Le blog de Phil

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[Kogoro Columbo] Le boucher

Shimazu Kogoro Columbo a un adversaire à sa hauteur, le tueur. Il s’agit d’un type tuant avec raffinement et subtilité. C’est l’adversaire idéal pour une fille aussi brillante que Shimazu Kogoro Columbo. Il fallait bien également un adversaire digne de ce nom pour son père, l’inspecteur Harry Columbo. Nous aurons donc le boucher.

Autrement, il s’agit toujours d’un brouillon.


 

C’était le lundi 7 Juillet 1986.

A la terrasse d’un café de Los Angeles, deux hommes prenaient une consommation.

Le premier était Lecter Dance.

Il était brun et avait un visage austère. Il portait un costume gris et une chemise blanche. Il était bien rasé et avait noué une cravate rouge.

En face de lui se tenait Barzini Marroni. Il portait un costume noir. Il était chauve et son âge était visible par les rides sur sa face.

Il était l’un des chefs des familles maffieuses de  Los Angeles.

 

C’était le Mercredi 30 Avril 1986.

Lecter Dance était dans une des rues sombre de New York. Il pleuvait. Il était face à un garage.

Il se dirigea vers le patron des lieux.

Celui-ci, bien que travaillant énormément restait souriant et prenait la vie d’un bon côté.

Il faisait un nombre d’heures incalculables afin de nourrir sa famille et de rembourser l’emprunt qu’il avait contracté pour monter son entreprise.

Lecter arriva vers le patron du garage.

–          Que puis-je pour vous, monsieur ? Demanda le garagiste.

–          C’est pour une expérience.

Lecter sorti son révolver. Il s’agissait d’un colt.

Il tira en direction du garagiste.

Une balle atteignit son cœur. Il tomba dans une mare de sang.

Lecter attendit quelques minutes.

A la suite d’un long silence, il cria :

–          Ohé, j’ai tué quelqu’un. C’était prémédité.

Il tira un coup vers le sol.

–          Je souhaite faire des aveux complets.

Une voix lointaine se fit entendre :

–          Ta gueule, on s’en fout, on veut dormir.

Lecter sourit.

C’était le Mercredi 16 Août 1984.

Le 29 boulevard Haussmann, bien qu’étant le siège de la société général, avait une faible activité en ce mois d’Août. Même une moto avait été abandonnée depuis quelques mois à quelques mètres de là.

Un camionnette arriva et se gara devant l’entrée. Six hommes masqués en sortirent.

Ils tenaient deux sacs de voyage. Seul un homme portait en plus un sac à dos.

Les hommes rentrèrent dans le siège de la société générale. Ils posèrent leur sac et en sortirent des uzis.

L’homme avec un sac à dos cria :

–          Tout le monde à terre, ceci est un hold-up.

Et il tira en direction du guichetier. Celui-ci tomba raide mort sous l’impact des balles.

–          Toi, tu ne préviens pas encore la police.

Puis il se tourna vers deux de ses acolytes.

–          Surveillez l’entrée. Que personne ne rentre ou ne sorte.

Et en se tournant vers les autres.

–          Attachez les otages.

Chaque otage était assis devant le comptoir, qu’il fut employé de la banque ou client, les mains liés derrières le dos.

Soudain, deux employés de ménages descendirent.

Ils se tournèrent vers le patron.

–          On s’est occupés des autres étages.

–          Bien.

Puis le chef se tourna vers un de ses subordonnées.

–          Toi, tu viens aux coffres avec moi.

Puis il se tourna vers les faux hommes de ménages.

–          Vous aussi. Le reste, surveillez les entrées et les otages.

Ils allèrent vers la salle des coffres. Chaque mesure de sécurité fut détournée. Un des hommes utilisait un chalumeau. Il vint à bout du coffre-fort.

–          Bien, mettez les billets dans le sac, ordonna le chef.

Le patron commença à remplir son sac à dos de billets de 500 francs.

Puis il remonta.

Les sirènes de polices se firent enfin entendre.

Les voitures de la force publique se rangèrent pour faire un mur devant la porte de la banque.

Un homme, assez jeune, bien bâtit, sorti de la voiture. Il était bien habillé, plutôt mince et portait un bon costume. Il se tourna vers un des policiers.

Celui-ci lui dit :

–          Commissaire Maigret.

–          Qu’avons-nous ?

–          Un hold-up. Selon la personne qui nous a appelés, six hommes sont sorti de cette camionnette. Ils sont rentrés dans la banque.

–          Bien, prévenez le GIGN, il doit y avoir des otages. Je vais tentez de gagner du temps.

Le commissaire prit un haut-parleur.

–          Ici le commissaire Mallet Maigret de la police judiciaire. Le bâtiment est cerné. Vous n’avez aucune chance de vous en sortir.

Le chef alla vers la fenêtre.

