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L’opposition et les municipales de 2014 à Malakoff (3/4) : L’élu de l’opposition doit se construire sur la durée

Après avoir écrit précédemment que la faiblesse de l’opposition sur Malakoff permet de maintenir les communistes, et après avoir rappelé le rôle de l’élu de l’opposition, il est temps de se poser la question de savoir comment l’élu de l’opposition pourra être élu de la majorité un jour.

 

Pour moi, le premier point est d’avoir en tête le mot durée.

L’élu de l’opposition ne doit pas seulement avoir comme objectif le siège. Dans l’hypothèse où il en a un, il doit faire durer son équipe, et occuper le terrain. Faire son travail de contrôle et porter le débat sur la durée de la mandature, de préférence intelligemment (les crottes de chien, ce n’est pas sérieux).

 

Le problème est qu’en général, l’élu de l’opposition est élu, puis il dort 5 ans et après, il se réveille un an avant.

Le problème, c’est qu’un an avant, le résultat est déjà écrit. Faire basculer la mairie, ça ne se travaille pas durant les élections, mais en dehors des élections.

Après tout, on parle de quelqu’un qui a pour objectif d’appliquer une politique.

 

Je vais prendre deux exemples d’élus de l’opposition qui ont une chance de prendre la mairie de leur commune.

 

Le premier est Christophe Grébert, élu Modem de Puteaux.

Il est connu pour son blog.

Il a été élu en 2008. Depuis, il est présent, notamment sur Internet, Facebook et Twitter.

Mais il ne se contente pas que d’être présent. Il alerte également la population, notamment par son site internet, des dérives et des points noirs de la municipalité.

On peut trouver les finances, les gaspillages, les travaux digne du château de Versailles, le clientélisme… et j’en passe.

D’ailleurs, cet activisme lui vaut d’être poursuivit régulièrement en justice.

 

Le second exemple est Jean Didier Berger, élu UMP de Clamart.

Là aussi, il est présent par son blog, Twitter et Facebook.

Il informe régulièrement les clamartois de ce qui se passe localement sur Clamart.

Là aussi, il joue son rôle d’opposant sur divers dossiers comme les travaux, l’urbanisme, le budget et également les affaires du maire de Clamart.

 

On voit bien que l’aspect communication et travail de terrain joue. Ce que je dis est évidement indépendant du fond, auquel on peut adhérer ou pas.

 

Le problème, c’est qu’à Malakoff, on a les contre-exemples.

Les élus de l’opposition sont totalement absents.

Le blog de Thierry Guilmart (UMP) est très peu alimenté et parle peu de Malakoff.

Quant à Jean Emmanuel Paillon, qui a des tribunes dans le Malakoff info intéressante, il a fermé son blog (les démocrates de Malakoff) en 2009 ou 2010.

 

Du coup, aucun média (excepté le mien) ne donne une vision différente de la politique municipale de Malakoff.

 

Pour conclure, prendre la mairie pour l’opposition est une question de chance. Mais si l’opposition occupe son espace, elle augmente les chances de devenir demain la majorité.

 

Certes, même si l’opposition occupe le terrain, ce n’est pas pour autant qu’elle prendra la mairie. Mais si elle n’occupe  pas le terrain, la probabilité d’être majoritaire est bien plus faible.

 

Je vous avais dit qu’élu de l’opposition c’est ingrat.

Mais c’est le prix de la démocratie.

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19 avril 2013 - Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , ,

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