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[Kogoro Columbo]: Harry Columbo, l’homme qui défia le clan Corleone

Parlons du passé de cette chère Shimazu. Et décrivons les épisodes marquant de sa vie. Je présente donc le père, Harry Columbo. C’est un héros, un vrai de vrai. C’est le héros américain.

Et puis il y a la mère, Azoko Kogoro, fille d’un clan Yakuza. Au début, j’étais parti sur le trip homme d’affaire. Mais les Yakuzas, ça donne un aspect tragique au personnage.

La machine à remonter dans le temps remonte loin, jusqu’en 1986.

Autrement, il s’agit toujours d’un brouillon.


L’histoire de Shimazu commença le Mardi 1 Juillet 1986.
L’homme d’affaire japonais Kitano Kogoro était alors en visite à Los Angeles.
Il avait amené sa fille, Azako Kogoro.
Il avait un rendez-vous d’affaire avec Don Carmine Corleone ainsi que son fils Alberto Corleone.
Don Carmine Corleone avait amené sa fille, Sophia Corleone.

Kitano était un célèbre Yakuza. Sa mère était Oiran à Hiroshima.
Kitato n’avait jamais connu son père. Il avait été envoyé au front durant la seconde guerre mondiale.
Il avait survécu à la bataille d’Iwo Jima et avait été fait prisonnier par l’armée américaine.
Pendant ce temps, sa mère mourut lors du bombardement de Hiroshima.
Il s’évada rapidement et revint au Japon.
Fin 1945, il rencontra une femme qu’il épousa rapidement. Elle lui donna une fille au bout d’un an mais mourut quelques jours plus tard.
Kitato s’installa à Tokyo où il ouvrit un restaurant. Voulant investir sur le long terme, il travailla dur et épargna.
Il refusa de payer l’impôt féodal à une famille de Yakuza.
Son établissement fut détruit et sa fille tuée.
Il vécut à partir de ce moment en tant que vagabond.
Dans la moitié des années 50, il sauva la vie de Toshiro Ishii.
Toshiro était vieux et il savait qu’il allait mourir. Il n’avait plus de femme, celle-ci lui avait laissé une fille.
Il était peu probable qu’il aurait le temps de former un fils, sous-entendu qu’il se remarierait.
Kitato avait sauvé la vie de Toshiro lors d’une violente fusillade. Par ailleurs, Toshiro s’aperçu très vite que Toshiro avait de très bonne facultés intellectuelles.
Il le prit sous son aile et le forma.
Il lui fit épouser sa fille et il eut une petite fille qui fut baptisé Azoko.
Toshiro mourut en 1962.
Kitato repris le flambeau. Il décida d’internationalisé ses activité. Il s’implanta aux États-Unis, en Chine et partout où il le pouvait.
Il tissa des accords avec la mafia et les triades.
Son empire monta et il fut reconnu comme l’un des plus grand Yakuza de son époque.

C’est dans le cadre de ces accords qu’il rencontra Don Carmine Corleone.

Kitato était habillé simplement. Il portait un costume gris et une cravate bleue.
Il avait certes des cheveux blancs, mais ça ne l’avait pas vieilli.
Son visage semblait jeune, d’autant qu’il était très bien rasé.
Il avait emmené sa fille. Elle portait un kimono violet qui mettait en valeur sa beauté.
Sa longue chevelure brune tenait grâce à ses épingles dans les cheveux.
Elle marchait avec grâce, ce qui faisait la fierté de son père.

Kitato avait également amené son avocat. Il s’agissait de Sasuke Akuma.
Il était jeune, entretenait son apparence, et restait d’un calme olympien.
Il portait un costume gris et une cravate rouge.
Kitato l’avait rencontré alors qu’il cherchait quelqu’un pour le seconder.
Il avait été impressionné par ses ambitions et il en avait fait son homme de main.
Le choix avait été le bon, car Sasuke était la personne qui avait mis en chantier l’idéal de Kitato : l’internationalisation.

