Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le bilan de Catherine Margaté (3/3) : Les recommandations pour notre nouveau maire

Bon, je sais qu’elles ne seront pas suivies, mais je me permets de les faire.

 

Je pense qu’il faut faire de la marge, faire ce que l’on appelle grossièrement de l’autofinancement.

Il y a deux raisons à cela.

 

La première est que la dette de Malakoff est un problème préoccupant (voir ici le calcul à partir du CA 2013).

Certes, contrairement à l’Etat, c’est une dette d’investissement.

Mais comme je l’ai expliqué lors de la CDD, où l’on m’avait expliqué que grâce à la dette on avait construit la maison des associations, si celle-ci s’écroule ou est victime d’un tremblement de terre, nous n’avons pas les moyens de la reconstruire.

C’est d’ailleurs de l’aveu même de notre ancien maire.

La dette importante de Malakoff fait que la ville ne peut plus lancer d’investissements d’envergure.

 

La deuxième raison est qu’il y a baisse des dotations.

La municipalité râle, et en ce qui me concerne, c’est mal venu.

L’endettement de l’Etat, qui là est une dette de fonctionnement, n’est plus tolérable.

Ce n’est plus acceptable, sauf si on veut devenir une Grèce bis.

Par ailleurs, les études montrent qu’il y a des économies à faire du côté des collectivités locales.

Pour Malakoff, c’est entre 10 et 15% des recettes de fonctionnement qui sont en jeux.

 

Donc il faut retrouver de la marge.

Il y a deux façons de faire.

La première est l’augmentation des impôts (plutôt bas à Malakoff).

C’est en particulier le choix de la municipalité, qui a augmenté la taxe foncière sur le bâti.

Ce n’est pas, à mon avis, l’option souhaitable.

Il y a trois raison à cela :

  1. Les impôts locaux sont physiocrates. Ils sont par définition injustes car indépendant du revenu. Si mon salaire est multiplié par 5, mes impôts locaux ne sont pas multipliés par 5.
  2. Une augmentation des impôts se fait avec une diminution du pouvoir d’achat. D’autant que François Hollande est passé par là en début de mandat. Bon, dans le cas de la France, il fallait le faire. Mais ça devait s’accompagner d’une réduction des dépenses et d’une restructuration des services. Ce n’a pas été le cas.
  3. J’ai peur que l’on rentre dans une spirale infernale. Les dotations continuent à diminuer, du coup, la municipalité risque de continuer à augmenter les impôts.

 

C’est pour ça que je suis pour la réduction des dépenses. Réduction ne voulant pas dire suppression du service public.

Je pense qu’il faut avoir une réflexion global sur l’organisation de nos services publics locaux pour faire aussi bien, ou mieux, avec moins de moyens.

C’est cette voie qu’a choisi le nouveau maire de Pau, François Bayrou.

 

Par ailleurs, comme on est dans une période de vache maigre, qui risque de continuer assez longtemps, on ne fera pas l’économie d’un débat sur la priorisation de nos dépenses de fonctionnement, comme le signale l’ancien élu divers centre Jean Emmanuel Paillon (ici et ici).

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10 juillet 2015 - Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , ,

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