Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

La connaissance ne se met pas au niveau des élèves

Lors du conseil de quartier centre du 21/01/2013, certains arguments durant un débat sur l’école m’avaient chagriné.

La première chose était le fait que l’on n’a pas abordé la connaissance elle-même.

J’en ai parlé pour le théorème de Pythagore, la physique, et les mathématiques en général.

 

Le second aspect qui m’a chagriné, c’est cette ambiance contre l’élitisme et le fait que l’enfant, l’élève (pardon, l’apprenant), doit prendre plaisir à apprendre.

 

On est en plein dans l’Émile de Rousseau qui je le rappelle a mis ses enfants à l’assistance public.

Mieux, dans les confessions, il a tartiné des pages pour s’excuser du fait qu’il a pris plaisir à une fessé mais il y a tout d’un coup moins de page pour expliquer qu’il a mis ses enfants à l’assistance public.

 

Plus sérieusement, que l’enfant s’épanouisse, c’est mieux, mais le plus important, comme le décrit le contre modèle Rousseau, en particulier dans De la démocratie en Amérique de Tocqueville, c’est d’abord qu’il soit préparé à jouer son rôle dans la société et à tirer son épingle du jeu.

 

Or, il y a un point certain, l’atome d’hydrogène, il est ce qu’il est. Il est même quantique. Il ne se mettra pas au niveau des élèves. C’est aux élèves de se mettre à son niveau.

Faire croire l’inverse, c’est dangereux et démagogique, c’est un mensonge.

 

Certes, on va me répliquer que ce n’est que de la physique, et que tout le monde ne fera pas de la physique.

Erreur, c’est pareil pour un futur caissier. Il aura des règles à appliquer (comme être à l’heure, sourire aux clients…).

Il sera jugé sur ça.

Durant ma période de chômage (qui je le rappelle a été pénible), j’ai essayé d’être gérant de restaurant à Roissy (les restaurants sont gérés par une chaîne).

Ce qui m’avait frappé, dans les problèmes du recruteur, c’est d’avoir des jeunes de 18-25 ans qui viennent quand ils veulent, ou ne viennent pas du jour au lendemain, et qui en plus veulent être payés.

 

En fait, on est dans le problème de l’enfant tyran.

Pour mémoire, un enfant tyran est un enfant intolérant à la frustration. C’est tout tout de suite!

C’est vrai que c’est surtout le rôle des parents d’apprendre à l’enfant la frustration.

Mais c’est un chemin dangereux, de la part de l’éducation nationale, d’aller dans le sens du plaisir immédiat.

 

Quand un jeune de 18 ans n’accepte pas la frustration, je garantis que ça coûte cher à la société, socialement comme humainement.

31 janvier 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, la proche banlieue et les réserves foncières (1/5) : Il est impératif d’optimiser le territoire et les réserves foncières

Dans une ville de première couronne, et en particulier à Malakoff, il y a des problèmes de réserves foncières.

En résumé, il manque du terrain pour construire.

Effectivement, à Malakoff, au Nord, on a le 14ème arrondissement, à l’ouest, Vanves, au Sud, Clamart, Au Sud-Est, Châtillon et à l’Est, Montrouge.

Et évidemment, on a construit pratiquement partout.

 

Dans l’hypothèse où l’on récupère de la réserve foncière, il est évident qu’il est interdit de la gâcher.

Dans l’hypothèse où l’on récupère de la réserve foncière, il est du devoir de la ville de l’utiliser au mieux.

 

Mais comment utiliser au mieux la réserve foncière?

La première possibilité est de faire venir de l’économie. Du point de vue de la ville, on fait venir des entreprises qui augmenteront les ressources de la ville (en payant la CET touchée par l’agglomération).

Notons que les entreprises représentent un plus pour les habitants. Les entreprises seront un cœur faisant vivre le commerce de proximité.

Dans l’optique d’augmenter les ressources, on peut aussi faire venir des ménages en capacité de payer les impôts. Pour cela, on construit des logements (ou plus exactement, un promoteur s’en chargera).

Les ménages fortunés payeront des impôts à la commune.

Attention néanmoins à ne pas communautariser sa ville dans le même sens que Neuilly ou Saint-Maur.

 

Autre possibilité: on peut construire des logements sociaux, comme des HLM.

Dans ce cas, on construit à terme du coût en dépense de fonctionnement, et des dépenses pour la commune.

Ce n’est pas forcément un mal, car grâce à une utilisation sociale du terrain, on permet à une catégorie de la population de se loger. Sinon, s’il n’y avait que du logement privé, elle ne se logerait pas, même si elle travaille.

 

Enfin, il est imaginable aussi de faire des espaces verts qui augmenteront la qualité de vie dans la commune.

 

Notons que pour réussir une optimisation du territoire, densifier devient également un impératif.

29 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , | 2 commentaires

La droite en Italie et en France

Il l’a dit. C’est révélateur d’un état d’esprit. «Les lois raciales représentent la pire faute d’un leader, Mussolini, qui en revanche, a fait de bonne choses dans d’autres domaines» suivit de «l’Italie n’a pas les même responsabilités que l’Allemagne».

Qui a dit ça?

Berlusconi, leader de la droite républicaine (source ici).

Je condamne évidement ces propos, mais j’aimerais allez plus loin.

L’Italie a un problème avec sa droite républicaine tout comme la France a un problème avec sa droite républicaine (c’est à dire l’UMP).

Pour comprendre, il faut avoir à l’esprit que la droite est plurielle, tout comme la gauche et le centre.

L’extrême droite a une attention particulière, car elle a été au cœur du plus grand désastre humain: la seconde guerre mondiale.

Rappelons également que l’extrême gauche n’est pas mieux. Le communisme n’a pas été idéal, bien au contraire.

Mais revenons à la droite.

Donc, l’extrême droite est contre l’homme, contre la liberté et contre la démocratie.

Le régime d’extrême droite le plus connu est l’Allemagne Nazi.

On doit comme crime la Shoah.

En Italie, on a eu le fascisme.

Rappelons que ce régime assassinait ses opposants, comme Giaocomo Matteotti.

En France, on a eu le pétainisme.

Rappelons également qu’il y a eu d’autres régimes d’extrême droite par la suite, comme celui de Franco ou de Pinochet.

Beaucoup de ces régimes d’extrême droite ont d’ailleurs été installé contre le communisme et contre la démocratie par les américains, des fois avec des conséquences tragiques aujourd’hui (comme les talibans).

Rappelons également que l’ancienne dame de fer a remercié Pinochet.

Pour en revenir à la droite, il y a donc un problème, que ce soit la droite républicaine française ou l’UMP (qui s’est droitisé avec Buisson) que la droite italienne.

Effectivement, on a une droite républicaine qui met au même niveau la gauche républicaine et l’extrême droite.

Je veux bien qu’en ce moment la gauche républicaine ne soit vraiment pas très efficace, mais l’extrême droite assume la privation de liberté, la dangerosité de la démocratie…

Par ailleurs, il semble que la droite italienne ait un problème avec Berlusconi.

Effectivement, la droite italienne n’arrive pas à faire le bilan de l’action de Berlusconi à la tête de l’Italie (action pas brillante, d’ailleurs) et à le mettre à la retraite, malgré ses scandales sexuels.

En France, c’est idem. L’UMP a du mal à faire le bilan de l’action de Nicolas Sarkozy (action pas brillante d’ailleurs) et à le mettre à la retraite, malgré ses scandales (EPAD, discours sur les ROM, comptes de campagne annulés…).

Nicolas Sarkozy a été sorti en grande pompe par la porte de l’Elysée, il risque d’y revenir en douce par la fenêtre.

Pour ma part, je ferais à l’UMP le constat suivant:

Au second tour de l’élection présidentielle, j’ai voté blanc. Et aujourd’hui, je suis heureux d’avoir voté blanc, et de n’avoir cautionné ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, qui je le rappelle va aussi sur sa gauche (au moins durant la campagne).

Le mandat de Nicolas Sarkozy fut une catastrophe, et celui de François Hollande est parti pour.

Mais s’il y avait eu un second tour Hollande/Juppé ou Hollande/Fillon, bien que n’étant pas forcement fan de l’UMP (c’est même plutôt l’inverse), j’aurais néanmoins sans doute voté Juppé ou Fillon.

Il est à noter que si la droite perd les élections, c’est parce que, en moyenne, les électeurs centristes s’abstiennent au second tour.

J’ai pour ma part voté blanc aux régionales.

Enfin, j’encourage également le PS à réfléchir à la pertinence d’une gauchisation de celui-ci.
Pour ma part, par exemple, un second tour Rocard/Sarkozy ou Manuels Valls/Sarkozy m’aurait fait préférer Rocard ou Manuels Valls face à Sarkozy.

Par ailleurs, Mélenchon est dans l’opposition.

29 janvier 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Atelier Habiter du PLU (5/6): Les logements durables

Durant l’atelier Habiter du PLU, on a aussi parlé développement durable.

L’une des tables (une autre que la mienne) a fait un tellement bon travail de réflexion qu’il aurait été dommage de ne pas en rendre compte.

 

Qu’est-ce qu’un logement durable ?

Un logement durable est un logement qui dure.

Dit comme ça, c’est simpliste, mais en réalité, cette réponse simple est extrêmement profonde.

 

Il faut donc que le logement dure. L’immeuble Haussmannien, construit entre 1852 et 1870 est un immeuble durable.

Les immeubles Haussmanniens construits à Paris sont encore présents aujourd’hui en 2013.

Les grandes barres, elles, sont détruites.

On peut citer la cité Balzac à Vitry sur Seine construite en 1967 et détruite en 2012.

Cette dernière est un contre-exemple.

 

Ensuite, un logement durable consomme peut d’énergie. C’est important pour le développement durable, mais également pour la personne qui y habite, car elle diminuera ses factures énergétiques.

 

Le coût financier doit être regardé dans son ensemble.

Peut-être qu’un bon logement sera plus cher au début, mais s’il est de qualité, il y aura des économies sur les travaux, s’il est bien isolé, il y aura des économies sur la facture énergétique.

De plus, s’il dure longtemps, il n’y aura pas à le détruire pour reconstruire, ce qui engendrera également des économies financières.

 

Enfin, un bâtiment durable est agréable à habiter. C’est compréhensible, s’il est vêtus, donc de fait désagréable à vivre, il n’aura comme destiné qu’à être détruit.

Si personne ne veut habiter dans un bâtiment, il sera un gâchis territoriale et financier.

 

Pour conclure, la table proposait de fixer une charte pour les promoteurs.

28 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Comment mesurer la mixité économique sur Sud de Seine ?

La mixité économique consiste à savoir si l’ensemble d’un territoire possède équitablement des entreprises.

 

Par exemple, le département des Hauts de Seine n’est pas un territoire mixte économiquement parlant.

Le territoire des Hauts de Seines concentre un territoire avec une forte  densité de bureaux et de sièges sociaux : la Défense.

On peut aussi ajouter d’autres lieux possédant une forte densité de bureau. Je pense en particulier à Issy-les-Moulineaux, ville qui possède plus d’emplois que d’habitants.

 

J’avais déjà indiqué que Malakoff a un point noir : sa mixité économique.

Je pense qu’il serait aussi intéressant de pousser l’analyse plus loin.

Quand j’écris que Malakoff a un problème de mixité économique, je parle de son territoire seul.

 

Mais Malakoff appartient à l’agglomération Sud de Seine.

Cette agglomération est constituée des villes de Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

Il serait donc intéressant de savoir s’il y a une mixité économique entre ces quatre villes.

En allant plus loin, il faudrait comparer avec Châtillon et Montrouge.

 

Oui mais concrètement, comment mesurer cette mixité.

Je pense qu’une bonne approche serait de s’intéresser aux ressources générées par les entreprises.

En l’occurrence, la taxe professionnelle.

 

Il faudrait s’intéresser aux recettes générées par la taxe professionnelle (qui est touchée par l’agglomération), puis regarder sa répartition par ville.

Or, cette approche est incomplète. On peut s’attendre, par exemple, à ce que Clamart apporte, en valeur absolue, une contribution plus importante que Malakoff.

Malakoff a une superficie de 2,07 km2 là où Clamart a une superficie de 8,77 km2.

Il faudrait donc moyenner sur la superficie de la ville.

Il faudrait donc s’intéresser, pour chaque ville, au rapport entre la part apportée en taxe professionnelle par la ville et sa superficie.

Je pense que la comparaison de ces 4 rapports permettrait d’évaluer la mixité économique sur Sud de Seine.

Par ailleurs, l’évolution de ces rapports au cours du temps permettrait de savoir quelles villes travaillent pour son développement économique, et quelles villes ne font rien.

 

 

Évidemment, en réalité, la taxe professionnelle a été supprimée. Mais elle a été remplacée par la CET.

Le raisonnement reste donc identique, au lieu de s’intéresser la taxe professionnelle, on s’intéresse à la CET.

 

Je n’ai malheureusement pas de tels chiffres. Si quelqu’un a une idée…

27 janvier 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Atelier Habiter du PLU (4/6): La mixité économique, l’un des points noirs de Malakoff

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Le document ci-contre, présenté lors de l’atelier Travailler, aurait gagné à être plus commenté.

Malheureusement, l’atelier Travailler n’a débouché sur rien de concret.

Heureusement, l’aspect mixité économique a été évoqué lors de l’atelier Habiter, et notre table a eu le plaisir de mettre en avant cette question.

J’entends par mixité économique d’une ville ou d’un territoire le fait que l’activité économique soit répartie équitablement sur l’ensemble du territoire.

Les Hauts de Seines, qui concentre une activité importante sur la défense, n’est pas un territoire qui a une mixité économique.

Il s’agit d’un contre-exemple.

La mixité économique va avec la mixité, l’équilibre et l’égalité d’un territoire.

En résumé, on ne développe pas que les habitations. On développe en même temps le commerce et l’activité économique.

L’atelier a mis en avant la non-mixité territoriale de Malakoff.

Notre table a été plus loin dans la réflexion.

Il faut aussi une mixité économique, et un développement du Sud de Malakoff.

Il faut des entreprises dans le Sud de Malakoff. Un effort doit vraiment être fait dans ce sens dans le PLU.

La carte montre tous ce qu’il y a en activité économique (ce qui n’est pas du commerce est désigné par autre).

On voit, d’un simple coup d’œil, qu’au Sud, c’est franchement la misère.

D’autant que l’activité économique est importante. C’est un cœur. Un cœur qui fait vivre en particulier le commerce de proximité.

Là aussi, un effort doit être fait.

Nous avons également proposé, comme ça l’a été dans le programme des Démocrates de Malakoff et rappelé par Jean Emmanuel Paillon, la création d’une pépinière d’entreprise Boulevard Stalingrad.

Il y a urgence à le faire, et à le faire avant l’arrivée du métro Arc Express Gare de Clamart.

26 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Atelier Habiter du PLU (3/6): La mixité générationnelle

La mixité est quelque chose de primordiale.

Il est important de favoriser une vraie société et le vivre ensemble.

Or les gens sont différents. Cette différence n’est pas une pauvreté, au contraire, c’est une richesse, y compris économique.

Certaines personnes sont douées pour bricoler, d’autres pour manager, d’autres pour réfléchir …

Selon l’hexagone TRICAM ou RIASEC, un individu a une tendance à exceller dans un type de démarche mais à être mauvais dans un autre type.

