Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Mon opinion sur la question du chômage (2/10) : La contradiction démocratique

Le travail est un droit.

Dans la société démocratique, toute personne a le droit à un travail.

 

C’est le travail qui permet de vivre décemment, d’apporter sa pierre à l’édifice, d’appartenir à la société, d’y être intégré.

 

C’est le travail qui permet d’acquérir son indépendance.

Au fond, un jeune ne peut acquérir son indépendance qu’à partir du moment où il a un travail qui peut le faire vivre.

 

Ce point est important dans la démocratie sociétale décrite par Tocqueville dans « De la démocratie en Amérique ».

A la différence de la société aristocratique, dans la société démocratique, tout le monde peut progresser socialement. Ça ne dépend que de son mérite.

Cette progression se fait par son travail.

Le travail est donc le facteur dominant de l’égalisation des conditions.

 

Pourquoi empêcherait-on une personne de s’intégrer dans la société, de pouvoir progresser socialement dans la société ?

Le travail, l’emploi donc, est donc de fait un droit.

 

Seulement, nous sommes dans une société capitaliste.

Et une entreprise n’est pas là pour faire une œuvre social.

Une entreprise est là pour faire du profil et créer de la richesse.

L’emploi, dans une entreprise, dépend d’un besoin.

L’emploi, dans une entreprise, dépend du carnet de commande.

Plus le carnet de commande sera élevé, plus l’entreprise sera obligée d’embaucher pour y faire face.

 

Notons également que la question de l’emploi public doit suivre la même logique.

 

L’embauche de personnel dans un service public doit dépendre d’un besoin, besoin de rendre un meilleur service public.

 

Nous sommes donc face à une contradiction à gérer.

31 décembre 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Dynamo-vélo, une association pour promouvoir le vélo à Malakoff

Les personnes qui veulent promouvoir le vélo sur Malakoff ont leur association :

Dynamo Malakoff.

 

Pour mémoire, ils sont dans la continuité de ce qui est fait dans la CDD.

 

Celle-ci avait élaboré un plan vélo.

Elle avait laissé la mairie prendre le relais, continuant à suivre le dossier.

 

Aujourd’hui, les personnes qui se sont investis dans le plan vélo franchissent une nouvelle étape : la création d’une association.

31 décembre 2014 Posted by | actualité, Malakoff | , , , | Laisser un commentaire

Mon opinion sur la question du chômage (1/10) : Le chômage, ce n’est qu’une question d’offre et de demande

Vu que l’on risque de parler du problème de chômage, je me suis décidé à donner mon opinion sur la question.

Il faut dire que malheureusement, je connais bien la question, étant donné qu’au début de ma vie, j’ai fait une longue période de chômage.

Et je garantis qu’humainement, ce n’est vraiment pas une bonne période.

 

Le principal est de commencer par la base : la question du chômage, ce n’est qu’une question d’offre et de demande non corrélée.

 

En résumé, je prétends que dans leurs domaines respectifs, un mauvais informaticien trouvera toujours plus facilement un emploi qu’un bon physicien.

C’est statistique.

 

Le secteur de l’informatique étant moins sinistré, on y trouve de l’emploi plus facilement.

 

Effectivement, si on recherche un emploi sur un secteur non porteur, la probabilité de trouver un emploi est très faible.

 

Et si les entreprises créent de moins en moins d’emplois, cela veut dire qu’elles ont de moins en moins d’offre.

La demande d’emplois est donc de moins en moins satisfaite chez les demandeurs d’emplois.

 

Prenons le point de vue suivant :

On n’est pas regardant sur la quantité.

On a besoin de 50 physiciens, on en forme 60, ce n’est pas grave.

Il n’y en a que 10 sur le carreau.

 

Mais on n’en forme pas 10 000.

Car là, on en laisse 9 950 sur le carreau.

Vous imaginez le gâchis humain…

Là, ce n’est plus donner de la confiture à un cochon, c’est directement la jeter.

 

Quand on donne de la confiture à un cochon, au moins, il en profite.

 

Donc le problème du chômage, c’est juste un problème d’offre et de demande.

On a dit ça, on a tout dit

30 décembre 2014 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, le public, le privé, et les économies (4/5) : Le secteur privé a aussi des efforts à faire

On tape souvent sur le secteur public en matière d’économie. Pourtant, il y a des choses à dire dans le privé.

 

En ce qui me concerne, dans l’informatique, j’ai souvent vu des fonctionnements qui, s’ils étaient rationalisés, permettrait de livrer un projet dans les coûts et dans les temps.

 

Effectivement, selon un cours de developpez.com, on a :

  • 16,2% seulement des projets étaient conformes aux prévisions initiales,
  • 52,7% avaient subi des dépassements en coût et délai d’un facteur 2 à 3 avec diminution du nombre des fonctions offertes,
  • 31,1% ont été purement abandonnés durant leur développement.

 

Pour ma part, c’est synonyme de gaspillage.

 

Il est normal d’avoir des dépassements temps/coût.

Si on est dans l’ordre de 10%, 20% maximum, pourquoi pas.

On peut parler d’un dépassement temps et/ou coût maitrisé, lié à un imprévu,…

 

Le problème est quand le dépassement temps/coût est un facteur deux ou trois, soit +100% à + 200%.

 

En général, c’est que là, il y a un problème.

 

En ce qui me concerne, je ne compte plus les modèles UML de persistance changés en cours de route (le changement de cardinalité étant le pire), les interfaces que je développe sans savoir à quoi elles ressemblent, les règles métiers à trouver (mémoire : je suis juste le développeur de base)…

 

Exemple : j’ai participé à un projet et en plein milieu, on a enfin parlé à l’utilisateur.

On a enfin écouté ses besoins et, il fallait tout recoder. Notamment le diagramme UML de persistance (la partie critique, c’est la BDD).

 

Je parle de l’informatique, car c’est le point que je vis au quotidien.

Mais je pense que l’on pourrait trouver d’autres exemples, comme ici.

22 décembre 2014 Posted by | Informatique, Politique | , , | Laisser un commentaire

Les profs voyous, au cinéma et en manga

Que faire face aux lycées poubelles ?

Et si le mieux était d’en rire…

C’est ce que certains font, en prenant l’histoire d’un voyou devenant professeur.

 

Le premier cas est au cinéma, Un prof pas comme les autres (film allemand de Bora Dagtekin sorti le 12 novembre 2014).

L’histoire suit l’histoire de Zeki Müller, petit escroc qui est en prison à la suite d’un braquage.

Son rêve est de récupéré le magot qui a été planqué par sa copine.

Une fois sorti de prison, il découvre malheureusement que sa copine a planqué le magot dans un chantier, chantier du gymnase d’un collège poubelle. Et depuis, le gymnase a été fini.

 

Solution : travailler au collège pour creuser la nuit.

Ça tombe bien, il y a une annonce pour un poste de concierge.

Sauf qu’en fait, il s’agit d’une astuce du principal pour pouvoir embaucher un professeur remplaçant. Et le héro va se retrouver à faire cours dans la classe poubelle d’élève qui ne pensent qu’à chahuter, sécher…

 

Après c’être fait respecté, il finit par s’attacher à eux, à les faire évoluer, et même à leur faire avoir le diplôme.

Il faut dire qu’il tombe amoureux de sa collègue, et il finira aussi par changer afin de conquérir son cœur.

La comédie est bien ficelée, on rigole bien et le rythme (qui est le point le plus dur dans une comédie) est plus que correct.

 

Le second est en manga.

Il s’agit de Gokusen (Pour Gokudo no Sensei soit professeur gangster).

L’histoire raconte les débuts de la jeune Kumito Yamagushi, jeune professeur de.

Elle est affectée professeur principale de la pire classe d’un lycée poubelle, où les élèves sont considérés comme une menace et non des gens à éduquer.

Rien ne l’aide. Aire stricte et binoclard, enseignant une matière difficile à comprendre…

 

Seulement voilà, en réalité, l’héroïne est l’héritière d’un clan de Yakuza, point qu’elle essaie de cacher.

Le dessin du manga n’est pas exceptionnel (c’est le point faible, pour un manga, on peut vraiment trouver mieux).

Par contre, on se prend vite à l’histoire, et franchement, on rigole du début jusqu’à la fin.

Le manga part d’un point de départ pour enchaîner les situations comiques, les quiproquos…

 

Les situations sont surtout dans les décalages.

Décalage entre la Kumito professeur, toute gentille, et la Kumoto Yakuza qui se fait respecté de la famille par coup de savate dans la gueule.

La Kumito calme et stoïque en classe, capricieuse et tyrannique à la maison.

 

Évidemment, la jeune professeur Yakuza a des habitudes bien à elle, écart de langage (Tiens, t’a un élève au violon), des réflexe conditionnés (quand elle voit les poulets) et n’hésite pas à taper les voyous qui vendent de la drogue à ses élèves.

 

Allez, je montre le moment géniale où elle corrige ses copies (tout professeur a déjà vécu ça).

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Le moment où elle rend ses copies.

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Et celui où elle fait la morale à ses élèves. Même pour être Yakuza, il faut des bonnes notes à l’école :-).

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21 décembre 2014 Posted by | Cinéma, Manga | , , , | Laisser un commentaire

[Humour][Caricature]Les prochaines cantonales pour la droite sur Malakoff

On désigne par droite UMP/UDI

 

La droite sur Montrouge : Bonjour, nous sommes beaux, magnifiques et intelligents.

La droite sur Malakoff :????????????????

La droite sur Montrouge : Et vous, vous êtes des cons.

La droite sur Malakoff : C’est vrai qu’on est des cons (c’est suite à l’épisode de l’annulation de l’élection municipale).

La droite sur Montrouge : Bien, on va vous apprendre à faire campagne.

La droite sur Malakoff : Néanmoins, faites attention, Malakoff, c’est vraiment particulier.

La droite sur Montrouge : Ne vous en faîte pas, on gère, on est des beaux gosses.

 

 

Conclusion : La droite fait le plein sur Montrouge, elle s’étale sur Malakoff, et Catherine Margaté gagne encore car :

  • La droite sur Malakoff est quasi inexistante.
  • La gauche sur Montrouge a un score correct (autour de 30%) et son déclin est ralenti par le retour de Nicolas Sarkozy.

19 décembre 2014 Posted by | Cantonales 2015, Humour, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

A Malakoff et Bagneux, il faut s’appuyer sur les gens qui connaissent le terrain

J’ai eu vent de ce que sera la candidature de la droite sur le canton de Malakoff Montrouge, et franchement, si elle se confirme, ça risque d’être un coup dur pour l’opposition sur Malakoff, surtout que celle-ci est déjà à terre, dans le mur et enterré.

 

Il faut dire que je peux le déclarer sereinement, malheureusement, je ne crois plus que Catherine Margaté, maire PCF de Malakoff, puisse être battue.

 

Le problème, c’est qu’on essaye d’au moins diminuer son score.

Allez, soyons fou, imaginons Catherine Margaté en dessous de la barre des 60% (la dernière fois, elle a fait 68,14%).

 

Je pense que cet objectif doit se construire sur la durée (vous savez, le mot important).

Je pense qu’à Malakoff, tout comme à Bagneux, il y a des gens qui peuvent vraiment permettre d’apporter un plus à l’opposition.

Malheureusement, elles ne sont pas soutenues.

Pire, à l’intérieur de ces villes, ou à l’extérieur, elles sont marginalisées, et on préfère, souvent, écouter les amateurs et les clowns.

 

C’est d’autant plus grave que pour des villes comme Bagneux, il y avait moyen de consolider l’opposition. Au lieu de ça, on a consolidé le maire PCF de la ville, Marie Hélène Amiable.

 

Et à Malakoff, au lieu de sauver ce qui pouvait l’être, on a enterré l’opposition.

 

Or, le problème, c’est que Bagneux et Malakoff, c’est vraiment particulier, et c’est vraiment à part.

Il faut vraiment connaître.

 

Pour certaines ambitions de villes voisines, ça va vite devenir problématique.

 

Pour les législatives dans la 11ème circonscription, toute ambition sur Montrouge se cassera les dents sur Bagneux et Malakoff.

 

Sur les cantonales, toutes ambitions sur Montrouge se cassera les dents sur Malakoff. Et toutes ambitions sur Bourg-la-Reine se casseront les dents sur Bagneux.

 

Rappel pour Malakoff (beaucoup d’éléments sont transposables pour Bagneux).

 

A Malakoff, le maire est PCF.

C’est Catherine Margaté.

Son relationnel est impeccable.

Dans ses amis, elle a Bernard Gauducheau, maire UDI de Vanves, Jean Pierre Schosteck, maire UMP de Chatillon (point qui m’a été indirectement confirmé), Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux, et même Jean Sarkozy, au conseil général (point à confirmer).

 

Un jour, on m’a expliqué que Jean Loup Metton, maire UDI de Montrouge préférait Marie Hélène Amiable à Catherine Margaté. Ça m’a surpris, les deux maires de Bagneux et Malakoff étant pour moi des jumelles.

Mais je me suis dit que j’avais peut être loupé quelque chose (enfin !!!) sur Catherine Margaté.

Lors d’une réunion où j’étais convié, j’ai demandé à Jean Loup Metton de m’expliquer pourquoi il préférait Marie Hélène Amiable à Catherine Margaté.

 

Raté, il se trouve qu’en réalité, c’est Catherine Margaté qu’il préfère à Marie Hélène Amiable.

 

Dans les autres points que l’on peut mettre en avant sur Catherine Margaté, elle est à fond dans ses dossiers.

Lors des réunions publiques, il ne faut pas la laisser parler, sinon, elle ne s’arrête pas. Absorbé par ses dossiers, elle continue à parler, oubliant le reste de la salle.

 

Anecdote révélatrice : une des réunions du PLU (la première réunion publique il me semble).

Elle parlait de l’un de ses dossiers, mais l’animateur de la réunion la stoppa en lui disant qu’il fallait laisser les participants s’exprimer.

On a passé le micro aux divers participants.

Puis à la fin de la réunion, on lui a repassé le micro.

Elle est revenue sur son dossier car, son dossier était trop passionnant pour qu’on ne l’approfondisse pas.

Et en parlant de son dossier, elle avait la larme à l’œil.

 

Autre point à mettre au crédit du maire, c’est qu’elle a un sens de l’intérêt général.

Certes, je ne partage pas la même vision de ce qu’elle estime être l’intérêt général (notamment sur la gestion de l’économie locale), mais si on prend Balkany, il y a une différence majeure, c’est que Balkany, il a d’abord l’intérêt de son portefeuille.

 

Du coup, à Malakoff, Catherine Margaté est un maire apprécié, y compris en dehors de la gauche.

En particulier, je connais quelqu’un qui a dit à Catherine Margaté :

« Madame Margaté, je suis de droite, mais j’aime beaucoup ce que vous faite ».

 

Du coup, faire vivre l’opposition, face à un maire qui a des qualités particulières, face à un maire qui pense à ses administrés, qui pense à l’intérêt général, qui a un bon relationnel, c’est compliqué.

 

Le problème, c’est que les états-majors, où les ambitions extérieures, se font sans consulter les gens qui connaissent le terrain, et contre l’opposition dans ces deux villes.

Et au final, ça n’aide pas l’opposition municipale, qui travaille dans deux villes compliquées, déjà à se relever, mais aussi à se consolider et à effriter le score de Catherine Margaté ou de Marie Hélène Amiable.

 

Au final, c’est toujours l’opposition municipale compétente qui est sacrifiée sur Bagneux et Malakoff au détriment d’ambitions éphémère sur d’autres villes.

 

C’est ce qui s’est passé pour les législatives 2012 sur la 11ème circonscription pour le Modem (j’étais référent et on ne m’a jamais demandé mon avis, idem pour l’élue de Bagneux Marie Darves Bornoz), ce fut le cas aussi pour les municipales de Bagneux.

Comme on ne nous écoute pas et que l’on nous met des bâtons dans les roues, que l’on prend notre travail pour un paillasson, on est donc au final obliger de protester en utilisant des méthodes intégristes.

Pour ma part, je n’avais pas soutenu le candidat investi officiellement par le Modem lors des dernières législatives.

 

Et l’histoire risque de se répéter, pour l’UMP, aux prochaines départementales….

18 décembre 2014 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | 3 commentaires

La santé financière de Malakoff

sante_malakoff

J’ai eu vent d’un site qui permet de connaître la santé financière de sa ville (vigiecitoyenne.nouscitoyens.fr).

 

J’ai donc regardé pour Malakoff.

 

Que dire ?

Je suis entièrement d’accord pour les notes sur les dépenses courantes (3/20).

Effectivement, il y a un vrai problème de rationalisation des dépenses de fonctionnement de Malakoff. Je me réjouis que ce soit traduit.

 

On retrouve que la capacité de financer des investissements est nulle (0/20). Là aussi, c’est aussi exact, d’ailleurs, madame le maire l’avait signalée elle-même.

 

Le niveau des coûts fixes est sans doute élevé (lié à une mauvaise rationalisation des dépenses de fonctionnement sans doute). Cela doit se traduire par la note de 6/20.

 

Côté endettement, on est à une note de 10/20.

Je la trouve non conforme à la réalité. De mon point de vue, elle devrait être plus basse.

Déjà parce que l’endettement de Malakoff est trop important.

Selon le compte administratif 2013, on a une dette de 39 131 530,04€.

Selon le budget 2014, on a une dette prévue de 38 094 688,24€ pour le 31/12/2014.

Or, le budget 2014 est de 63 672 635€.

Pire, selon les calculs effectués sur le compte administratif 2013, on arrive à une dette remboursée en 2066.

Il s’agit certes d’une dette d’investissement, mais la commune a de plus en plus de mal à rembourser la dette.

 

On est par contre à 19/20 pour la pression fiscale.

Là, il est vrai que l’on paye relativement peu d’impôt à Malakoff.

Je paye 556€ là où un ami, habitant Antony, et étant plus éloigné que moi de son centre-ville, pour un appartement identique, paye un peu plus de 1000€.

 

On arrive donc à une gestion de 12/20.

Là aussi, je pense que c’est surévalué.

 

Effectivement, une menace guette Malakoff. C’est d’ailleurs sur ça, à mon avis, que va s’agiter mon maire (voir l’un des vœux précédents).

Effectivement, les dotations d’Etat sont une part importante des recettes de Malakoff.

Or, vu que l’Etat est surendetté, elles sont vouées à diminuer.

C’est des recettes en moins, et donc, potentiellement une hausse d’impôts.

