient à la charge avec la pépinière d’entreprise

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En 2008, il y avait une liste centriste, soutenue par le Modem avec comme tête de liste Jean Emmanuel Paillon (ex-Modem).

J’avais participé à l’aventure.

Le projet de la liste mettait en avant l’aspect économique, si souvent oublié par la municipalité actuelle.

Il y a plusieurs raisons à cela.

La première est financière. Malakoff a une tendance à vivre de diverses dotations  (27% selon le dernier compte administratif).

En période de surendettement de l’état, il est impératif de faire basculer une partie des recettes sur des recettes propres.

Du coup, il faut soit augmenter le nombre de ménage pouvant payer des impôts, soit augmenter le nombre d’entreprise payant des impôts, soit augmenter les taux. On avait choisi la seconde solution.

Par ailleurs, il est important de noter que un nombre d’entreprise élevé permet de faire vivre un commerce de proximité, et en particulier le commerce de bouche.

La mesure symbolique que nous avions mis en avant était la création d’une pépinière d’entreprise.

Notons qu’une pépinière d’entreprise permet d’aider les jeunes entrepreneurs et créer des entreprises devient aujourd’hui une urgence. La création d’une pépinière d’entreprise permet de participer à l’effort de redressement de l’économie nationale.

Mais Jean Emmanuel Paillon donne aussi d’autres arguments intéressants.

Comme j’ai l’occasion de le dire, le Sud de Malakoff est laissé à l’abandon et le Nord de la ville est choyé.

Dans le cadre du futur PLU, et de la nécessite dans ce cadre de revitaliser le Sud, la création de la pépinière d’entreprise pourrait avoir lieu dans le sud de la ville, prêt du clos Montholon.

La création d’une pépinière d’entreprise permettrait un pas majeur dans une dynamisation du Sud de la ville. D’autant que dans un futur lointain, il y aura une station Gare de Clamart,  et que l’éco-quartier de Clamart est dans les cartons (et y reste faute de financements).

18 décembre 2012 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’UDI prend un premier revers électoral

L’UDI, qui se veut un parti de droite modérée, ou de centre droit, a pour ambition de devenir le premier parti de la droite.

Seulement, le chemin qui reste à parcourir est encore semé d’embûche afin de dépasser l’UMP.

Effectivement, il y avait des législatives partielles dans la circonscription de Saint Maur.

Et le second tour voyait s’affronter Henri Plagnol, UDI investit par l’UMP, maire de Saint Maur, à un dissident UMP, Sylvain Berrios.

Et bien l’UDI a perdu, avec 43,3% des voix.

Après la pantalonnade de Jean Louis Borloo himself à Paris, c’est un nouveau coup dur pour l’UDI.

Plusieurs points sont à mettre en avance.

Déjà, c’est sur du local que le maire de Saint Maur a été battu. Il a été battu par son ex-adjoint.

Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire, c’est par le local que la recomposition du centre se fera.

Ensuite, pour l’instant, l’UDI ne peut avoir de députés que selon le bon vouloir de l’UMP.

Si l’UMP décide de faire la peau à l’UDI, elle en a les moyens. Elle a d’ailleurs déjà fait la peau au Modem.

 

Enfin, même si aujourd’hui la gauche ne veut pas de nous (important à répéter), il a manqué des voix à Henri Plagnol. Et c’est celle de la gauche. Les électeurs de gauches se sont dit que comme c’était entre la droite et la droite, ce n’était pas la peine d’aller voter.

 

Dans la même configuration, lors des cantonales de 2011, le centriste Grébert avait perdu aux cantonales avec 48% des voix. Toute l’opposition municipale de Puteaux s’était mobilisée en sa faveur. Comme quoi au second tour, ça a du bon le positionnement Modem.

 

L’UDI peut certes minimiser sa défaite, mais comme le signale le blog du centrisme, la route est encore longue pour l’UDI, et l’élection partielle de dimanche est un premier coup dur.

18 décembre 2012 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Un commentaire