Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le CA 2012 de Sud de Seine

Hier se déroulait le conseil communautaire de Sud de Seine.

On a voté le CA (compte administratif) 2012.

 

N’ayant pas les documents, je n’en ferai pas une analyse détaillé.

Néanmoins, je peux écrire ici les notes que j’ai prises.

 

Le résultat est de 2 millions d’euros avec un déficit de la section de fonctionnement de 4 millions d’euros.

 

L’autofinancement, dont il n’a pas été précisé par Pascal Buchet si c’était le brut ou le net, est de 2.3 millions d’euros.

 

Côté réalisation, la section de fonctionnement est de 99% et celle d’investissement est de 57%.

Le faible taux de réalisation en investissement est dû au fait que les travaux dans les piscines de Bagneux et de Clamart ont pris du retard.

 

Côté recettes, la réalisation des recettes de fonctionnement est de 100%.

 

Le produit fiscal a augmenté de 2.2%.

 

Par contre, l’ensemble des dotations de l’état a une augmentation limité. Je regrette que Pascal Buchet s’en plaigne, l’état doit se désendetté, c’est un impératif.

 

A noter que la dotation intercommunalité est en hausse (+ 197 k€ soit +4,8%)

 

Côté opposition.

Pour l’UMP, Jean Didier Berger étant absent au début, c’est Thierry Guilmart qui a pris la parole.

 

Il a pointé le faible taux de réalisation des investissements.

 

Il a aussi pointé le fait que les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 3%.

Il trouve ça choquant, étant donné que l’on est en crise et que l’intercommunalité est sensé faire  faire des économies d’échelles.

Pascal Buchet a beau répondre qu’il faudrait comparer à paramètre constant, et qu’il y a plus de compétences prises par l’agglomération, je reste plutôt d’accord avec le fait qu’il faille réduire les coûts.

 

Côté Modem, l’élue Marie Darves Bornoz a pointé le fait que le budget soit voté vers Avril.

Celui-ci devrait être voté plus  tôt afin de pouvoir mieux mettre en œuvre les dépenses, en particulier les dépenses d’investissement.

 

A noter que les excédents du CA 2012 ont été affectés au budget 2013 pour moins avoir recours à l’emprunt.

31 mai 2013 Posted by | Conseil communautaire, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2012 de Malakoff (7/7) : La dette de Malakoff

En 2011, la dette de la commune était de 42 898 357,63€.

Elle est de 39 881 858,29€ en 2012.

Entre 2011 et 2012, on a remboursé 3 016 499,34€.

 

A partir d’une hypothèse de calcul brutale, il est possible d’estimer l’évolution de la dette pour les prochaines années.

 

Hypothèse : la ville rembourse chaque année la même part de dette, soit 3 016 499,34€.

 

Dans ce cas, la dette est une fonction affine, dont la courbe représentative est une droite.

Son coefficient directeur est négatif, étant donné que l’on rembourse de la dette.

 

On a D =m (yy0) + D0.

D est la dette de la ville, y l’année, y0 l’année de référence et D0 la dette durant l’année de référence.

On a un coefficient directeur m, qui est négatif.

Avec Excel, on arrive à :

2011 42898357,63
2012 39881858,29
2013 36865358,95
2014 33848859,61
2015 30832360,27
2016 27815860,93
2017 24799361,59
2018 21782862,25
2019 18766362,91
2020 15749863,57
2021 12733364,23
2022 9716864,89
2023 6700365,55
2024 3683866,21
2025 667366,87
2026 -2349132,47
2027 -5365631,81
2028 -8382131,15

 

Grand principe : la dette ne peut pas être négative.

Cela veut dire qu’en 2026, la commune aura remboursé totalement sa dette.

Pour le reste, rien de nouveau par rapport au CA 2011 et au budget 2013.

ca_2012_dette

28 mai 2013 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Tournons la page du mariage gay et parlons enfin des vrais problèmes de la France !

J’aimerai apporter mon grain de sel au billet de l’Hérétique dont je partage les grandes lignes.

 

Il est vraiment temps de parler des vrais problèmes de la France, comme je l’avais déjà écrit précédemment.

 

Il s’agit déjà de crédibilité de la classe politique.

Imaginez un politique parlant avec un chômeur et ayant le discours suivant (je caricature, je sais) :

« Bonjour, tu es au chômage. Tu n’es personne car tu es au chômage. Ce n’est pas de ta faute (un licenciement arrive si vite) mais tu es personne quand même. Certes, tu joues le jeu car tu passes 3 entretiens par jour, mais pas de chance tu n’as pas encore d’emploi (voir l’excellente scène de début avec Gérard Jugnot dans une époque formidable), tu ne peux plus payer ton loyer ou que sais-je, mais je tiens à le signaler : ton problème, qui est le problème majeur de la France, c’est le mariage gay »

Franchement, notre politique passe pour quoi ?

