Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

PADD de Malakoff (9/10) : Le scandaleux Fort de Vanves

J’avais déjà abordé le sujet.

Certes, un maire ne peut pas vraiment faire grand-chose contre ça.

Mais dans le Sud, il y a un terrain, qui fait environ 0,16 km2 et qui représente environ 8% de la superficie de Malakoff.

 

Avant toute chose, dans une ville comme la nôtre, qui a un mal fou à récupérer de la réserve foncière, il est important de comprendre qu’une ville comme Malakoff ne peut pas se permettre de gaspiller de la réserve foncière.

 

Une ville comme Malakoff doit optimiser son territoire.

 

Soit le territoire rapporte de l’argent à la ville.

On peut imaginer des bureaux (très en vogue à l’époque de la taxe professionnelle), soit des logements amenant des contribuables.

 

Mais on peut aussi imaginer faire des HLM.

Dans ce cas, le terrain coûte de l’argent à la ville, mais ça permet de loger des gens qui ne peuvent pas se loger dans le priver.

 

En résumé, on optimise le terrain économiquement (entreprises, logements de contribuables) ou socialement (HLM).

 

Or, dans le cas du Fort de Vanves, je ne sais pas ce qu’il rapporte financièrement à la ville, et je ne pense pas qu’il fait dans le social.

 

Pire, il s’agit d’une ville dans la ville. Le Fort de Vanves est coupé de Malakoff.

Et c’est dans le Sud de la ville, dans le tiers-monde de Malakoff.

Le Fort de Vanves n’apporte pas un dynamisme nécessaire pour faire vivre le quartier, et en particulier le commerce de proximité et le marché Stalingrad.

 

Dans le cadre du PLU/PADD, on nous demande de densifier (avec des objectifs précis) afin de  respecter le SDRIF.

 

Mais il est fort possible que le les objectifs ne soient pas atteints, comme le PLH.

 

On nous demande de densifier, de construire des logements et de l’activité économique, et on nous laisse un terrain quasiment inoccupé : le Fort de Vanves.

 

Il faut rappeler qu’à Malakoff, on ne roule pas sur la réserve foncière.

28 décembre 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

PISA 2012 (4/4): PISA 2012 pointe l’inégalité du système français, faut-il en finir avec les ZEP ?

PISA 2012 ne fait pas que de pointer l’inefficacité (par rapport aux autres pays) du système scolaire français.

Il pointe aussi le fait que celui-ci est inégalitaire.

En résumé, le fils de riche n’est pas plus intelligent que le fils de pauvre. Il est juste mieux informé.

 

 

Je me permets d’ailleurs de faire un aparté.

Pour les gens qui aiment les sciences et qui sont plutôt expérimentateurs, il existe une filière pour eux : STL (Science et technique de laboratoire).

La filière STL a un avantage énorme : elle a échappé aux pédagogols et leurs philosophies malsaines aux alentours de 2000 (les programmes de cette filière n’ont pas changé) et je crois même qu’il en a été de même en 1995.

Il faut dire qu’à cette époque, les entreprises étaient parties prenantes dans cette filière.

Le niveau dans cette filière, ça ne rigolait pas.

En STL physique, il y avait de la mécanique des fluides, des systèmes optiques avec lentilles épaisses ou de l’asservissement.

En STL Chimie, c’était le programme de DEUG mais on s’arrêtait quand il y avait trop d’équation.

On trouvait donc des mécanismes de réaction (chimie organique), des stratégies de synthèse (chimie organique), de la loi de Nernst…

En résumé, en STL, on était un peu moins fort qu’un S en mathématique (ce qui reste à prouver) mais on était plus fort qu’un S en physique/chimie.

 

Pour préparer STL, il existait une option en seconde : science et technique de laboratoire.

Or, un jour, mon formateur IUFM expliquait que l’on pouvait aiguillonner un élève vers un bon lycée. Pour cela, il suffisait de vouloir prendre l’option science et technique de laboratoire. Ensuite, on continuait vers S.

