Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Suite du débat sur le devenir de Sud de Seine

Lors du conseil municipal du 19/11/2014, le point le plus important était sans doute un point d’information sur le devenir de Sud de Seine.

 

Pour mémoire, Malakoff appartient à l’agglomération de Sud de Seine qui regroupe Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

Cette agglomération a été créée entre maire de gauche, laissant entre autre une incohérence territoriale, Châtillon et Montrouge, les deux villes étant à droite.

 

Ce point a été abordé au dernier conseil municipal (voir ici le résumé et ici pour l’étude de la géopolitique).

 

Là où l’on était la dernière fois, on avait deux options :

  • Le Sud des Hauts de Seine regroupant Sud de Seine, Châtillon et Montrouge et le Haut de Bièvre (Châtenay-Malabry, Antony, Bourg la Reine, Le Plessis Robinson, Sceaux, Verrière le Buisson et Wissous)
  • La même chose avec en plus le Val de Bièvre (Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, L’Hay les Roses, Le Kremlin Bicêtre et Villejuif).

Logique de chapelle (voir la géopolitique), sur Sud de Seine, les maires de gauche (Malakoff et Bagneux) sont pour l’option 2, les maires de droite sont pour l’option 1.

 

A noter qu’en ce qui me concerne, je suis pour un rapprochement avec Vanves et Issy-les-Moulineaux.

Avec la station du Grand Paris Express, le territoire à développer est à Malakoff et Vanves (le Clos Montholon), à Clamart (Gare de Clamart et éco-quartier) et Issy-les-Moulineaux (le Fort numérique).

C’est une réflexion globale à avoir avec, à la clé, un contrat de développement territoriale.

 

Autre nouvelle, une troisième option est à l’étude.

Elle irait d’Issy-les-Moulineaux (on ne sait pas si c’est inclus ou exclu) à Ivry-sur-Seine.

L’avantage de cette super zone regroupant le Sud de Paris, c’est qu’il y a deux pôles économiques, le marché de Rungis, et peut-être l’aéroport d’Orly.

Sachant que pour moi la logique territoriale doit prévaloir, cette dernière option me paraît plus pertinente.

 

Dans l’absolue, la probabilité est plutôt vers l’option 1.

Effectivement, point important, les territoires du Val de Bièvre veulent aller vers l’est, et ne veulent pas entendre parler de villes de droite.

 

Enfin, au final, ça se décidera vers Avril. Il faut laisser passer les départementales.

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30 novembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , | Laisser un commentaire

Cantonales 2015 sur le canton Montrouge-Malakoff : Avec un changement de Modèle pour le calcul, c’est l’UMP-UDI qui gagne (mais de justesse)

On peut dire que mes calculs sont commentés, en particulier par mon collègue et ami Pierre Demarquet.

 

Je dois donc faire des précisions.

Il s’agit d’un calcul con, où je me suis basé sur des moyennes.

Le résultat est donc exagéré, et caricaturale.

Bien sûr que Margaté ne fera pas 58%. Je pense qu’elle fera plutôt entre 50 et 55%, plus proche des 50% d’ailleurs.

 

Admettons que l’on regarde plus en détail.

Le score sur Montrouge sera, grosso-modo celui des municipales.

Pour mémoire, on avait Jean Loup Metton à 61,65%, et le PS à 28,93%.

Comme on peut estimer qu’en plus il y aura une liste PC, Vert et FN (la liste PC et la liste FN étant très probables), il faut corriger les scores du PS (que pour simplification on prendra à 30%) et celui de la droite.

 

Si on prend le score où le FN s’est présenté, on arrive à une moyenne de 6,94, arrondissons à 7%.

Avec le même raisonnement pour les verts et le PCF, on arrive à 6 pour les verts et 11 pour le PC.

Les moyennes sont faites là sur les élections où ils se sont présentés !

 

Pour Malakoff, là, il y a une vraie complication. Le score de l’élection municipale ayant été faussé.

Ce qui me semble le plus pertinent est de prendre le score de la cantonale 2008.

On a un PC à 57%, les verts à 5%, le PS à 11%, l’UMP à 17% et le FN à 3%.

Bon, supposons qu’il y ait 50% de participation (ce qui soit dit au passage, me paraît élevé pour une cantonale).

A Montrouge, on arrive à 28 239 * 0,5 = 14 120 votants.

A Malakoff, on arrive à 19 479 * 0,5 = 9 740 votants.

On aura donc un total de 23 860 votants.

On arrive donc à :

Parti Score Montrouge Score Malakoff Voix Montrouge Voix Montrouge
arrondit
Voix Malakoff Voix Malakoff
Arrondit
Total %
PC 11 57 1553,2 1553 5551,8 5552 7105 29,7778709
Vert 6 5 847,2 847 487 487 1334 5,59094719
PS 13 11 1835,6 1836 1071,4 1071 2907 12,1835708
UMP-UDI 62 17 8754,4 8754 1655,8 1656 10410 43,6295054
FN 7 3 988,4 988 292,2 292 1280 5,36462699
Total 99 93 13978,8 13978 9058,2 9058 23036 96,5465214

 

Soit un second tour PC-UMP/UDI.

 

Mais là, changement de registre, on arrive à :

Voix %
PC 11346 49,25334259
UMP-UDI 11690 50,74665741
Total 23036 100

 

Donc cette fois-ci, c’est la droite qui gagne, grâce à Montrouge d’ailleurs.

 

Il est donc assez dur de faire un pronostic.

 

Ce que pour l’instant on peut donner comme éléments :

  • L’UMP-UDI a une dynamique à Montrouge, le maire est UDI et a fait 65%.
  • Le PC a une dynamique sur Malakoff, Catherine Margaté est appréciée et a fait 68%.
  • François Hollande est détesté, ce qui devrait profiter à l’UMP, mais aussi, dans une moindre mesure, à Catherine Margaté qui se positionnera contre le PS nationalement.
  • Le retour de Nicolas Sarkozy, qui est clivant comme ce n’est pas permis (et les derniers épisodes me désespèrent) permettra de limiter le déclin du PS, et favorisera la dynamique de Catherine Margaté. Il faut rappeler que Nicolas Sarkozy regroupe l’UMP, mais il regroupe la gauche… contre lui.
  • Le 92 est de plus, le département de Nicolas Sarkozy avec des pontes UMP comme Patrick Balkany, …

29 novembre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Premières réflexions sur les cantonales 2015 (3/3) : Catherine Margaté devrait (encore) gagner

Je pensais que le canton serait gagné par le candidat UDI-UMP, face à un second tour serré entre le candidat UMP-UDI et Catherine Margaté, notre indéboulonnable maire PCF.

En résumé, le candidat UDi-UMP (ou UMP-UDI) fait le plein à Montrouge, Catherine Margaté fait le plein à Malakoff (les deux maires faisant à peu près 65% chez eux), et l’UMP est élu grâce à Montrouge car il y a plus d’électeurs à Montrouge qu’à Malakoff.

En réalité, un calcul plus poussé montre que Catherine Margaté va encore atomiser ses adversaires.

Le problème est de déterminer, dans chaque ville, le score de chaque couple de candidat.

C’est assez compliqué. Par exemple, le score de Malakoff est faussé pour l’élection municipale 2014, il n’y a pas eu de liste de droite.

Par ailleurs, les chiffres ne prennent pas en compte la dynamique négative actuelle du PS et sa perte de vitesse, donc de voix.

Néanmoins, histoire de faire un calcul, on peut s’amuser à prendre le modèle suivant :

Dans un premier temps, on note les scores villes par villes pour les dernières élections où le local joue un rôle majeur : En l’occurrence municipales, cantonales et législatives.

On fait la moyenne par ville.

On arrive à :

Législatives 2002 Législatives 2007 Municipales 2008 Législatives 2012
Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff
PCF 12,11 38,59 10 39,73 0 65,76 13,5 40,26
Vert 3,35 2,84 4,23 4,14 0 4,39 3,83 3,92
PS 23,78 17,69 28,4 21,74 37,72 0 34,44 27,28
DVG 0 0 0 0 2,94 3,41 0 0
Centre-Modem 0 0 0 0 9,83 7,34 2,66 1,75
Centre UDF-NC-UDI 35,61 11,14 48,13 25,43 49,51 0 36,01 14,27
RPR-UMP 12,33 15,83 0 0 0 17,86 0 0
DVD 0 0 0 0 0 0 0,94 1,74
FN 6,2 7,74 0 0 0 0 5,33 7,44
Cantonales 2008-2011 Municipales 2014 Moyenne
Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff Montrouge Malakoff
PCF 8,35 57,4 0 68,14 7,32666667 51,6466667
Vert 13,81 5 0 0 4,20333333 3,38166667
PS 23,71 10,9 28,93 0 29,4966667 12,935
DVG 0 0 0 18,08 0,49 3,58166667
Centre-Modem 4,29 6,2 6,96 0 3,95666667 2,54833333
Centre UDF-NC-UDI 39,82 0 61,65 0 45,1216667 8,47333333
RPR-UMP 0 17,2 0 0 2,055 8,48166667
DVD 0 0 0 8,74 0,15666667 1,74666667
FN 9,29 3,2 0 0 3,47 3,06333333

Ensuite, on prend comme principe que l’on a les listes suivantes :

  • PC
  • PS
  • Vert
  • UMP-UDI
  • FN

Par ailleurs, on prend arbitrairement comme hypothèse que la liste PS a comme score celui de la liste PS, mais aussi de la liste DVG.

Cela permet d’avoir, par exemple, une correction pour les municipales 2014 de Malakoff, puisque Malakoff Plurielle a pour cœur de cible les sympathisants PS (voir anciens militants PS) qui auraient voulu une liste PS.

Par la même occasion, on ajoute à la liste UMP-UDI le score de l’UMP, de l’UDI et DVD.

On arrive à :

Liste probable Score sur Montrouge   (%) Score sur Malakoff (%)
PC 7,326666667 51,64666667
Vert 4,203333333 3,381666667
PS 29,98666667 16,51666667
UDI-UMP 47,33333333 18,70166667
FN 3,47 3,063333333
Total 92,32 93,31

A ce stade, on se doit de faire quelques remarques.

Sur Montrouge d’abord :

  • Le score de la droite est sous-estimé, Jean Loup Metton a fait 65% aux dernières municipales.
  • Celui du PS est dans le même ordre de grandeur que ce qui était aux municipales.

Pour Malakoff :

  • Le score de Catherine Margaté est cohérent, elle est seule, mais elle a une dynamique avec la chute du PS.
  • Le score du PS correspond à celui de Malakoff Plurielle.
  • Le score de la droite est ici, à mon avis, surévalué. L’UMP est dans les choux. Aux dernières législatives, Jean Loup Metton était à 14%.

A partir de ces scores (arbitraire, répétons-le), sachant que l’on a 28 239 électeurs à Montrouge et 19 479 électeurs à Malakoff, on arrive à :

Liste probable Nombre de voix Montrouge Voix Montrouge arrondit Nombre voix Malakoff Voix Malakoff arrondit
PC 2068,9774 2070 10060,2542 10060
Vert 1186,9793 1187 658,71485 659
PS 8467,9348 8468 3217,2815 3217
UDI-UMP 13366,46 13366 3642,89765 3643
FN 979,8933 980 596,7067 598
Total 26070,2448 26071 18175,8549 18177

Certes, je n’ai pas pris en compte l’abstention, mais en supposant que le pourcentage de participation est le même d’une ville sur l’autre, on aurait juste à avoir un facteur multiplicatif.

On arrive donc à :

Liste probable Total voix % Pour liste
PC 12130 25,4201769
Vert 1846 3,86856113
PS 11685 24,4876147
UDI-UMP 17009 35,64483
FN 1578 3,3069282
Total 44248 92,728111

On a donc un second tour entre le PCF et l’UMP-UDI.

Ce qui donne au final :

Second tour Voix total %
PC 25661 57,9935816
UMP-UDI 18587 42,0064184
Total 44248 100

Alors certes, ce n’est qu’un calcul, très contestable, certes, le score de la droite est très sous-évalué, mais au final, il ne serait pas surprenant que l’on arrive à une victoire de Catherine Margaté.

Effectivement, il vient du fait que même si Metton à une réelle dynamique chez lui, le PC est aux alentours de 8% à Montrouge (d’autant que grâce à François Hollande, il reprend des couleurs), que le PS a un bon socle à Montrouge (autour de 30%), que Margaté est appréciée chez elle, et que l’opposition est laminée à Malakoff.

Mais finalement, je ne suis pas si surpris que ça.

Sans doute que le score de Catherine Margaté ne sera pas si haut.