Plus sérieusement, le problème de la France est d’abord l’économie qui se dégrade de plus en plus.

Plus exactement, le problème de la France, c’est sa place dans la mondialisation.

La France n’est pas capable de tirer son épingle du jeu dans la concurrence mondiale qu’impose la mondialisation.

 

Et j’aimerai bien que le débat tourne autour de cette question vitale, car dans cette concurrence, les autres pays raflent les marchés que nous ne raflons pas, ainsi que l’enrichissement (qui permet d’enrichir l’état et/ou les habitants) et de créer les emplois qui permettent de répondre aux carnets de commande.

 

Allons plus loin.

Quelle politique face à la mondialisation.

Première, servie par l’UMP et le PS, une politique de la demande. On augmente artificiellement le pouvoir d’achat des ménages pour qu’ils consomment.

On le fait par déduction d’impôt (sauce UMP, c’est les plus aisés qui en profitent),  ou par augmentation de la dépense public (sauce PS, c’est les classes populaires qui en profitent).

Cette politique est foncièrement injuste.  Comme les moyens de l’état sont limités, c’est une catégorie particulière qui en profite.  En général, cette politique se fait toujours au détriment des classes moyennes.

Mais le pire n’est pas là.

Comme la France n’est pas compétitive dans la mondialisation, les ménages achètent à l’étranger.

En gros, on fait du déficit pour favoriser nos concurrents.

Bien, c’est franchement très intelligent.

 

Seconde possibilité : comme on a un problème avec l’économie ouverte, on décide de vivre dans une économie fermée.

C’est en particulier le choix du FN et du front de gauche.

Au fond, ça peut marcher, ça existe, c’est la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sure que les habitants de Corée du Nord soient heureux.

 

Troisième possibilité : une politique centrée sur l’offre. On aide nos entreprises à être compétitive et à être en mesure de prendre des marchés. Ça suppose de limiter l’évolution salariale (lire le livre de Peyrelevade pour plus de détails), en commençant par le haut de la pyramide.

La TVA sociale ou la CSG sociale vont dans ce sens.

 

D’où la question : pourquoi le problème n’est pas débattu ? Pourquoi n’en a-t-on pas débattu avant, notamment durant la présidentielle ?

 

Je pense que la raison est simple : nos politiques n’ont aucune lucidité sur la situation économique du pays.

 

Le mariage gay sert à masquer le manque de vision, le manque de lucidité de nos politiques, de nos leaders de partis de gouvernement.

 

Hollande a besoin de cliver la société. Il doit cliver la société pour rassembler la gauche et faire oublier sa médiocrité économique. Il doit cliver la France pour mieux masquer la réalité qui rattrape l’incompétence économique de François Hollande.

Par ailleurs, il doit montrer que la droite de gouvernement, l’UMP (et l’UDI selon l’Hérétique) sont seulement de gros réactionnaires.

En gros, bien que Hollande soit nul en économie, il apparaît comme moderne car sur un sujet sociétal, il montre que la droite est réactionnaire.

Sur ce point, je partage certains aspects du billet du Parisien Libéral.

 

Le problème, c’est que ça marche. Il faut dire que l’UMP est dirigé par Jean François Copé qui profite du mariage gay pour aller vers les extrêmes et manifester sans complexes.

Jean François Copé et l’économie, ça fait deux, également.

 

Je crains que l’économie de la France ne soit pas abordée de sitôt.

27 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2012 de Malakoff (6/7) : Les dotations dans le CA 2012

Partie importante.

Effectivement, dans le budget 2013, il est à rappeler que les dotations et participations représentent 25% des recettes de fonctionnement.

Il est à rappeler que dedans, il y a ce que l’état nous donne pour faire fonctionner nos services, ce que l’on appellera dotation d’état (Dotation globale de fonctionnement…) et les compensations.

Une étude plus fine permettait de remarquer que les dotations de l’état représentaient 16.35% des recettes totales de la ville en 2013.

On est pour l’instant dans du budget, donc du prévisionnel.

Cette question est vitale pour Malakoff.

Il est à rappeler que l’état, surendetté, devra à terme faire des efforts et réduire ses dépenses.

Les communes comme Malakoff seront impactées.

Il s’agit, toujours dans le budget, de 16-17% de nos recettes.

Avec le CA, on peut voir ce qui est réellement touché.

On définit R les recettes de la section de fonctionnement, Re les recettes exceptionnelles de la section de fonctionnement et Rc les recettes corrigées.

Pour mémoire, Rc = RRe.

