Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Catherine Margaté indique que la ville ne peut plus investir

Lors du conseil municipal d’hier, il y avait le DOB (délire le nombre de termes qu’il y a dans une municipalité, celui-ci signifie débat d’orientation budgétaire).

Alors que Jean Emmanuel Paillon, l’élu divers centre (ex Modem) rappelait l’endettement élevé de la ville (encours de la dette multiplié par 10 entre 2002 et 2009, taux d’endettement de 17,3 ans selon le CA (compte administratif) 2011),

Catherine Margaté assumait fièrement les investissements de la ville (comme le centre de santé).

Et puis, ça va durer 20 ans, promis, juré.

Mais elle a également avoué qu’aujourd’hui, Malakoff ne pourrait pas refaire ces investissements.

Enfin, ça été dit!

Malakoff ne peut plus investir aujourd’hui!

Et je suis d’accord avec le constat.

Je ne remets pas en cause les investissements. Ils sont utiles à la population, font la fierté de la ville.
Par contre, je considère que la ville aurait dû prévoir un plan de désendettement plus rapide, et penser une façon de faire le plus possible d’autofinancement brut.En fait, elle aurait due principalement faire ses investissement par l’autofinancement brut plutôt que l’emprunt, et réfléchir à augmenter son autofinancement brut pour réduire au plus vite sa dette.

 

Pour faire de l’autofinancement brut, il y a deux méthodes: augmenter ses recettes ou réduire ses dépenses.

On peut également faire les deux.

Côté dépenses, le gras est dans les dépenses de personnelles.

D’ailleurs, Jean Emmanuel Paillon a raison de se poser la question du paradoxe suivant: on transfert des tas de compétences à Sud de Seine, et on reste à effectifs constants.

 

Tant aux recettes, Malakoff a massivement augmenté les impôts en 2008.

Certes, c’est souvent désagréable de payer des impôts, mais c’est néanmoins un devoir de participer à la vie de la collectivité.

Mais pourquoi augmenter brutalement les impôts?

N’aurait-on pas pu les augmenter avant, de manière plus modérée, éventuellement sur la durée en vue de mieux rembourser les investissements futurs?

En vue d’avoir plus d’autofinancement brut pour avoir moins recours à l’emprunt pour financer les investissements?

Un exemple me revient: le vote de l’abaissement des abattements lors du conseil municipal du 30/09/2008.

La taxe d’habitation est le produit de la base par le taux voté par la municipalité.

Mais la municipalité peut voter un abattement allant de 1% à 15%.

Hors, à cette époque, Malakoff était hors la loi, l’abattement était de 20%.

De plus, comme le signalait Jean Emmanuel Paillon à l’époque, l’augmentation pour un ménage allait être brutale (moyenne de 89€ par foyer fiscal).

D’où la question suivante: pourquoi ne pas l’avoir fait avant de manière progressive?

Effectivement, l’augmentation aurait été moins brutale, et Malakoff aurait augmenté son autofinancement brut dont elle a tant besoin.

D’autant que sur ce coup, Malakoff perd (selon les calculs d’époque de Jean Emmanuel Paillon) 430 000€ par an, soit plusieurs millions d’euros depuis 1993 (date d’obligation de réduire l’abattement).

 

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13 décembre 2012 - Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , ,

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