–          J’ai des otages. Si vous ne dégagez pas, je n’hésiterai pas à les descendre.

–          Ca ne dépend pas de moi.

–          C’est ça, téléphone à ton ministre, mais sache que je n’hésiterai pas à en tuer un.

L’un des braqueurs alla vers son patron.

–          Vous pensez qu’ils ne voudront pas risquer la vie des otages ?

–          Ne t’en fait pas, je suis sûr de mon plan.

Le braqueur tourna le dos.

Aussitôt, le chef pointa son uzi sur ses coéquipiers. Puis le plus rapidement possible, il leur tira dessus et les tua tous.

–          Mais mon plan n’a jamais été de sortir avec des valises pleines. Ce qui est dans mon sac à dos suffira.

Il rechargea rapidement son arme, puis il tua tous les otages.

Dehors, les bruits se faisaient entendre.

Le commissaire Mallet Maigret porta sa voix à l’aide du haut-parleur.

–          Que se passe-t-il ?

Le chef enleva sa cagoule. Puis il répondit :

–          Je suis Lecter Dance, et j’ai tué tout le monde. Je suis le boucher. Venez me chercher, je suis seul.

Le commissaire attendit. Puis les patrouilles du GIGN vinrent.

–          Commissaire Mallet Maigret.

–          Commandant Rama. Que puis-je pour vous ?

–          Un fou est à l’intérieur. Il dit qu’il a tué tout le monde, otages comme coéquipiers. On garde l’entrée. Il n’est pas sorti.

–          Bien, on lance l’assaut.

Aussitôt, le GIGN pris position autour du bâtiment.

Lecter sortit de sa poche de pantalon une télécommande.

Il appuya dessus.

La camionnette des braqueurs explosa. L’explosion souffla tous les membres du GIGN.

Lecter sorti, et tira en direction des voitures de polices amochés. Pendant qu’il effectuait un tir de couverture, il courrait en direction de la moto. Il détacha le cadenas de l’antivol, et démarra au quart de tour. Il roula le plus vite possible vers la gare Saint Lazare, puis se fondit dans la foule.

 

C’était le mardi 15 janvier 1985, dans une cabane perdue au fond de la France. Une voiture s’arrêta.

Trois hommes, dont Lecter Dance, en sortirent. Ils ouvrirent le coffre.  Ils traînaient une jeune femme d’environ 16 ans. C’était la fille du riche industriel, Serge Dufour, qui avait fait fortune en vendant de l’électro-ménager.

Ils l’attachèrent à une chaise à l’aide de menottes.

Puis Lecter Dance se tourna vers un de ses nouveaux hommes de main.

–          Occupe-toi de la rançon.

–          Bien.

Celui-ci sorti pour ne revenir  qu’au bout de quatre heures.

–          C’est fixé.

–          Parfait.

Lecter Dance sorti discrètement un révolver.

Puis il tira sur son premier homme de main, puis sur son second.

Il se retourna vers son otage.

–          Tu vois, mon chien a faim, et j’aime beaucoup mon chien.

Lecter fit rentrer un rottweiler.

Il le caressa.

–          Tu as faim, hein. Je vais te préparer de la pâtée pour chien.

Il prit le corps d’un de ses ancien complice, le découpa en morceau, le passa au hachoir et donna le tout au chien qui se régala.

Au bout de quelques jours, la pâtée fut finie par le chien. Lecter en refit avec son autre complice.

 

Quelques jours passèrent, Lecter appela le bureau du commissaire Mallet Maigret.

–          Commissaire Mallet Maigret, j’écoute.

–          Bonjour commissaire. Dans le courrier du jour, vous allez recevoir un plan. J’ai  enlevé la fille Dufour. J’ai la rançon, le plan vous conduira à elle.

Lecter raccrocha.

Au bout de quelques heures, la porte fut défoncée. Le commissaire Mallet Maigret entra.

Le chien mangeait sa pâtée. Au plafond, il y avait un croc de boucher qui tenait la tête de la fille Dufour.

 

Le 7 Juillet 1986, Lecter était aux États-Unis.  Il prenait un café avec  Barzini Marroni qui commença à parler de son contrat.

–          Il faut empêcher la famille Corleone de faire affaire avec la famille Kogoro. Je pense que la meilleure façon est de discrédité la famille Corleone est de s’en prendre à la fille Kogoro, et pourquoi pas en même temps à la fille Corleone. Il semblerait que Sophia et Azako soient très amies.

–          Je pense que pour moi, c’est un travail facile.

–          Deux milles dollars  si vous éliminez Azako Kogoro, quatre milles si vous éliminez en plus Sophia Corleone.

–          Ce travail me convient.

Lecter Dance sorti son révolver. Puis il tira sur Barzini Marroni.

–          Mais je l’accepte gratuitement, car j’adore tuer.

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3 mars 2013 - Posted by | Littérature, Shimazu Kogoro Columbo | ,

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