Mais à force d’imbécilités locales, à force d’avoir des états-majors qui au mieux sont inertes, au pire savonnent la planche, on arrive au vrai problème de fond :

C’est les adversaires politiques de Catherine Margaté qui font qu’aujourd’hui, Catherine Margaté est indéboulonnable…

29 novembre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Les projets informatiques sont toujours en retard ? Il est temps d’expliquer que ce n’est pas toujours la faute des développeurs

Puisque que l’on parle en ce moment, sur mon blog, des problèmes d’économies, de retards temps et coût, et de rationalisation des dépenses (notamment pour Malakoff), je vais me permettre d’élargir le problème au secteur privé, et notamment celui de l’informatique.

 

Effectivement, j’ai pris grand plaisir à lire un article sur Developpez.com, « Des retards dans les délais de livraison d’un projet ? Oui, mais à qui la faute ? »

L’article se fait l’écho d’une étude sur le sujet.

 

L’introduction met en avant que si un projet informatique est en retard, on pense que c’est évidemment la faute du développeur.

Il arrive parfois en entreprise que les délais de livraison d’un projet de développement ne soient pas respectés. Lorsqu’il faut en trouver la cause, il est parfois plus facile de désigner du doigt l’apparente lenteur des développeurs. Mais est-ce que ces « développeurs lents » sont vraiment la raison pour laquelle le projet a pris du retard ?

Or, l’étude n’arrive pas à la même conclusion.

[…] il apparaît que les équipes ont du mal à faire la transition entre les étapes « fait » et « testé et prêt à être déployé » comme le suggère le graphique plus haut au niveau du temps passé sur « Completed to Accepted ». Alors si vous avez l’impression que le travail de votre équipe n’est pas assez rapide, il est fort probable que vos développeurs ne sont pas à blâmer. Mais alors qu’elle pourrait en être la cause ? Un petit indice : votre processus.

Et de continuer ce qui un jour ce doit d’être fait :

Bien écrire les spécifications est important, car comment un développeur pourrait-il commencer à travailler sur une fonctionnalité s’il ne la comprend pas au départ ? A ce propos, sur StackExchange, l’utilisateur eagerMoose partageait son expérience en disant « la plupart du temps, il s’avère que ceux qui ont écrit les spécifications n’ont pas pensé à la chose en profondeur et c’est souvent quand nous commençons le design et le développement que commencent les ennuis puisque de nombreuses spécifications semblent avoir des lacunes ». Il n’est pas rare de voir que les intervenants ne se sont pas vraiment penchés sur la fonctionnalité eux-mêmes. Un développeur doit comprendre POURQUOI un utilisateur a besoin de cette fonctionnalité, ce qu’elle est censée faire, mais également comment elle sera employée. D’ailleurs, Sprintly a utilisé cette philosophie lorsqu’il a proposé son outil de gestion de projets. En utilisant le formulaire ci-dessous qui répond au ‘pourquoi’ et ‘comment’, Sprintly pense qu’une direction spécifique sera maintenue pour une fonctionnalité spécifique.

Mieux, on a l’anecdote suivante :

La seconde plainte qui revient le plus parmi les développeurs est le fait que les décideurs changent souvent les spécifications une fois que le travail a commencé. Sprintly y voit un symptôme d’une mauvaise planification des fonctionnalités avant de leur insertion dans la roadmap. Pour éviter cette situation, Sprintly propose d’utiliser des maquettes interactives avant que le développement à proprement parler ne débute.

 

Pour Sprintly, le changement de contexte peut également expliquer les retards pris dans vos projets. Il identifie deux formes :

  • le développeur a réalisé 50% de la tâche A quand vous vous rendez à son bureau pour lui demander de changer de tâche et faire plutôt la tâche B
  • le développeur a réalisé 50% de la tâche A quand vous lui demandez de faire AUSSI la tâche B

« Le problème vient du fait qu’en tant que manager, vous assignez à vos développeurs de nouvelles tâches alors qu’ils sont en plein milieu d’une autre. Si vos priorités sont toujours en train de changer, cela entraînera de gros coûts pour votre équipe » explique Sprintly.

 

Bref, les projets informatiques sont souvent mal spécifiés, donc ils sont livrés en retard, et on désigne à la vindicte populaire les développeurs comme bouc-émissaire.

