Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Vers une future dissolution ?

Lorsque Lundi j’ai entendu que Manuels Valls démissionnait, j’hallucinais mais je n’étais pas surpris.

 

Je dois reconnaître que j’avais une sympathie pour le personnage.

Cette sympathie a diminué lorsqu’il était ministre de l’intérieur.

En tant que ministre de l’intérieur, Manuels Valls ne m’a par contre pas laissé un bon souvenir.

En tant que ministre de l’intérieur, je le trouvais trop dans une démarche « sarkozyste », c’est-à-dire trop de communication mais pas un travail poussé en amont.

Mais en tant que premier ministre, mon opinion vis-à-vis de lui remonte.

Je pense aussi, comme c’était le cas avec Jean Marc Ayrault, que Manuels Valls a une lucidité sur la situation économique.

 

Je rappelle aussi que Manuels Valls était le seul, durant la primaire socialiste, à faire une campagne sérieuse. Et le concept de dé-mondialisation, défendu par Arnauld Montebourg, est une ineptie.

 

Or, comme ce fut le cas avec Jean Marc Ayrault, le problème aujourd’hui n’est pas Manuels Valls, mais François Hollande.

Déjà parce que François Hollande, à la suite du drame du 21 Avril 2002, n’a pas construit le PS sur une analyse de la situation et un projet, mais sur la nullité de la droite et le vote sanction.

 

Par la suite, Martine Aubry a carrément gauchisé le PS.

 

Au final, quand François Hollande est élu président, on a un président qui n’a aucun diagnostique sérieux sur le pays (il est l’inventeur de la tranche à 75%) et un PS qui croit encore à la lutte des classes, là où en Europe, les autres PS se sont sociaux-démocratisés.

 

Point symbolique : le PS s’est personnellement chargé de faire la peau de François Bayrou qui a voté personnellement pour François Hollande au second tour.

Et le PS a tout fait pour dégommer le centre (comme l’UMP d’ailleurs).

 

Aujourd’hui, je pense que Manuels Valls est dans une bonne démarche. Mais je pense que le reste du PS n’a absolument pas la moindre idée de ce qui se joue, n’a aucune analyse économique de la situation, et pense, pour des raisons idéologiques, que faire une politique de gauche, ça marche parce que la gauche, c’est classe.

 

Il va de soi que je pense que ces gens-là sont pour moi dangereux, étant donné que j’accorde une grande importance au diagnostic, qui lui n’est ni de gauche, ni de droite.

Du coup, je pense que vu l’état du PS, même si Manuels Valls est quelqu’un qui a une analyse correcte de la situation, il n’aura pas les moyens d’imposer face à un PS archaïque sa politique.

 

Si on arrive à ce blocage, la question de redonner la parole au peuple, concrètement une dissolution de l’assemblée nationale, se posera.

 

Sur le principe, on ne peut pas continuer une situation où un premier ministre, qui a une vision correcte de la situation économique, ne peut pas faire passer les bonnes mesures, car le parti qui le soutient, le PS, majoritaire à l’assemblée nationale, ne le soutient pas par archaïsme.

 

Sur le principe, il faudra donc dissoudre l’assemblée nationale.

 

Mais en cas de dissolution, il faut rappeler qu’aujourd’hui, ni l’UMP, ni le centre, n’ont une vision sérieuse de la situation.

En particulier, l’UMP, sous l’impulsion de Jean François Copé, a construit, tout comme le PS sous François Hollande, l’UMP sur la nullité de la gauche.

 

Si Manuels Valls ne peut pas imposer sa politique, il faudra dissoudre l’assemblée nationale mais dans la pratique, ni l’UMP, ni le centre n’ont conscience des réalités économiques.

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26 août 2014 - Posted by | Politique, Politique nationale | , ,

2 commentaires »

  1. tu as tout à fait raison, il n’y a pas de partis politiques crédibles, mais on ne peut pas attendre d’avoir du personnel politique digne de ce nom pour aire appliquer la démocratie !

    Commentaire par Le Parisien Libéral | 27 août 2014 | Réponse

  2. Bonjour,
    Je suis synchrone.
    Il n’y aura pas dissolution. Ce serait la fin du parti socialiste et le début d’une période trouble puisqu’il n’y a personne pour recueillir les restes.
    Il y a une autre solution : la démission du Président de la République. Difficile à imaginer.
    L’actuelle opposition n’est pas crédible : les affaireS, les prétendants à la succession de l’Élysée vont s’étriper.

    Monsieur Bayrou, que j’aime bien, ne pourra rien faire.
    Il fait peur ? Tous l’ont torpillé. Pas un seul n’a pensé à l’utiliser.
    Il lui manque des troupes pour le soutenir et voter les lois.
    A moins d’une OPA sur les centristes, il manque de moyens d’action.

    Un gouvernement de salut public ?

    Manguin.

    Commentaire par Daniel WANTZ 12 impasse Ressort Malakoff | 28 août 2014 | Réponse


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