Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le service urbanisme de Malakoff me confirme que l’EPF 92 a préempté le 6 rue Jean Jaurès

L’EPF 92, le dernier grand feuilleton sur Malakoff.

 

Pour mémoire, lors d’un conseil municipal riche en rebondissement, la mairie a délégué le droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92.

La raison est principalement financière.

La mairie, comme je l’ai souvent rappelé, n’a plus les moyens d’investir.

Néanmoins, le débat  avait tourné autour de questions de démocratie et de transparence ;

 

Cas concret : le projet d’habitats collaboratifs de la rue Nicomédes Pascuale.

La délibération avait mis une option sur le 12 rue Nicomédes Pascuale, lieu de construction du logement collaboratif. Il est à signaler que cette parcelle est proche de la future ZAC Dolet Brossolette.

Inquiets, l’association Nicomédes Pascuale avait ramené les femmes et les enfants.

Aux dernières nouvelles, il y aurait eu un compromis entre la mairie et l’association.

 

Néanmoins, un autre aspect, donc j’ai eu écho par un commentaire sur mon blog, donne lieu à des interrogations.

Le 6 rue Jean Jaurès aurait été préempté.

Il s’agit d’un cabinet d’architectes proche du centre-ville.

J’avais remonté l’information en ajoutant qu’il fallait la confirmer ou pas.

 

J’avais d’ailleurs posé la question en conseil de quartier (j’habite au centre-ville et je suis membre du collectif).

 

Hier, durant mon congé, je me suis donc déplacé (enfin) au service urbanisme.

Les charmantes dames m’ont confirmé l’information.

 

Donc, maintenant, il y a deux possibilités.

Soit les charmantes dames m’ont menti, et dans ce cas-là, on a des fonctionnaires qui ne rendent pas un vrai service d’information.

 

Ou alors, et je penche pour cette hypothèse, elles n’ont pas menti, et dans ce cas-là, il y a un vrai problème de démocratie et de transparence.

Il va de soi que dans cette hypothèse, les fonctionnaires de la ville n’y sont pour rien, les élus disent, elles font.

 

Le problème est du côté de la municipalité. C’est par mon blog que j’ai appris, totalement par hasard, l’information.

Les élus, qu’ils soient de la majorité, ou de l’opposition, ou même du quartier, n’en savent rien.

 

Les craintes soulevés lors du débats sur l’EPF 92, notamment par l’élu divers centre Jean Emmanuel Paillon, semblent se concrêtiser.

29 juin 2013 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le seul moyen de combattre les extrêmes, c’est d’avoir des partis de gouvernement enfin efficaces et compétents

Je souhaiterais apporter un éclairage différent à l’article de l’Hérétique sur le FN.

 

Déjà sur le programme économique :

Le programme économique du FN, qui d’ailleurs est celui du Front de Gauche, peut fonctionner.

En fait, il existe un exemple, un pays où le programme du FN est appliqué, c’est la Corée du Nord.

Je ne suis pas sûr que les habitants de ce pays soient heureux, je suis même persuadé de l’inverse.

 

Mais pour moi, le problème de fond, avec le FN, n’est pas là.

Je pense que les gens votent FN car il y a un vrai ras-le-bol.

Perte d’emploi, perte de repères dans la société, perte de valeur, c’est avant tout ça ce qui fait le terreau du FN.

C’est d’ailleurs très bien décrit dans l’excellent livre de Robert Merle : La mort est mon métier.

 

Le point sur lequel je veux insister est que les extrêmes progressent sur l’incompétence des partis de gouvernements.

Giscard (1974-1981) a échoué, Mitterrand (1981-1995) a échoué, Chirac (1995-2007) a échoué, Sarkozy (2007-2012) a échoué, Hollande (2012-2017 et j’espère qu’il n’ira pas plus loin) va échouer.

 

Prenons un  français moyen qui n’a pas une connaissance approfondie du monde qui l’entoure.

Normal, il est fort probable qu’il ait subi l’école de Meirieu.

Il joue le jeu pour s’intégrer mais il ne trouve pas d’emploi.

