Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Une alliance Modem-UDI peut-elle tenir ?

Je souhaiterais apporter quelques éléments à l’article de l’Hérétique.

 

Je suis pour un travail en commun avec l’UDI, je l’ai souvent écrit, mais je suis opposé à ce que le Modem rejoignent l’UDI.

 

Pourquoi ?

 

Le problème n’est pas le premier tour, le problème est le second tour.

 

Effectivement, le Modem est pour une alliance à géométrie variable là où l’UDI est pour une alliance privilégiée avec l’UMP, y compris l’UMP de Copé.

 

En ce qui me concerne, je refuse de voter au second tour Jean François Copé lors d’un duel Hollande-Copé.

Lors d’un duel Hollande-Copé, je voterai probablement blanc (à 95% de chances).

 

Or, le problème de fond, pour nous centristes Modem cul entre deux chaises, c’est que les deux partis de gouvernements vont vers leurs extrêmes.

 

Au PS, au mieux, on a François Hollande qui est d’accord avec tout le monde, au pire, on a Martine Aubry qui maintient la sacro-sainte alliance de la gauche.

 

Mais à l’UMP, je tiens à rappeler qu’on a Copé et la sacro-sainte alliance Buisson/Peltier.

 

Au premier tour, il n’y aura aucun problème. Mais au second, on risque de se taper dessus et la famille risque de se diviser.

 

Au fond, il y a quatre cas possibles :

–          Soit le candidat centriste arrive dans les deux premiers. Là, le problème est réglé.

–          Soit on a un candidat extrémiste, comme Mélenchon ou le Pen. Là aussi, le problème est réglé, on votera contre le candidat extrémiste.

Les deux autres cas sont plus délicats. Face au candidat PS (qui sera sans doute François Hollande), on a un candidat UMP.

Là, deux cas sont possibles :

–          Soit on a un candidat de droite modérée (comme Alain Juppé), et là, c’est aussi réglé.

–          Soit on a un candidat de droite dure, comme Copé, et là, c’est le début des emmerdes et une future fracture.

Car au Modem, on n’a rien en commun avec Copé. Au Modem, on combat les Jean-François Copé. Et ne pas voter Copé (en ne donnant aucune consigne de vote, par exemple, comme il l’aurait fallu le faire lors du duel Hollande-Sarkozy), c’est une question de crédibilité.

 

La différence semble minime, pourtant, il s’agit du fossé infranchissable entre le Modem et l’UDI.

Là où le Modem préfèrera la crédibilité, l’UDI préfèrera la place.

 

C’est pour ça que je pense qu’il faut être extrêmement pragmatique pour que ce rassemblement se construise sur la durée.

 

Dans un premier temps, pragmatisme oblige, mieux vaut faire un travail en commun et un simple dialogue.

 

Construisons un travail commun aux européennes. Ça sera facile, il n’y a pas de second tour.

 

Au municipales, faisons un travail en commun lorsque c’est possible.

Malakoff en est un exemple, et il serait souhaitable que l’UDI se réveille.

 

Pour le reste, commençons par un simple dialogue et une réflexion commune. Sinon, le second tour aura toujours notre peau.

29 septembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | 3 commentaires