 

Dans les recommandations, on a :

  • Ne pas augmenter les impôts : Je suis entièrement d’accord, mais on peut envisager une exception pour les investissements productifs (c’est-à-dire ceux qui permettront d’augmenter les recettes de la ville).
  • Augmenter si possible les revenus hors dotation de fonctionnement et impôts : ça s’appelle faire des investissements productifs.
  • Réduire les dépenses courantes : Là, rien à dire, il est temps de rationaliser les dépenses de la ville. Et il y a du travail.
  • Réduire si possible les coûts fixes : Là aussi, ça passe par une rationalisation ses dépenses.
  • Réduire significativement la dette, notamment en cédant des actifs : Là, je ne suis pas d’accord. Evidement qu’il faut réduire la dette, mais pas en vendant des bijoux de famille. Plutôt en augmentant l’autofinancement, donc en rationalisant les dépenses courantes.

11 décembre 2014 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Malakoff, le public, le privé, et les économies (3/5) : Dans le service public, il reste encore à faire

Bon, continuons le constat par le service public.

Effectivement, il y a des domaines où les sommes dépensés ne sont pas à la hauteur des résultats.

Il ne s’agit pas de mettre en cause le service public par principe (comme le font les libéraux).

Juste de savoir si on peut dépenser mieux.

 

Or, on peut, malheureusement, trouver des mauvais exemples.

 

Le premier exemple qui me vient est le pôle emploi.

Il s’agit d’une des réformes de l’ère Sarkozy, et en ce qui me concerne, il s’agit du type de réforme que je ne veux plus voir.

On a réussi à fabriquer une structure coûteuse et encore plus inefficace.

Comme le disait l’ancien président de l’APEC, le pôle emploi est en sureffectif et en sous-effectif.

 

Une anecdote significative m’est restée.

A l’époque de l’ANPE, lorsque l’on recherchait un emploi dans l’informatique, on allait à l’ANPE de Saint Augustin.

Effectivement, l’agence était spécialisée dans les métiers de l’informatique.

Ils connaissaient les métiers de l’informatique, et ils avaient, et ça c’est le plus important, un carnet d’adresse de patrons travaillant dans le secteur.

Aujourd’hui, c’est le pôle emploi. Et le pôle emploi est généraliste.

Que devient donc le pôle emploi de Saint Augustin ?

Ils ont toujours le carnet d’adresse de patrons travaillant dans le secteur de l’informatique, mais ils n’ont plus le droit d’avoir les CV en adéquation.

On est dans la débilité profonde !

De mon point de vue, le rôle du pôle emploi est de favoriser le retour à l’emploi des chômeurs (et dieu sait que s’est désespérant d’être au chômage, j’en sais quelque chose).

Trouver un emploi dépend de beaucoup de facteurs. L’un des facteurs s’appelle le réseau. Et si on n’a pas un bon réseau, le pôle emploi doit se substituer à ce réseau.

En résumé, le pôle emploi doit poser sur le bureau du patron le paquet de CV. Ça ne garantit pas que le chômeur soit embauché, mais ça lui donne un coup de pouce utile !

Sur le pôle emploi, on a fait une structure coûteuse et inefficace, dont les principales victimes sont les chômeurs, mais aussi les fonctionnaires qui y travaillent.

 

Il y a aussi d’autres services publics sur lequel on peut formuler une interrogation.

Je pense en particulier à l’éducation nationale qui est le premier poste budgétaire, alors que l’on diminue dans le classement PISA,

 

 

Bref, je pense que l’on peut trouver beaucoup de services publics où l’argent pourrait être mieux utilisé.

10 décembre 2014 Posted by | Politique | , , | Laisser un commentaire

Malakoff plurielle, les comptes de campagnes et les tribunes de Jean Emmanuel Paillon dans le Malakoff Info

C’est bien connu, je n’aime vraiment pas Malakoff plurielle.

Je ne les aime pas car :

  1. Ils se sont construits contre le centre (Je maintiens encore et toujours).
  2. Ils ont une vision politicienne et une analyse politicienne décalée avec la réalité.
  3. Ils sont dans un règlement de compte immédiat avec la mairie, qui fait qu’ils ont sacrifié le long terme au court terme, faisant que l’on est perdant à court terme, mais aussi à long terme, puisqu’aujourd’hui, Catherine Margaté est indéboulonnable. Elle ou ses successeurs.

Je n’ai pas la possibilité d’aborder le point 1 (et dieu sait que j’en rêve), mais j’avais déjà disserté sur le point 2 et 3, puis sur le point 2, je vais de nouveau disserté sur le point 2, tout en incluant indirectement le point 3.

Et je vais revenir sur les tribunes de Jean Emmanuel Paillon dans le Malakoff Info.

J’avais déjà commenté le fond de la première tribune, je vais commenter la forme, ou plus exactement l’histoire de la censure de la première tribune.

Effectivement, la première tribune a été publiée dans le Malakoff Info de Novembre 2014.

Mais en réalité, cette tribune était prévue pour le numéro d’Octobre 2014.

Dans cette tribune, l’élu Jean Emmanuel Paillon demandait à ce que l’on rejoigne le collectif pour une liste plurielle.

Comme la municipalité estimait que l’article était sous le coup du code électoral (article L52-8), elle a décidé de ne pas la publier.

Jean Emmanuel Paillon a fait appelle, et il a gagné.

La tribune a donc été publiée.

Victorieux, Malakoff plurielle en a profité pour dénoncer la censure de la municipalité.

La municipalité a fait appelle, mais elle a perdu.

Rebelote, Malakoff Plurielle en remet une couche.

Le problème, c’est que très récemment, le 14 novembre 2014, ils en ont encore remis une couche !!!! 1 an après la campagne !

C’est pour ça que j’ai décidé de donner un avis plutôt contraire !

Car sur ce point-là, même si il n’y a rien à critiquer sur la décision de justice, je suis plutôt en accord sur le fond, avec la municipalité.

D’autant que Jean Emmanuel Paillon a récidivé, avec un article dans le Malakoff Info, où il a appelé clairement à voter pour Malakoff Plurielle.

C’était en Février 2014.

De plus, il faut rappeler qu’il était en position 4 sur la liste. C’est une très bonne position, il a d’ailleurs loupé sa réélection de peu.

En faisant quelques recherches, j’ai pu trouver sur quoi s’est basée la décision de justice.

L’arrêt Commune de Saint-Cloud du Conseil d’État du 7 mai 2012 (req. n° 353536) a fixé la jurisprudence en matière de contrôle des tribunes comportant des propos :

– diffamatoires ou injurieux ;

– ne s’inscrivant pas dans le cadre des affaires locales ;

– susceptibles de créer des troubles à l’ordre public ;

– contraires à l’article L.52-8 du Code électoral, c’est-à-dire, susceptibles d’être qualifiés de propagande en faveur d’un candidat.

Le maire, en tant que directeur de la publication, n’est pas fondé à censurer les articles que l’opposition souhaite voir paraître. Le refus de publication de la tribune constitue une atteinte au libre exercice d’un mandat électoral, liberté fondamentale, qui autorise donc l’élu « censuré » à saisir le tribunal administratif d’un référé liberté qui impose au juge de statuer dans les 48 heures. Toutefois, le maire peut toujours alerter les élus que leur publication contient des propos diffamatoires ou injurieux susceptibles d’engager leur responsabilité pénale et leur demander le cas échéant de modifier leur rédaction. Cette démarche sera d’autant plus efficace que le règlement intérieur organisera la possibilité pour le maire d’alerter l’auteur de la tribune litigieuse sur la difficulté rencontrée, et de lui demander, dans un délai raisonnable, de la modifier en conséquence.

Or, les deux tribunes sont de la propagande électorale, la première parce que l’on y appelle à rejoindre un collectif en vue des élections, la deuxième car on appelle à voter pour un candidat !

Mais admettons, posons la question différemment.

Posons la question sous l’angle des comptes de campagnes.

Effectivement, le prix d’un Malakoff Info est de 1,75€.

Le tirage (par numéro) est de 17 500.

On arrive donc à un coût de 17 500 * 1,75 = 30 625€.

Comme il y a récidive, il faut multiplier par deux (il y a deux numéros).

On arrive donc à 17 500 * 1,75 * 2 = 30 625 * 2 = 61 250€.

Bon, jusque-là, on note ce chiffre.

Autre précision : la majorité d’un budget de campagne, c’est-à-dire les dépenses d’un candidat (ou plus exactement ici d’une liste), c’est la communication.

Les dépenses de campagnes partent dans les tracts, les réunions publiques, le site internet…

Ça part dans ce que l’on appelle la propagande électorale.

Pour une ville comme Malakoff, une campagne est, disons, entre 5 000€ (campagne du pauvre) et 30 000€.

Je n’ai pas le chiffre du coût pour la campagne de Malakoff Plurielle.

Mais j’ai ceux de la campagne de Grébert.

Il a fait campagne à Puteaux (44 683 habitants pour 3,19km2 contre 30 768 habitants pour 2,07 km2 pour Malakoff).

Sa campagne (campagne de gain, ici, et non de notoriété comme c’est censé être le cas pour Malakoff Plurielle) a couté 34 523€.

Mieux, on apprend en lisant son article que le plafond d’une campagne est de 58 686€.

Pour Malakoff, selon ce qui est ici, le plafond de campagne est de :

30 768 * 0,91 * 1,23 = 34 439€.

Donc résumons, Malakoff Plurielle a eu en rab un budget de campagne de 61 250€, non compté, pour l’instant, dans les compte de campagne, sachant que ces dit frais sont plafonnés à 34 439€.

Les concurrents de Malakoff Plurielle n’ont pas eu cette chance.

Kamel Mohammedi, qui était le candidat UMP/UDI/Modem, n’a pas eu cette chance.

Thierry Guilmart, conseiller municipal d’alors, UMP, qui le soutenait, n’a pas écrit de tribune dans le Malakoff Info pour qu’on le rejoigne ou mieux, que l’on vote pour lui.

Peut-être que si ça avait été fait, Kamel Mohammedi aurait pu constituer sa liste plus facilement.

Mais l’exemple le plus significatif est pour Tauthui.

Lui, tout le monde est contre lui. Et personne ne l’a aidé dans le Malakoff Info.

Et il n’avait personne qui pouvait l’aider dans le Malakoff Info.

Il a du se débrouiller tout seul.

Donc en gros, Malakoff Plurielle a bénéficié d’un rab dans le budget communication de 61 250€, venant du contribuable, que ses concurrents, qui concourraient pour les places dans l’opposition, n’ont pas eu. Et dont certains ne pouvaient pas profiter.

Malakoff Plurielle profite donc de 61 250€ et en profite pour critiquer la municipalité pour pratique antidémocratique. Ils sont forts à Malakoff Plurielle et surtout, ils n’ont honte de rien.

D’autant qu’après, ils ont tenté de faire annuler le siège de Stéphane Tauthui.

Dans l’absolue, que dire ?

Déjà, en général, en période de campagne électoral, dans une tribune (opposition ou autre), on évite de parler de la campagne en cours à 6 mois du scrutin. Ça évite d’avoir à faire à ce genre de problème assez complexe.

Mieux, il faut signaler que dans certaines villes, comme à Chatillon, la majorité ne publie aucune tribune en période électorale (exemple à suivre).

Dans le même registre, durant l’année électorale, les conseils de quartier et la CDD s’étaient arrêté. J’avais d’ailleurs poussé dans ce sens.

Donc question : Si quelqu’un demandait (ou avait demandé) que les 61 250€ soient compté dans les comptes de campagne de Malakoff Plurielle, que se serait-il passé ?

Débat judiciaire très compliqué, qui par la même occasion, aurait sans doute embarrassé la municipalité…

9 décembre 2014 Posted by | Malakoff, Municipales 2014, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire