Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Shokuzai, celles qui voulaient se souvenir

Hier, j’ai été au cinéma voir Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa.

J’avais déjà entendu parler de Kiyoshi Kurosawa, notamment de Tokyo Sonata, mais je n’avais vu aucun de ses films.

 

J’ai pu donc me rattraper.

Ici, il s’agit d’un polar, et c’est vraiment très bien.

D’ailleurs, la façon dont le film est abordé me fait penser à un autre polar que j’ai beaucoup aimé, Inju d’Edogawa Rampo (le livre). D’ailleurs, le film est l’adaptation d’un bestseller.

 

Divisé en deux partie (de deux heures chacune), il s’agit du premier film.

 

L’histoire suit l’arrivé d’une jeune fille qui arrive dans une école primaire. Elle devient la camarade de 4 copines.

Alors qu’elles jouaient au Volley-ball, un inconnu, qui se prétend chauffagiste, demande un coup de main. Il se laisse accompagner par la fille nouvellement arrivée.

 

Les autres la retrouveront mortes.

Problème : choquées, elles n’arriveront pas à se souvenir du visage de l’assassin.

Au bout de 6 mois, la mère lancera une malédiction : Retrouvez le visage du tueur de ma fille, sinon vous n’échapperez pas à la pénitence.

 

Au bout de quinze ans, l’assassin n’a jamais été retrouvé. Le film suit la pénitence des deux premières fillettes (shokuzai : pénitence).

 

La première refuse d’entrer dans l’âge adulte. Elle n’a jamais eu ses règles. C’est mental. Elle épousera un riche héritier, qui en fait est impuissant et fera d’elle une poupée. Il lui imposera des règles et lui imposera sa vie.

 

La seconde, devenue institutrice, deviendra une adepte des arts martiaux. Elle sauvera ses élèves d’un malade, armé d’un couteau.

 

Mais elle ne le fera pas vraiment pour ses élèves, mais plutôt pour elle, face au poids de la mort de sa camarade, qu’elle n’a jamais pu sauver, dont elle n’a jamais pu aider à retrouver l’assassin.

 

Les deux filles paieront leur dette à la mère, mais le prix sera élevé, et leur vie ruinée.

 

Le film parle de filles ayant vécu un traumatisme, mais également du poids de la culpabilité.

 

Le premier film se centre sur celles qui veulent se souvenir. Le prochain se centre sur celles qui ne veulent pas se souvenir.

 

Pendant ce temps, l’assassin, qui en plus est un violeur, court toujours.

Publicités

1 juin 2013 - Posted by | Cinéma | , , ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :