Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Finissons-en avec le B2I

Au Royaume-Uni, par le site Developpez.com, j’ai appris qu’il y avait l’intention de donner des cours de programmation dès 5 ans.

En ce qui me concerne, je trouve l’âge trop précoce,  néanmoins, la question mérite d’être posée.

En France, on a le B2I, théoriquement validé par l’ensemble des professeurs, dans la pratique validé par le professeur de technologie.

Il convient d’abord de rappeler que l’informatique est présente dans la vie de tous les jours.

Notons qu’aujourd’hui, 64% des ménages ont un ordinateur, tous les systèmes sont informatisés…

Même les téléphones portables se sont améliorés avec l’arrivée du Smartphone.

Qui plus est, on a aussi les tablettes.

Par ailleurs, les interfaces se sont grandement améliorées. L’arrivée de Windows, même si on peut critiquer beaucoup de choses à Microsoft, a permis une véritable démocratisation de l’informatique.

Internet a aussi accéléré la tendance.

Ma génération, et la suivante, sait utiliser l’ordinateur pour des opérations simples comme écrire un texte avec un traitement de texte, faire des calculs avec un tableur, surfer sur Internet…

Certes, certaines personnes n’y arrivent pas, mais c’est plutôt des personnes âgées, et c’est plutôt un problème de génération.

A priori, même si il ne comprend pas forcement le fonctionnement d’un ordinateur, un jeune sait l’utiliser pour les opérations courantes.

On peut donc se demander quel peut-être la pertinence de juger et de sanctionner comme savoir-faire l’utilisation courante d’un ordinateur.

Je pense que le B2I ne sert à rien, et doit être remplacé par des vrais cours d’informatique, dans lequel on expliquerait le fonctionnement d’un ordinateur, sa logique et dans lequel il y aurait des notions d’algorithmique et de base de données.

On pourrait ajouter en lycée le concept objet.

Pour un apprentissage de base, sur des raisonnements procéduraux, un langage, conçu pour l’enseignement, existe. Il s’agit du Pascal.

Pour le concept objet, on a le Java, qui malgré quelques pièges, permet un apprentissage de la programmation objet. Notons que ce langage est très utilisé, et bien qu’il soit propriété d’Oracle, il est possible de le télécharger gratuitement.

Pourquoi faut-il, selon moi, remplacer le B2I par de vrais cours d’informatiques ?

Il y a trois raisons.

La première est que ça fait partie de la culture générale, comme certaines notions de mathématiques, de physique, de biologie…

La seconde raison est que dans notre société minée par la crise et le chômage de masse, l’informatique est le secteur le moins sinistré. On peut encore y trouver un emploi. Les physiciens, chimistes et biologistes se reconvertissent dans l’informatique.

Enfin, si on reste dans certains domaines, on finit par programmer. Dans le cas de la physique, les principales théories (mécanique classique, quantique, relativiste, électromagnétisme…) sont connues.

Comme il est difficile de trouver une expression littérale pour la solution, on l’approxime avec des méthodes comme Euler ou Runge-Kutta.

On a donc fabriqué une classe de gens qui font de la simulation numérique.

Ils calculent la solution en l’approximant, pas à pas, en écrivant des programmes et en faisant tourner leurs programmes la nuit.

C’est moins cher, dans un premier temps, que de faire un accélérateur de particule ou un tokamak.

Publicités

11 juillet 2013 - Posted by | Informatique, Politique | , , , ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :