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Quelques Westerns de Sergio Corbucci(1/2):Django

Tarantino sort aujourd’hui son prochain film, dont on est en train de beaucoup parler.
Pour mémoire, il s’agit d’un western contant le combat d’un ancien esclave, aidé par un chasseur de prime, qui a juré de sauver sa femme qui a été vendu à un riche et sadique (car le méchant est toujours sadique dans un western spaghetti) propriétaire d’une plantation.

Tarantino, en prenant comme genre le western spaghetti, entend parler d’un sujet qu’aux USA on n’a toujours pas enterré: l’esclavage des noirs (abordé également dans De la démocratie en Amérique).

Le moment de revenir sur le genre, et pas qu’en BD.

 

Le moment de revenir sur la source d’inspiration d’un des 3 Sergio: Django(1966)

Ce film compte les aventures d’un déserteur nordiste, Django (joué par Franck Néro) dans un village du Sud.

Il traine derrière lui un cercueil dans la boue.

Le village est en proie à une bande de révolutionnaires mexicains et à un riche propriétaire raciste.

La trame ressemble à celle de Pour une poignée de dollars, mais à la différence de l’homme sans nom joué par Clint Eastwood, Django a un nom et un passé.

 

Ce western a fait scandale à l’époque de sa sortie. Ce fut l’un des westerns le plus violent jamais réalisé.

Le nombre de mort est important, notamment lorsque Django sort de son cercueil une mitrailleuse histoire de tuer le Ku Klux Klan du général confédéré Jackson (le riche propriétaire).

 

Il y a aussi une symbolique forte dans ce western.

Dans le western classique américain, le héros, parfait, beau, propre et fondateur de la grande nation américaine, arrive au galop sur son cheval blanc.

 

Dans Django, le héros arrive sale trainant dans la boue un cercueil.

De plus le héros est cynique et individualiste (comme dans tout western spaghetti).

Au début du film, il sauve une femme qui allait être fouetté et exécuté.

Celle-ci le remercie de l’avoir sauvée, et d’avoir été gentil et intentionné.
Django l’embrasse en disant qu’il faut bien que la magie (et par extension le mensonge) dure jusqu’au bout.

 

Il est aussi d’une certaine façon surprenant que le film ait fonctionné. La légende veut que le réalisateur ait au début l’idée du héros trainant le cercueil et le nom du héros.

L’ambiance de tournage était plutôt très cool et l’histoire écrite au fur et à mesure.

 

Au final, Django est un bon western populaire, pas le meilleur de Sergio Corbucci, mais le plus connu, et son premier grand succès.

Il est important dans l’histoire du western spaghetti.

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16 janvier 2013 - Posted by | Cinéma | , , , ,

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