Don Carmille Corleone était lui très âgé. Il était habillé d’un costume qui le rendait encore plus strict.
La couleur de celui-ci, le noir, qui était la couleur de sa cravate, et de ses chaussures, catalysait son caractère de comptable.
Son fils, Alberto, était habillé d’une chemise à fleur. Il portait un pantalon gris clair et des chaussures blanches.
Sa fille, Sophia, portait une robe noire. Ses cheveux blonds étaient bien coiffés, et elle marchait également avec grâce, ce qui faisait la fierté de son père, également.
La salle du restaurant, située au dernier étage d’un building.
Ornée de riches décorations, de grandes tables, la nourriture était délicieuse.
Mais en plus de déguster une succulente cuisine, on pouvait admirer des couverts en or et argent.
Les lustres, contenant un nombre non estimable de diamants, éclairait la pièce.
Kitato et sa famille se dirigèrent vers le clan Corleone.
– Don Corleone, je suis heureux de vous voir. Kitato serra la main du don.
– Moi de même, monsieur Kogoro, fit Don Corleone en embrassant son invité.
– Je vous présente mon avocat, maître Akuma, et ma fille, Azoko.
– Enchanté, maître, dit-il en serrant la main. Et de même, mademoiselle Kogoro. Il lui fit le baisemain.
– Ravie de vous connaître, répondit Azoko.
– Cher ami, repris Don Corleone, je vous présente mon fils, Alberto, et ma fille Sophia.
Kitato Kogoro serra la main d’Alberto et baisa la main de Sophia.
Puis le don déclara :
– Les filles, amusez-vous bien, nous allons parler d’affaires d’homme.
Les filles furent rapidement mises à l’écart.
– Très chère, vous avez un costume étrange, dit Sophia. Un kimono en plein Los Angeles.
– Mon père insiste pour que l’on respecte la tradition, même si il modernise son activité.
– Je vois. Vous marchez avec grâce, très chère.
– Vous aussi.
– C’est mon père, je suis sa vitrine.
– Moi de même. Par ailleurs, ce kimono a une autre utilité.
– Ah oui, laquelle ?
– De me trouver un époux.
– Et cela fonctionne-t-il ?
– Fort heureusement non.
Les deux filles se regardèrent. Puis elles se mirent à rire.
– Toutes les filles rêvent d’un prince charmant.
– N’avons-nous pas dépassé cet âge ? Demanda Azoko.
– Voulons-nous le dépasser. Nous somme des vitrines et des prix. Nous servons de lot de consolidation.
– Vous marquez un point. Mais qui serait assez stupide pour nous enlever.
– Un homme à épouser, peut-être.
– Un homme qui pour notre beauté bravera tous les dangers. Que c’est romantique.
– Comme vous le dites, il faut bien rêvé.
– Pas faux.
Au loin, Don Corleone glissa à son interlocuteur :
– Nos filles semblent bien s’entendre.
On passa à table.
On allait manger une bisque de Homard en entrée.
Soudain, un plouc arriva.
Il portait un jean, un tee-shirt blanc, des baskets et un blouson.
Il était brun et portait des lunettes de soleil.
Rasé correctement, il semblait négligé sur le reste de sa tenue et ses cheveux noirs.
Il marcha en direction du Don.
– Tiens, l’inspecteur Harry Columbo. Savez-vous qu’il est persuadé que j’ai fait tuer une fille, qui ça déjà ?
Harry Columbo sorti une cigarette. Il prit de sa poche un briquet, et alluma celle-ci.
Il en tira une bouffé.
– Linda
– Ah oui, voilà, Linda.
Le Don et Alberto se mirent à rire.
– Vous avez tort de rire. J’ai aujourd’hui une preuve.
– Une preuve ?
– Oui, j’ai retrouvé un chèque que vous lui avez signé. Elle l’a déposé. Vous allez avoir du mal à nier que vous ne la connaissez pas.
Harry sorti une enveloppe de son blouson et la posa sur la table.
– Espèce d’encu…
Le Don tomba la tête dans sa soupe.
Harry s’éloigna. Alberto ouvrit l’enveloppe : elle était vide.