Ce discours, en ce qui me concerne, me choque.

Si quelqu’un prend cette option en seconde pour faire S par la suite, il prend la place de quelqu’un qui pourrait réussir en STL et s’épanouir en STL. Tout ça pour avoir le privilège d’être dans un meilleur Lycée.

 

Pointer une inégalité du système français fait vraiment tache.

L’égalité, l’égalisation des conditions, comme elle est théorisée par Tocqueville dans de la démocratie en Amérique se fait par l’école.

C’est l’école qui permet de donner sa chance à tout le monde.

C’est l’école qui donne les bases pour que l’on puisse progresser dans la société.

 

Ce n’est pas le cas.

L’efficacité de l’école dépend du lieu d’habitation et l’inefficacité de l’école n’est, cette fois-ci, que comblé par le milieu social dans lequel on évolue.

 

Pire, on a inventé les ZEP.

Sur un ghetto social, on a en plus construit un ghetto scolaire.

De plus, on est ZEP au petit bonheur la chance.

Soit on est un collège où tout va bien, et où l’on demande à être une ZEP pour avoir des moyens (des fois ça marche).

 

Ou alors, on est un vrai collège difficile mais on fait tout pour ne pas être une ZEP, question d’image.

 

Pire, pour les gens du 93, on a inventé une classe préparatoire pour préparer aux classes préparatoires aux grandes écoles.

Pour ma part, je pense que c’est un scandale !

Le bac, qui est censé être équivalent sur l’ensemble du territoire  doit être un examen suffisant afin de sanctionner si on est capable de suivre en faculté ou en classe préparatoire.

 

Au fond qu’il y ait une inégalité entre collèges ou lycée, pourquoi pas.

Qu’un 15 dans le 93 vaille un 14 au Lycée Henri IV, ce n’est pas dramatique car pas déterminant.

 

Mais qu’un 18 dans le 93 vaille en réalité un 2 à Henri IV, là, c’est scandaleux.

Le bac doit être équivalent sur l’ensemble du territoire, ou au pire, les différences ne doivent pas être significatives.

 

Que faire ?

De mon point de vue, je pense qu’il faut en finir avec les ZEP.

Sur des ghettos sociaux, on a construit des ghettos scolaires.

 

Ce n’est pas d’une politique de ZEP dont on a besoin, mais d’une politique d’égalité du territoire.

En résumé, l’ensemble du territoire français doit être le même.

La mixité sociale doit être un objectif.

Toutes les couches de la société doivent se croiser.

Et une ville doit tout faire pour qu’il y ait égalité sur son territoire.

Le taux d’HLM, qui doit être en 20 et 40%, est un outil d’égalisation du territoire.

 

C’est aussi pour ça qu’il faut, de mon point de vue, sanctionner les villes qui choisissent délibérément de ne pas avoir d’HLM. Je pense à Saint-Maur-des fossés.

 

Mais je pense qu’il faut aussi fortement sanctionner les villes qui font exprès de faire trop d’HLM. Je pense en particulier à Bagneux.

26 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

PADD de Malakoff (8/10) : La cassure Nord/Sud

La ville de Malakoff souffre d’une véritable cassure entre le Nord et le Sud.

Cette cassure est symbolisée par la ligne 13, qui sur Malakoff est aérienne.

 

Ce n’est pas la première fois que la question est abordée.

Elle l’a été dans les divers ateliers sur le PLU l’année dernière, notamment l’atelier Habiter (avec en plus l’aspect économique) et l’atelier se divertir.

 

Il faut dire que ça a pris du temps à ce que la problématique du Sud de Malakoff soit pleinement posée, notamment par la majorité actuelle.

 

Le problème est qu’il n’y a pas de projet structurant. Pire, l’urbanisme dévalorise le Sud.

 

Le premier point est que l’ensemble des projets structurants sont dans le Nord de la ville.

On peut citer la place du 11 Novembre, la ZAC du centre-ville, la ZAC Danton et la ZAC Dolet Brossolette.