Par exemple, les gens qui aiment réfléchir (R du TRICAM) n’aiment pas agir (A du TRICAM).

Heureusement, pour ce que l’on ne sait pas faire, il y aura toujours des personnes qui seront le faire.

 

C’est pour ça qu’il faut empêcher les individus de s’isoler. Il faut éviter la communautarisation de la société. Il faut permettre pour cela aux gens de se voir, de se parler, de savoir que chaque personne est différente.

Il faut lutter contre l’isolement de l’individu, présent dans une démocratie.

Les réunions et les conseils de quartiers en font parties. On est face à l’isolement dans une démocratie, décrite par Tocqueville dans de La démocratie en Amérique.

La mixité sociale doit donc être un objectif, et non l’isolement.

 

Il est rappelé qu’à Malakoff, où le taux d’HLM est limité à 40%, on est un exemple.

Ce n’est pas le cas de Bagneux qui a un taux d’HLM de 70%.

L’atelier a mis en avant l’aspect de l’HLM, et j’ai décrit la problématique en long, large et travers.

 

Mais l’atelier a été plus loin. On a aussi parlé de la mixité générationnelle.

Effectivement, en plus de la mixité sociale, l’atelier a insisté sur l’importance de la mixité générationnelle.

Une tranche d’âge ne doit pas être favorisée par rapport à une autre.

 

Côté personnes âgés, il a un nombre suffisant de structures.

 

Côté étudiant, c’est un peu plus faible.

Il y a une résidence étudiante (rue Etienne Dolet, vidéo ici).

Il est bien que cette question ait été mise sur la table.

26 janvier 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

La vitrine du local PS vandalisée à Malakoff

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C’est en lisant, en retard, le blog de la section PS de Malakoff que j’ai appris que le local PS a été vandalisé.

Des tags homophobes ont été gravés sur le local du PS.

Que l’on soit d’accord avec la position du PS ou pas n’a ici pas d’importance (je rappelle ma position sur le sujet est ici).

Par contre, la France est sensée être une démocratie.

Dans une démocratie, le débat avance par réunion public, par prise de position des politiques, des élus, des experts, des médias voir de simples citoyens.

Les députés, élus, représentant les citoyens, votent les lois en leur nom.

C’est la démocratie représentative.

Le PS, à tort ou à raison, a été élu car au moment des élections, les français ont estimé à la majorité qu’ils étaient plus aptes à diriger le pays.

Dans une démocratie, l’importance n’est pas de savoir gagner. L’importance est de savoir perdre.

En démocratie, la majorité a toujours raison, même quand elle a tort.

Je rappelle qu’au premier tour de la présidentielle, j’ai voté François Bayrou. Il n’a fait que 9%. Je l’accepte, c’est tout. Je ne peux pas faire autrement.

Quand son candidat n’est pas élu, le seul choix est de l’accepter, et d’espérer que la prochaine fois, il sera élu.

Si le mariage homo est une mauvaise loi, alors à charge à la prochaine majorité de corriger le tir.

En tout cas, l’opposition au projet n’a pas à vandaliser un local. Il y a d’autres moyens d’expressions.

Si on ne respecte pas les règles de base de la démocratie, on arrive à la loi de la jungle.

Moi, je tiens à la démocratie.

Comme le disait le père d’un ami, une élection est moins chère qu’une guerre civile.

C’est sans hésiter que je condamne cet acte de vandalisme, qui n’a pas sa place dans une démocratie.

26 janvier 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Laisser un commentaire

Tout se démontre en mathématique

Ce qui fait la force d’une matière scientifique, c’est que tout se démontre. En fait, il n’y a rien à apprendre dans une matière scientifique, seulement une démarche à comprendre.

On est en plein dans l’application du livre de Descartes, discours de la méthode.

Si on comprend le raisonnement, on retrouve tout.

Cet aspect est valable dans toutes les matières, y compris en Histoire. Seulement, là, il y a un minimum à apprendre (comme les dates, par exemple) afin d’avoir un bon argumentaire.

Je pense aussi que la politique devrait prendre exemple sur la pensée scientifique.

Donc tout se démontre en mathématique (et en science en général).

Prenons les médiatrices d’un triangle.

Pour mémoire, il faut rappeler que la médiatrice d’un segment [AB] est l’ensemble des points M à égal distance de A ou de B.

En résumé, M appartient à la médiatrice de [AB] si AM = MB.

Pour en revenir au triangle, prenons un triangle ABC. Soit O l’intersection des médiatrices de [AB] et [BC].

AO = OB car O est sur la médiatrice de [AB].

BO = OC car O est sur la médiatrice de [BC].

Au final on en déduit que:

  • AO = OC ce qui implique que O est sur la médiatrice de [AC]. Cela veut dire que les médiatrices d’un triangle se coupent en un même point.
  • OA = OB = OC ce qui implique que le point d’intersection  des médiatrices est le centre du cercle circonscrit du triangle ABC.

Le problème est que la démonstration de certain théorème est plus compliquée que d’autre. Dans le cas des hauteurs par exemple, je pense que c’est plus dur.

On peut aussi citer le théorème de d’Alembert qui est le seul théorème admis en classe préparatoire.

Ce qui fait que ma position est la suivante:

Quand un théorème peut être démontré, il doit toujours l’être.

La démonstration d’un théorème est partie intégrante du cours de mathématique, car la démonstration fait partie de la formation de l’esprit humain.

Dans la vie de tous les jours, il est inutile de savoir le théorème de Pythagore.

Par contre, savoir l’utiliser, vérifier que les hypothèses sont bien présentes avant vérification, ça c’est important dans la vie de tous les jours.

Former l’esprit critique, le raisonnement, c’est fondamental.

Si le raisonnement des français avait été mieux formé, la tranche à 75% ne serait jamais passée!

La démonstration d’un théorème fait partie de cette formation de l’esprit, surtout si la dite-démonstration est simple et prend seulement quelques lignes!

Je conçois que démontrer que les hauteurs d’un triangle se coupent en l’orthocentre soit difficile.

Je conçois qu’en collège que démontrer que les médianes se coupent en un point est compliqué (bien que l’on pourrait, fin de troisième, y aller par la géométrie analytique en faisant de ABC un repère pour les vecteurs ou les équations de droites).

Mais démontrer que les médiatrices sont concourantes, ça prend seulement quelques lignes. Sinon, c’est que la notion de médiatrice a été mal vue.

Démontrer que les bissectrices sont concourantes, ça prend seulement quelques lignes aussi.

Je pense que c’est dommage de passer à côté de ces deux dernières démonstrations.

Il en est de même pour le théorème de Pythagore. La mienne est à mon avis abordable en 4ème une fois que l’on a abordé le cosinus.

On ne fait que de la trigonométrie dans un triangle.

Il en existe aussi des plus simples, comme par soustraction d’aire (voir Wikipédia).

25 janvier 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Un commentaire

Et les programmes de Physique ?

Dans le débat sur l’éducation national, je pense qu’il y a un moment où il faut aborder la philosophie avec laquelle on aborde la connaissance. Je pense qu’il s’agit d’un des points noirs du système éducation national.

Comme disait l’un de mes collègues, à l’époque où j’étais enseignant (c’était dans une autre vie), l’atome d’hydrogène, il est ce qu’il est. Il ne se mettra jamais au niveau des élèves. C’est aux élèves de se mettre à son niveau.

Or, le problème, c’est que l’éducation nationale a décidé de faire croire le contraire.

Philippe Meirieu et les pédagogos ont pour moi une lourde responsabilité.

Ils ont fait de l’éducation nationale un fast-food de la culture qui au final n’apporte rien aux élèves.

Or, moi je suis pour l’élitiste. Il vaut mieux retenir 10% d’un cours élitiste que 100% d’un fast-food culturel.

Lors d’un billet précédent, j’avais donné deux démonstrations du théorème de Pythagore.

La première, à fuir automatiquement, est celle qui est dans l’état d’esprit des pédagogos.

La seconde est dans l’esprit d’un véritable enseignement des mathématiques.

Je pense qu’elle est abordable en 4ème. Il suffit de prendre en considération l’angle ACB qui est également l’angle BAH. Si cet angle est appelé b, on a a + b = 90 et f(a) = cos(a)cos(b)/2.

Au passage, je tiens également à remercier mon professeur de mathématique de 3ème qui nous démontrait tous les théorèmes.

Suite aux commentaires de JF le démocrate, je souhaiterai prolonger mes propos en parlant de la physique.

Je vais révéler deux anecdotes, qui pour moi sont révélatrices.

La première me vient de mon professeur de physique, que j’avais en 2nd et TS.

J’avais un excellent professeur de physique. Elle était agrégée de physique, 5ème position.

Pour des raisons personnelles, elle avait préférée l’enseignement en lycée plutôt qu’en classe préparatoire.

Elle m’avait raconté qu’elle était dans une commission pour les programmes de 1ère S.

Et les pontes étaient partis sur le thème de l’énergie.

Or, l’énergie est un thème difficile à appréhender.

Pour ma part, je pense que la thermodynamique est difficile, car il y a des hypothèses et des conditions d’applications qui sont loin d’être évidentes.

La connaissance de la physique statistique est pour moi un plus, afin d’aborder correctement la thermodynamique.

A cette réunion, mon professeur avait dit que comme le thème était assez compliqué, et qu’un élève de 1ère S moyen ne serait pas forcement assez mature pour l’appréhender, ça serait peut-être mieux de le reporter à la TS.

On lui a répondu :

Surtout pas, ça pourrait tomber le jour du bac.

Deuxième anecdote :

Lorsque j’enseignais en seconde, il y avait de la spectroscopie. C’était en début d’année.

L’objectif était de montrer qu’à partir de la spectroscopie, il était possible de déterminer les éléments chimiques d’une étoile et sa température.

Problème, il y a des tas de spectres, et on se demande vite pourquoi.

Pour les atomes, si il y a des spectres discret, c’est parce qu’ils sont des objets décrits par la mécanique quantique. Les électrons  sont sur des niveaux d’énergies, et les raies qui correspond à un spectre discret, correspondent à une transition clairement définit. Je rappelle que ce principe est utilisé dans les lasers.

Certains spectres semblent continus, mais en réalité, ce n’est pas le cas. C’est juste que les niveaux d’énergies sont très proches, on ne ressent donc pas la discontinuité. Dans ce cas, on parle de spectre de bande. C’est le cas du permanganate de potassium.

Enfin, d’autres spectres sont réellement continus. C’est lié au rayonnement du corps noir, et on a comme conséquence la loi de Stefan-Boltzmann ou la loi de Wien. On en déduit la température.

Or, comment aborder la spectroscopie, thème donc difficile, de tel façon que les élèves se l’approprient ?

On pourrait se baser éventuellement sur la chimie, mais les couches K,L,M sont abordés plus tard.

Je me suis posé la question et j’ai fini par avoir la réponse.

On fait de la spectroscopie car c’est joli et qu’il y a des couleurs.

C’est totalement idiot car ma photocopieuse est en noir et blanc.

Ce qui est sûr, c’est que lorsque l’on aborde la construction des programmes avec cet état d’esprit, il est tout à fait normal, malheureusement, que les élèves (pardon, les apprenants) ne prennent pas au sérieux les professeurs et finissent par leur cracher dessus.

Par pitié, commençons par prendre au sérieux les élèves et faisons leurs un cours sérieux.

Tout le monde y sera gagnant !

24 janvier 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | 6 commentaires