Avec Excel, on arrive à :

R

44 177 086,31

Re

369 591,19

Rc

43807495,12

DGT

Dotation Forfaitaire

6 744 718

Dotation solidarité urbaine

270 069

Dotation spéciale instituteur

16 848

Dotation générale de décentralisation,

300 500,68

Participation état autre

52 500

Subvention Participation département

618 694,70

Participation autre commune

179 203,26

Participation Group Collec GFP Rattach

785 519

Participation autre organisme

2 093 410,87

Compensation Taxe Addit Droits de mutation

1 835

Attribution fond départ de la TP

250 331,12

Etat compensation au titre de la TP

238 070

Etat compensation au titre des EXO TF

18 925

Etat compensation au titre des EXO TH

278 160

Dotation recensement

7 033

Dotation pour les titres sécurisés

10 060

Total

11 865 878

Total dotation état

7 384 635,68

Total état compensation

787 321,12

%dotation état (Rapport dotation)

62,23421402

%compensation état(Rapport dotation)

6,635169724

%dotation état(Rc)

16,85701422

%compensation état(Rc)

1,797229259

Dans le CA 2012, on reste dans les normes.

16-17% des recettes de la ville sont liées à des dotations.

En vue d’un futur désendettement de l’état, cet aspect sera à travailler.

23 mai 2013 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Parlons projet avant de parler alliance !

C’est avec grand intérêt que j’ai lu la vision du blog du centrisme sur la stratégie  du Modem aux prochaines municipales.

 

Là encore, j’ai un devoir de réserve (bien que certaines analyses basées sur de mauvaises hypothèses m’a fait écrire des articles sur l’opposition (article 1, 2, 3,4)).

 

Dans sa conclusion, le blog du centrisme écrit :

« Sans parler des prises de positions politiques de militants d’un même parti qui seront membres de majorités municipales opposées. On a vu, dans le passé, que cela s’achevait souvent dans la cacophonie et la division même à l’intérieur du parti.

Commentaire:

Le Centre n’est pas et n’a jamais été l’unanimisme.

Le Centre n’est pas et n’a jamais été la politique à la carte.

Le Centre n’est pas et n’a jamais été de s’allier avec tout le monde.

Le Centre a une pensée, le Centrisme qui ne se dilue pas tantôt à gauche, tantôt à droite, tantôt ailleurs.

Le courage politique, c’est défendre ses idées quitte à perdre mais d’avoir la dignité de s’être battu pour ce que l’on croit et non pour des postes.

Où est l’honneur de la politique dans ce grand marchandage que va ouvrir le Mouvement démocrate comme il l’avait déjà fait en 2008 pour récupérer quelques conseillers municipaux?

A chacun de répondre avec son bulletin de vote.

Centristement vôtre, »

 

Et de parler de François Bayrou :

« Il faut dire que François Bayrou — qui ne s’intéresse qu’à l’élection présidentielle, seule à ses yeux capable de contenter ses ambitions mais aussi de changer la donne politique en faveur de son parti — a absolument besoin d’élus pour peser un peu plus qu’aujourd’hui sur la politique et pour crédibiliser son parti (ainsi que pour le renflouer, lui qui est obligé de louer une partie de ses locaux actuellement). »

 

J’aimerai apporter quelques compléments.

 

Déjà, premier point, et je l’ai déjà écrit, je pense que c’est par le local que se reconstruira le centre.

Je suis en accord avec la ligne défendu par le Mouvement démocrate, surtout en ce moment où les personnes tenant l’appareil PS ou UMP ne sont vraiment pas à la hauteur des enjeux nationaux.

Néanmoins, je pense que la stratégie du mouvement démocrate est inadaptée à la politique défendue.

Je crois que ce n’est pas au niveau national que nous pouvons percer, mais au niveau local.

 

J’aimerai que le Modem investisse plus de moyens dans les échéances locales que dans les élections qui sur le long terme détruise le Modem, je pense en particulier à l’élection législative de la 11ème circonscription des Hauts de Seine.

 

Mais je vais aller plus loin.

Je suis pour l’alliance à géométrie variable aux municipales.

Mais je souhaiterai soulever deux points.

Le premier est qu’il est vrai qu’elle favorise l’opportunisme.

Et dans notre positionnement particulier, j’ai vu beaucoup de Modem sombrer dans le côté obscur de la politique, plus facile, plus tentant, plus rapide, comme dirait maître Yoda.

 

Or, et c’est là le deuxième point, pour garder notre positionnement particulier, il faut avoir la bonne approche.

 

Le problème est de mon point de vue ici.

A chaque fois que je vais à une réunion Modem, on commence toujours par répondre à la question « Avec qui je vais ? ».

 

Je pense que le problème est ici. La première question devrait être « Qui suis-je ? »

On devrait d’abord se poser les questions « Qui suis-je ? Quelle est ma différence ? Qu’est-ce que j’apporte par rapport à l’UMP ? Par rapport au PS ? Quelle est ma survaleur ? »

 

Une fois que l’on connait sa différence, sa survaleur par rapport à l’UMP et au PS, à la suite d’une analyse et d’un diagnostic de la ville et de l’intercommunalité (car dans le cas de Malakoff, je rappelle que tout se décide à Sud de Seine), des forces politiques en présence, alors on peut se poser la question de la stratégie.

 

La question « Avec qui je vais » n’est qu’une question de stratégie. Avant la question de stratégie, il faut se poser la question du moi-profond, de sa différence et de son identité, de sa survaleur.

 

Notons que pour se questionner sur son projet, sa différence et sa survaleur, sur son plus, il faut se débarrasser des questions de personne.

 

Pour conclure, la place n’est pas importante dans l’immédiat. Ou plus exactement, ce n’est pas le plus important.  La place est également une question de stratégie. Ce qui est important, c’est d’abord notre différence.

23 mai 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

C’est officiel, Jean François Copé est président de l’UMP

Les deux rivaux, François Fillon et Jean François Copé, ont décidé d’enterrer le scrutin de septembre prochain.

La raison ?

Selon les guignols de l’info d’hier :

Copé : – Si on revote, je vais tricher et on va encore me traiter de voleur.

Fillon : – Et je vais encore perdre et passer pour un con.

Plus sérieusement, en réalité, les deux concurrents y voient chacun un avantage à ne pas revoter prochainement, comme expliqué ici.

Déjà, un duel fratricide dégraderait encore l’image de chacun.

Jean François Copé a besoin de garder la main sur l’appareil UMP. Son image s’étant dégradé, il a l’intention de la reconstruire en restant, jusqu’en 2015, président de l’UMP.

Fillon, ayant obtenu une primaire ouverte, pense que garder la main sur l’UMP n’est plus aussi stratégique. Il pense qu’il vaut mieux se concentrer sur la présidentielle.

On est dans de la pure politique politicienne, 51% des sympathisants sont pour un vote en septembre.

Dans l’absolu, je suis pour ma part inquiet de voir Jean François Copé garder l’appareil UMP.

Je pense que Jean François Copé, à la différence de François Fillon, n’a pas le recul et la lucidité nécessaire pour le poste.

Il faut que l’UMP fasse un bilan du sarkozisme, sarkozisme qui a amené en France le hollandisme.

Je pense qu’au lieu de ça, l’UMP de Copé (que certains appellent avec humour Copé collé) va se refaire une santé sur le vote sanction. L’UMP de Copé va sans doute gagner toutes les élections jusqu’en 2017, et avec grande probabilité la présidentielle de 2017 (ainsi que les législatives).

Or, tout comme le PS en 2012, l’UMP risque de ne pas être prête pour diriger la France en 2017.

L’UMP décevra probablement en 2017. Il est là le risque.

Le PS sera-t-il enfin bon en 2022 ? Si la France n’est pas déjà devenue une Grèce d’ici là…

23 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

La montée du nazisme et le génocide juif vu aujourd’hui (2/3) : La mort est mon métier de Robert Merle

« Immédiatement après 1945, on vit paraître en France nombre de témoignages bouleversants sur les camps de la mort outre-Rhin. Mais cette floraison fut brève. Le réarmement de l’Allemagne marqua le déclin, en Europe, de la littérature concentrationnaire. Les souvenirs de la maison des morts dérangeaient la politique de l’Occident : on les oublia.

 

Quand je rédigeai La Mort est mon Métier, de 1950 à 1952, j’étais parfaitement conscient de ce que je faisais : j’écrivais un livre à contre-courant. Mieux même : mon livre n’était pas encore écrit qu’il était déjà démodé.

 

Je ne fus donc pas étonné par l’accueil que me réserva la critique. Il fut celui que j’attendais. Les tabous les plus efficaces sont ceux qui ne disent pas leur nom.

 

De cet accueil je puis parler aujourd’hui sans amertume, car de 1952 à 1972, La Mort est mon Métier n’a pas manqué de lecteurs. Seul leur âge a varié : ceux qui le lisent maintenant sont nés après 1945. Pour eux, La Mort est mon Métier, « c’est un livre d’histoire ». Et dans une large mesure, je leur donne raison.

 

Rudolf Lang a existé. Il s’appelait en réalité Rudolf Hoess et il était commandant du camp d’Auschwitz. L’essentiel de sa vie nous est connu par le psychologue américain Gilbert qui l’interrogea dans sa cellule au moment du procès de Nuremberg. Le bref résumé de ces entretiens – que Gilbert voulut bien me communiquer – est dans l’ensemble infiniment plus révélateur que la confession écrite plus tard par Hoess lui-même dans sa prison polonaise. Il y a une différence entre coucher sur le papier ses souvenirs en les arrangeant et être interrogé par un psychologue…

 

La première partie de mon récit est une re-création étoffée et imaginative de la vie de Rudolf Hoess d’après le résumé de Gilbert. La deuxième -où, à mon sens, j’ai fait véritablement œuvre d’historien- retrace, d’après les documents du procès de Nuremberg, la lente et tâtonnante mise au point de l’Usine de Mort d’Auschwitz.