Harry rentra au commissariat.
Celui-ci était délabré et mal entretenu. Les bureaux densifiaient un faible espace du local.
Soudain, cri se fit entendre.
« Columbo ! »
Un des collègues se tourna vers Harry et lui dit :
– Il me semble que le chef veut te voir.
Celui-ci alla vers une pièce à l’écart qui était isolé.
Dans la pièce, se tenait un bureau bien rangé et une série d’armoires.
Le bureau était occupé par un homme habillé d’un modeste costume gris, d’une cravate bon marché.
Il était chauve. Sa forme faisait penser aux intermèdes comiques des grands films d’actions.
– Columbo, qu’avez-vous foutu en pleine réunion entre la famille Corleone et Kogoro. Avec vos conneries, j’ai le maire qui se plaint, et la famille Corleone compte porter plainte contre la municipalité. Une chance que vous ayez fait une saisie sur une cargaison de drogue il y a deux semaines, et que la semaine dernière, vous ayez stoppez des braquages, avec d’important dégâts d’ailleurs.
– Je ne fais que mon boulot.
– Et en quoi aller voir Corleone, et lui faire une crise cardiaque, fait partie de votre travail.
– Je rappelle qu’il s’agit du chef de la mafia.
– Des preuves ?
– Et qu’il a fait assassiner Linda Eve. Je voulais relancer l’affaire.
– Et alors, des preuves ?
– J’espérais avoir une réaction du Don. Ce que j’ai eu.
– Franchement, vous êtes trop bête, avancez sur une affaire sérieuse, comme le vol de l’industriel Zuckerberg Ford. Sortez de mon bureau.
Harry Columbo sorti du bâtiment.
Il sorti une cigarette, l’alluma et en tira une bouffé.
Une voix l’interpella.
« Inspecteur ».
Il se retourna en direction d’une jeune femme. Elle devait avoir environ 20 ans. Elle avait une robe sobre et une chevelure blonde.
– Elizabeth
– Vous semblez soucieux.
– Ce n’est rien.
– Je vous offre un verre.
Elizabeth emmena l’inspecteur Harry dans un bar quelconque, avec des tables disposées de façon quelconque et un comptoir quelconque.
Le miroir posé sur le mur derrière le comptoir permettait d’observer un lieu quelconque, triste et déprimant.
Le silence était de mort.
Le barman s’approcha.
– Ce sera ?
– Café bien noir pour moi.
– Bien mademoiselle, et vous ?
– Une bière.
Pendant une minute, Elizabeth savoura son café. Puis elle s’adressa à l’inspecteur.
– Je vous remercie pour tout ce que vous faite pour moi.
– Ce n’est rien.
– Vous savez, ça été dure pour moi. La drogue, la prostitution, la désintoxication, mais grâce à vous, j’ai pu changer de vie. Ça fait quatre ans maintenant. Linda n’a pas pu s’en sortir. Je sais que c’est Don Corleone qui en est responsable, mais personne ne me croie.
– Moi, je vous croie, et je sais que c’est lui. Il a sa mort sur sa conscience. Mais maintenant, le don est mort.
– Pourquoi vous donner tout ce mal.
– Car toute personne mérite justice. Et une position financière avantageuse ne doit pas être un frein à la justice.
Soudain, Elizabeth cria.
– Attention.
Et elle poussa l’inspecteur à terre.
Un coup de feu retenti. La cervelle d’Elisabeth éclata en morceau. Le sang gicla.
L’inspecteur sauta derrière le comptoir, esquivant une balle qui éclata la glace.
Il sorti de son blouson un Smith et Wesson modèle 29. Il leva la tête. Un homme tenait une arme. Il tira une nouvelle fois. L’inspecteur esquiva. Rapidement, il se leva, tira dans la main de l’homme. Il lâcha son arme.
L’homme s’enfui en sortant du bar. Harry le poursuivi. Une voiture arriva. De l’arrière, un homme sorti avec un uzi. Il tira sur l’inspecteur.
Celui-ci se mit à couvert derrière une voiture. Les éclats de verre tombaient partout.
Le second homme cria au premier.
– Monte.
Celui-ci monta à la place du mort.
La voiture démarra.
Harry sorti de son couvert.
Il tira une balle qui fit éclater la vitre arrière, puis une seconde qui éclat la tête du passager arrière qui tentait de riposter.
La suivante se logea dans le coffre. Puis la dernière éclata le pneu.
Le conducteur perdit le contrôle de son véhicule qui fonça dans un camion-citerne qui fournissait une station-service.
Le conducteur, qui avait allumé une cigarette, lâcha celle-ci et s’enfuit.
La voiture percuta le camion. Au bout de quelques minutes, un incendie se déclara. Les gens fuyaient, attendant l’arrivée des pompiers.
Le soir même, le supérieur de l’inspecteur repassa un savon à celui-ci.

Le lendemain, Sophia et Azoko se promenaient dans Los Angeles.
– Je déteste ma famille, commença à déclarer Sophia.
– Vraiment ?
– Oui, au-dessus des lois, me voyant que comme une dot. Et devant me la fermer.
– Je comprends. C’est pareil pour moi.
– J’aimerai pouvoir être libre.
– Moi de même.
– Et courageuse.
– Moi de même.
– J’envie et je jalouse l’inspecteur Harry Columbo.
– Vraiment ?
– Venir défier ma famille, c’est courageux. Tout ça pour une femme oubliée.
– Courageux et stupide. Cet homme est certes courageux, mais il est stupide.
Soudain, elles s’arrêtèrent devant un marchand de journaux.
Un titre attira l’attention de Sophia.
– L’inspecteur Columbo a encore fait parler de lui hier.
Le journal fut vite acheté.
On parla du célèbre inspecteur Harry Columbo, qui au péril de sa vie, tenta d’arrêter de vulgaires voyous qui l’avait pris pour cible, ce qui provoqua un incendie impressionnant.
A la lecture des exploits relatés par le journal, Azoko déclara :
– Effectivement, cet homme, est courageux. Il a du cran, mais il est vraiment stupide.

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3 février 2013 - Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | ,

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