Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le 22 Mars, je voterai blanc

La gestion par le Modem de l’élection départemental sur mon canton étant la cause directe de ma mise en retrait (provisoire ?, définitive ?) de ce que l’on appelle la politique active, il ne serait pas cohérent que je ne m’exprime pas, à titre personnel, sur le sujet.

Dans ce premier article, j’irai à l’essentiel : mon choix, qui sera le vote blanc.

Dans un second, je me permettrai de donner l’ensemble des éléments de ma réflexion, étant donné qu’en réalité, elle est beaucoup plus globale.

 

Je tiens aussi à préciser que ma mise en retrait a pour cause l’acharnement du candidat UMP, préférant l’étiquette aux gens qui la font vivre sur le terrain (il est probablement passé par le national), préférant l’immédiateté à laisser le temps à un partenaire, à terre, de pouvoir se reconstruire, préférant quelques voix pour son poste à une construction saine et solide sur la durée de l’opposition durable localement et le plus large rassemblement possible.

Un partenaire construit et fort apporte plus qu’une simple étiquette vide.

 

Mais ce n’est que 25% de la raison.

Les 75% autres sont sur le mouvement démocrate, qui donne gratuitement l’étiquette, sans négociation sérieuse, sans garanties de pouvoir avoir un gain, et sans essayer d’avoir un impact sur les choix programmatique du candidat.

 

Ceci étant précisé, je n’apprécie pas la politique du bâton et de la carotte, le chantage et le « Clément Forestier va gagner et si il ne gagne pas, ça sera de ta faute et ça n’est plus la peine ».

Ou bien « Il faut que les gens y croient ».

 

Je vais donc reprendre tout ça.

Un premier point : Margaté (précision : quand je dis Margaté, il faut comprendre Margaté ou ses successeurs, dont Jacqueline Belhomme fait partie) peut perdre sur Malakoff.

Mais lorsque Margaté perd, c’est dans une élection à circonscription (législative par exemple).

Et la circonscription de Malakoff est dans ce cas avec Montrouge.

 

Dernier exemple en date : les législatives 2012.

Sur la circonscription, le PS a fait 29.93%, le PCF a fait 29.20% et l’UDI a fait 24.15%.

Mais si on regarde en détail, ce n’est pas à Malakoff que ça s’est joué.

A Malakoff, le PS a fait 27.28%, le PC 40.26% et l’UDI 14.27%.

A Montrouge, le PS a fait 34.44%, l’UDI a fait 36.01% et le PCF a fait 13.5%.

En résumé, si le PS est passé devant le PC, c’est grâce à Montrouge.

 

A Malakoff, Margaté tient bon…

Le problème de fond, ce n’est pas vraiment Margaté, c’est plutôt l’opposition qui n’est pas audible, faute d’un travail sérieux.

 

Et le problème de fond est là. Il faut une opposition qui soit présente sur la durée, qui travaille sur la durée. Qui explique sur la durée la politique de la municipalité.

 

Margaté, à Malakoff, elle est appréciée.

Il faut s’y faire.

Vu le désastre dans lequel est l’opposition, on n’a pas besoin de quelqu’un qui veut devenir maire.

On a besoin de quelqu’un qui est prêt à se plonger durant les 30 prochaines années (au moins) dans l’opposition.

On n’a pas besoin d’une opposition qui se réveille 6 mois avant chaque échéance électorale.

On a besoin d’une opposition qui occupe le terrain.

 

Certaines personnes peuvent dénigrer les conseils de quartiers ou les réunions publiques (comme celles sur le PLU), c’est pourtant dedans que Malakoff Plurielle a construit le gros de sa liste.

 

Mieux, certaines personnes de Malakoff Plurielle se sont fait la main dans la démocratie participative.

Je pense entre autre à Frédérique Perrotte (pour qui j’ai sincèrement de l’estime d’ailleurs, j’en profite pour le signaler ici), qui a été habitant référent dans son conseil de quartier, qui s’est investie dans la CDD et qui a été en pointe sur une pétition contre le TGV et ses nuisances sonores.

D’ailleurs, cette dame est réellement un plus pour Malakoff Plurielle.

 

Faut-il y croire ?

L’importance n’est pas là. L’importance est de s’investir dans la vie de sa commune.

 

C’est pour ça qu’il faut non pas penser en campagne de gain, mais en campagne de notoriété.

La seule question n’est pas l’immédiateté. La seule vrai question est : Et après ?

Durée, le seul mot important.

 

Il faut penser global, il faut penser long terme (aux alentours de 30 ans), il faut penser construction.

Au lieu de ça, on a pensé carrière, gain, immédiateté.

On a préféré tout casser sur certains blocs d’opposition, pour juste quelques voix, plutôt que de consolider.

 

Je ne peux pas cautionner la méthode, mais surtout, je ne peux pas cautionner cette volonté d’immédiateté et de vision purement cout terme.

 

C’est pour cette raison que je voterai, à titre personnel, blanc.

 

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19 février 2015 - Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale | , , , ,

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