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Le retour de Sarkozy n’est pas une bonne nouvelle

Bon, je vais le faire maintenant, je vais commenter le retour de Sarkozy.

Et mon commentaire est simple : le retour de Sarkozy n’est pas une bonne nouvelle.

 

Je n’ai toujours pas changé de position, à savoir que je ne veux pas en 2017 du retour de Sarkozy.

François Bayrou dit que les gens sectaires ne sont pas ses amis, et cette phrase est valable pour Nicolas Sarkozy, comme est l’est également pour Martine Aubry.

 

Pour comprendre la problématique, je vais me permettre de refaire un historique.

 

En 2002, le PS est éliminé du pouvoir de façon spectaculaire. Non seulement il est éliminé du second tour de la présidentielle de 2002, mais en plus, c’est Jean Marie le Pen qui élimine le PS.

 

Le problème, c’est que le PS ne l’a jamais compris.

Au lieu de faire un diagnostic complet, incluant l’état du PS et l’état de la France, au lieu de réfléchir sur ce qui n’a pas fonctionné sur les cinq ans de pouvoir du PS, François Hollande, premier secrétaire de l’époque, va reconstruire le PS sur la nullité de la droite. Et ça va marcher.

Avec d’abord Jacques Chirac, puis ensuite Nicolas Sarkozy, on a eu au pouvoir une droite inefficace, démagogique et sans vision de la réalité du pays.

 

Le premier coup d’éclat a été la victoire des socialistes aux régionales 2004 où 24 régions sur 26 ont été rapportées par la gauche.

Comme le disait si bien François Fillon à l’époque, on avait un 21 Avril à l’envers.

Et ça a toujours continué jusqu’en 2012, excepté la présidentielle 2007, les législatives 2007 et les européennes 2009.

 

Le problème, c’est que quand on arrive au pouvoir sans diagnostique, sans vision de la société française, sans vision économique, sans préparation, et bien, on se plante.

Et c’est ce qui arrive aujourd’hui au PS qui est arrivé au pouvoir à cause du ras-le-bol généralisé que suscitait Sarkozy.

 

Il faut bien comprendre une chose :

Les valeurs, c’est important, mais il y a une chose aussi importante que les valeurs, c’est le diagnostic.

 

Car une politique efficace, c’est basé sur un diagnostic. C’est la réflexion globale qui permet un état des lieux et qui induit les solutions efficace, donc, dans une moindre mesure, la politique à mener.

 

Aujourd’hui, le PS nous mène dans le mur, comme le faisait l’UMP. Il faut donc construire une alternance, comme il fallait construire une alternance à Nicolas Sarkozy.

 

Or, pour que l’alternance, si elle est construite avec l’UMP, dure, soit utile et efficace, il faut que l’UMP se base sur une réflexion, sur un diagnostic de l’état social et économique du pays.

 

Cette réflexion passe par un inventaire du mandat de Sarkozy.

Or, c’est le contraire ce qui se passe.

Copé a reconstruit l’UMP en suivant la méthode François Hollande, il a reconstruit l’UMP sur la nullité de la gauche.

Or, l’UMP vient de franchir une nouvelle étape. Ils viennent d’élire à la tête de l’UMP la personne responsable de l’état de délabrement de l’UMP, mais aussi la personne qui est responsable de l’état de délabrement de la France.

 

Déjà, Nicolas Sarkozy est responsable de la faillite de l’UMP. L’UMP étant en faillite morale, mais également financière, notamment à cause des comptes de campagnes de son candidat en 2012.

D’ailleurs, il est intéressant de noter, selon le canard enchaîné, que le liquidateur de la société Bygmalion veut faire payer l’UMP et Nicolas Sarkozy.

 

Mais le pire, c’est que l’inventaire du mandat de Sarkozy ne va pas être fait.

Pour mémoire, on a eu un mandat économiquement contre-productif (et je recommande sur ce point le livre de Peyrelevade), qui a permis l’enrichissement d’une oligarchie et une gestion morale vraiment contestable.

Comme le dit si bien François Bayrou, Nicolas Sarkozy a tourné la loi pour lui, ou a accepté que l’on tourne la loi pour lui, au détriment du contribuable, en pleine période de déficit public !

Aujourd’hui, il y a l’affaire Bygmalion, mais il y a eu l’affaire Tapie, l’affaire du pentagone à la Française (voir ici et ici), …

Sans compter que Nicolas Sarkozy a mis au même niveau le PS et le FN.

Moi, je suis désolé, je fais une différence entre le FN et le PS !

 

Donc, pas de bilan des années Sarkozy, mais le pire, c’est qu’il a changé, c’est juste qu’il est pire qu’avant.

Il cherche toujours les boucs-émissaires, notamment Bayrou, jubile quand Alain Juppé est sifflé, et est toujours aussi démago, pointant du doigt les catégories fragilisé.

Selon le canard enchaîné, il propose un référendum sur l’assistanat (c’est encore sur les chômeurs que l’on va taper) et un pour sortir de l’espace de Schengen. J’espère d’ailleurs que les centristes iront jusqu’au bout des protestations, étant donné que les centristes sont supposés être européens.

 

Enfin, Nicolas Sarkozy est toujours dans une logique de domination des centristes, centristes qui doivent être d’accord avec lui matin, midi et soir.

Personnellement, j’ai des points de désaccords nombreux avec Sarkozy, notamment économique (comme la dette par exemple), sur les valeurs (je n’aime pas la politique des boucs-émissaires, je n’aime pas que les immigrés ou les chômeurs soient jetés en pâture à la populace) et sur sa morale (et ses nombreuse affaire).

 

Le problème, c’est que Sarkozy revient en pompier pyromane, en sauveur après avoir coulé la France.

Le problème, c’est qu’il y croit !

Sarkozy a un vrai problème narcissique.

 

Se pose une question :

Sarkozy a mené la France dans le mur de 2007 à 2012.

Il a fait élire Hollande.

Entre 2007 et 2017, Hollande a mené la France dans le mur. Il risque de nous faire élire Sarkozy en 2017.

Il fort probable qu’entre 2017 et 2022, Nicolas Sarkozy continue à nous mener dans le mur.

Il va nous faire élire qui en 2022 ? Le Pen ?

Là, ça me pose un problème encore plus grave.

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2 décembre 2014 - Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , ,

3 commentaires »

  1. Sarko, on n’e veut pas , ok, mais le FN est bien au niveau du PS :le Front National est un enieme parti socialiste, c’est à dire interventionniste, étatiste, dirigiste et keynésien.
    la seule différence avec le PS c’est qu’ils sont totalement cohérents : le socialiste ne peut etre que national et nationaliste.

    Commentaire par Le Parisien Liberal | 4 décembre 2014 | Réponse

  2. Lire Le socialisme est forcément nationaliste http://leparisienliberal.blogspot.fr/2012/10/le-socialisme-est-forcement-nationaliste.html

    Et Le socialisme ne peut être que nationaliste http://leparisienliberal.blogspot.fr/2012/05/le-socialisme-ne-peut-etre-que.html

    Commentaire par Le Parisien Liberal | 4 décembre 2014 | Réponse

  3. Après, comme tu dis, c’est dommage qu’il n’y ait pas eu de débat idéologique et d’analyse du sarkozysme, au sein de l’UMP …

    http://leparisienliberal.blogspot.fr/2013/07/et-le-debat-ideologique-interne-lump.html

    Commentaire par Le Parisien Liberal | 4 décembre 2014 | Réponse


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