Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Pendant que l’opposition présente au conseil municipal dort, la municipalité de Malakoff fait signer une pétition malhonnête, démagogique et irresponsable pour demander l’annulation de la baisse des dotations d’état.

Tout est dans le titre.

Panem et circenses.

Afin de faire oublier la future augmentation de la taxe foncière sur le bâti, la municipalité lance une campagne de pétition pour demander l’annulation de la baisse des dotations d’Etat.

On est en plein dans une manœuvre de diversion.

 

Et pendant que les forces d’opposition dorment, au moins sur leur site Internet, la machine de guerre, rodée, de la municipalité communiste, communique.

 

Ils étaient ce matin au marché. Avec que du beau monde. Madame le maire, Catherine Margaté, et Serge Cormier, son premier adjoint.

 

En ce qui me concerne, je tiens à réaffirmer ma position : cette pétition est malhonnête, démagogique, et irresponsable.

 

Malhonnête d’abord, car elle cache les travers de la gestion municipale.

On peut citer, par exemple, la multiplication de la dette par environ 10 entre 2001 et 2008. Dette qui a certes servie à de l’investissement, qui d’ailleurs n’est pas productif, mais qui aujourd’hui laisse planer des difficultés sur la gestion future.

 

Pour mémoire, il est intéressant d’ailleurs de regarder la fonction dérivé de la dette en fonction du temps.

Entre 2002 et 2006, la vitesse d’endettement (c’est-à-dire la fonction dérivé de la dette en fonction du temps) a une valeur de plus en plus élevée. Cela correspond à une frénésie d’emprunt.

Aujourd’hui, la dette de la commune a du mal à se rembourser.

Selon mes derniers calculs sur le CA (compte administratif) 2013, on a une dette qui sera remboursée en 2066.

Selon le CA 2012, on avait une dette remboursée en 2026.

Du coup, comme le signale Madame le maire elle-même, la ville ne peut plus investir aujourd’hui.

Pour ma part, j’aurais préféré des investissements basés sur l’épargne et l’autofinancement brut.

Ce point a d’ailleurs été souligné par le maire de Vanves.

 

Dans les autres points à souligner, on a la non rationalisation des dépenses. Sud de Seine est l’exemple, le symbole, de cette incapacité à rationaliser nos dépenses de fonctionnement.

Alors que beaucoup de compétences ont été transférés à Sud de Seine, on a des dépenses de personnels qui augmentent.

C’est le cœur du paradoxe Paillon.

 

Démagogique ensuite.

L’endettement de l’Etat est tel qu’il est une nécessité, aujourd’hui, de s’attaquer à ce problème.

La réduction du train de vie de l’Etat est aujourd’hui une nécessité.

Cette nécessité est d’abord démocratique.

Un Etat endetté, c’est un Etat qui n’a plus les moyens de sa politique.

C’est un Etat qui a des dirigeants élus démocratiquement, qui sont malheureusement obligé de se plier aux exigences du créancier.

J’en profite aussi pour répondre à l’argument de la municipalité.

Selon la municipalité, l’austérité ne marche pas, voyez la Grèce.

Je vais dire une chose ignoble, mais réaliste : c’est parce que la Grèce a laissé filer ses déficit qu’elle est aujourd’hui sous perfusion des créanciers. Je recommande d’ailleurs cet excellent article.

Le prochain gouvernement grec, y compris Syriza, comme le souhaite sans doute la municipalité, n’aura pas de marge de manœuvre. Ou alors, ça risque d’être les emprunts russes.

Je tiens d’ailleurs à rappeler que certain épargnants ont été ruiné par les emprunts russes.

Ensuite, le désendettement de l’Etat est une nécessité sociale.

Si l’Etat est endetté, c’est, à terme, sabrer le service public, le supprimer.

Or, le service public est cohésion de la société. Plus de service public, plus de cohésion.

Enfin, la réduction du déficit public est une nécessité économique.

Sans rentrer dans les détails, avoir une énorme dette, c’est empêcher la modernisation de notre économie.

La municipalité peut continuer à gesticuler, la réduction du déficit public doit se faire. La diminution des dotations en fait partie.

 

Enfin, c’est irresponsable.

Encourager le déficit public, c’est faire de la France une nouvelle Grèce. Quand on voit ce qui se passe là-bas, ça fait froid dans le dos.

 

Alors, rappelons des principes, des principes de bon sens :

Une dette, ça se rembourse.

Ce qui implique le principe suivant :

Si on n’est plus en mesure de rembourser sa dette, c’est le créancier qui fait la loi.

Car le fond du problème est là : la dette de l’Etat n’est plus tenable. Pire, c’est un déficit de fonctionnement. On emprunte pour payer le chauffage.

La responsabilité, comme l’a clamé notre leader, François Bayrou, c’est d’y mettre fin.

Comme le disait François Bayrou, il est temps que la France mette de l’ordre dans ses classes et dans ses finances publics.

 

Oui, oui, et oui, il faut de la rigueur, rigueur nécessaire pour avoir enfin des finances saines, seul moyen de conserver une économie compétitive, une démocratie où les dirigeants ont les moyens de leurs politiques, et un service public qui pourra être financé.

 

Avoir des finances publiques saines, c’est permettre l’Egalité, Egalité des chances par l’école de la république.

Avoir des finances publiques saines, c’est permettre de financer un service public qui aide l’individu à se relever, qui accompagne l’individu vers l’indépendance.

Tu travailles et tu ne peux pas te loger, il y a le service public qui s’appelle les HLM.

Tu es au chômage et tu galère pour trouver un emploi, il est sensé y avoir un service public qui va t’accompagner, te permettre de te (re)construire.

La société est dure, tu ne la ne comprends pas ?

Il y a le service public d’éducation qui te permet d’acquérir les connaissances qui te permettront d’appréhender le monde moderne.

 

Mais si on a un déficit, nous ne sommes plus en mesure de rembourser notre dette.

Le service public devient condamné, et le pacte social qui va avec.

 

Alors aujourd’hui, tout le monde doit prendre ses responsabilités dans le nécessaire combat qu’est le redressement de nos finances publiques.

L’Etat, certes, mais pas que.

 

Les communes doivent le faire aussi.

Je rappelle d’ailleurs qu’elles sont pointés du doigt (Par le député René Dosière et la cour des comptes).

 

Aujourd’hui, la responsabilité, c’est de prendre part à l’effort de désendettement de la France.

Accepter la baisse des dotations, ça en fait partie. Réduire et rationaliser les dépenses aussi.

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25 janvier 2015 - Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , ,

2 commentaires »

  1. D’excellentes remarques, Phil !

    Commentaire par Le Parisien Libéral | 25 janvier 2015 | Réponse

  2. Merci 🙂

    Commentaire par Le blog de Phil | 25 janvier 2015 | Réponse


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