 

Pour peu qu’on y réfléchisse, cela dépasse l’imagination que des hommes du XXe siècle, vivant dans un pays civilisé d’Europe, aient été capables de mettre tant de méthode, d’ingéniosité et de dons créateurs à construire un immense ensemble industriel où ils se donnaient pour but d’assassiner en masse leurs semblables.

 

Bien entendu, avant de commencer mes recherches pour La Mort est mon Métier, je savais que de 1941 à 1945, cinq millions de juifs avaient été gazés à Auschwitz. Mais autre chose est de le savoir abstraitement et autre chose de toucher du doigt, dans des textes officiels, l’organisation matérielle de l’effroyable génocide. Le résultat de mes lectures me laissa horrifié. Je pouvais pour chaque fait partiel produire un document, et pourtant la vérité globale était à peine croyable.

 

Il y a bien des façons de tourner le dos à la vérité. On peut se réfugier dans le racisme et dire : les hommes qui ont fait cela étaient des Allemands. On peut aussi en appeler à la métaphysique et s’écrier avec horreur, comme un prêtre que j’ai connu : « Mais c’est le démon ! Mais c’est le Mal ! ».

 

Je préfère penser, quant à moi, que tout devient possible dans une société dont les actes ne sont plus contrôlés par l’opinion populaire. Dès lors, le meurtre peut bien lui apparaître comme la solution la plus rapide à ses problèmes.

 

Ce qui est affreux et nous donne de l’espèce humaine une opinion désolée, c’est que, pour mener à bien ses desseins, une société de ce type trouve invariablement les instruments zélés de ses crimes.

 

C’est un de ces hommes que j’ai voulu décrire dans La Mort est mon Métier. Qu’on ne s’y trompe pas : Rudolf Lang n’était pas sadique. Le sadisme a fleuri dans les camps de la mort, mais à l’échelon subalterne. Plus haut, il fallait un équipement psychique très différent.

 

Il y a eu sous le Nazisme des centaines, des milliers, de Rudolf Lang, moraux à l’intérieur de l’immoralité, consciencieux sans conscience, petits cadres que leurs sérieux et leurs « mérites » portaient aux plus hauts emplois. Tout ce que Rudolf fit, il le fit non par méchanceté, mais au nom de l’impératif catégorique, par fidélité au chef, par soumission à l’ordre, par respect pour l’État. Bref, en homme de devoir et c’est en cela justement qu’il est monstrueux.

 

Le 27 avril 1972

 

Robert Merle »

 

Attention, grand livre, deuxième grand livre dans mes livres préférés (après l’Etranger de Camus).

Précédemment, je parlais du film sur Hannah Arendt, philosophe qui défendait l’hypothèse qu’Adolf Eichmann n’était qu’un médiocre bureaucrate, et non l’horrible monstre dépeint.

Elle a d’ailleurs écrit un livre en 1963 qui lui a valu une polémique.

Pourtant, en 1952, Robert Merle écrivait un livre sur le même sujet, la Mort est mon métier.

Ce livre, qui est un roman s’inspirant de Rudolf Franz Ferdinand Höss, appelé dans le roman Rudolf Lang, permet de comprendre comment quelqu’un, banal, médiocre, en arrive à construire la machinerie afin d’exterminer le plus possible de ses semblables.

Ce livre montre, à travers une histoire, à travers la vie romancé du commandant d’Auschwitz, comment n’importe qui peut devenir un parfait nazi.

 

Il ne s’agit pas d’excuser, mais de comprendre. De comprendre, afin que ça ne se reproduise pas.

Le roman nous narre donc la vie de Rudolf Lang, de son adolescence jusqu’à son arrestation.

Il est en deux parties.

La première, la plus romancé, nous parle de sa jeunesse, de son  adhésion et de sa monté dans l’appareil nazi.

Au début, il est aux prises avec un père autoritaire qui, pour expier une de ses fautes, veut le voir devenir curé.

Il finit par avoir la religion en grippe.

Son père meurt.

La première guerre mondiale est déclarée. Suivant l’exemple de son oncle Franck, il se mobilise.

Il revient en ayant perdu la guerre.

Rejeté par sa famille (car il apprend la mort de l’oncle Franc et sa question est « Comment l’oncle Franck est mort »), il subit le chômage, la république de Weimar et la misère.

Il songe au début à se suicider, mais un ami le convainc d’adhérer au parti nazi.

Au début, il se voit confier une ferme avec sa femme où il vit paisiblement.

Puis, Hitler arrive au pouvoir.  Il rentre dans les SS et monte la hiérarchie du régime Nazi.

 

Dans la seconde partie, plus historique, le héros est choisi par Himmler pour la mission de sa vie : mettre en  œuvre la solution finale.

Il va optimiser le processus, aussi bien pour tuer que pour se débarrasser des cadavres.

Il a un objectif, mais il fera tout pour faire mieux. Il le fera que pour obéir aux ordres.

Il ne comprendra d’ailleurs pas les états d’âmes de sa femme, ni ceux de son subordonné qui se suicidera.

A la fin, l’Allemagne est battue. Il sera arrêté et dira qu’il a juste obéît aux ordres, trouvant lâche l’attitude de son chef, Himmler, qui en se suicidant, laisse seul le héros répondre de ses actes.

Ce livre aujourd’hui (que j’ai lu il y a longtemps, il est vrai) est intéressant pour plusieurs points.

Le premier est qu’il décrit l’horreur de la shoah du point de vue des bourreaux.

 

Ensuite, le héros n’est pas décrit comme foncièrement antisémite, mais plutôt comme un médiocre ne faisant que d’obéir aux ordres sans discuter. Il faut dire qu’il a été conditionné dès le plus jeune âge par un père autoritaire.

Cet aspect préfigure la thèse d’Hannah Arendt.

Mais le point le plus important du livre est de montrer que n’importe qui peut devenir nazi.

Lorsque les gens ont faim, la démocratie n’est pas importante. Lorsque les gens ont faim, ils se retournent facilement vers les extrêmes, gauche ou droite. C’’est ce qui est montré dans ce livre par l’intermédiaire de l’histoire du personnage principal.

 

Les Allemands ne sont pas mauvais. Mais la montée du chômage, capitalisé par le diktat de Versailles, a permis une montée du nationalisme allemand et l’arrivée d’Hitler au pouvoir avec des conséquences dramatiques. Il en a été de même en Italie d’ailleurs.

 

Sur ce dernier point, le livre est malheureusement trop moderne.

Déjà en France où la situation économique, engendrée par l’irresponsabilité des partis de gouvernement, engendre la montée des extrêmes, aussi bien l’extrême gauche que l’extrême droite.

 

Mais dans le monde en général.

Exemple particulier : l’attitude de la droite Israélienne, qui a cassé les accords d’Oslo, qui continue à coloniser (voir ici et ici), n’est pas bonne.

Il est important de rappeler inlassablement que la shoah a été un crime. Mais être victime d’un crime ne donne pas le droit d’en commettre un, même s’il est de moindre gravité.

 

De plus, et le plus grave est là, cette politique donne aux palestiniens que du désespoir. Ils les poussent vers un nationalisme, en l’occurrence les islamistes radicaux. Ce n’est pas bon, aussi bien pour l’Israël que nous même, et comme ce fut le cas de la montée du nazisme, les conséquences risquent d’être fortement funestes.

22 mai 2013 Posted by | Littérature | , , , | Laisser un commentaire

CA 2012 de Malakoff (5/7) : Les charges de personnels

Il s’agit d’un point important dans les dépenses de Malakoff. D’autant qu’elles sont supposé diminuer, conséquence logique des nombreux transferts à Sud de Seine.

Or, dans l’absolue, elles sont toujours très élevées.

Comme d’habitude, je définis D les dépenses de la section de fonctionnement, De les dépenses exceptionnelles et Dc les dépenses corrigées.

On a Dc = DDe.

Avec les documents et Excel, on arrive à :

Année

2010

2011

2012

D

41 358 060,28

40 123 623,45

42 009 982,80

De

99 074,30

192 016,32

132 960,99

Dc

41 258 985,98

39 931 607,13

41 877 021,81

Charges de personnel

25 548 564,23

24 922 408,01

25 738 855,30

% Par rapport à D

61,77408722

62,11405119

61,26842618

% Par rapport à Dc

61,92242398

62,41273468

61,46295555

On peut regarder l’évolution.

Pour la valeur absolue d’abord.

Elle diminue de 2.5% de 2010 à 2011, mais ré-augmente de 3.2% de 2011 à 2012.

De 2010 à 2012, en valeur absolue, les charges de personnels ont augmenté de 0.7%.

En pourcentage, on passe de 61/62% à 62/63% entre 2010 et 2011 et de 62/63% à 61/62% entre 2011 à 2012.

Dans l’absolue, ce qui est important, au-delà des subtiles modifications, c’est que les charges de personnels représentent 61 à 62% des dépenses de fonctionnement.

Pourtant, Sud de Seine devrait nous permettre de réduire, par ses nombreux transferts, l’ensemble de ces dépenses.

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20 mai 2013 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

La montée du nazisme et le génocide juif vu aujourd’hui (1/3) : Hannah Arendt au cinéma

Samedi, j’ai été voir au cinéma Hanna Arendt.

Ce film raconte l’histoire de la philosophe Hannah Arendt, qui lors du procès d’Adolf Eichmann, écrivit un livre pour démontrer qu’Eichmann n’était qu’un médiocre bureaucrate.

Par la suite, ce livre a déclenché une polémique que la philosophe aura plus ou moins de mal à vivre.

En France, Hannah Arendt est peu connue (je ne la connaissais pas avant le film).

Mais c’est aux Etats-Unis une brillante philosophe connue pour son étude des régimes totalitaires.

Elle a mis en parallèle le régime nazi et stalinien dans un livre.

Ici, on  a donc ce que l’on appelle un biopic sur la philosophe Hannah Arendt.

La pensée semble acquise aujourd’hui (quoique ?).

Les gens qui ont servi le régime nazi ne sont pas des monstres. D’ailleurs, l’expérience de Milgram, sur laquelle je reviendrai, le montre.

Hannah Arendt a contribué à cette idée.

Le film se concentre sur la vie de la philosophe autour de l’évènement que représente le procès d’Adolf Eichmann et de la polémique qu’à fait naître sa position.

Néanmoins, même si on a un bon film, je trouve qu’il fait pâle figure.

Sur le même sujet, le livre « La mort est mon métier », de Robert Merle, dont je parlerai également, reste la référence sur le sujet.

Et le problème, pour moi, vient du fait que le film fait pâle figure face au livre de Robert Merle.

On a un plutôt bon film, mais difficile en deux heure d’expliquer le contexte, la modernité de l’idée (bien que le livre de Robert Merle soit sorti avant le livre d’Hannah Arendt), tout en faisant un bonus sur les difficultés que va rencontrer Hanna Arendt pour faire accepter son idée.

Il y a de grandes scènes, comme lorsque des représentants d’Israël viennent eux-mêmes en Amérique menacer la philosophe de ne pas paraître la suite de son article et lui signaler que de toute façon, ça sera interdit en Israël.

Seulement, même si on a un bon film, on comprend mieux l’idée (les gens qui ont mis en application la Shoah ne sont pas des montres, ce ne sont que des humains banals), on sent mieux l’idée en lisant l’excellent livre de Robert Merle.

Par ailleurs, le livre de Robert Merle est très complet, car on comprend vraiment bien la montée du nazisme, et indirectement la montée du FN.

C’est d’ailleurs le livre de Robert Merle qui sera le thème du prochain article.

En plus :

–          La critique sur Regard.fr

–          La critique sur le blog du cinéma

20 mai 2013 Posted by | Cinéma | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Il faut revoir toute la fiscalité française

Comme l’Hérétique remet le sujet sur la table (ce qui en soi est une bonne chose), je me permets d’ajouter mon grain de sel.

 

Pour moi, il faut revoir complètement le système d’imposition français, de bas en haut.

Ça ne me gêne pas plus que ça de payer 1/3 de mes revenus en impôts (même si ça reste énorme).

Mais j’attends de la justice (ce qui n’est pas le cas, c’est la classe moyenne qui racle), une égalité de traitement des citoyens devant le service public (ce n’est pas le cas, je connais quelqu’un qui a une fille qui n’a pas eu de place à Michelet alors que c’est son secteur, il paye des impôts pourtant) et une rationalisation ou une optimisation de la dépense public.

 

Sur cet article, je souhaiterais aborder le premier point (même si ce n’est pas la première fois que je le fais).

Aujourd’hui, le système d’imposition est foncièrement injuste.

Si on a de très faibles revenus, on ne paye pas d’impôts. Je ne suis pas d’accord avec ce constat, mais au fond il se défend. Pour ma part, je pense que tout le monde doit payer des impôts. En cela, l’augmentation du SMIC (car un smicard selon moi doit payer des impôts) est une chose normal. Car le SMIC doit permettre de vivre, de se loger et de payer des impôts.

Le SMIC ne doit donc pas être fixé par l’état, mais indexé sur le coût de la vie.

J’ajoutes que si certaines personnes payaient des impôts, ils se sentiraient plus concerné par l’investissement public (qui serait moins dégradé) ainsi que par le coût du service public (faire du social, ça a un coût).

 

Si on est très riche, là, on paye peut d’impôts par rapport à ce que l’on gagne.

Là, ce n’est pas normal. Sarkozy, sur ce point, a une lourde responsabilité.

Par contre, et c’est là le pire, si on est dans la classe moyenne, qu’est-ce que l’on mange. Et sur ce point, l’UMP et le PS sont copains comme cochon.

 

Pour les entreprises, c’est pire. Ramené sur le revenu, une très grande entreprise paye moins d’impôts qu’une TPE/PME.

 

Ça, c’est pour le constat.

 

Pourquoi en est-on là ?

La raison est simple, et ce n’est pas la première fois que je l’écrit :

Le système d’imposition français est gangréné par la vision Physiocrate.

C’est d’ailleurs très bien expliqué dans le livre de Michel Bouvier sur les finances locales.

 

Pour les physiocrates, il est tout simplement impensable de payer des impôts sur les revenus. On paye donc des impôts sur ses biens.

Effectivement, si on a un champ, on va s’enrichir grâce à lui car on va le labourer.

En 1789, en s’inspirant fortement de l’idéologie physiocrate, on a inventé 4 impôts (les 4 vielles), touché par l’état : La taxe d’habitation, la taxe foncière sur le bâti, la taxe foncière sur le non-bâti et la patente qui deviendra la taxe professionnelle.

 

Le problème de cette vision, c’est que si par exemple il grêle, qu’il y a eu des inondations ou des sauterelles, on se retrouve avec une récolte insuffisante pour gagner de l’argent, voir se nourrir, mais on paye quand même des impôts !

 

De plus, la collectivité peut se retrouver (à tort ou à raison)  à dépenser pour l’économie des sommes importantes et ne pas avoir le retour sur investissement. Effectivement, si on dépense pour une entreprise qui a peu de bien, mais qui au final gagne beaucoup d’argent, elle payera peu d’impôt si on suit la logique physiocrate.

C’est ce qui c’est d’ailleurs passé dans les années 1840.

Pour répondre à ça, l’état a passé les 4 vielles aux communes et a créé de nouveaux impôts.

 

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, il y a une multitude d’impôts physiocrates.

Allez, un au hasard : la redevance télé.

Il s’agit de payer car on a une télévision.

Mais si on n’a pas de télévision mais qu’on la regarde sur son PC, on ne paye pas de redevance télé.

Bien la logique physiocrate.

Cet exemple fait sourire (il ne s’agit que de 120 à 150€ par an et poste de télévision).

Mais en réalité, la vision physiocrate est catastrophique pour l’économie et le pacte social du pays.

Déjà, économiquement.

Il est à rappeler que si l’on suit la logique physiocrate, l’état (là encore, à tort ou à raison), peut débourser des sommes astronomiques et finalement toucher peu en retour.

Mais la vision physiocrate en plus est foncièrement injuste.

Exemple le pire : les charges patronales.

Je rappelle que pour un salarié qui touche x euros, le patron paye x euros en charges patronales.

Pour un grand groupe, ce n’est pas si grave, on s’en sort. Mais pour une TPE/PME, ça a un coût énorme. Or, c’est dans la TPE/PME que se trouve la majorité des emplois, surtout pour les catégories les plus éloignées de l’emploi.

En TPE/PME, on regarde au moins à 5 fois avant d’embaucher, car les charges sont élevées en France.

C’est aussi injuste pour les entreprises. Si un salarié touche 2000€, il coûte à l’entreprise 2000€, que ce soit l’artisan du coin, la PME/TPE ou le grand groupe.

 

Autre exemple sur les ménages de l’imbécilité de la vision physiocrate : l’impôt sur la fortune.

On peut très bien être smicard et payer l’ISF (un autre impôt physiocrate) car on habite l’île de Ré.

 

Notons que la vision physiocrate va contre une idée qui (heureusement) fait son chemin.

C’est le droit au logement. On paye la taxe d’habitation car on habite !

Et puis il ne vaut mieux pas hériter (malgré la crise du logement) car sinon, on va payer la taxe foncière.

Notons qu’en plus, la vision physiocrate crée une inégalité territoriale, les bases étant plus élevées à Neuilly que Malakoff.

 

En ce qui me concerne, les impôts ne doivent dépendre que des revenus (à l’exception d’une taxe sur les logements vide car là, il y a vraiment des gens qui exagèrent).

Je pense même que l’impôt doit être proportionnel au revenu (au sens mathématique du terme).

Par ailleurs, la concurrence entre territoire doit pouvoir se faire, mais se faire sur des bases justes (et non celle des physiocrates). De plus, la collectivité doit pouvoir choisir sa politique (veut-elle favoriser les entreprises, les ménages, les 2 ?).

C’est pour ça que je suis pour le système suivant (que j’avais déjà décrit) :

1/3 des revenus sont mobilisables par les impôts.

Sur ce tiers, ¼ sont mobilisables par la commune de résidence, ¼ par la région de résidence, ¼ par le pays de résidence et ¼ par l’Europe.

A noter qu’il n’y a rien pour le département. Normal, je pense que c’est un échelon de trop et je suis pour sa suppression.

Il y a un impôt pour l’Europe car je pense que l’Europe ne pourra pas imposer sa propre politique (à tort ou à raison) si elle n’a pas son propre impôt.

 

Chaque niveau fixe par la suite un taux.

Par exemple, une commune peut fixer un taux de 30% sur une personne morale et 25% sur une entreprise.

Cela veut dire qu’une personne habitant sur la commune payerait 7,5% de ses revenus à la commune et qu’une entreprise verserait 6,25% de ses revenus à cette même commune.

 

Et si un niveau est à 100% (sans doute signe d’une mauvaise gestion), comme celui-ci  ne peut pas augmenter ses taux, elle sera bien obligé de faire des économies (enfin) et de réduire son train de vie (re-enfin)!

Notons qu’entre une région fumiste avec un taux de 100% et une région faisant des efforts avec un taux assez élevé de 40-50%, où vont venir s’installer les entreprises et les ménages ?

20 mai 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire