Le blog de Phil

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Le scandaleux budget 2015 de Sud de Seine

Hier, je suis allé au conseil communautaire de Sud de Seine.

C’était histoire de me tenir au courant.

Franchement, ça valait le déplacement.

 

On votait le budget 2015, et j’ai véritablement eu une crise cardiaque lorsque Marie Hélène Amiable, maire PCF de Bagneux, présidente de Sud de Seine (regroupant Malakoff, Bagneux, Clamart et Fontenay-aux-Roses) a présenté le budget.

Un peu de plus, il fallait envoyer l’ambulance pour me réanimer.

 

Heureusement que je reste Modem dans l’état d’esprit (traduction : indépendant) et que je suis officiellement retiré de la politique actif pour une durée indéterminé (traduction : je dis ce que je veux).

 

Je savais qu’il était facile de s’entendre avec les jumelles Marie Hélène Amiable et Catherine Margaté (maire PCF de Malakoff) mais là, Jean Didier Berger (maire UMP de Clamart) et Laurent Vastel (maire DVD de Fontenay-aux-Roses) se sont entendus pour voter une véritable honte.

 

Si j’avais été élu, sachant qu’il y a un groupe UMP-UDI-Modem, je me serais désolidarisé de ce groupe pour voter contre ce budget qui va vraiment à l’encontre de mes convictions les plus profondes.

 

On avait inventé le concept d’UMPS, on vient d’inventer le concept d’UMPC.

Et sincèrement, le budget 2015 était vraiment dans un état d’esprit communiste !

 

J’en profite pour féliciter le discours de Philipe Kaltenbach (ancien maire PS de Clamart, que je n’apprécie pas beaucoup, notamment à cause de l’histoire du western) pour son discours qui a énuméré les points importants.

Je me félicite que le groupe PS ait voté contre ce budget.

 

Je regrette que Malakoff Plurielle, par la voix d’Emmanuelle Jannès, n’ait pas compris, comme d’habitude, l’enjeu de ce budget et se soit simplement abstenu.

Dommageable, elle est dans le groupe des indépendants, elle peut voter ce qu’elle veut.

 

Bon, reprenons.

Ce budget est scandaleux pour deux raisons.

La première, et ça a été évoqué par le président de Sud de Seine, il est déficitaire en fonctionnement.

Cela veut dire que les dépenses courantes sont supérieures aux recettes de fonctionnement.

 

Sur le principe, je n’arrive pas à cautionner ça.

S’endetter pour payer les factures de chauffage, c’est, à long terme, inviter l’huissier chez soi.

Ce n’est pas durable.

C’est d’ailleurs le problème de la France, dénoncé par François Bayrou lors de la présidentielle 2007, et c’est aussi le problème de la Grèce qui aujourd’hui est dans une situation insoluble, causant un désastre social.

 

Evidemment, il est malheureux de voir l’UMP rejoindre les positions du PCF et dénoncer la baisse des dotations d’Etat.

Aujourd’hui, on ne peut pas continuer à cautionner le déficit public français.

Tout le monde doit faire des efforts.

L’Etat, certes, mais pas que.

Les collectivités locales aussi. D’autant que en ce qui concerne la rationalisation des dépenses, les communes ne sont pas vertueuses (denier exemple en date ici).

 

Mais comme un budget doit être en équilibre, Marie Hélène Amiable a annoncé une trouvaille.

Et c’est la deuxième raison qui fait que ce budget est scandaleux.

 

Les excédents de l’année 2014 servent à financer le déficit du budget 2015.

Et oui, au lieu d’utiliser l’autofinancement brut pour investir sur l’avenir, en réduisant la dette par exemple, sachant que celle de Sud de Seine a parait-il doublé, on utilise l’autofinancement brut 2014 pour payer le déficit de fonctionnement dans le budget 2015.

 

Brillante idée, mais elle ne pourra pas se répéter indéfiniment.

En 2015, il n’est pas sûr que si on continue comme ça, on produise à nouveau de l’autofinancement brut pour continuer à financer le déficit de fonctionnement 2016.

 

Au final, on arrive à l’échec de Sud de Seine, structure créée pour des raisons politiciennes entre communes de gauche.

Sud de Seine aurait dû permettre de rationaliser, par ses nombreux transferts, le service public des communes de Malakoff, Clamart, Fontenay-aux-Roses et Bagneux.

Au lieu de ça, on a fabriqué un outil de doublons.

On a inventé un outil qui sert à dilapider l’argent public.

Alors que l’Etat, surendetté, est obligé aujourd’hui de se mettre au régime pour éviter de finir comme la Grèce, Sud de Seine, qui continue à être une pompe à fric pour les communes, est dans le mur.

Car il faut bien comprendre qu’aujourd’hui, on est en crise, qu’il n’y a plus d’argent, et que l’on est en période de vache maigre.

L’argent, ce n’est pas gratuit et ça ne tombe pas du ciel.

 

Certes, les maires de Sud de Seine s’en foutent, en 2016, il n’y aura sans doute plus de Sud de Seine.

Sud de Seine intègrera sans doute une structure plus grande.

 

Mais ce n’est pas une raison !

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15 avril 2015 - Posted by | Conseil communautaire, Ma semaine politique, Malakoff, Politique, politique locale, Sud de Seine | , , , , , , ,

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