D’ailleurs Joel Spolsky, un programmeur et écrivain américain auteur de Joel on Software, en parlait dans son blog : « la vraie leçon qu’on peut en tirer est que vous ne devriez jamais laisser les gens travailler sur plus d’une chose à la fois. Assurez-vous qu’ils savent de quoi il s’agit. Les bons managers voient leur responsabilité dans le fait de supprimer les obstacles afin que les gens puissent se concentrer sur une chose et vraiment le faire. En cas d’urgence, pensez à voir si vous pouvez gérer vous-même avant de déléguer à un programmeur qui est profondément immergé dans un projet ».

 

Sprintly conclut en s’adressant aux managers et leur rappelant que c’est leur devoir de fournir aux développeurs un environnement dans lequel ils peuvent mener à bien leurs tâches. Aussi, avant de diriger vers eux leur doigt accusateur, il leur recommande une petite introspection. Voici quelques astuces qu’il leur fournit pour qu’ils puissent s’assurer de ne pas être le poids mort de leur équipe :

 

  • aidez votre équipe à comprendre la vision : travaillez de concert avec votre équipe afin de définir une vision commune de la façon dont vous allez rendre meilleure la vie des utilisateurs. Soyez clair sur les résultats dont vos utilisateurs ont besoin. Il est important d’avoir un développeur motivé ; sa passion pour une fonctionnalité peut devenir un moteur important de vitesse.
  • les développeurs doivent avoir la capacité de refuser une tâche en attendant qu’elle soit mieux fournie en détail
  • réduisez les coûts relatifs aux changements : n’interrompez pas vos développeurs ! Avant de leur envoyer un courriel ou faire une requête, évaluez-en le coût sur la productivité

Bien spécifier un projet, c’est le cadrer et s’assurer de le livrer à temps et dans les coûts. Ou au pire, de limiter les dépassements.

 

Notons que c’est aussi une question de qualité du code.

Dans le livre « Tout sur le code », il est écrit qu’un code de bonne qualité passe par une bonne construction en amont.

24 novembre 2014 Posted by | Informatique | , , , | Un commentaire

Il faut prendre au « mieux-disant »

J’aimerai compléter la réflexion sur la question du dépassement coût et temps des travaux.

Effectivement, j’avais déjà abordé la question, et dans le cadre de la place du 11 Novembre, j’avais fait le calcul suivant, à savoir que l’on a eu un dépassement coût de 57,9% et un dépassement temps de 33%.

 

A l’époque (et c’est une chose que je rabâche sur ce blog), j’avais eu une interrogation sur le cadrage, la spécification des besoins…

Effectivement, pour moi, un projet mal cadré génère un dépassement coût et temps.

 

Mais il n’est pas inintéressant de se poser du choix du prestataire, de ce que l’on appelle la MOE, la maîtrise d’œuvre.

 

Il ne s’agit pas d’être contre le projet (en ce qui me concerne, j’approuve le projet de place du 11 Novembre).

L’interrogation est sur la mise en œuvre du projet, la mise en œuvre des travaux.

 

Or, deux facteurs interviennent, la qualité et le coût.

En général, plus on a la qualité, plus le coût est élevé.

Et plus on a un moindre coût, et plus la qualité est basse.

 

Le problème, c’est que l’on a une tendance à prendre le prestataire le moins cher.

Dans le cas de la place du 11 Novembre, même si je n’ai pas l’ensemble du dossier, je pense que c’est ce qui a été fait. C’est ce que j’ai tendance à penser intuitivement.

Un élément pour étayer mon avis : les pierres de la place viennent… de Chine.

Or, d’autres éléments font que le choix (très probable) du moindre coût fait que les travaux sont de moindre qualité.

 

Lors du collectif du conseil de quartier cantre, on a de nouveau débattu de cette place (notons que le sujet ne tourne pas que sur les travaux, mais ça, j’essaierai d’y revenir).

Or, j’ai encore pesté contre les poteaux tordus en bas de chez moi.

Poteaux qui sont restés tordus très longtemps.

C’est là que j’ai appris que l’on n’a pas réparé les poteaux tout de suite, car certaines dalles étaient mal fixées.

Cela veut dire que l’on admet, implicitement, que les travaux sont mal faits.

On a choisi le prestataire, selon toute probabilité, le moins cher.

Il va de soi que je suis pour les économies.

Mais, dans certains cas, on a intérêt à choisir la qualité, même si au départ c’est plus cher, plutôt que le coût.

 

Effectivement, si les travaux sont mal faits, cela au mieux induit des pénalités, au pire de futurs travaux pour réparer ce qui, dès le début, a été mal fait.

 

Il s’agit de débourser plus au début, pour faire des économies après.

 

C’est pour ça qu’il ne faut pas choisir le prestataire au moins cher, mais au « mieux-disant ».

24 novembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, le public, le privé, et les économies (2/5) : Malakoff a des efforts à faire en matière d’économies

Bon, parlons des constatations. Et commençons par Malakoff.

En matière d’économies, Malakoff a vraiment des efforts à faire.

 

Il convient à noter qu’il existe deux types de dépenses : investissement et fonctionnement.

 

Les dépenses de fonctionnement correspondent aux dépenses courantes. Il s’agit des services publics locaux.

Il ne s’agit pas de les mettre en cause. Juste de savoir si on peut avoir une qualité optimale à moindre coût.

 

Quant aux dépenses d’investissement, il s’agit de la construction d’un bien, sensé durer des années.

Là, les économies sont dans la maîtrise des dépassements.

 

Or, dans les deux cas, il est possible d’émettre des critiques sur la gestion municipale.

 

Côté fonctionnement d’abord.

Il convient de rappeler que la majorité des services publics ont été transféré à Sud de Seine (l’agglomération qui regroupe Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux).

Le but de l’opération est de permettre une rationalisation des dépenses, qui permet une diminution des coûts de fonctionnement et des économies d’échelle.

Il s’agit de fabriquer une sorte de pot commun.

 

Or, c’est franchement l’échec.

On a tout transféré à Sud de Seine, mais les dépenses de personnels continuent de croître.

Pire, si on regarde les ratios sur Sud de Seine (budget 2014 et CA 2013), pour les dépenses par habitants, on est au-dessus des moyennes nationales. Comme les collectivités ont une habitude de dérapages en dépenses de fonctionnement (ce qui a été rappelé très récemment), on peut dire que le résultat n’est clairement pas bon.

 

Côté investissement, je prendrais en (mauvais) exemple la place du 11 Novembre.

Ce n’est pas que je suis contre le projet. Au contraire.

La question est de savoir si on peut limiter le dépassement coût, ainsi que temps (les deux étant liés).

 

Or, le projet de la place du 11 Novembre (sur lequel je dois revenir) a eu des problèmes de dépassements. Je l’avais déjà évoqué.

 

Initialement, la place était prévue pour une durée de 9 mois pour un coût initial de 1,9 Millions d’euros.

 

Mais au final, on en a eu pour 3 millions d’euros pour une durée de travaux de 1 ans (en réalité plus).

 

Cela fait un dépassement coût de 57,9% pour un dépassement temps de 33%.

Pire, puisque le sujet va être abordé lors du prochain conseil de quartier, j’ai appris qu’une partie des travaux, excusez-moi l’expression, avait été salopé.

 

Tout ça pour dire qu’il est temps que la ville de Malakoff travaille sur les économies, aussi bien en fonctionnement qu’en investissement.

23 novembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’OPHM et Le rapport Miilos (2008-2012) (4/7) : Les attributions

On a parlé de la sociologie, il est temps de parler de l’attribution.

Evidemment, ces deux notions n’ont rien à voir.

Dans la sociologie, on regarde qui habite déjà dans le parc HLM. Dans l’attribution, on s’intéresse à la façon dont on sélectionne les nouveaux arrivants.

 

Selon le rapport, on avait en 2011 2734 dossiers actifs dont 1 323 demandes nouvelles ou renouvelées.

On avait également la répartition suivante :

Préfet Commune Conseil général Conseil régional CIL Employeur Autres Office Total
Nombre de logement 1 139 631 42 8 635 3 9 1 428 3895
% du total des logements 29,24% 16,20% 1,08% 0,21% 16,30% 0,08% 0,23% 36,66% 100%

 

Et une répartition par public qui est la suivante (CAL : commission d’attribution des logements):

Année Nombre de CAL Nombre de dossiers examinés Nombre de refus Nombre d’attributions Objectifs accords collectifs Attributions accords collectifs Attribution DALO Attribution DALO 1%
2011 10 479 7 249 25 40 10 nc
2010 10 506 36 167 22 nc 5 nc
2009 7 406 37 189 20 32 nc
2008 6 270 17 135 16 53 0

 

D’ailleurs, dans le rapport, on peut lire :

Les objectifs de l’office en termes de relogement de candidats relevant de l’accord collectif départemental sont remplis, comme l’atteste le tableau ci –dessous [En fait, ici, ci-dessus].

Néanmoins, le rapport fait deux critiques.

La première, c’est de faire de la préférence municipale.

L’OPHM favorise d’abord les gens habitants à Malakoff, où à défaut, y travaillant.

Or, c’est totalement illégal, et c’est considéré comme une forme de discrimination.

D’ailleurs, on peut lire :

Or, l’article R.441-2-1 du CCH pose le principe selon lequel aucune condition de résidence préalable ne peut être opposée au demandeur. Ce principe a été confirmé par une décision de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) du 12 mars 2007.

La HALDE rappelle également que le fait d’attribuer un logement social au titre du 1 % dans le cadre d’une convention de réservation ne dispense par l’organisme HLM de respecter la règle précitée.

 

Ensuite, la CAL ne propose pas la règle de 3 candidatures imposées (Article R.441-3).

On peut lire :

Les réservataires ne proposent pas toujours trois dossiers de candidature par attribution à réaliser. En 2011. Notamment, 479 dossiers ont été soumis à la CAL pour 357 logements proposés, soit une moyenne de 1,3 dossier par logement.

 

Enfin, la CAL (commission d’attribution des logements) n’est pas constituée de façon règlementaire.

On peut lire :

L’article 3 édicte des contraintes de représentation pour les 6 administrateurs alors que l’article R 44 1-9 du CCH énonce des contraintes de représentation pour un seul de ces six membres: « L’un des membres a la qualité de représentant des locataires »;

Et de continuer par :

Par ailleurs, le règlement intérieur de la CAL ne fa it pas mention du représentant « des organismes bénéficiant de l’agrément relatif à l’ingénierie sociale, financière et technique prévue à l’article L.365·3 » désigné dans les conditions prévues par décret, » prévu avec voix consultative à l’article R.44 1-9 du CCH. L’office n’a pas effectué de démarches visant à occuper cette représentation à titre consultatif.

17 novembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, le public, le privé, et les économies (1/5) : Les économies, c’est une question vitale aujourd’hui

Bon, on a parlé de la probable intention de la municipalité de Malakoff d’augmenter les impôts, on a parlé des recettes, il faut bien aussi parler des économies.

Le problème, c’est que la question est si vaste qu’on est obligé de faire une dissertation sur le sujet.

De mon point de vue, le problème ne touche pas que Malakoff.

Effectivement, je pense que le problème est plus global. Il touche aussi bien les collectivités locales, que le secteur public, et je pense même qu’il touche le secteur privé.

Dans un premier temps, je vais me borner à divers constats.

Mais j’aimerai d’abord insister sur l’importance de cette question.

Le capitalisme, à la base, c’est construit sur l’idée que le monde dans lequel on vit a des limites infinies.

Les ressources sont inépuisables (aussi bien naturelles que financières) et l’on peut toujours avoir plus.

Or, il est important de comprendre d’entrée de jeu que ce n’est pas vrai.

En réalité, les ressources sont limitées.

Cela veut dire que l’on ne pas acquérir indéfiniment ces dites ressources.

Cela inclus aussi les ressources financières.

Concrètement, plus le temps va avancer, plus il va être difficile d’acquérir des ressources.

On va vers une vraie période de vache maigre.

En particulier, la raréfaction des ressources naturelles posent un vrai problème économique. On arrive à un moment où le prix des matières premières (pétrole, gaz …) augmente du fait de la raréfaction. Ça ne peut qu’avoir un impact sur l’économie.

Donc raréfaction des ressources, y compris financière, fait que l’on arrive à une situation où l’on a de moins en moins d’argent à dépenser.

De fait, on ne peut plus se permettre de dépenser n’importe comment.

15 novembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Comment augmenter les impôts sans les augmenter ?

augmentation_impot 001

Question dont la réponse est dans le Canard Enchainé.

 

Effectivement, les élus locaux, voulant prouver que ce sont de bons maires, expliquent qu’ils n’augmentent pas les taux, donc qu’ils n’augmentent pas les impôts.

Or, ce n’est pas vrai.

Pour mémoires, les impôts locaux sont physiocrates. Ce qui est perçu par une collectivité est le produit du taux (voté en conseil municipal) par la base.

 

Or, les bases augmentent.

Et on en apprend plus dans le Canard Enchainé.

Selon le quotidien satirique, on peut lire :

Et pourtant, un peu partout, la taxe foncière et la taxe d’habitation continuent de grimper plus vite que l’inflation. Dans les villes de plus de 100 000 habitants, l’addition a aussi gonflé, en moyenne, de 1% en 2014, soit 0,6% de mieux que la hausse des prix.

Et de rajouter plus loin :

La bouche en cœur, la plupart des élus protestent de leur innocence, expliquant qu’ils n’ont pas touchés aux « taux » des impôts locaux. C’est exact. Mais le parlement a fait le travail à leur place. Pour 2014, députés et sénateurs ont augmenté d’un montant supérieur à l’inflation la « base » d’imposition. C’est-à-dire la valeur fiscale sur laquelle sont calculées les taxes.

S’il y a des complices…

D’autant qu’il y a récidive.

La ficelle a déjà servi : en 2012 et 2013, la modification de ces bases avait déjà rapporté 840 millions en rab aux collectivités locales, comme l’ont rappelé « Les Echos » (6/11). Chaque fois, il s’agit de compenser en douce une partie de la baisse inexorable des dotations versées par l’Etat aux villes, aux départements et aux régions. L’imagination est au pouvoir.

Et de rappeler encore :

D’autant que les dépenses de fonctionnement, elles, ne cessent de progresser (2,9% de mieux en 2013, contre 2% pour l’Etat).

 

En ce qui me concerne, je tiens à donner mon opinion sur la question.

 

Je pense que l’on est en train de cautionner le cancre. On est en train de féliciter des mauvais élèves.

Comme ça l’a été rappelé il n’y a pas si longtemps, dans un contexte économique difficile où chacun doit y mettre du sien, les communes font figure de cancres.

On a des communes qui refusent de rationaliser leurs dépenses de fonctionnement.

 

Dans le cas de Malakoff, par exemple, on a des dépenses de personnel qui augmentent alors que tout a été transféré à Sud de Seine.

Je rappelle que l’opération est sensée, suite à une opération rationalisation, générer des économies.

Histoire de pousser le vice plus loin, je rappelle, et ce n’est pas la première fois, que pour les dépenses d’investissement, ce n’est pas toujours bien cadré.

 

Par exemple, pour la place du 11 Novembre, on a un dépassement en coût de 57,9% et un dépassement en temps de 33%.

 

Je reviendrai prochainement sur la question des dépenses et aussi sur la place du 11 Novembre.

14 novembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Premières réflexions sur les cantonales 2015 (2/3) : le canton Montrouge-Malakoff n’a pas de sens

Bon, précédemment, j’ai abordé le nouveau mode de scrutin, injuste, anti-démocratique (notamment pour les petits partis) et totalement débile et illogique.

 

Pour mémoire, il s’agit (pour les départements urbains, comme les Hauts de Seine), d’élire les conseillers généraux sur des « doubles cantons villes ».

Chaque canton a une paire, un homme et une femme. L’homme a un suppléant femme, la femme a un suppléant homme. Le tout : pour officiellement favoriser la parité.

 

Et dans les griefs, il y a le découpage des cantons.

Exemple pratique : le mien.

Il se compose de deux villes : Malakoff et Montrouge.

 

Le problème, c’est que les deux villes n’ont rien à voir.

 

Dans les points communs, on a deux villes de premières couronnes, avec leurs métros (L13 pour Malakoff, L4 pour Montrouge) et avec la même superficie (2,07 km2 pour Malakoff).

Mais ça s’arrête là !

 

Déjà, la donne politique n’a rien à voir.

Le maire de Malakoff est Catherine Margaté. Elle est PCF, soit la gauche (très) décomplexée.

 

Le maire de Montrouge est Jean Loup Metton. Il est UDI. Disons qu’on a le centre droit.

 

En résumé, le maire de Malakoff développe principalement le social. Celui de Montrouge développe principalement l’économie.

 

Du coup, Montrouge est une ville économiquement active, notamment en ce qui concerne son commerce de proximité.

Malakoff est une ville par contre plus humaine.

D’ailleurs, Malakoff est souvent qualifié de village.

 

A Malakoff, le taux d’HLM est aux alentours de 40%, celui de Montrouge est aux alentours de 20%.

A Malakoff, on est environ 31 000 habitants contre environ 48 000 à Montrouge.

 

Et je pense que je pourrais continuer à lister les différences…

11 novembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Laisser un commentaire