 

Le dernier projet structurant dans le Sud est la cité Georges Brassens (qui date de 1990-1995).

 

Certes, lors du débat sur le PADD, certaines zones du Sud, comme le boulevard du Colonel Fabien ou le rond-point Henri-Barbusse/ Rue Avaulée  ont été placé comme zone à développer pour le PADD.

Il faut dire que boulevard du Colonel Fabien, il va y avoir une gare pour le Grand Paris Express.

 

Mais c’est insuffisant.

Dans le PADD, il faut clairement afficher une volonté d’équilibrer le territoire de Malakoff.

Dans le PADD, il faut clairement annoncer une volonté de développer le Sud de Malakoff.

Dans le PADD, une ambition pour le Sud de Malakoff doit être clairement affichée.

 

Pour l’instant, le compte n’y est pas, et les intentions sur le sujet sont clairement insuffisantes.

24 décembre 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

PISA 2012 (3/4): PISA 2012 sanctionne la haine du savoir par le système éducation nationale

Si pour moi il y a une chose que PISA 2012 sanctionne, c’est que le système éducation nationale déteste le savoir, déteste les matières et de fait, méprise par extension les élèves.

 

Il est d’ailleurs temps de se demander pourquoi en cinquième on enseignait les atomes et molécules (ainsi que les formules chimiques) à mon époque et que les élèves ne savent plus le faire aujourd’hui en cinquième.

Les élèves d’aujourd’hui sont-ils plus idiots que ceux de ma génération ?

 

Dans le même ordre d’idée, la seule équation bilan (pardon, équation chimique) à connaître en quatrième était :

CH4 + 2 O2 -> CO2 + 2 H2O

Impensable de demander en exercice l’équation bilan de l’éthane (2 C2H6 + 7 O2 -> 4 CO2 + 6 H2O).

 

Or, apprendre une équation bilan n’a évidemment pas de sens. Ce qui compte, c’est d’en comprendre les mécanismes pour pouvoir comprendre comment en équilibrer une le cas échéant.

 

Dans le cas du méthane, il est important de comprendre que pour une molécule de méthane, il faut 2 molécules de dioxygène. Les produits formés sont- une molécule de dioxygène et 2 molécules d’eau.

 

Si mon système est composé au départ de 2 molécules de méthane et de 2 molécules de dioxygène, une seule molécule de méthane sera consommée.

C’est le principe du réactif limitant.

 

Application concrète : pour stopper une combustion, il suffit de couper l’arrivée de dioxygène.

 

Je vais appuyer mon propos en racontant une histoire.

Mon professeur de physique (qui était extraordinaire) avait, à mon époque, participé à une convention sur les programmes de 1ère S.

Et les pontes étaient partis sur le thème de l’énergie.

On allait en bouffer de l’énergie.

Or, conceptuellement, l’énergie est un thème compliqué.

Mon professeur de physique n’a pas hésité à dire que le thème étant compliqué, que l’élève de 1ère S n’étant pas forcement mature pour le comprendre dans sa globalité, elle proposa de le repousser à la TS.

On lui a répondu : surtout pas, ça peut tomber le jour du bac.

 

Dans le même ordre d’idée, en seconde, on fait de la spectroscopie, thème compliqué, non pas pour ce que ça apporte, mais parce que c’est jolie et qu’il y a des couleurs.

 

Savoir mépriser, élève méprisé, il est temps que ça change.

 

Et je me réjouis de voir PISA mettre les points sur les i.

 

D’autant que j’avais abordé la question avec Pythagore.

18 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , | Un commentaire

DOB 2014 de Malakoff

Hier, le conseil municipal a débattu du DOB (débat d’orientation budgétaire).

Le cycle budgétaire 2014 est lancé.

 

Dans son intervention, le maire, a parlé d’une baisse des recettes, notamment des dotations, et d’un besoin de plus en plus croissant de service public.

Il faut dire que 17% des recettes de Malakoff sont liées aux dotations d’un état en voie de clochardisation.

 

Notre maire a même prononcé le mot magique : rationalisation !

Elle a évoqué la rationalisation des dépenses de fonctionnement et de personnel.

Pour ma part, je pense que Sud de Seine aurait dû permettre cette rationalisation.

 

Elle a aussi annoncé qu’elle n’augmenterait pas les taux des impôts locaux.

Il faut dire que 2014 est une année d’élection.

Du coup, elle compte diminuer, à regret, les investissements.

Ce n’est franchement pas un bon point.

 

Autre point négatif : la dette est restée constant en 2013.

 

Côté opposition, Thierry Guilmart (UMP) a annoncé que les dotations allaient continuer à diminuer.

Il l’avait dit l’année dernière.

Si j’ai bien écouté, il a avancé un chiffre de 420 000€.

Jean Emmanuel Paillon (divers centre) a lui ré-insisté sur son paradoxe.

Enfin, Jean Emmanuel Paillon a évoqué une augmentation des bases des impôts locaux.

De fait, la valeur absolue des impôts locaux devrait mécaniquement augmenter.

12 décembre 2013 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | 2 commentaires

PISA 2012 (2/4): La France est officiellement un pays pauvre

La première richesse d’un pays, c’est le savoir. La première richesse d’un pays, c’est l’éducation.

 

Ce n’est pas pour rien que durant la campagne de François Bayrou, l’école (le instruire) était l’un des marqueurs forts du projet centriste.

 

L’école est la première richesse d’un pays pour deux raisons.

La première est économique.

Le capitalisme, selon Schumpeter, est la destruction créatrice.

Des pans entiers de notre économie sont voués à disparaître, disparaître car on produira nos biens différemment, ou que l’on produira de nouveau bien qui remplaceront les anciens.

 

La phase de destruction est synonyme de perte d’emplois. Mais la phase de création (création de nouveaux biens) est synonyme de nouveaux emplois, de nouveaux marchés.

 

Or, être en capacité de créer dépend de notre capacité d’investissement.

Et notre capacité d’investissement dépend de notre capacité à concevoir le monde, bref, de notre instruction.

Et c’est l’école qui instruit.

 

Je vais résumer le passage d’un livre que j’ai lu.

L’Arabie Saoudite est un pays pauvre. Ça peut sembler idiot de dire ça, il y a du pétrole là-bas, mais c’est pourtant la réalité.

Un jour, on arrêtera d’utiliser du pétrole.

A partir de là, l’économie de l’Arabie Saoudite s’effondrera.

Effectivement, l’Arabie Saoudite n’a pas formé de cadres dirigeants et le pays a laissé les Ayatollah former les jeunes.

 

A la différence, on peut penser que le Japon est un pays pauvre.

Effectivement, il n’y a pas de ressources là-bas.

Pourtant, le Japon, qui a perdu la guerre de 39-45, a été l’une des trois premières puissances économiques mondiales.

La raison en est simple. Le japon a su former, par son système éducatif, des cadres d’un bon niveau.

 

Mais l’école est aussi une nécessité sociale et démocratique.

Effectivement, c’est par l’école que l’on peut révéler le potentiel des gens d’un milieu défavorisé, et c’est l’école qui permet de faire monter l’échelle sociale.

 

Or, les résultats de PISA sont sans appel.

Nous avons un système éducatif dont le niveau est de plus en plus bas, faisant de nous officiellement un pays de plus en plus pauvre, et en plus notre système éducatif est inégalitaire.

 

Comme le disait Brighelli, le riche n’est pas plus intelligent que le pauvre, il est juste mieux informé.

11 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Ma semaine politique du 9/12/2013 au 15/12/2013

Elle sera surtout locale.

Mercredi 11, il y aura un conseil municipal.

Selon l’ordre du jour, on parlera surtout du DOB (débat d’orientation budgétaire).

On commencera ainsi donc le cycle budgétaire 2014 (qui comporte le DOB, le vote du budget et le CA ou compte administratif).

 

Jeudi 12, il y aura un conseil communautaire.

Selon l’ordre du jour, on abordera principalement des affaires courantes.

9 décembre 2013 Posted by | Conseil communautaire, Conseil Municipal, Ma semaine politique, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , | Laisser un commentaire

PADD de Malakoff (7/10) : La surface commerciale rue Paul Bert/Rue Paul Vaillant Couturier

Une enseigne est prévue à l’angle de la rue Paul Bert et Paul Vaillant Couturier.

Dans la pratique, elle tarde à venir.

 

Lors de la réunion du 5/12/2014 sur le PLU, une dame est revenue sur le sujet.

Elle se plaignait, disant qu’elle n’était pas contre le commerce, mais que celui de proximité, que c’était contre le mode de transport doux, et qu’en plus, les enfants allait acheter de l’alcool (la surface est en face du collège Paul Bert).

 

Je dois avouer que cette intervention m’a choquée, d’autant qu’elle m’a semblée égoïste.

C’est pour ça que je souhaiterai y revenir.

 

Pour commencer, comme l’a rappelé l’élu (PCF) référent du conseil de quartier Thierry Notredame, c’est d’abord une demande des habitants exprimée en conseil de quartier.

 

Par ailleurs, je tiens à rappeler que contrairement à ce que l’on croit, la grande surface ne tue pas le commerce de proximité. Au contraire, la grande Surface crée du mouvement, mouvement qui amène un flux de client se déplaçant, et le flux autour d’un commerce de proximité, c’est du client potentiel.

 

La différence entre le commerce de proximité et la grande surface se fait sur ce qui est vendu. La grande surface vend du gros, le commerce de proximité de la qualité.

 

Je tiens à rappeler qu’au centre-ville, rue Béranger, l’Intermarché est entouré par du commerce de proximité.

D’ailleurs, l’Intermarché était  une demande des commerçants.

 

On aurait ajouté un boucher en face de l’Intermarché, ça aurait été parfait…

La grande surface n’est pas forcement contre le déplacement doux.

L’Intermarché est sur une « officieuse » zone de rencontre.

D’ailleurs, la CDD de Malakoff préconise des zones de rencontres. Elle a même une sous-commission qui étudie le sujet.

 

Sur le dernier argument (vente d’alcool), là, ça ne dépend que du sérieux du gérant.

 

En ce qui me concerne, je pense que cette grande surface est une chance pour la ville de Malakoff.

D’autant que cette grande surface est dans le Sud de la ville, et que le Sud de la ville a été fortement délaissé ces dernières années.

Cette grande surface est une chance pour dynamiser le quartier et le commerce de proximité aux alentours.

Elle doit se placer dans une réflexion plus globale (urbanisme, déplacement, commerce de proximité, économie…).

 

C’est d’ailleurs fort regrettable qu’elle tarde à venir.

7 décembre 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

PISA 2012 (1/4): Les résultats

L’enquête PISA (Program for International Student Assessment) est parue.

Avant d’en donner mon avis, je vais rappeler l’ensemble des résultats.

Le programme PISA est une évaluation qui évalue les connaissances de bases des élèves (aux alentours de 15 ans) dans trois domaines : maîtrise de la langue maternelle, maîtrise des mathématiques (exemple ici) et la culture scientifique.

L’enquête PISA est intéressante pour plusieurs raisons.

La première est que l’on peut se comparer au reste du monde.

De plus, c’est les savoirs fondamentaux, utiles pour la vraie vie, qui sont évalués.

Par ailleurs, le travail statistique est réel.

Pour PISA 2012, en Mathématique, on a :

  1. Shanghai avec 613pts
  2. Singapour avec 573pts
  3. Hong Kong avec 561pts
  4. Taïwan avec 560pts
  5. Corée du Sud avec 554 pts.

La France est 25ème avec 495pts.

En 2009, on avait :

  1. Shanghai avec 600pts
  2. Singapour avec 562pts
  3. Hong Kong avec 555pts
  4. La Corée du Sud avec 546pts
  5. Taïwan avec 543pts.

