Le blog de Phil

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Pour le Centre, participer à la primaire UMP, c’est se tirer une balle dans le pied

Nicolas Sarkozy, dont je ne veux pas du retour, prépare les primaires à sa façon.

C’est un article sur le Lab politique d’Europe 1 qui l’explique.

 

Tout est dit dans la phrase de Brice Hortefeux :

« Cette primaire avait été conçue comme un obstacle à son retour, elle va devenir un booster. Chaque jour qui passe est un peu moins d’oxygène pour Juppé et les autres. »

 

Pour remettre les choses aux points, je précise que je n’ai pas participé à la primaire PS en 2012, même si j’avais de la sympathie pour Manuels Valls.

Effectivement, par une signature sur je ne sais quel document, je ne voulais pas être, à l’occasion du second tour, obligé de voter un Arnaud Montebourg ou une Martine Aubry.

 

De toute façon, j’avais l’intention de voté François Bayrou au premier tour.

 

J’aurais pu voter François Bayrou au premier tour, et un bon candidat de droite au second (c’est-à-dire quelqu’un qui ne s’appelle pas Sarkozy), mais je pense que c’est de la malhonnêteté.

Ce n’est pas ma conception de la politique.

 

Comme je l’avais déclaré à une de mes proches, personnellement, je ne sais pas choisir entre Martine Aubry et Nicolas Sarkozy.

 

Et par extension, je ne sais pas choisir entre François Hollande et Nicolas Sarkozy.

 

Pour moi, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont tous les deux dangereux pour la France.

 

Au final, au second tour de la présidentielle 2012, j’avais voté blanc. Et je ne regrette pas mon choix aujourd’hui.

 

La réponse, en ce qui me concerne, sera la même pour les primaires de l’UMP.

Je refuse d’y participer et d’être obligé de voté Nicolas Sarkozy, qui a coulé la France, qui a une morale contestable et qui a un narcissisme trop élevé.

Nicolas Sarkozy, c’est un enfant tyran (au sens du docteur Pleux).

Si Nicolas Sarkozy a perdu, ce n’est pas à cause de François Bayrou, mais de lui !

Mais là, il n’est pas capable de le comprendre.

 

Pour en revenir à la primaire UMP, il faut comprendre une chose : Nicolas Sarkozy n’aime pas le débat.

Il n’aime pas la concurrence.

De fait, il n’aime pas la démocratie car la démocratie, comme le dit Schumpeter, dans la pratique, c’est la concurrence.

Schumpeter définit la démocratie comme un système de concurrence sanctionné par le peuple.

 

Or, Nicolas Sarkozy n’a pas de visions, il n’a pas de convictions et il n’a pas de réflexions.

Par exemple, il était contre la TVA sociale en 2007 mais pour en 2012.

 

Sarkozy n’a pas de visions, mais il veut être président.

Il lui faut donc tuer la concurrence dès le premier tour de l’élection présidentielle, en évidant toutes candidatures de droite, et si possible, une candidature centriste.

 

Il pourrait effectivement tomber sur un candidat de droite qui lui, a des idées…

 

Du coup, il va utiliser la primaire pour tuer la concurrence lors du premier tour de l’élection présidentielle.

 

Il va jouer la dispersion des voix pour tuer ce qu’il estime être son principal rival : Alain Juppé.

 

Pour cela, il va multiplier les candidatures à droite.

« Il faut que toutes les personnalités qui le souhaitent puissent se présenter à la primaire UMP. […] C’est très bien que Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire et François Fillon concourent. Ils piqueront tous des voix à Alain Juppé… »

Pour y arriver, il fixe le nombre de parrainages relativement bas, les candidats devront recueillir le soutien de 250 élus répartis sur au moins 30 départements, parmi lesquels 25 parlementaires minimum.

 

Mieux, il va laisser l’UDI participer à la primaire.

A l’UDI de fixer les conditions pour y participer.

Et pour les rouler dans la farine et les faire frire, Nicolas Sarkozy va laisser trois têtes de liste aux régionales à l’UDI :

La Normandie pour l’ancien ministre Hervé Morin, le Centre pour le député Philippe Vigier et Bourgogne-Franche-Comté pour François Sauvadet.

Il est intéressant de noter qu’Hervé Morin et François Sauvadet sont très Sarko-compatible…

D’ailleurs, aux européennes, François Sauvadet avait voté UMP car la tête de liste était Modem.

 

Le problème, c’est que Nicolas Sarkozy risque de gagner la primaire (c’est lui qui l’organise), et qu’il deviendra du coup le candidat de la droite et du centre « légitimement ».

Comme les voix centristes lui seront acquis (il le pense), il se dispensera par la suite d’avoir des idées centristes, et ira, surtout au second tour, chasser sur les terres du Front National, avec des propositions démagogiques et inacceptables pour le centre.

 

Mais comme l’UDI aura signé un papier, soit ils seront obligés de défendre des positions anti-centristes, soit ils pourront protester, même se présenter contre Sarkozy, mais ils passeront au mieux pour des cons, au pire pour des gens sans parole.

 

Au final :

« Un centriste, ça se roule dans la farine et ça se fait frire »…

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5 avril 2015 - Posted by | Elections présidentielles 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , ,

2 commentaires »

  1. « Pour moi, François Hollande et Nicolas Sarkozy sont tous les deux dangereux pour la France. » +1 !

    Commentaire par Le Parisien Libéral | 6 avril 2015 | Réponse

  2. De toutes facons, s’il n’y a pas de candidat centriste en 2017, comme Sylvie Goulard par exemple, Sarko n’aura jamais la voix des électeurs centristes. Il est prévenu.

    Commentaire par Le Parisien Libéral | 6 avril 2015 | Réponse


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