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J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Budget 2014 de Sud de Seine (5/8) : La répartition des dépenses de fonctionnement

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La répartition des dépenses de fonctionnement permet d’avoir une pertinence de Sud de Seine, notre agglomération qui regroupe Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

Bien que le maire de Clamart soit maintenant UMP, que celui de Fontenay-aux-Roses soit DVD, ce qui rend la géopolitique de Sud de Seine délicate, les travers restent.

 

Selon le document distribué aux élus, on a :

Libelle Valeur %
Services généraux et administration publique locale 41 145 225 46,96901135
Sécurité et salubrité publique 2 279 291 2,601906901
Culture 16 124 292 18,40656003
Sport et jeunesse 3 808 704 4,347796407
Interventions sociales et santé 2 982 271 3,404388248
Famille 363 417 0,414855848
Logement 93 500 0,106734197
Aménagement et service urbain, environnement 20 219 970 23,08194938
Action économique 584 120 0,66679764
Total 87 600 790 100

 

J’avais déjà évoqué que Sud de Seine était un mauvais élève pour la rationalisation des dépenses (en regardant les ratios), c’est confirmé ici.

La part des services généraux et de l’administration publique locale est de près de 47%.

Je rappelle que l’objectif de Sud de Seine est de rationaliser les dépenses de fonctionnement…

 

Autre point noir : l’action économique… Moins de 0.7%.
Sud de Seine doit permettre de valoriser le territoire… Encore faut-il y mettre les moyens.

 

L’intervention sociale représente 3,4%.

 

Dans les points positifs, le sport et la culture sont aux alentours de 22/23%, l’aménagement, les services urbains et l’environnement aux alentours de 23%.

 

Le logement est aux alentours de 0.1%, mais l’urbanisme est encore une compétence de la commune.

8 juin 2014 Posted by | Conseil communautaire, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les centristes, impossible regroupement, impossible possibilité de faire un score ? (2/6) : Les centristes face à l’archaïque débat droite-gauche

C’est connu, le débat n’est qu’entre la société proposé par la gauche et la société proposé par la droite.

Or, est-ce le cas ?

Les média l’ont décidé, les commentateurs l’ont décidé, ça arrange l’UMP et le PS, la coupure est entre la droite et la gauche.

Mais en réalité, ce n’est qu’un mensonge.

Je prétends que cette coupure, qui avait un sens avec Karl Marx, qui avait un sens au temps de la guerre froide, n’en a plus aujourd’hui.

 

La coupure n’est plus entre la gauche et la droite.

 

Mais qu’est-ce qui différencient la gauche et la droite ?

 

D’un point de vue sociétal, on peut considérer que la droite se centre sur l’individu, la gauche sur le collectif.

De ce point de vue, il est clair que le sarkozysme est de droite.

On privilégie, sur la richesse, un groupe d’individu, au détriment des autres, sur les deniers publics d’ailleurs.

 

Or, la conception droite et gauche de la société est inadaptée.

Si je me centre sur l’individu, la réussite se fait au détriment des autres.

Individuellement, je réussi contre les autres.

 

Mais si j’ai une vision type groupe, le groupe nivelle vers le bas l’individu. C’est d’ailleurs ce qui se passe à l’éducation nationale avec le collège unique.

 

En fait, avoir une vision individuelle est dangereux car on permet à une poignée de réussir contre les autres. Mais avoir une vision groupe est aussi dangereux. On empêche l’individu d’exprimer pleinement son potentiel.

 

En réalité, c’est une synthèse des deux visions qu’il faut.

Prenons une équipe de football.

Il faut Zinedine Zidane pour marquer les buts. Mais Zinedine Zidane a besoin d’une équipe pour construire le jeu et faire les passes décisives.

 

En fait, Zinedine Zidane a besoin d’une équipe pour que son potentiel puisse s’exprimer, mais l’équipe a besoin de Zinedine Zidane pour exprimer le sien aussi.

 

En résumer, il faut favoriser un jeu collectif (vision gauche) tout en permettant à chaque individu d’atteindre son plus haut potentiel (vision droite).

 

On a aussi une coupure économique.

Même si les libéraux le contestent avec Nicolas Sarkozy, la droite est plutôt économiquement pour un laissez-faire, la gauche pour un rôle accru de l’état.

 

Or, il faut clairement dire qu’aucune des deux visions n’est satisfaisante.

D’ailleurs, c’est le laissez-faire qui est à l’origine de la crise actuelle.

 

Si on prend un système capitaliste, celui-ci ne peut pas durer.

Il y a trois raisons à cela.

La première est que le capitalisme prend comme principe que le monde dans lequel on vit est infini (au sens mathématique du terme).

Or, ce n’est pas vrai. Le monde dans lequel on vit est fini, il a une limite fini (au sens mathématique du terme).

Il est intéressant sur ce point de noter que la vision de Malthus s’impose (voir ici et ici).

On est en plein dans des enjeux de développement durable.

 

La seconde raison est que le capitalisme pousse à l’avidité. Un groupe de gens, avide, s’enrichit bloquant une partie de la richesse. L’argent ne circule plus et l’économie est grippée. On est dans la vision de Keynes.

 

Enfin, le capitalisme crée trop de cadre. Certains se retrouvent sur le carreau. Ils ont donc intérêt à détruire le capitalisme de l’intérieur. C’est la vision que Schumpeter, dans Capitalisme, socialisme et démocratie, donne.

En France, on a des exemples avec Philippe Meirieu ou Pierre Bourdieu.

 

Mais une société où l’état fait tout, une économie dite socialiste, ne peut pas durer aussi.

Pour cela, il faut reprendre l’analyse qu’en a faite Schumpeter dans Capitalisme, socialisme et démocratie.

 

Celui-ci démontre qu’une économie socialiste aura les points suivants :

  1. Elle utilisera les mécanismes du capitalisme pour durer. C’est le cas de la Chine.
  2. Elle sera inégalitaire.

Dans la suite de son ouvrage, Schumpeter se pose la question de la démocratie.

Il fait donc dans son ouvrage une très bonne analyse de la démocratie institutionnelle.

Il en déduit que la démocratie est un système de compétition, visant à atteindre le pouvoir, et sanctionné par le peuple.

 

Il en déduit que le système socialiste peut-être démocratique.

Mais pour ma part, je pense qu’il ne va pas assez loin.

Je pense qu’il faut raisonner sur la démocratie sociétal comme le décrit Tocqueville dans De la démocratie en Amérique.

 

La société démocratique, selon Tocqueville, est définie par :

  1. La liberté
  2. L’égalisation des conditions

 

Le point 2 est important. Chacun doit pouvoir progresser. Ça ne doit dépendre que de son mérite.

Or, si le point 2 n’existe pas, le point 1 est condamné.

 

Or, dans une société socialiste, le point 2, l’égalisation des conditions, n’existe pas.

De fait, une économie socialiste, car elle est inégalitaire, est vouée à disparaître.

 

En réalité, le débat n’est plus ici.

Le débat est la place de la France dans la mondialisation.

 

Aujourd’hui, la mondialisation est un fait. Elle s’est accélérée avec Internet.

Il y a des points positifs.

On a un accès plus facile à la culture, à l’information (notamment contradictoire), les biens et les personnes circulent plus facilement.

 

Mais, il y a un revers à la médaille, la concurrence est plus sévères entre les pays du monde.

Or, le problème de fond est que la France n’est pas en mesure de tirer son épingle du jeu dans la mondialisation.

 

Beaucoup vont me répondre que les théories sur la mondialisation (qui sont l’œuvre de Ricardo) se basent sur une concurrence libre et non faussé. Mais qu’en réalité, la concurrence est faussée.

C’est vrai. La concurrence est faussée.

Par exemple, les chinois dévaluent leur monnaie pour favoriser leur exportation.

Mais pour négocier avec la Chine, je rappelle que le niveau pertinent est l’Europe. D’ailleurs, les centristes sont les seuls à être ouvertement européen.

Par ailleurs, les allemands, avec l’Euro et les mêmes difficultés, tirent leurs épingles du jeu.
Et que même si la concurrence était non faussée, les français se feraient quand même laminer.

 

Et puis, le jour où l’on trouvera des martiens, on fera de la « spacelisation ».

 

Sur le problème de la mondialisation, trois écoles s’affrontent.

La première école est celle qui n’a rien compris à l’économie et qui est trop lâche pour affronter l’opinion publique avec des mesures impopulaires.

Dans cette école, on a Nicolas Sarkozy ou François Hollande.

Les ânes économiques pensent qu’il faut soutenir la consommation des ménages.

De fait, ils donnent des sous aux ménages, par déduction d’impôt sur les plus riches (vision droite) ou par dons aux plus pauvres (vision gauche).

Or, cette politique est injuste. Elle est injuste car comme l’état a des moyens limités, ce n’est pas tous les ménages qui en profitent. En général, c’est la clientèle électorale qui est ciblée.

De plus, cette politique se fait contre les classes moyennes, éternels perdants.

Or, cette approche est surtout suicidaire.

Comme notre appareil productif est dégradé, les ménages achètent chez nos concurrents.

Du coup, par du déficit public, on favorise nos concurrents.

 

La seconde école est celle qui veut fermer nos frontières. On a Mélenchon et Marine le Pen.

Au fond, ça marche, ça s’appelle la Corée du Nord.

Mais je ne suis pas sûr que l’on soit très heureux là-bas.

 

Et puis, il y a ceux qui veulent que la France puisse tirer son épingle du jeu.

Ça passe par permettre à nos entreprises de faire de la marge pour réinvestir et par la suite, apporter un plus par rapport aux autres dans la concurrence.

Les centristes sont dans cette option.

 

Au final, les centristes méritent d’être entendus car ils sont la synthèse.

Ils sont la synthèse entre la vision de gauche et celle de droite.

Comme le dit Wikipédia, Le terme centrisme est utilisé pour désigner les courants politiques du centre. Le centrisme peut se percevoir soit comme l’affirmation d’une force politique distincte de la droite et de la gauche, soit comme un compromis entre les deux. Le terme peut également être associé à l’idée de modération entre des antagonismes politiques : conservatisme et progressisme sur le plan des réformes, socialisme, libéralisme et conservatisme sur le plan des idées, interventionnisme et laissez-faire sur le plan économique.

 

De fait, les centristes ont souvent été à la pointe sur de nombreux sujets comme la dette, la mondialisation, l’éducation …

8 juin 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire