Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

La stratégie du maximum d’adhésion

Certains partis politiques, pour montrer une dynamique, lance des campagnes d’adhésion.

On peut citer le PS avec les militants 20€, le Modem (avec ce que l’on appelle les bisounours politiques) ainsi qu’aujourd’hui le FN et l’UDI.

L’objectif est de montrer qu’un mouvement politique est dans une dynamique et donc de pouvoir montrer ses muscles par un nombre croissant d’adhérents.

Dans le cas de l’UDI et du FN, il s’agit aussi de montrer que l’UMP est dans un évident déclin.

 

Pour ma part, je trouve cette stratégie sur le long terme contre-productive, voir suicidaire.

Je pourrais raconter que c’est sans doute parce que les partis adverses seront tentés d’en profiter.
Peut-être que l’UMP de Nicolas Sarkozy a envoyé des militants au PS afin qu’ils votent en 2007 pour Ségolène Royale, candidate la plus faible face à Nicolas Sarkozy.

 

Mais la raison que j’ai envie de mettre en avant n’est pas celle-là.

Je pense que la politique pratique n’est pas toujours une partie de plaisir.

Il faut oublier les rêves de gloire.

La politique pratique n’est pas toujours une partie de plaisir (l’endroit caricaturale étant Puteaux) et lors que l’on est élu, ce n’est pas forcement la gloire.

Déjà, rien que pour être élu, il faut un véritable travail. Et généralement, c’est direction l’opposition.

Pour prendre la mairie, c’est encore plus de travail.

Pire, pour un élu de l’opposition, c’est un travail purement bénévole, et de tant en tant, surtout si le sujet est d’une importance fondamentale, c’est monter au front face à la majorité.

Et encore une fois, c’est du bénévolat.

Évidemment, dans des villes comme Puteaux, c’est tellement pire que c’est caricatural.

 

En absolue, un parti politique est là pour avoir des élus. On est dans la vision de Schumpeter de la démocratie.

Souvent, il faut se salir les mains, même si c’est pour la bonne cause (ou ce que l’on considère être la bonne cause).

Du point de vue du militant, il est important, avant de s’engager, de savoir ce qu’il pense au fond de lui-même et si il accepte une forme de médiocrité.

Effectivement, même si le parti politique décide de la jouer fair-play, il n’est pas dit que les adversaires politiques en feront de même (Les municipales et cantonales à Malakoff étaient d’abord une guerre des affiches avant d’être une guerre d’idées).

De plus un parti politique se doit d’avoir des gens sur qui il peut compter.

Chercher l’adhésion immédiate sans laisser le militant rechercher son moi profond, c’est créer des militants déçus, qui sur le long terme seront aigris, et qui détruiront le parti de l’intérieur avant de le quitter.

Ce n’est bon ni pour le militant, ni pour le parti.

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5 décembre 2012 - Posted by | Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , ,

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