Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Much Loved, au cinéma

Hier, j’ai enfin réussi à voir Much Loved.

Il s’agit du film de Nabil Ayouch, avec Loubna Abidar, parlant de la prostitution au Maroc.

 

Je tenais à voir ce film, qui traite d’un sujet tabou au Maroc.

Le film a d’ailleurs été interdit au Maroc, ce qui ne fut, semble-t-il pas très intelligent, vu que paraît-il, les marocains sont devenus champion du téléchargement.

 

Dernièrement, le réalisateur et l’actrice principale ont été attaqués en justice, au Maroc.

Le réalisateur et l’actrice principale ont été victime de menaces de mort.

Ça chauffe dans les milieux intégristes.

 

C’est pour cette raison que j’ai mis un point d’honneur à aller voir ce film (comme ce fut le cas pour l’Interview qui tue).

 

Il faut dire que ça a été héroïque d’aller voir ce film.

Je suis allé à l’avant-première, à l’UGC des Halles, en présence de l’équipe du film.

La séance a été interrompue suite à un problème d’aération. Ça ne s’invente pas. C’est véridique.

 

Bon, je l’ai enfin vu entièrement, et je vais donc enfin pouvoir en parler.

 

Le film se centre sur un groupe de prostitués à Marrakech.

Elle forme une famille luttant contre les préjugés et l’hypocrisie de la société marocaine.

Elles oscillent entre les riches clients saoudiens et les clients européens.

 

La première, mère de famille (elle a un fils), est pied sur terre. C’est la plus vielle. C’est aussi la plus expérimentée.

Elle permet à sa famille de vivre, puisque elle envoie de l’argent.

Cette famille la lâchera d’ailleurs.

La seconde, dont on ne sait finalement pas grand-chose, est plus romantique.

Elle tombera sur le saoudien poète, qui se révèlera homosexuel, et qui la tabassera.

 

La troisième, qui est la plus jeune, rêve de revoir son père qui est en Espagne.

 

Enfin, la dernière qui rejoindra le groupe, est enceinte. Elle perdra son enfant.

 

Bien que l’ensemble des actrices ne soit pas professionnelles, le film est correctement interprété.

La musique colle plutôt bien à l’action.

 

Le cinéaste a choisi de se concentrer sur le groupe qui se soutien.

 

Tout y passe, la corruption de la police, la violence des clients (une des filles sera tabassée) ainsi que les fêtes, et même la perte de l’enfant (qui est dans le film Sakuran).

 

Par contre, je pense que le film a une faiblesse : le scénario.

 

Effectivement, je le trouve long et pas assez cinématographique.

Je ne le trouve pas assez fort, cinématographiquement parlant. Au final, ça désert le film et le propos du réalisateur.

 

Au final, j’admire le courage du réalisateur qui s’attaque à un sujet tabou, mais il manque vraiment un scénario fort pour faire passer le message.

Pour ma part, c’est pour ça que j’ai trouvé le film moyen.

Pas exceptionnel cinématographiquement parlant, mais à voir pour le sujet qu’il met en avant (enfin, d’un autre côté, j’ai une carte UGC…).

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21 septembre 2015 - Posted by | Cinéma | , , , ,

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