Ou alors il travail mais il ne peut pas se loger décemment.

Peut-être est-il célibataire et il se voit ponctionné plus qu’une famille nombreuse.

Ou alors travaille-t-il dur pour voir d’autres personnes vivre de la charité publique.

Même ordre d’idée : sa voiture a brulé mais la police ne viendra pas, ou alors, s’il se déplace, on lui fera comprendre que c’est une simple main  courante.

Les raisons vont être nombreuses.

 

Rajoutons que les politiques vont lui demander des efforts qu’ils ne s’appliqueront pas, qu’il y a l’affaire Tapis…

 

Au final, notre français moyen va finir par voter le Pen.

Ce n’est pas qu’il y croit, au fond, je pense qu’il n’en a rien à faire du programme, il vote FN car il en a marre de l’inefficacité des partis de gouvernement, en l’occurrence le PS et l’UMP.

 

Pour conclure, je pense que l’UMP et le PS, cherchant des boucs-émissaires, comme la finance, les chômeurs, les immigrés… jouent avec le feu.

 

De fait, ils n’ont pas préparé les français aux réformes difficiles, et de fait, à long terme, ça profite au FN.

29 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La droitisation de la droite et ses conséquences sur la droite (2/3) : La droitisation de la droite s’accompagne d’un mauvais état d’esprit démocratique

La droitisation de la droite est un mouvement qui consiste, pour le grand parti de la droite française, en l’occurrence l’UMP, à rendre ses frontières poreuses avec l’extrême droite.

 

La fois précédente, j’avais expliqué que la droitisation de la droite se faisait au détriment du centre et de la droite modérée.

 

Elle se fait, généralement, avec un mauvais état d’esprit démocratique.

 

D’une certaine façon, c’est un peu lié. Nicolas Sarkozy a tout fait pour torpiller une candidature du centre droit.

 

Dans les exemples, on a Nicolas Sarkozy expliquant que les primaires, c’est pour les loosers, et il espère bien devenir le recours de la droite sans passer par la case primaire en 2017.

Les primaires sont pourtant le mode de sélection le plus sein dans le cas d’une sélection au sein d’un parti politique. Au moins, tout le monde a plus ou moins sa chance.

D’ailleurs, s’il est aussi adulé, que risque-t-il à passer par la case primaire ?

 

Dans le même ordre d’idée, Jean François Copé a, semble-t-il, organisé une fraude pour arriver à la tête de l’UMP.

Notons que la même chose se produit à Gauche.

Martine Aubry, qui a décidé de gauchiser le PS, est arrivé, elle aussi,  à la suite de fraudes.

 

Notons enfin, et ça c’est plus problématique, que c’est contagieux.

François Barroin a expliqué que le PS a pris le pouvoir par effraction en 1997.

29 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le nouveau rapport de cour des comptes

Didier Migaud : – Allo, François Hollande ?

Répondeur de François Hollande : Bonjour, le président de la république n’est pas là pour le moment. Il est sur une autre planète et il ne compte pas revenir. Vous pouvez laisser le rapport de la cour des comptes dans la boite aux lettres. Il ne sera pas lu et directement passé au broyeur.

 

Chaque année, la cour des comptes livre son rapport.

On a eu celui de 2012, qui mettait François Hollande au pied du mur, et on a celui de 2013.

 

Déjà, un point important :

Le déficit risque d’être élevé.

Si la prévision de croissance de Bercy est retenue (+0.1%), on risque d’être entre 3.7 et 4%.

Par contre, avec une récession de 0.1% (Chiffre INSEE), on risque d’être entre 3.8 et 4.1%.

En cas de récession accrue (-0.3%), on arriverait entre 3.9 et 4.2%.

 

Point important : l’effort de réduction se fait à 80% sur les impôts. Or, cette fois-ci, il faudra faire des économies.

