Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

L’histoire 2009 de Malakoff se répète en 2015

Faut-il insister sur la pétition malhonnête, démagogique et irresponsable de la municipalité ?

Pour moi, la réponse est oui.

Si on commente le DOB (débat d’orientation budgétaire) et en particulier la hausse de la taxe foncière, il est possible de dessiner au moins deux choix politiques différents.

Je pense que c’est le moment d’éclairer les malakoffiots sur cet aspect. Ça ne peut être que bénéfique car à long terme, c’est ébranler l’image de Catherine Margaté et commencer à faire (enfin) diminuer son score.

Cet aspect doit être rabâché.

 

En ce sens, l’année 2009 a été pour moi une leçon.

 

Pour mémoire, en 2008, je participais à la liste Modem menée par Jean Emmanuel Paillon.

La philosophie était d’augmenter les recettes de Malakoff en favorisant la venue d’entreprise (la Taxe professionnelle existait encore, et on avait une intention de s’inspirer de ce qui faisait que Montrouge était un coffre-fort).

On savait très bien que l’état allait baisser les dotations (désendettement de celui-ci oblige), et on pensait que la question était de savoir qui allait payer ce désendettement de l’Etat.

Deux options étaient soit les ménages (hausse de la taxe d’habitation et/ou hausse de la taxe foncière) ou les entreprises (augmentation du nombre de contribuables payant la taxe professionnelle).

 

En 2009, la municipalité, lors du conseil municipal du 11/02/2009, augmente fortement les taux de la taxe d’habitation, de la taxe foncière sur le bâti et sur le foncier non-bâti.

Durant l’année 2009, la municipalité a multiplié les réunions publiques pour expliquer qu’à cause de la baisse des dotations décidées par le méchant gouvernement Sarkozy (soyons manichéen), la municipalité était dans l’obligation d’augmenter les impôts.

En relisant les Malakoff Info des années 2009, j’ai même appris que dans le Malakoff Info de Septembre, il y avait avec une pétition de 4 pages (déjà !).

En tout cas, Thierry Guilmart (UMP) en fait état dans sa tribune du Malakoff Info de Novembre 2009.

 

Aujourd’hui, je suis persuadé que la population de Malakoff a vraiment fait sienne la version de Margaté.

De mon point de vue, c’est parce que l’opposition de l’époque n’a pas insisté, et surtout, n’a pas mis en avant les arguments de la municipalité, mis en avant des contre-arguments, et n’a donc pas éclairé la population.

 

Je me rappelle à l’époque d’avoir soufflé à Jean Emmanuel Paillon l’idée d’un café démocrate (une spécificité Modem), l’idée est resté lettre morte.

 

Pendant que la municipalité faisait tourner la machine à communication, on a juste eu quelques tribunes dans le Malakoff Info, une critique bête et méchante de la part de Thierry Guilmart (Mars 2009, Septembre 2009 et Novembre 2009) et quelques tribunes intéressantes de Jean Emmanuel Paillon (Mars 2009 et Novembre 2009).

Je pense qu’il fallait beaucoup plus communiquer pour marquer des points face à une municipalité indéboulonnable, et surtout communiquer sur le pourquoi et le comment, communiquer sur les contre-arguments et mettre en valeur une vision alternative.

 

Le pire, dans tout ça, c’est que le 16/03/2011, on apprenait, par le rapport de la chambre régionale des comptes, l’explosion de la dette.

Quand j’écris que le travail de l’opposition c’est sur la durée, ce n’est pas une blague.

 

Aujourd’hui, le problème se repose.

Effectivement, pour cause de désendettement de l’Etat, les dotations sont encore vouées à diminuer.

Du coup, deux choix pratiques sont possibles.

  1. Soit on augmente les recettes, c’est ce que va faire la municipalité en augmentant les taux de la taxe foncière sur la bâti.
  2. Soit on rationalise enfin les dépenses de fonctionnement, et éventuellement, comme le fait remarquer Jean Emmanuel Paillon, on priorise les dépenses, en supprimant ce qui n’est pas utile.

Et encore une fois, on a une manœuvre de diversion de la part de la municipalité.

 

Je sais qu’en ce moment, sur mon blog, je m’agite et je gesticule, sans doute.

 

Mais j’ai en tête l’année 2009 où la municipalité a triomphé parce que l’opposition n’a pas insisté en communicant sur un contre-projet.

Et je me suis promis, depuis, de tout faire pour que l’année 2009 ne se reproduise pas.

 

Malheureusement, c’est mal parti.

Au conseil municipal de la semaine dernière, au lieu de mettre en avant les choix de la municipalité pour mieux proposer une vision alternative, les deux principaux groupes d’opposition ont posé des questions annexes.

Il est 20H11 et sur leur site respectif, les choix stratégique de la municipalité en matière de politique fiscale n’ont pas été évoqués.

 

Catherine Margaté a encore de beaux jours devant elle…

Publicités

26 janvier 2015 - Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , ,

Un commentaire »

  1. En clair, le citoyen contribuable a vu ses charges augmenter et ses revenus diminuer.
    Je suis un petit retraité.

    Maintenant, je dois également assumer le paiement à la commune que j’habite, la compensation de la diminution des aides de l’État.
    C’est çà être de gauche ?

    La commune n’assume pas les efforts de correction exigés par la nécessité d’assainir les finances de la France.

    Commentaire par Malakoff | 27 janvier 2015 | Réponse


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :