Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Éléments de ma réflexion sur les départementales 2015

Je me suis déjà exprimé sur la gestion de l’UMP et du Modem des départementales sur la circonscription Montrouge/Malakoff, qui est la cause de mon retrait (provisoire ?) de la politique active. Mais ma réflexion est en réalité plus globale, et il aurait été dommage de ne pas la faire partager.

 

Elle se fait sur plusieurs niveaux.

 

Il y a un niveau national, d’abord.

Certes, on est sur une élection départementale, mais l’élection étant politique, il faut avoir cet élément en tête.

D’autant que l’UMP et l’UDI essaye de donner une portée nationale au scrutin via le vote sanction.

Aujourd’hui, il faut rappeler que Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, est revenu à la tête de l’UMP.

Le bilan de Nicolas Sarkozy, aussi bien économique, que social et moral, est une catastrophe.

Il est à rappeler que d’une certaine façon, c’est lui qui a fait élire François Hollande.

Il est indispensable que l’UMP fasse une bonne fois pour toute le bilan de ce quinquennat. Problème : l’UMP a élu à sa tête l’une des personnes responsable de la faillite de la France, ainsi que de la faillite intellectuelle, morale et financière de l’UMP.

 

Ensuite, il y a évidemment un niveau départemental. Il s’agit de l’élection départementale, quand même.

Je dois reconnaître être moins au fait de la politique départementale. On ne peut pas être bon partout.

De plus, je suis pour la suppression du département, échelon en trop, aujourd’hui, dans le millefeuille français.

Il faut aussi rappeler que le 92 est un département difficile.

Dans le Nord, le problème est l’UMP.

On a une UMP maffieuse et/ou dure.

Dans les maires emblématiques, on a Patrick Balkany, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Puteaux), Éric Cesari (Courbevoie, il a été mis en cause dans Bygmalion), Manuel Aeschlimann (Asnières) et Philippe Pemezec (qui il est vrai, est dans le Sud du département, au Plessis-Robinson, et qui a détruit un bastion centriste : Clamart).

Dans le Sud du département, le problème est la gauche.

Soit parce que l’on a une gauche moralement contestable (Pascal Buchet à Fontenay-aux-Roses, Philippe Kaltenbach à Clamart), soit parce que l’on a des maires PCF humainement appréciable, mais idéologiquement en retard de plusieurs siècles (Catherine Margaté pour Malakoff, Marie Hélène Amiable pour Bagneux).

Notons que grâce à François Hollande, le problème des maires PS s’est résolu, ils ont été battus en 2014.

Puis il y a le centre du département, les centristes de droite, le bastion UDI, ancien bastion du Nouveau centre d’ailleurs.

On y trouve André Santini (Issy les Moulineaux), Hervé Marseille (Meudon) et Jean Loup Metton (Montrouge).

Puis même si j’ai du respect pour Patrick Devedjian (qui en voulant faire le ménage dans le département s’est mis à dos un certain Patrick Balkany), certaines de ses positions sont en désaccord avec ce que je pense.

Le 92 est un département de première couronne. Or, Patrick Devedjian veut un regroupement avec les Yvelines.

Je comprends le concept de département vivant sur la charité des autres pour le 93.

Néanmoins, contrairement aux Yvelines, les Hauts de Seine est un département de première couronne. La logique de regroupement est au niveau du Grand Paris (ou l’ancien département de la Seine) car de nombreux problèmes, comme l’emploi, le logement, le transport … se posent au niveau du territoire de Paris et de sa proche couronne

 

Puis il y a l’aspect local.

L’opposition sur Malakoff étant vraiment à la ramasse, c’est Montrouge qui décide, comme je l’avais expliqué avec humour.

On ne construit pas nous même notre leader d’opposition, c’est Montrouge qui décide.

Avec la particularité du système, d’ailleurs, à Montrouge, les hommes, à Malakoff les femmes (règle d’ailleurs appliqué sur la liste PS).

 

Pire, cette élection ne permet pas aux centristes de se compter. Le candidat qui mène la danse est UMP, proche de Roger Karoutchi.

 

Que fallait-il faire ?

Dans l’absolu, considérant le centre comme un grand courant de pensé, il aurait fallu une candidature alternative centriste.

Seulement, on est face à deux problèmes.

D’une part, le Modem est très diminué face à un amateurisme politique qui même si je l’ai pratiqué, continue à m’impressionner.

D’autre part, les centristes UDI sont satellisé par l’UMP. Si l’UMP décide, l’UDI suit, même si c’est pour se faire rouler dans la farine.

 

Pour moi, il ne reste donc qu’un seul choix : le vote blanc.

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4 mars 2015 - Posted by | Cantonales 2015, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , ,

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