 

Sur le Point, on peut lire :

Désormais, « aucun acteur de la dépense publique ne doit être écarté », prévient donc Didier Migaud. Jusqu’à présent, rappelle-t-il, la Sécu a subi une contrainte plus forte que les opérateurs de l’État et les collectivités locales… Cela ne veut pas dire casser le service public, se défend la Cour, qui rappelle que la France est la deuxième plus dépensière des pays de l’OCDE pour des prestations médiocres.

On retrouve d’ailleurs la nécessité d’optimiser ou de rationaliser le service public.

 

La cour donne des pistes.

Pour les mesures immédiates :

D’abord la poursuite du gel du point de la fonction publique entre 2014 et 2015.

La cour rappelle que chaque revalorisation de 1% coûte 1,8 milliards d’euros.

Autre piste : faire évoluer les prestations sociales, hors minima sociaux, moins vite que les prix.

Une sous indexation d’environ 1 point des prestations familiales et des prestations de retraite, y compris des régimes spéciaux (mais pas le minimum vieillesse et les minimas contributifs) réduirait les dépenses de 1,5 milliard en 2014, 3,8 milliard si on maintenait.

 

Même topo sur le logement (170 millions d’euros) et l’assurance chômage (165 millions d’euro).

A noter que la cour estime ces réponses non durables.

 

Des mesures structurelles :

Dans le journal le monde, on peut lire :

Les dépenses d’intervention, qui représentent près du tiers des dépenses de l’Etat, devront aussi être sollicitées. Trois pistes sont évoquées : un meilleur ciblage des aides (100 millions pourront ainsi être économisés sur les aides à la presse), l’élimination des redondances d’intervention (elles sont nombreuses dans le secteur culturel) et, dans certains cas la révision pure et simple de certains dispositifs.

 

Pour réduire les dépenses de fonctionnement de l’Etat et de ses opérateurs, la Cour estime qu’il faut continuer à faire des économies sur les achats, réduire le coût de gestion de l’impôt ou encore optimiser le parc immobilier. Persuadés que les marges sont « faibles » sur les dépenses d’investissement, les magistrats financiers réclament la poursuite de la décrue des dépenses fiscales. Et proposent, entre autres, une remise en cause progressive de l’abattement de 10 % des retraités, qui coûte 3 milliards.

 

Dans le champ de la protection sociale, la Cour souhaite que soit rééxaminé le bien-fondé de certains dispositifs, comme les indemnités journalières maladie ou la majoration de 10 % des retraites versées aux personnes ayant élevé au moins trois enfants. Elle souhaite une réduction des niches sociales, en particulier celles bénéficiant aux retraités, et évalue à 1 milliard sur cinq ans les économies envisageables sur la gestion des caisses de sécurité sociale.

 

Les collectivités locales :

Un point qui ne fera pas plaisir à mon maire.

Il faut à terme baisser les dotations, tout en évitant une hausse des impôts locaux.

La cour des comptes demande un effort aux collectivités sur la dépense de personnel.

Elle demande aux collectivités de mieux cibler les aides.

Elle souhaite une meilleure rationalisation de la carte intercommunale.

Sud de Seine est encore visé !

 

Pour aller plus loin :

28 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le PS ne devrait pas faire de liste sur Malakoff (arguments nationaux)

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Lors d’un article précédent, je donnais mon sentiment sur la possibilité d’une liste PS au premier tour sur Malakoff.

 

J’expliquais qu’à mon avis, le PS ne fera pas de liste autonome au premier tour sur Malakoff.

Je donnais des arguments locaux.

A savoir :

  1. Le PS a une étiquette dégradée, il traine le boulet François Hollande.
  2. Il n’a pas une doctrine forte qui le différentie du PC, et qui permettrait de faire la différence face au PC, ou au moins de faire un très bon score.

J’aimerais ajouter des arguments nationaux, décrits cette semaine dans le canard enchaîné.

Effectivement, Hollande, suite à la déroute de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot, envisage, pour réduire les dégâts, l’union de la gauche dès le premier tour.

 

D’ailleurs, Hollande déclare : « La stratégie du premier tour induit les résultats du second ».

Au moins, c’est clair.

La consigne a été donnée à Harlem Désir de prendre contact avec les écologistes, le PRG et même  le PCF.

Pour le PCF, il faut « mettre la pression ».

Et il faut les inciter à « prendre leurs responsabilités car, avec des scores pareils, la gauche ne peut pas se permettre d’arriver divisé aux municipales ».

 

Au final :

–          Le PS va tout faire pour qu’au premier tour la gauche soit unie.

–          Et plus concrètement, le PS va faire pression nationalement sur le PS de Malakoff pour que celui-ci soit de bonne volonté avec le PCF.

–          Et Hollande comme Sarkozy, va mettre les mains dans le cambouis.

Question à Hollande d’ailleurs : l’économie du pays, ça va ?

27 juin 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

La droite du 92 (3/8) : Les Ceccaldi Raynaud, la saga Dallas corse

Une autre ville défraie la chronique du 92 : Puteaux.

Puteaux est la ville la plus riche de France. A la différence de Neuilly, c’est la ville qui est riche grâce aux impôts perçus sur le territoire de la Défense.

A Neuilly, c’est les habitants qui sont riches.

La circonscription Neuilly-Puteaux est considérée comme la circonscription la plus riche de France, circonscription regroupant la ville la plus riche de France et la ville dont les habitants sont les plus riches de France.

 

A Puteaux, bien que ce point soit spécial, on se passe le pouvoir de père en fils.

L’ancien maire est Charles Ceccaldi Raynaud (maire de 1969 à 2004), actuelle est sa fille Joëlle depuis 2004.

La fille a poussé son fils, Vincent Franchi, aux cantonales 2011.

 

D’ailleurs, il y a des constantes.

Le clientélisme d’abord.

Il est assumé par le père :

De ce côté-là, ma politique a été exemplaire ! C’est mal connoté ? A tort. Il faut une politique pour chaque classe. Et je pense n’avoir oublié aucun niveau social. J’en ai vu des gens qui avaient des opinions et qui en changeaient en obtenant une place en HLM. Mais je ne demandais pas qu’on vote pour moi, je demandais qu’on reconnaisse mon travail. Vous savez, ceux qui n’étaient pas d’accord, on ne pouvait pas leur supprimer leur supprimer leur logement. Mais ils obtenaient moins facilement une place dans nos villages de vacances.

 

D’ailleurs, cet aspect continue.

La moitié des élus UMP vivent en HLM.

Des affaires aussi, comme les chauffages urbains.

 

Et puis, que serait Puteaux sans le traitement que réserve la ville à ses opposants, dont le plus connu est Christophe Grébert (aujourd’hui élu Modem de l’opposition).

Au début, Christophe Grébert était juste un insignifiant ayant ouvert un blog pour parler de sa commune.

Aujourd’hui, c’est l’homme à abattre.

Sans succès, le père et la fille vont essayer de le faire taire, principalement à coup de procès.

Au contraire, ça va faire sa notoriété.

Faut dire que ça continue.

Et puis, fait nouveau, on essaye de censurer la presse, soit en achetant tous les numéros du canard enchainé, soit en stoppant les abonnements de quotidiens à la médiathèque.

 

Mais Puteaux serait rien sans sa saga.

 

Elle commence tôt, en 1950, en Algérie.

Charles Ceccaldi Raynaud est commissaire de police à Alger, puis conseiller particulier de Robert Lacoste.

A cette époque, Charles Ceccaldi Raynaud est l’homme fort de la SFIO (ancêtre du PS).

Après le putsch du 13 mai 1958, il fuit l’Algérie.

Il trouve du travail grâce à la SFIO en devenant directeur de l’office HLM de Puteaux.

A cette époque, la ville de Puteaux est populaire et son maire est Georges Dardel.

Il finira même par être conseiller municipal puis remplaçant au maire.

Rétabli, Georges Dardel demandera à reprendre son siège. « Pas question ».

Faut dire que Charles Ceccaldi Raynaud va avoir une intuition géniale : la Défense.

Il va voir que la sociologie de la ville va changer. Que la ville va changer. Et si passer de la SFIO à l’UDR permet de booster la carrière, pourquoi pas.

Charles Ceccaldi Raynaud deviendra gaulliste.

Il se présentera contre Georges Dardel en 1971, et suite à une campagne électorale violente (il y aura même une fusillade), il sera élu maire.

La suite : il changera la ville et, grâce à la Défense, fera de Puteaux la ville la plus riche de France.

 

Par la suite, il voudra passer la main à sa fille (malgré qu’il la juge incompétence).

Mais en 2004, Charles doit être opéré. Il passe la main à sa fille.

Puis, allant mieux, il redemande la place à sa fille. « Pas question ».

Ça a un air de déjà vu, non ?

La famille va se déchirer, s’affronter aux municipales 2008, municipales qui verra la fille gagner.

27 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La droitisation de la droite et ses conséquences sur la droite (1/3) : Ceux qui veulent droitiser la droite éliminent la droite modérée et le centre

La droitisation de la droite est un mouvement qui consiste à rendre poreuse la frontière entre la droite, représenté par un grand parti de droite, et l’extrême droite.

 

Généralement, elle est la volonté de personnes, au sein du grand parti dominant de la droite, qui font tout ce qu’il faut pour rendre poreuse la frontière entre le grand parti de droite et l’extrême droite.

 

En France, on a par exemple Patrick Buisson qui est l’instigateur de ce rapprochement entre l’UMP et le FN.

 

Il faut comprendre que ces personnes refuse la concurrence, et feront tout ce qu’il faut pour la tuer, même si il faut utiliser des moyens anti-démocratique.

 

Ce n’est pas propre à la France.

Aux États-Unis, le parti républicain élimine sa frange modérée.

Sur le blog du centrisme, on peut lire qu’un républicain modéré a fini, par lassitude, par rejoindre le parti démocrate.

Le blog du centrisme écrit d’ailleurs :

Ce centriste de la côte Est était un des derniers représentants de ce que l’on appelle les PNR (Progressive Nord-eastern Republicans), les Républicains progressistes du Nord-est, qui ont longtemps représenté une force de premier plan à l’intérieur du Parti républicain et qui ont été pourchassés par les radicaux et extrémistes, souvent des élus et des militants du Sud, depuis une dizaine d’années, les éliminant lors d’élections internes, d’investitures pour les élections locales ou nationales ou les dégoûtant ce qui a entraîné le départ de nombre d’entre eux.

 

En France, c’est pareil.

Guillaume Peltier a appelé à battre NKM à Paris, Nicolas Sarkozy a empêché une candidature Nouveau Centre par débauchage et intimidation, il a tué le centre Bayrou par débauchage, …

 

Pire, Sarkozy estimait qu’en plus, le centre, y compris le centre Bayrou, devait voter obligatoirement pour lui, même si il préférait l’extrême droite au centre.

 

Dans le 92, je rappelle aussi que Philippe Pemezec a tué tous les bastions centristes autour de lui.
En particulier, il a été jusqu’à faire élire Philippe Kaltenbach à Clamart à l’époque de l’UDF, pourtant parti de la droite à cette époque.

 

Notons également, pour conclure, que les représentants de la droite dure préfèrent faire élire la gauche, même si c’est contre l’intérêt général, que de permettre à un centriste ou à un membre de la droite modérée de gagner.

C’est ce qu’il s’est passé à Clamart où l’on a Kaltenbach.

26 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les électeurs PS ne font plus la différence entre le FN et l’UMP

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Je tiens à répondre à l’article de Pierre Parrillo qui explique que grâce au PS, le FN a percé et qu’il y a une alliance PS-FN au moins de circonstance.

 

Qu’il y ait un peu de vrai, pourquoi pas.

Les résultats de l’élection partielle visant à remplacer Cahuzac ne sont pas glorieux. On a l’UMP élu à 53,76%, avec une abstention de 47,53%.

 

Néanmoins, je souhaiterai faire remarquer plusieurs points.

 

Le premier est que le PS a appelé, que ce soit par la voix de son candidat, ou de son premier secrétaire Harlem Désir, à faire barrage au Front National.

C’est d’ailleurs bien décrit par le Canard enchaîné.

Au contraire, l’UMP, notamment un certain Jean François Copé, ont décidé de mettre au même niveau le FN et le PS.

Il avait en particulier dit : « Dans le cas de duel entre le Front national et la Gauche, pas question de voter pour le candidat FN, pas question de voter non plus de voter pour le candidat PS ».

 

A noter que tout le monde ne pense pas pareil à l’UMP. En particulier, Fillon a déclaré « Nicolas Sarkozy pense que est à combattre parce qu’il affaiblit la droite […] Moi, je pense que le Front National est à combattre parce qu’il est hors des limites du pacte républicain. Ça, c’est une vraie divergence. »

 

Ce qui veut dire que la vrai question est de savoir pourquoi, en dehors de l’état-major PS, dans les autres partis de gauches, les électeurs, et je parle bien des électeurs, ne font plus automatiquement barrage au FN.

 

Il faut quand même se souvenir qu’en 2002, Jacques Chirac avait fait sans problème 82% des voix face à Jean Marie Le Pen. Il avait bénéficié d’un soutien massif de la gauche, mais aussi de l’extrême gauche.

 

A mon avis, c’est la stratégie de droitisation, voulu par Nicolas Sarkozy, qui fait ses preuves.

 

Je connais des amis qui votent à gauche, ou à l’extrême gauche.

En 2007, ils n’avaient pas hésité à voter Jacques Chirac pour faire barrage à Jean Marie Le Pen.

 

Le problème, c’est qu’ils m’expliquent qu’ils voteraient blanc si il y avait un duel Sarkozy/Le Pen.

 

Le problème est là, et au fond, c’est une conséquence de la politique de droitisation de l’UMP.

Au fond, le problème, comme le signale très bien François Bayrou, c’est que la politique de droitisation divise la société française.

 

Pourtant, Sarkozy continue à écouter Buisson, qui comme le dit NKM, pense plus à faire gagner Maurras que Sarkozy.

Le pire, c’est que cette politique de droitisation de l’UMP continue. Avec Copé, par exemple, on a le droit à l’histoire du pain au chocolat.

Certes, ça ne doit pas dédouaner l’incompétence du PS, mais l’incompétence du PS ne doit pas nous empêcher de condamner la droitisation de l’UMP.

 

Je vais raconter une anecdote pour expliquer en quoi cette droitisation est mauvaise pour l’UMP.

Lors de la campagne présidentielle de François Bayrou, je ne voulais pas soutenir Nicolas Sarkozy, mais je ne voulais pas soutenir, également, François Hollande.

Je militais, quand je voyais des pontes, pour le vote blanc.

Or, l’équipe de François Bayrou était constitué principalement de ponte du centre droit (Douste Blazy, Alain Lambert, Jean Arthuis,…).

Au second tour, j’ai été surpris de voir des soutiens de François Bayrou déclarer qu’ils ne voteraient pas Nicolas Sarkozy.

 

La suite, on la connait, François Bayrou a voté personnellement pour François Hollande, et moi, j’ai voté blanc.

 

Si j’ai qu’un seul message à donner, c’est que la politique de droitisation commencé par Nicolas Sarkozy, continué par Jean François Copé est malsaine.

Elle éloigne les centristes de la droite au second tour (en tout cas les centristes Modem), empêchent l’électeur de gauche de différentier le FN et l’UMP.

 

Mais le pire, c’est qu’avec cette politique, l’UMP vise les plus bas instincts humains là où il faut faire une pédagogie pour faire prendre conscience à l’électeur de la situation difficile que traverse la France.

24 juin 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Un commentaire

L’alliance PS – centre/Modem vu de manière (un peu) plus mathématique

Très récemment,  j’avais écrit que j’étais, contrairement à d’autres figures emblématiques du centre (non-UDI), très défavorable à une alliance avec le PS local dès le premier tour.

 

On peut en avoir une vision plus probabiliste.

Ici, nous avons un arbre de probabilité.

La probabilité de l’évènement suivant se fait si l’évènement précédent s’est produit.

La probabilité finale sera donc la multiplication des différentes probabilités.

 

Prenons-les au pifomètre pour comprendre la logique.

Rappelons que le but est ici d’avoir un élu centriste en intégrant une liste PS dès le premier tour.

Pour cela, il faut (sur un scénario où Catherine Margaté est élue à la fin):

  • Que le PS fasse une liste dès le premier tour : Allez, au pifomètre, 25% de chance.
  • Que le PS veuille bien de nous : Allons, 25% de chances.
  • Qu’il y ait un second tour : 50% de chances.
  • Que le PS accepte de faire de l’opposition : 10% de chances.

On arrive donc à une probabilité finale de 0.25*0.25*0.5*0.1=0.003125 soit 0.3125%.

On voit bien que la probabilité que le scénario nous soit avantageux est très négligeable.

 

En réalité, ces chiffres étant purement pifométrique et sorti de mon imaginaire, on ne peut espérer que maximiser la probabilité, c’est-à-dire en connaitre le maximum.

En supposant que chaque évènement a une probabilité inférieure à 50%, pour connaitre la probabilité maximale, on part du principe que chaque étape a une probabilité de 50% (ce qui est exagéré pour certaines étapes, dont la 4).

 

Dans ce cas, la probabilité finale est de 0,54 soit 0,0625 soit 6,25%.

Le compte n’y est pas !

On essaie en général de bâtir un scénario sur des probabilités supérieures à 90%.

23 juin 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale, Statistiques | , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le PS de Malakoff et les municipales 2014 (3/3) : Je suis très défavorable à une union PS- centre/Modem sur Malakoff au premier tour

Certes, je ne pense pas que le PS fera une liste au premier tour.

Mais dans l’hypothèse où le PS va au bout de sa démarche, je suis très défavorable à intégrer la liste PS au premier tour.

 

Ce n’est pas une question de sentiment, c’est une question politique et tactique.

 

Pour comprendre, il faut intégrer que Catherine Margaté a déjà gagné les municipales 2014 (sauf si elle fait une campagne vraiment très nulle mais ça, c’est peu probable).

 

En ce qui me concerne, il n’y a pas de problème, je suis pour l’alliance à géométrie variable. Je l’ai souvent écrit.

Si on doit être avec la gauche, ça ne me pose pas de problème.

Si c’est avec la droite que l’on doit être, ça ne me pose pas de problème non plus.

 

En fait, il faut comprendre qu’en tant que centriste, j’aime bien les gens de gauche, mais pas quand ils sont trop à gauche.

J’aime bien les gens de droite, mais pas quand ils sont trop à droite.

 

En partant de ce postulat, on comprend vite que je suis opposé à une alliance centre-droite décomplexée type Sarkozy, Copé ou, si on regarde dans une commune voisine, la droite type Pemezec.

 

Pour en revenir à Malakoff, mon opposition à une alliance avec le PS au premier tour est d’abord motivée par des considérations de politique purement locale.

Mon avis sur le PS où les aspects de politique nationale n’entrent pas en ligne de compte.

 

Catherine Margaté, maire PCF de Malakoff va donc, à priori gagner. Elle représente une gauche décomplexée.

Je pense que la place du centre, sur une ville comme Malakoff, est dans l’opposition.

Ce n’est pas une question de savoir si j’aime ou pas les communistes. Au contraire, j’ai une vrai sympathie pour certains d’entre eux.

Certains membres de la municipalité ont une vraie vision. Qu’on y adhère ou pas, c’est une autre histoire.

Et moi, je préfère ça, car ça m’oblige à être bon dans mes arguments.

 

Donc la place du centre est dans l’opposition sur Malakoff.

J’ajoute que la place du centre est dans une opposition constructive, crédible, visionnaire et portant un projet qui garde l’identité de Malakoff mais propose une vision économique qui permettra de garder l’identité de Malakoff sur la durée. Elle dans une opposition constructive qui apporte ce que les communistes ont du mal à apporter à la ville : la vision économique.

 

Cette opposition est en totale désaccord avec l’opposition portée par Gérard Lessuisse (RPR) et Thierry Guilmart dès 2002 quand il est passé à l’UMP, c’est-à-dire une opposition bête, méchante et systématique.

 

Or, si on raisonne du point de vue du PS, celui-ci est dans la majorité municipale. Si le PS fait une liste, son objectif n’est pas, je pense, de faire de l’opposition.

Son objectif est de peser sur la future majorité. L’objectif est d’avoir plus de poids dans la future majorité PC.

 

Il y a donc une différence d’objectifs entre le PS, qui de mon point de vue, va essayer de mieux peser dans une futur majorité tenu par le PC, et le Modem qui de mon point de vue, doit peser dans la reconstruction de l’opposition municipale.

 

On peut résumer ça en trois points.

 

Le premier est que si le Modem rejoint une liste PS, c’est pour forcer le second tour. Or, s’il y a un second tour, les centristes seront éjectés.

Il va de soi que je ne peux pas cautionner ça. Un crocodile ne rentre pas de lui-même dans un magasin de maroquinerie. Ou alors, c’est qu’il est vraiment très con.

Il va de soi que mon objectif est d’essayer d’avoir un élu centriste (notez que je dis centriste, et non plus Modem).

En y allant avec le PS, comme les centristes seront éjectés au second tour, la mouvance centriste ne sera pas représentée au conseil municipal.

Au pire, on peut intégrer la liste PS et prier de ne pas avoir un second tour, comme ça, on a un élu centriste car il figure en bonne place sur la liste PS.

Mais je trouve cette approche d’accord électoral malsaine.

Je trouve cette approche malhonnête vis-à-vis du PS.

Si un accord est fait avec le PS, il doit être gagnant-gagnant, et fait sur des bases saines.

Les accords à la Delom (Clamart) qui ont été au second tour avec l’UMP et qui quelques mois avant  les municipales rejoignent le PS, ça me fait vraiment honte et ça fait aussi honte au Modem.

Ça nous décrédibilise.

 

 

Ça, c’est pour la première raison.

La seconde raison est que c’est malsain de laisser l’opposition aux seules mains d’une opposition bête et méchante.

Ça maintient les communistes au pouvoir, et surtout, ça encourage un débat démocratique de faible qualité.

Or, un débat démocratique de faible qualité est malsain pour la démocratie locale.

Je pense que le centre, et le Modem en particulier, doit être moteur dans une reconstruction d’une opposition crédible, efficace et intelligente qui tirera le débat démocratique vers le haut, qui permettra un débat démocratique qui éclairera les malakoffiots sur les différentes options.

A ce stade, ce n’est plus une question de carrière politique, c’est vraiment une question de démocratie et de démocratie locale.

 

Enfin, et c’est la dernière raison, les décisions ne se prennent plus au conseil municipal de Malakoff.

Elles se prennent au conseil communautaire de Sud de Seine.

Or, la majorité des Modem de Sud de Seine (Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Bagneux) a construit un positionnement contre la gauche.

Je pense qu’il faut essayer d’avoir une cohérence au niveau du territoire Sud de Seine.

Lorsque Delom a rejoint la majorité de Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart, il nous a fait beaucoup de mal.

D’autant qu’il l’a fait derrière notre dos, et de plus, on l’a appris par le Parisien.

J’en profite aussi  pour dire qu’à Malakoff, il est hors de question de cautionner le système Kaltenbach qui nous a fait du mal.

Je rappelle que Kaltenbach, qui d’ailleurs est mis en cause dans une affaire, a fait de Sud de Seine, en sa qualité de président, un western.

 

J’ajoute que la carte du bruit sur Sud de Seine n’a pas pu être étudiée, Philippe Kaltenbach bloquant la nomination de l’adjoint vert chargé du développement durable.

 

Bref, pour toutes ces raisons, je suis défavorable à un accord PS-centre/Modem au premier tour.

 

Il va de soi que dans des villes comme le Plessis-Robinson ou des villes comme Puteaux, je ne tiendrai pas le même type de discours.

21 juin 2013 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire