Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Aux européennes 2014, je vote centriste, je vote les européens

Bon, je pense que c’est évident, mais je vais quand même le confirmer.

Lors des européennes, je voterai pour les listes UDI-Modem et en particulier, dans la circonscription en Île de France, pour la liste conduite par Marielle de Sarnez et Jean-Marie Cavada.

 

Je voterai pour les européens.

 

La première raison est que j’espère, sur un (très) long terme favoriser le rassemblement du centre.

 

Ensuite, je suis très européen, je pense que l’avenir de la France passe par l’Europe.

 

Sur ce point, seul les centristes prennent l’Europe au sérieux.

Là où l’UMP a tenté de recaser les recalés du scrutin européen (comme avec Nadine Morano), les listes UDI-Modem ont privilégié la compétence avec des eurodéputés reconnus comme Sylvie Goulard, Robert Rochefort, Marielle de Sarnez, Jean Marie Cavada …

Il est à rappeler que pour les députés français, le groupe qui travaille le plus est l’ADLE, groupe fourni principalement par le Modem et les centristes.

 

Les listes centristes sont les seules à prendre l’Europe au sérieux.

Mieux, le programme des listes centristes est le seul à avoir pour ambition d’utiliser l’Europe pour faire avancer les dossiers, les seules listes à vouloir utiliser l’Europe pour faire avancer les choses.

 

Il y a des ambitions sociale et fiscales (proposition d’un nouveau traité de convergence sociale et fiscale, création d’un droit du travail européen), économique (Mise en œuvre de grands programmes sectoriels européens pour soutenir l’innovation, la recherche et l’investissement dans les réseaux intelligents, Small Buisines act européen), sur la zone euro (création d’un gouvernement de la zone euro, dotation d’un budget autonome alimenté par des ressources propres)…

 

De plus, les centristes font aussi des propositions dans le renforcement de la démocratie européenne (élection du président de l’union européenne au suffrage universel, renforcement du pouvoir du parlement européen), point indispensable pour la consolidation de l’Europe.

 

L’Europe est notre bien. Elle a permis la paix entre l’Allemagne et la France après trois guerres (dont deux mondiales).

 

L’Europe est aussi notre avenir, car de nombreux problèmes ne se posent pas au niveau français, mais au niveau européen.

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14 mai 2014 Posted by | Européennes 2014, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Giscard, l’homme qui tua le centre

C’est malheureusement connu, « Un centriste, ça se roule dans la farine et ça se fait frire ».

Cette phrase, qui nous vient de Jacques Chirac, traduit parfaitement comment la droite (et d’une certaine façon la gauche aussi) estiment devoir traiter les centristes.

Chirac l’a théorisé, Giscard l’a appliqué.

Certes, la stratégie d’union de la gauche a fini par achever le centre (aidé par un système législatif totalement archaïque, voir ici et ici), mais à la base, celui qui a lancé l’extermination des centristes, c’est Valéry Giscard d‘Estaing.

 

Une bonne nouvelle, c’est enfin révélé par Valéry Giscard d’Estaing lui-même dans une interview du Point (1,2 et 3) et mis en avant par le blog du centrisme.

 

A la question : Quand vous regardez ce qu’est devenu le centre aujourd’hui, êtes-vous déçu par vos « héritiers » ?

Valéry Giscard d’Estaing répond : Il n’existe pas d’idéologie centriste et, à ce titre, il est difficile de parler d’héritiers. En réalité, au début des années 70, je n’étais pas un homme du centre, j’agissais au centre. Ne confondez pas ! Autrement dit, j’occupais une position centrale. Dans les sociétés démocratiques, vous avez toujours deux courants principaux : l’un est néoconservateur et traditionaliste et l’autre plus social, plus sociétal. J’étais issu de la première tendance, mais je voulais absolument travailler avec la seconde, utiliser ces deux énergies pour moderniser notre pays. Je me suis donc placé au centre !

 

De plus, il confirme que son maître à penser n’est pas Jean Lecanuet ou Alain Poher.

Effectivement, il répond : J’avais un modèle, de Gaulle, qui était aussi mon père politique. Il m’avait fait entrer dans son gouvernement en 1959

D’ailleurs, le blog du centrisme rappelle :

[…] il trahit lors du référendum sur le régionalisme en 1969, ce qui provoqua le départ de celui-ci de l’Elysée

 

Comme le dit le blog du centrisme :

Cette déclaration éclaire d’un jour nouveau les décisions prises par l’ancien président de la république après sa défaite de 1981, notamment lorsqu’il tenta de prendre en main l’UDF pour la droitiser et en faire son instrument de retour au pouvoir pour ensuite la quitter et adhérer à l’UMP quand celle-ci devint enfin une force essentiellement centriste.

 

Car en réalité, Giscard s’est servi du centre pour accéder plus facilement au pouvoir et par la suite le tuer.

 

Il y a encore des fans de Giscard dans la mouvance centristes, mais les choses sont enfin officiellement claires.

 

Mais bon, les centristes, ça se roule dans la farine et ça se fait frire.

14 mai 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

CA 2013 de Sud de Seine (1/9) : Les chiffres

Le CA (compte administratif) 2013 de Sud de Seine a été également voté lors du conseil communautaire du 30/05/2014.

 

Le CA représente le bilan financier de Sud de Seine.

Il est également composé de 2 sections, la section de fonctionnement et la section d’investissement.

 

Comme le principe est le même que pour le budget, je renvoie au budget 2014 pour le détail des différentes sections.

 

Pour le CA 2013, Les recettes de fonctionnement sont de 82 779 060,83€.

Les dépenses de fonctionnement sont de 80 518 194,49€.

 

On a des recettes d’investissement de 18 616 675,23€, ainsi que des dépenses d’investissement de 21 413 629,26€.

13 mai 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2014 de Sud de Seine (1/8) : Les chiffres

Le budget 2014 de Sud de Seine a été voté lors du conseil communautaire du 30/04/2014.

 

Le budget est prévisionnel. Il donne une indication sur la façon dont Sud de Seine va dépenser l’argent du contribuable, et sur la façon dont Sud de Seine lèvera les impôts.

 

Un budget est réparti en 2 sections.

La première section est la section de fonctionnement.

C’est la section des dépenses courantes.

Dans les recettes de fonctionnement, on a principalement les impôts et taxes, ainsi que les dotations.

Dans les dépenses de fonctionnement, on a les dépenses de personnel, l’intérêt de la dette et l’entretien des bâtiments.

 

La seconde section est la section d’investissement.

Elle représente les investissements, notamment les bâtiments comme les piscines, les théâtres …

Dans les dépenses d’investissement, on a principalement les dépenses pour un nouveau bien, ainsi que les remboursements d’emprunts.

Dans les recettes d’investissement, on a des subventions.

 

Un budget est équilibré.

On a Recettes = Dépenses (égalité stricte).

Mieux, il est équilibré par section.

On a Recette de fonctionnement = Dépenses de fonctionnement et Recette d’investissement = Dépenses d’investissement.

 

Pour le cru 2014, la section de fonctionnement est de 87 600 790€.

En 2013, la section de fonctionnement était de 82 059 223€.

On a donc une augmentation de 6.75%.

 

La section d’investissement est de 37 302 576.63€.

 

La section de fonctionnement est plus difficile à appréhender.

Effectivement, il y a des restes à réaliser, sans compter que l’excédent est reporté dans la section d’investissement.

 

La section d’investissement est découpée de la façon suivante :

Libellé Recettes Dépenses
Crédit d’investissement, votes au titre du présent budget 28 173 448,93€ 31 169 244,83€
Reste à réaliser du précédent budget 1 829 507,67€ 6 133 331,80€
Solde d’exécution de la section d’investissement reportée 7 299 620,03€
Total 37 302 576,63€ 37 302 576,63€

 

On a donc un budget total de 124 903 366,63€.

 

La section de fonctionnement représente 70.13% du budget.

La section d’investissement représente 29.87% du budget.

13 mai 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , | Laisser un commentaire

En 2020, le PS de Malakoff ne fera probablement pas de liste

C’est je pense maintenant bien connu, je n’ai pas de sympathie pour Malakoff Plurielle.

Je n’aime pas beaucoup Malakoff Plurielle car :

  1. Ils se sont construits contre le centre (je maintiens).
  2. Ils n’ont pas une vision politique globale
  3. Ils sont dans un règlement de compte avec la municipalité en place, sacrifiant le court-terme au long terme et à une construction dans la durée de l’opposition.

Il est intéressant de noter qu’Emmanuelle Jannès me semble totalement perdue au Conseil Communautaire de Sud de Seine (où elle siège en indépendant).

A sa décharge, la géopolitique là-bas est devenue particulièrement compliquée.

 

J’avais déjà disserté sur les aspects 2 et 3, je vais donc à nouveau disserter sur l’aspect 2.

 

Dans un premier temps, je tiens à rappeler que la politique se pense dans une vision globale, vision allant du local au national.

Certes, une approche locale n’a rien à voir avec une approche nationale. Une approche locale est moins partisane (même si ce fut beaucoup moins vrai en 2014).

C’est ce qui fait la difficulté et la contradiction d’une approche locale.

L’étiquette politique doit être mise en avant, car elle définit le candidat mais elle doit aussi être un peu oubliée.

En fait, c’est seulement l’action locale qui fait la valeur d’une étiquette politique.

 

Alors on va me dire qu’il faut rester local…

En fait non.

Derrière une élection municipale se cache d’autres élections.

Derrière une élection municipale, il y a l’élection cantonale et l’élection du conseiller général.

Une ville de proche couronne est en général un canton-ville.

Malakoff est d’ailleurs un canton-ville, et Catherine Margaté (PCF) est le maire de Malakoff et le conseiller général de Malakoff.

 

 

Derrière l’élection municipale, il y a les sénatoriales.

Il est à rappeler que chaque conseiller municipal est un grand électeur.

Selon le nombre d’habitants, il peut y avoir un bonus de grands électeurs.

Le nombre supplémentaire de grands électeurs est désigné par le conseil municipal.

 

Je vous garantis que sur ce point, les sénateurs sont très attentifs…

 

Et derrière l’élection municipale, il y a aussi l’élection législative, car une circonscription correspond à un certain nombre de ville.

Pour la nôtre, on a Malakoff, Montrouge et Bagneux.

Comme Bagneux et Malakoff sont PCF, le député de la circonscription est de gauche.

Comme Metton est considéré comme un bon maire par ses administrés, la circonscription a surtout été tenue par le PCF. Mais comme il a eu un coup de mou en 2008, amplifié par une dynamique Hollande, la circonscription est passée au PS.

Mais il est fort probable qu’en 2017, le coup de mou de Metton soit fini. La circonscription passera sans doute au PCF en 2017.

 

Ces rappels étant fait, repassons à Malakoff Plurielle.

D’après ce que j’ai compris (conditionnel), ils espèrent que leur bon score poussera le PS à se présenter en 2020 pour s’allier avec eux et faire basculer Malakoff du PCF au PS.

 

Or, ça ne se passera pas comme ça.
Déjà parce que le PS local n’apporte rien qui le différencie du PCF. Je l’avais déjà écrit.

Ensuite, le score du PS est déjà dans le score de Malakoff Plurielle, puisque le cœur de l’électorat de Malakoff Plurielle est les sympathisants PS qui rêvent depuis des lustres que le PS se présente au premier tour.

 

Mais surtout parce que la géopolitique du PS s’est fortement dégradée en 2014 dans les Haut de Seine.

 

Voici la liste des maires dans les Hauts de Seine :

Ville Ancien maire (2008-2014) Etiquette Nouveau maire (2014-2020) Etiquette
Anthony Jean-Yves Sénant UMP Jean-Yves Sénant UMP
Chatenay Malabry Georges Siffredi UMP Georges Siffredi UMP
Sceaux Philippe Laurent UDI Philippe Laurent UDI
Bourg la Reine Jean-Noël Chevreau UDI Jean-Noël Chevreau UDI
Bagneux Marie Hélène Amiable PCF Marie Hélène Amiable PCF
Fontenay-aux-Roses Pascal Buchet PS Laurent Vastel DVD
Plessis Robinsson Philippe Pemezec UMP Philippe Pemezec UMP
Clamart Philippe Kaltenbach PS Jean Didier Berger UMP
Châtillon Jean-Pierre Schosteck UMP Jean-Pierre Schosteck UMP
Montrouge Jean-Loup Metton UDI Jean-Loup Metton UDI
Malakoff Catherine Margaté PCF Catherine Margaté PCF
Vanves Bernard Gauducheau UDI Bernard Gauducheau UDI
Issy-les-Moulineaux Andrée Santini UDI Andrée Santini UDI
Boulogne Billancourt Pierre-Christophe Baguet UMP Pierre-Christophe Baguet UMP
Meudon Hervé Marseille UDI Hervé Marseille UDI
Sèvres François Kosciusko-Morizet UMP Grégoire de la Roncière DVD
Chaville Jean-Jacques Guillet UMP Jean-Jacques Guillet UMP
Ville d’Avray Denis Badré Modem Denis Badré Modem
Saint-Cloud Éric Berdoati UMP Éric Berdoati UMP
Marnes la Coquette Christiane Barody-Weiss UMP Christiane Barody-Weiss UMP
Vaucresson Virginie Michel-Paulsen UMP Virginie Michel-Paulsen UMP
Garches Jacques Gautier UMP Jacques Gautier UMP
Rueil-Malmaison Patrick Ollier UMP Patrick Ollier UMP
Suresnes Christian Dupuy UMP Christian Dupuy UMP
Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP
Nanterre Patrick Jarry PCF Patrick Jarry PCF
Colombes Nicole Goueta UMP Nicole Goueta UMP
La Garrenne-Colombe Philippe Juvin UMP Philippe Juvin UMP
Bois Colombe Yves Révillon UMP Yves Révillon UMP
Courbevoie Jacques Kossowski UMP Jacques Kossowski UMP
Neuilly sur Seine Jean-Christophe Fromantin UDI Jean-Christophe Fromantin UDI
Levallois-Perret Patrick Balkany UMP Patrick Balkany UMP
Clichy Gilles Catoire PS Gilles Catoire PS
Asnières sur Seine Sébastien Pietrasanta PS Manuel Aeschlimann UMP
Gennevilliers Jacques Bourgoin PCF Patrice Leclerc PCF
Villeneuve-la-Garenne Alain-Bernard Boulanger UMP Alain-Bernard Boulanger UMP

 

Et un petit tableau récapitulatif :

Etiquette Mandat 2008-2014 Mandat 2014-2020
DVD 0 2
UMP 20 21
UDI 7 7
Modem 1 1
PS 4 1
PCF 4 4
Total 36 36

 

Et un graphe histoire d’être plus lisible :

maire_92

Le PS a vraiment régressé dans le département.

Au niveau des mairies, le PS est à égalité avec le Modem, c’est dire que le PS est dans un sale état.

Le PS ne garde que son bastion : Clichy.

Et encore, le contexte local fait qu’il y a eu une division de la droite…

Le PS perd Clamart, Fontenay-aux-Roses et Asnières.

Au contraire le PCF résiste mieux que ce soit à Bagneux (61,44%), à Malakoff (68,14%), à Nanterre (53,84%) ou Gennevilliers (61,43%).

 

Rien à dire, dans le 92, les maires PCF tiennent…

De plus, le PS devrait perdre également des cantons. Je pense à Pascal Buchet, ancien maire PS de Fontenay-aux-Roses qui devrait perdre son canton prochainement. Je ne pense pas qu’il sera le seul.

Certaines circonscriptions seront également perdues par le PS, je pense à la 12ème qui risque de l’être au détriment de la droite, ou à la 11ème qui le sera au détriment du PCF.

 

Alors, oui, en 2017, le PS, qui reste le grand parti de la gauche, tentera une reconquête, et essaiera de regagner le terrain perdue.

Mais je ne pense pas qu’elle le fera contre le PCF.

Quand le PS a été contre le PCF dans les Hauts de Seine, ça n’a jamais été à son avantage.

Je pense en particulier à Châtillon ou au Plessis-Robinson.

Quand le PS a été contre le PCF, ça a toujours favorisé la droite.

Les maires qui ont été élus après ont toujours été de droite.

La ville par la suite est restée à droite.

Mention spéciale avec le maire très à droite du Plessis-Robinson qui est vraiment très dur.

 

Je pense que vu les scores des maires dans les villes PCF, le PS va laisser les maires PCF tranquilles.

Mieux, le PS va favoriser les maires PCF pour avoir le soutien du PCF pour certaines conquêtes ou reconquêtes.

 

Dans la 11ème circonscription, le PS va soutenir le PCF à Bagneux et à Malakoff pour avoir un soutien à Montrouge.

 

De plus, je pense que le PS peut avoir des espoirs à Asnières (le PS a perdu avec 49.87% des voix) ou à Fontenay-aux-Roses (le PS a perdu avec 47,08% des voix sur un tout sauf Buchet).

 

De plus, certains maires UMP (Balkany à Levallois-Perret, Aeschlimann à Asnières, Ceccaldi-Raynaud à Puteaux) sont très durs, et bien implanté. Le PS va tout faire pour limiter la casse, et va y aller avec le PCF.

De plus, je pense que c’est la faiblesse de la gauche qui fait qu’il n’y a pas eu de second tour à Puteaux.

 

Dans l’absolue, que faudrait-il faire pour faire diminuer le score de notre maire, Catherine Margaté ?

De mon point de vue, je pense que le score de Catherine Margaté diminuera que quand il y aura un centre fort sur la ville de Malakoff.

Je pense même que sur le (très) long terme, un changement de municipalité se fera avec un centre aux alentours de 15%.

D’ailleurs, même si par la suite l’UMP a trop tiré sur la corde, ils ne se sont pas trompés. Ils ont investi un UDI.

 

Or, il se prouve que lors du scrutin 2014, le centre a été particulièrement maltraité.

Il a été maltraité car son représentant l’a vendu pour une bouché de pain à Malakoff Plurielle.

Il a été maltraité car Malakoff Plurielle, tel un Sarkozy ou une Ségolène Royale (rappelez-vous des régionales 2010) a débauché dedans.

Enfin, il a été maltraité car beaucoup de centristes n’ont pas eu le courage d’assumer ce qu’ils sont.

 

La non-présence d’une liste centriste est une faute grave pour une ville comme Malakoff.

Il est indispensable que le centre se construise à Malakoff, et cette construction ne peut se faire que sur plusieurs mandats.

Aujourd’hui, le centre a totalement disparu de Malakoff.

 

Cette disparition fait que Catherine Margaté continuera d’être réélue en 2020, 2026, 2032, 2038, 2044, 2050, 2056, 2062, 2068…

Elle ou ses successeurs…

10 mai 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Sud de Seine et la TEOM

Lors du conseil communautaire du 30/04/2014, la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères) a été débattue.

 

Selon le document distribué aux auditeurs, les bases vont augmenter de 2,24%, permettant une augmentation des recettes de l’ordre de 346k€.

Or, la TEOM sert à l’enlèvement des ordures.

Il est noté qu’avec la hausse de la TVA de 7 à 10%, l’amélioration du service de collecte des déchets verts et l’actualisation des conventions de mise à disposition de personnels et de matériels communaux, la hausse du coût de la compétence est de 550k€.

 

Il y a donc un manque à gagner de 204k€.

Dans le document distribué aux auditeurs, il est proposé d’augmenter le taux de TEOM de 0,08 point, le faisant passer de 6.39% à 6.47%.

 

Or, dans la réalité, ça ne s’est pas passé comme ça.

 

Le fonctionnement de Sud de Seine est basé sur un consensus des 4 maires.

Or, Clamart et Fontenay-aux-Roses ont basculés à droite.

D’ailleurs, pour garder l’état d’esprit initial de Sud de Seine, Marie Hélène Amiable (maire PCF de Bagneux) a été élue présidente de Sud de Seine, Catherine Margaté (maire PCF de Malakoff) a été élue vice-présidente aux finances, Jean-Didier Berger (maire UMP de Clamart) a été élu vice-président au développement économique et Laurent Vastel (maire DVD de Fontenay-aux-Roses) a été élu vice-président en charge de la culture.

 

Or, pour augmenter le taux de la TEOM, il n’y a pas consensus entre les 4 maires.

Certains maires de Sud de Seine se sont fait élire sur la promesse de ne pas augmenter les impôts.

 

Pour l’instant, ce déficit est compensé par d’autres recettes, des recettes prises ailleurs.

 

Pour le prochain budget, Catherine Margaté a d’ailleurs annoncé qu’elle allait rencontrer l’ensemble des adjoints des 4 villes.

9 mai 2014 Posted by | Conseil communautaire, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, coût des travaux et subventions (2/2) : Malakoff et sa bonne politique, sur l’argent des autres…

Je m’interrogeais précédemment sur le dépassement en temps et en argent dans les travaux réalisés par la ville.

 

Les subventions, touchées par la ville, posent également une autre question, question naguère soulevé de temps en temps par l’opposition de façon sporadique : Malakoff a une tendance de vivre des subventions.

 

En fait, cette question est beaucoup plus large, doit inclure la question des dotations (notamment de l’état).

 

Il faut rappeler que la municipalité fait beaucoup de chose dans le social, beaucoup de choses qui font la renommée de la ville.

Or, l’état d’esprit est de le faire avec l’argent des autres.

 

Pour mémoire, lors du budget 2014, les dotations représentaient 23,47% des recettes de fonctionnement, 13,67% des recettes de fonctionnement sont liées aux dotations de l’état.

 

Ceci pose beaucoup de problèmes.

Certains projets, comme le FISAC (qui sert à redynamiser le commerce de proximité) sont conditionnés à des subventions. En cas de non-subvention, il est probable qu’il n’y aurait pas eu de FISAC, notamment de phase 3 du FISAC.

 

Dans le discours de la municipalité, l’état doit tout.

Des fois, c’est compréhensible. La municipalité n’a pas fait de police municipale (privilégiant la garde urbaine) car elle estime que la sécurité est une mission de l’état, et que la sécurité dépend du commissariat de Vanves.

 

Mais des fois, je pense que ça engendre un discours malsain et dangereux.

En particulier, la municipalité râle contre la diminution des dotations d’état.

Or l’état est surendetté, en voie de clochardisation.

L’état a un problème sérieux de déficit de fonctionnement, et il devra tôt ou tard (le plus tôt sera le mieux) faire une cure d’amaigrissement.

Comme l’a suggéré un rapport de la cour des comptes, les collectivités locales devront participer à l’effort.

 

D’autant que Sud de Seine n’a généré aucunes économies d’échelle…

 

Je ne mets pas en cause la politique sociale de Malakoff, plutôt son financement.

 

Je suis pour le social, mais le social doit être payé par de la productivité, pas à crédit.

 

En ce qui concerne Malakoff, il est urgent d’avoir une politique économique qui accompagnera ce social.

Il est urgent d’augmenter les recettes propres de la ville, de créer une dynamique économique qui permettra de faire durer le social, voir même de l’améliorer.

 

On ne peut plus baser sa stratégie sur les ressources de l’état.

 

Cette question est par-ailleurs une question de démocratie et d’indépendance de la ville dans ses choix.

 

Comme on peut le dire grossièrement, qui paye a raison…

 

C’est une véritable différence politique entre la municipalité et moi !

8 mai 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

La géopolitique de Sud de Seine se complique

Mercredi, ce fut mon deuxième conseil communautaire auquel j’ai assisté.

Et une chose me vient à l’esprit : la géopolitique de Sud de Seine risque d’être délicate.

 

Pour mémoire, Sud de Seine est l’intercommunalité qui regroupe Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

 

Quand Sud de Seine a été créée, On avait deux maires communistes (Malakoff et Bagneux) et deux maires socialistes (Clamart et Fontenay-aux-Roses).

 

Lors de la dernière mandature, l’opposition était constituée de 6 élus UMP/UDI (anciennement nouveau-centre) et d’un élu Modem.

 

Or, en 2014, Fontenay-aux-Roses et Clamart sont passés à droite.

Aujourd’hui, cartographier les forces en présences sur Sud de Seine est plus compliqué.

Il faut rappeler que l’on a initialement :

  • 26 élus de gauche
  • 21 élus de droite
  • 1 divers

D’ailleurs, au final, nous sommes arrivés à deux élus indépendants. Pourquoi ? Mystère.

 

Deux possibilités eurent été possibles :

  1. Catherine Margaté, maire de Malakoff, et Marie Hélène Amiable, maire de Bagneux, aurait pu imposer une majorité de Gauche, imposant, par exemple, Pascal Buchet, ancien maire de Fontenay-aux-Roses et Philippe Kaltenbach, ancien maire de Clamart, comme vice-présidents.
  2. Ou alors, garder l’unanimité entre les quatre maires, garder le consensus entre les quatre maires.

Comme je l’avais écrit précédemment, c’est la solution 2 qui a été choisie.

Jean Didier Berger, maire UMP de Clamart, et Laurent Vastel, maire DVD de Fontenay-aux-Roses, sont devenus vice-présidents.

 

Du coup, savoir qui est dans l’opposition et qui est dans la majorité est devenue plus délicat.

Il est même fort possible que les décisions soient bloquées, notamment le débat qui a fait rage sur l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères entre les quatre maires et sur laquelle je reviendrai.

 

Il faut dire, quand on a construit Sud de Seine sur la couleur politique, faisant un trou dans Châtillon et Montrouge…

 

A moins qu’un autre point positif puisse se dégager : on fera peut-être enfin des économies d’échelle, et on gagnera peut-être enfin de la productivité dans les compétences transférées à Sud de Seine.

A moins qu’on ait le scénario suivant :

Le gouvernement a créé la métropole du Grand Paris. D’ailleurs, celle-ci est à droite.

Or, la droite (UMP et UDI) est contre ce projet.

Les communistes aussi.

Il est possible que l’attelage fait à Sud de Seine soit construit dans l’hypothèse de pourrir le projet gouvernemental.

Dans ce cas de figure, le PS deviendrait l’opposition dans le conseil communautaire de Sud de Seine.

 

A moins que tout ce que j’écris soit pure spéculation. En 2016, Sud de Seine devrait disparaître…

4 mai 2014 Posted by | Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , | Laisser un commentaire

Demande du CA 2013 et du budget 2014 de Sud de Seine

Lors du conseil communautaire de Sud de Seine, on a voté le CA (compte administratif) 2013 et le budget 2014.

Ça fait beaucoup.

D’autant qu’il n’y a pas eu le DOB (débat d’orientation budgétaire). La raison invoquée étant que la période électorale a tout chamboulé (il y a même une jurisprudence à ce sujet).

 

Je vais donc envoyer le mail suivant au vice-président chargé des finances, Catherine Margaté, maire de Malakoff.

 

Madame Catherine Margaté, vice-président chargé des finances de Sud de Seine,

 

Lors du conseil communautaire du 30/03/2014 a été voté le budget 2014 de Sud de Seine et le CA 2013 de Sud de Seine.

Je souhaiterais que vous me communiquiez ces documents dans les plus brefs délais, comme me le permet l’Article L2121-26 du Code général des collectivités territoriales qui stipule :

« Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets et des comptes de la commune et des arrêtés municipaux.

 

Chacun peut les publier sous sa responsabilité.

 

La communication des documents mentionnés au premier alinéa, qui peut être obtenue aussi bien du maire que des services déconcentrés de l’Etat, intervient dans les conditions prévues par l’article 4 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978.

 

Les dispositions du présent article s’appliquent aux établissements publics administratifs des communes. »

Vous pouvez me communiquer les documents par mail.

 

Par ailleurs, je souhaiterais avoir les éclaircissements suivants.

Sur le budget 2014, je souhaiterais connaître l’endettement au 01/01/2014 ainsi que l’endettement prévue au 31/12/2014. En cas d’augmentation de celui-ci, j’aimerais également savoir quel(s) projet(s) justifieraient l’augmentation de cet endettement.

 

Sur le compte administratif 2013, je souhaiterais connaître votre valeur d’autofinancement brut. Le calcul étant assez compliqué, je souhaiterais connaître les étapes intermédiaires de votre calcul (notamment ce qui a été retranché en recettes et dépenses pour les retraitements comptables).

Je souhaiterais aussi connaître l’endettement selon le CA, qui me permettrait de calculer la capacité de désendettement de Sud de Seine.

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées

2 mai 2014 Posted by | actualité, Conseil communautaire, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Sud de Seine fixe les indemnités de ses conseillers

Sud de Seine a fixé les indemnités de ses conseillers communautaires lors du conseil communautaire du 30 mars, et malgré la crise, elles sont en augmentations.

Selon le document distribué aux spectateurs, l’indemnité maximale est de 5 512.13€ pour le président et 2 508,97€ pour les vice-présidents.

 

Elles ont été fixées à 2 200€ pour le président et les vice-présidents de Sud de Seine.

A noter que le président (Marie-Hélène Amiable, maire PCF de Bagneux) est au même niveau que les vice-présidents (Catherine Margaté, maire PCF de Malakoff, Jean-Didier Berger, maire UMP de Clamart et Laurent Vastel, maire DVD de Fontenay-aux-Roses).

 

Mais, selon ce qui a été dit, elles ont augmentés de 8,2%.

 

Pour les conseillers communautaires, elle a été fixée à 228.09€, soit une augmentation de près de 100% (elle a été pratiquement doublé).

 

Côté intervention, le PS a expliqué qu’en temps de crise, l’augmentation des indemnités des vice-présidents était mal venue. Elle n’a rien dit sur l’augmentation des conseillers communautaires, dont elle est bénéficiaire. A se demander pourquoi.

 

Jean Didier Berger a expliqué qu’il fallait une indemnité sérieuse pour aider les vice-présidents à résister à la tentation de la corruption.

 

Quant aux verts, ils ont reversé leurs indemnités (ou une partie, je me souviens plus très bien) au budget de Sud de Seine dans la partie développement durable.

Ce n’est pas grand-chose (environ 8000€ d’après ce qui a été annoncé de mémoire), c’est surtout symbolique.

 

Malakoff plurielle, par la voix de son élu Emmanuelle Jannès, ne s’est pas exprimé sur le sujet. C’était pourtant son thème de campagne…

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