La France était 22ème avec 497pts.

Côté compréhension de l’écrit, on a :

  1. Shanghai avec 570pts
  2. Hong Kong avec 545pts
  3. Singapour avec 542pts
  4. Japon avec 538pts
  5. Corée du Sud avec 536pts

La France est 21ème avec 505pts.

En 2009, on avait :

  1. Shanghai avec 556pts
  2. La Corée du Sud avec 539pts
  3. La Finlande avec 536pts
  4. Hong Kong avec 533pts
  5. Singapour avec 529pts

La France était 22ème avec 496pts.

Enfin, en culture scientifique, on a :

  1. Shanghai avec 580pts
  2. Hong Kong avec 555pts
  3. Singapour avec 551pts
  4. Japon avec 547pts
  5. Finlande avec 545pts

La France est 26ème avec 499pts.

La dernière fois, on avait :

  1. Shanghai avec 575pts
  2. Finlande avec 554pts
  3. Hong Kong avec 549pts
  4. Singapour avec 542pts
  5. Japon avec 539pts

La France était 27ème avec 498pts.

Par ailleurs, l’étude PISA va plus loin.

Elle démontre que notre école est inégalitaire, que nos élèves sont plus stressés et que nos filles sont moins performantes que nos garçons.

Sur un point, notre ministre a raison : on continue à décrocher et ça ne peut plus continuer comme ça.

D’autant que pour moi, ces résultats ne sont pas une surprise, je m’y attendais.

7 décembre 2013 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

PADD de Malakoff (6/10) : Le PADD et la transparence

Je souhaiterai formuler un souhait : que le PADD s’exécute dans la transparence.

Je souhaite pouvoir m’informer de l’ensemble des opérations immobilières de la ville (par le site internet, par exemple) et non pas les apprendre par hasard.

 

Or, beaucoup d’information sur les opérations immobilières sont apprises souvent par hasard.

 

Je vais donc me permettre d’en rappeler une liste (sans doute non exhaustif).

 

Conseil municipal du 17/04/2013, on apprend pratiquement en dernière minute que la ville délègue le droit de préemption et d’expropriation à l’EPF 92.

La délibération est votée dans la précipitation.

Mais elle n’est pas votée sans mal, et elle est votée après une suspension de séance.

Effectivement, on apprenait, encore par hasard, que le 12 rue Nicomédès Pascual était concerné. Il faut dire que ce lot est proche de la ZAC Dolet Brossolette.

Or, ce lot est aussi en vue pour un projet d’habitat coopératif.

L’association de rue était d’ailleurs venue en force, amenant les femmes et les enfants.

 

Plus tard, par un commentaire sur mon blog, j’apprenais encore par hasard, que le 6 rue Jean Jaurès était préempté par l’EPF 92.

L’information m’a été confirmée depuis.

 

Conseil municipal du 9/10/2013, il y a eu un débat sur la façon dont les acquéreurs de nos bijoux de familles sont sélectionnés par la mairie.

 

Côté CDD, c’est par hasard que la sous-commission urbanisme apprend la mise en vente des logements de la ZAC. Par ailleurs, nous ne savons absolument pas comment avance le projet. Une réunion est prévue le 13/12/2013 avec l’aménageur à 15H30.

Je tiens à rappeler qu’à la CDD, et surtout dans la sous-commission urbanisme, nous sommes des citoyens qui vivons de notre travail, denrée de plus en plus rare par les temps qui courent.

A 15H30, le Vendredi, on travaille (j’ai dû en plus prendre tous mes RTT et une bonne partie de mes congés payés).

 

Au final, je pense qu’il y a des pratiques à changer.

La municipalité doit mieux informer ces concitoyens des opérations immobilières en cours. C’est une question de transparence et de démocratie.

 

Après, que l’on soit d’accord ou pas, c’est une autre histoire qui se règle aux municipales.

3 décembre 2013 Posted by | Malakoff, PLU, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire