Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Le conseil municipal du 7 Octobre 2015

Je m’occupe tellement moins de la politique locale et je suis tellement moins présent que je n’ai pas pris le temps de faire un résumé du dernier conseil municipal du 7/10/2015.

 

Ça ne fait vraiment pas sérieux de ma part, surtout qu’il y a un conseil municipal ce soir (avec un ordre du jour plutôt banal).

 

Pourtant, deux points importants ont été abordés.

Premier point : Le Grand Paris

On a abordé et débattu du devenir du territoire de Malakoff au sein du territoire du Grand Paris.

Le sujet est très compliqué.

Par ailleurs, j’ai été dernièrement à une réunion Modem (où j’ai également rappelé mon intention de voter blanc au premier tour des élections régionales en IDF) où la question a été abordée.

 

Après une présentation où finalement personne n’a compris quelque chose, il est apparu que :

  • On est en train de construire une Usine à Gaz.
  • La métropole du Grand Paris est particulièrement anti démocratique.
  • C’est vraiment construit par des technocrates.

Je n’ai pas encore trouvé le temps de décortiquer ça…

Mais il est à noter que le discours de Denis Badré, maire de ville d’Avray et ancien sénateur Modem, était intéressant.

 

Effectivement, ville d’Avray fait partie de GPSO (Grand Paris Sud-Ouest).

C’est d’autant intéressant car contrairement à Sud de Seine, GPSO s’est construit dans un souci d’être utile aux citoyens et dans un souci de faire des économies d’échelles.

GPSO est, contrairement à Sud de Seine, ce que l’on appelle un bon élève.

En particulier, à GPSO, ils ont réussi à avoir un directeur de service pour deux villes. Impensable à Sud de Seine.

Il faut dire que GPSO est un territoire très centriste…

Et que ça s’est construit par le consensus.

Au lieu de prendre exemple sur ce bon élève, l’Etat a expliqué qu’ils étaient beaux, magnifiques et intelligents, et ils ont expliqué à GPSO comment faire.

 

Exemple symbolique, les maires de GPSO se sont mis d’accord sur le nombre d’élus par villes.

Maintenant, c’est l’Etat qui fixe le nombre d’élus par ville.

Ville d’Avray perd deux élus, et donc du poids politique dans GPSO…

 

Denis Badré disait que savoir si il faut faire sciemment capoter le projet gouvernemental est une vrai question.

Je crains que la réponse soit oui, afin de repartir sur des bases sérieuses…

 

En ce qui concerne Malakoff, ce qu’il faut retenir, c’est que Sud de Seine rejoint le Haut de Bièvre. Avec Châtillon et Montrouge.

 

Second point : EPF 92

On a eu aussi le droit à un nouvel épisode de l’EPF 92 (voir le début du feuilleton ici).

Pour mémoire, sur certaines zones, la ville délègue le droit d’expropriation et de préemption à l’EPF 92.

Elle fait ça car aujourd’hui, le foncier, sur une ville comme Malakoff, c’est cher.

L’EPF 92 permet donc de garder la maîtrise du foncier.

En fait, l’EPF 92 est la main financière de la ville.

 

Mais ça pose des problèmes de transparence et de démocratie.

Il arrive que l’on apprenne par hasard que certain bien immobiliers ont été acheté par l’EPF 92 (comme par exemple ici).

 

Dans ce nouvel épisode, on a deux points :

  • La zone Danton sort des prérogatives de l’EPF 92.
  • Mais la zone Avolée rentre dans les périmètres de l’EPF 92. Il faut dire que cette zone correspond à une OAP du futur PLU.

25 novembre 2015 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Pour Sarkozy, le Centre est devenu «sa chose» (blog du centrisme)

Encore un excellent article du blog du centrisme que je me permets de recopier honteusement, au moins pour que l’analyse se diffuse.

Il m’est insupportable de voir Sarkozy casser aussi facilement le centre.

Le problème, c’est que c’est avec la complicité de ce même centre que celui-ci y arrive.

Il est assez désespérant de voir le centre se faire rouler dans la farine et frire, tout ça pour des histoires de places…

 

Etre sa chose, comme l’explique le dictionnaire Larousse, c’est être incapable d’autonomie et entièrement dépendant d’un autre.

Voilà qui ressemble fortement à ce que Nicolas Sarkozy s’imagine que le Centre est vis-à-vis de sa personne (et, plus largement, de LR).

L’histoire d’une primaire éventuelle de la Droite et du Centre pour choisir le candidat à la présidence du Grand Paris (l’aménagement de l’agglomération parisienne en métropole mondiale) en est une preuve parmi d’autres mais très révélatrice de son état d’esprit.

Décidée par lui-même et ses conseillers, sans en avertir ce «Centre» qui se trouve impliqué à son corps défendant dans l’intitulé même de l’événement annoncé, cela est bien évidemment choquant mais reflète ce que pense réellement l’ancien président de la république des centristes et ce qu’il considère qu’ils sont devenus depuis l’accord des régionales, c’est-à-dire sa chose.

Inventée à la fois pour caser Nathalie Kosciusko-Morizet, son envahissante et peu fidèle vice-présidente déléguée dont il souhaite se débarrasser ainsi que pour tuer dans l’œuf une éventuelle candidature centriste de compromis et de consensus à ce poste (en l’occurrence celle d’André Santini), cette primaire est arrivée comme un cheveu dans la soupe de l’UDI et du Mouvement démocrate sans que Nicolas Sarkozy ne s’ embarrasse un instant de savoir s’ils feraient la grimace.

Car il semble bien qu’aucun sous-accord émanant de celui signé pour les régionales, ne mentionne une quelconque primaire pour ce poste à moins que les cris de vierges effarouchées des leaders centristes soient du pipeau.

Mais admettons que la réponse de Jean-Christophe Lagarde, rapide et claire, soit la vérité

«Il n’est pas question que nous y participions» a-t-il indiqué au quotidien l’Opinion qui a sorti l’info.

Et d’ajouter: «nous ne considérons pas l’intercommunalité qu’est la métropole comme un lieu d’affrontement entre la Droite et la Gauche. Or, organiser une primaire signifie par définition qu’il existe un affrontement entre la Droite et la Gauche».

Néanmoins, Lagarde et ses amis doivent aller plus loin.

Car cette déclaration «intempestive» de Nicolas Sarkozy est bien le signe que celui-ci considère l’UDI comme entité négligeable et désormais aux ordres de LR.

Ce qui signifie, dans son esprit et malgré les assurances du président de l’UDI, que les «cadeaux» offerts aux centristes pour les régionales auront évidemment des contreparties dont cette primaire est peut-être la première d’une longue liste.

Même si l’on ne pensait pas exactement à celle-ci quand on soupçonnait les centristes d’avoir vendu leur âme à Sarkozy-Faust, la demande du président de LR montre bien qu’il pense avoir phagocytés les centristes dont on ne répètera jamais assez le mépris qu’il éprouve à leur encontre.

J’espère que l’avenir va démontrer que ce que je viens d’écrire ne sont que des balivernes d’un centriste paranoïaque et non celui d’un observateur lucide d’un jeu bassement politicien.

 

Centristement votre.

 

Le Centriste

23 novembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

La pétition de Malakoff Plurielle sur la hausse de la taxe foncière (1/2) : L’aspect financier du problème

Parler de Malakoff plurielle est souvent difficile pour moi.

Effectivement, je considère qu’ils se sont construits contre le Centre.

Alors qu’en 2014 le centre avait un espace, je ne pense pas que le centre aura une seconde chance.

Mais bon, comme les centristes aiment se faire rouler dans la farine et frire, avec leur consentement…

Après tout, ça recommence aux régionales…

Dimanche, ils distribuaient un tract pour appeler à signer une pétition contre la hausse de la taxe foncière, hausse que j’ai évoqué d’ailleurs bien avant eux.

Par ailleurs, ils étaient bien absents lorsque j’ai dénoncé la pétition de la municipalité sur la baisse des dotations (le problème est lié).

Par ailleurs, cette pétition semble arriver pendant que les avis d’impositions tombent, alors que le problème est récurent.

Mais bon, tout ça c’est l’aspect politicien.

La question est : dois-je signer la pétition ?

J’ai beaucoup hésité à la signer.

Au début, je me suis dit pourquoi pas, à voir.

Puis, en lisant le texte de la pétition (bien pauvre), j’ai eu un coup de colère et je me suis rappelé pourquoi je n’appréciais pas Malakoff Plurielle.

Merci à eux.

Pour en rajouter une couche, un ami m’a expliqué, sans doute à juste titre, que cette pétition sortait car le problème les concernait directement.

Puis, il a eu un peu plus de texte sur le site de la vigie et sur le site de Malakoff Plurielle.

Les textes restent insuffisants, mais ça m’a fait reconsidérer la question.

En fait, il y a deux aspects politiques à prendre en considération.

Celui lié aux choix politiques de la ville sur ses finances locales, et la stratégie d’opposition à mettre en place pour réduire l’espace politique de la majorité municipale.

Autant je suis plus ou moins d’accord avec Malakoff Plurielle sur le premier point, autant je suis entièrement en désaccord avec le second point.

C’est pour ça que j’ai décidé d’aborder les deux points.

Je vais donc signer la pétition, à cause du premier point (et je parlerai du second point prochainement).

Et je vais donc me permettre d’écrire les arguments (encore une fois d’ailleurs) que Malakoff Plurielle aurait dû écrire.

Par ailleurs, cet aspect sera abordé lors du conseil de quartier centre du Mardi 8/12/2015.

Je ne pourrai pas être présent, étant donné que je serai au CNAM.

Mais si j’y étais, voici à peu près ce que je dirai :

La ville de Malakoff fait beaucoup pour le social.

Ce n’est pas un mal, et après tout, la municipalité a été élue sur cette base.

Or, la municipalité est face à plusieurs problèmes.

Le premier est une dette importante.

Certes, il y a un progrès.

Si on calcul à partir du CA 20103, la dette devrait être remboursée en 2066.

Sur les calculs à partir du CA 2014, la dette devrait être remboursée en 2032.

Pourquoi tant de dette ?

La raison est qu’entre 2001 et 2008 la municipalité a massivement investi et pour investir, elle a multiplié sa dette par 10.

C’est d’ailleurs un premier point de désaccord.

Là où la municipalité a privilégié l’endettement automatique, j’aurais préféré privilégier l’autofinancement. Premier point : selon l’aveu de l’ancien maire, la ville ne peut plus investir.

Deuxième point, on a une baisse des dotations. 

Là, il faut rappeler que c’est lié à un nécessaire désendettement de l’Etat, qui là est du coup en déficit de fonctionnement.

Par ailleurs, il est à noter qu’en général, les communes ne sont pas vraiment vertueuses (comme le dit le député Dosière et la cour des comptes).

Or qu’en est-t-il pour Malakoff ?

Si on regarde les recettes de fonctionnement, on remarque que 53% sont liées aux impôts et taxes, et 23% aux dotations et participations.

Une étude plus fine permet de voir que les dotations de l’Etat représentent 14,7% des recettes de la commune.

 

Donc il y a deux problèmes auquel doit faire face la commune.

Le premier est de faire de l’autofinancement (différence entre les recettes de fonctionnement de la ville et dépenses de fonctionnement de la ville). Cela permettrait de réduire plus rapidement la dette de la ville et de financer à nouveau des investissements.

 

Le deuxième problème est de compenser les recettes liées à la baisse des dotations, baisses des dotations inéluctables.

 

A partir de là, il y a deux options.

La premières est d’augmenter les recettes de fonctionnement. En résumé, les impôts.

C’est la voix qu’a choisi la municipalité, en particulier en augmentant fortement la taxe foncière.

 

La seconde est de réduire les dépenses de fonctionnement.

C’est le choix qui doit être fait.

Il ne s’agit pas de supprimer les services publics (ce qui pourrait être également un choix, celui des libéraux pur et dur, pas le mien), mais de réfléchir si on peut dépenser mieux.

Effectivement, il n’est pas normal de dépenser admettons 100€ pour un service public si on peut faire la même chose, ou mieux, pour seulement 50€.

En résumé, durant les trente glorieuses, on dépensait quantitativement.

Aujourd’hui, les temps changent.

On doit dépenser qualitativement.

On doit être dans une démarche de long terme, de développement durable.

 

Cela passe par une réflexion globale sur le rôle du service public et sur la façon de l’organiser au mieux. Cela est aussi valable pour les dépenses d’investissement. C’est la réflexion en amont, l’étude de marché, l’étude du projet, qui permet de limiter les dépassements.

 

Sud de Seine avec ses innombrables transferts de compétences aurait dû en être l’outil.

Au lieu de ça, ça a été l’outil des doublons.

Hausse des recettes faces à une réflexion sur l’organisation des dépenses de fonctionnement en vue de les réduire, voilà deux visions politiques qui s’opposent.

7 novembre 2015 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Régionales ailleurs que en IDF : La symbolique région Rhône-Alpes

J’avais l’intention d’y revenir plus tard mais comme le blog du centrisme en parle

 

Le moment d’y revenir, histoire de contribuer au débat.

Si j’habitais dans cette région, sauf si des dissidents centristes y vont, ce qui me paraît peu probable, je voterai sans doute PS.

 

C’est pas une question d’adhésion au PS, ce n’est pas une question de programme, c’est une question de symbole. Au fond, c’est vraiment un vote protestataire et contestataire.

 

Car je crois que la région Rhône-Alpes est devenue symbolique.

Elle est symbolique du plan que Sarkozy met en place pour tuer les centristes en 2017, mais elle est également symbolique de tous les travers qui traversent la mouvance centriste aujourd’hui, d’un centre qui se complaît dans la médiocrité et le marchandage de tapis.

 

Reprenons.

 

Rappelons que cette région est plutôt propice au centre.

Sur la ville de Lyon, on a eu comme maire le grand Raymond Barre

A noter qu’il a adoubé son successeur, le PS Gérard Collomb.

A noter que Gérard Collomb fait partie de la mouvance centriste du PS (qui existe même si elle n’est pas majoritaire au sein du PS).

Par ailleurs, le même Gérard Collomb a rendu hommage à son successeur en inaugurant le pont Raymond Barre

 

Pour en revenir aux régionales, le candidat des républicains est Laurent Wauquiez.

Il a été élu eu roulant dans la farine et en faisant frire le centriste Jacques Barrot.

En résumé, il avait promis de défendre des positions humanistes, il défend aujourd’hui des positions droitières et eurosceptiques…

Il a été désigné pour être tête de liste des républicains en Rhône-Alpes.

 

Evidemment, les centristes, qu’ils soient à l’UDI ou au Modem ont dénoncé un candidat Le Pen-compatible.

 

Puis coup de théâtre, l’UDI annonce une alliance avec Laurent Wauquiez après l’avoir dénoncé.

Ils sont suivis par le Modem.

 

Dernièrement, on apprend, par le blog du centrisme que les centristes se sont encore fait roulé dans la farine et frire par ce même Wauquiez.

Celui-ci a été à la manif pour tous, et il a tenu des propos très droitier…

 

Ce qui fait que pour deux raisons, je voterai PS si j’habitais dans cette région.

Effectivement, cette région est le symbole de deux choses.

 

La première est la volonté d’une droite dure d’écrabouiller le centre.

On fait tout pour que le centre ne se présente pas, reste dans sa médiocrité.

Mais surtout, l’Etat d’esprit est détestable.

Car on doit voter une droite dure, avec laquelle il n’y a rien en commun, c’est un devoir, et cette même droite dure ne fera aucun effort pour mettre en application 1% de notre projet.

Laurent Wauquiez avait promis de ne pas lorgner vers l’extrême droite. C’est connu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Par ailleurs, je trouve ça inadmissible que le centre n’ai rien à dire fasse à ce type de personnage.

 

Mais il est à noter que le centre se fait rouler dans la farine en y contribuant grandement !

Effectivement, le but de l’opération est d’abord d’avoir des élus.

Et pour y parvenir, on sacrifie tout, surtout l’essentiel !

 

On est loin d’une crédibilisation du produit, si on parle marketing, indispensable si le centre veut se consolider sur le long terme.

 

Cette région est symbolique. Symbolique d’un plan de la droite dure pour tuer le centre, et symbolique d’un centre qui accepte tout, y compris l’inacceptable, juste pour quelques strapontin.

Le vote blanc n’est pas à hauteur de l’enjeu, comme c’est le cas en IDF.

En Rhône-Alpes, je pense qu’il faut s’exprimer, il faut voter protestataire.

Le seul vote adapté reste donc le vote PS.

5 novembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Au premier tour des régionales, je voterai (encore) blanc

Ça doit faire depuis Juin que je sais à peu près ce que je vais voter aux deux tours des régionales.

Les hypothèses que j’ai formulées s’étant toutes vérifiées, je pense qu’il n’est plus utile d’entretenir le (faux) mystère.

Et je tiens à m’exprimer sur le sujet, car j’estime que ça contribue au débat.

 

En ce qui me concerne, je voterai donc blanc au premier tour des régionales en IDF (Ile de France).

Je tiens à préciser que je n’ai rien de personnel contre la candidate des républicains en IDF (à savoir Valérie Pécresse) qui, me semble-t-il, fait une campagne sérieuse et qui a, en tout cas vu de loin, travaillé sérieusement dans le conseil régionale de la région.

Evidemment, ce que je dis n’est pas vrai pour tous les candidats républicains, dont beaucoup ne vont être élus que sur le vote sanction.

 

Mon choix de premier tour se base d’abord sur une logique de premier tour.

Pour résumer, au premier tour, on vote pour l’idéal auquel on croit.

Celui-ci n’étant pas présent, je ne pourrai donc pas m’exprimer.

 

Et puis, je dois reconnaitre qu’il y a des raisons nationales qui rentrent en ligne de compte.

Je crains que le premier tour des régionales soient une répétition de ce qui va se passer en 2017 (voir ici, ici et ici).

 

Je pense qu’il faut comprendre le contexte.

Je pense que le système politique français va imploser.

Peut-être pas en 2017, mais en 2022, si on continue comme ça, je pense que le système politique français va imploser.

 

Effectivement, il y a aujourd’hui un fossé entre nos politiques et nos concitoyens.

Pour faire simple, nous avons des politiques qui n’ont aucune notion de la vie réelle des gens, et qui n’ont aucune notion du contexte économique dans lequel évolue la France.

Mais ils veulent absolument être élus…

Mais une fois arrivé, c’est la catastrophe. Ils sont élus sur de la démagogie, et ils ne savent pas ce qu’il faut faire car ils n’ont aucune vision long terme.

François Hollande, qui a construit le PS sur le vote sanction et la nullité de l’UMP en est la meilleure illustration.

Nicolas Sarkozy est aussi dans cet état d’esprit.

C’est aussi pour ça que Malakoff Plurielle, prétendument apolitique, a pu cartonner chez moi.

 

Personnellement, j’ai connu le chômage, et je vous garantis que ce n’est vraiment pas marrant.

Si on ne l’a pas vécu, on ne peut pas comprendre.

 

Enfin, il y a aussi un point à souligner. Lorsque le système politique implosera, ce n’est pas les partis centristes (UDI/Modem) qui toucheront le jackpot.

Je pense que c’est le FN qui touchera le jackpot.

 

 

Dans ce contexte, il y a trois raison qui font que je dois voter blanc.

 

La première est que je m’inquiète de la diminution de la qualité et de la quantité de l’offre électorale.

Aujourd’hui, on nous oblige à voter pour le PS ou les républicains.

Or, ces deux partis n’ont aucune vision de la vie des gens et ils n’ont aucune vision du contexte économique dans lequel évolue la France. Mais c’est fou comme ils veulent des élus.

Ce manque de concurrence les empêche de se renouveler et de se réformer. Ce manque de concurrence les empêche de s’adapter et d’épouser le 21ème siècle.

Après tout, ils s’en foutent. Les gens votent toujours pour les grandes marques.

Or ça ne marchera pas toujours (comme c’est par exemple le cas en Grèce).

Et en particulier, il y a une chose qui faut répéter en boucle.

Si on veut voter autre chose que François Hollande (à juste titre), et autre chose que Nicolas Sarkozy (également à juste titre), on vote Marine le Pen.

 

La seconde raison est que j’entends sanctionner les partis centristes, UDI et Modem.

Ceux-ci se foutent de la gueule du monde et ils ne font tout simplement pas le job.

Que de temps perdu !

Ce temps perdu à s’entredéchirer et à réfléchir à comment avoir des élus aurait dû être mis à profit pour préparer les échéances régionales, pour réfléchir au projet.

Une élection se prépare sur la durée.

 

Les gens qui ne veulent ni le PS, ni les républicains et qui veulent que l’on aborde les problèmes sérieusement méritent une autre alternative que Marine le Pen.

En ce sens, les partis centristes les ont trahis.

Un parti est là pour défendre un projet, des valeurs et s’assurer que ce qu’il représente soit présent au premier tour.

Au lieu de ça, les partis centristes se sont prostitués.

 

Enfin, je pense que l’on est dans la répétition d’un plan plus global mis en œuvre par Nicolas Sarkozy pour tuer le centre en 2017.

En ce sens, l’analyse décrite sur le blog du centrisme est plus que jamais d’actualité.

Pour rappel, Nicolas Sarkozy ne veut pas de concurrence au premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Il pourrait tomber sur un candidat centriste ou de droite modérée qui lui a des idées.

Pour cela, il utilise la primaire.

Afin de dégommer les centristes, il a trouvé un plan imparable : il donne plus de sièges aux centristes que ce qu’ils valent électoralement parlant.

En résumer, il nous laisse nous complaire dans une forme de médiocrité.

Or, il est arrivé que le centre, sous Jean Lecanuet, sous Raymond Barre ou sous François Bayrou fasse entre 15 et 20%.

Je refuse de laisser le centre se complaire dans la médiocrité. Et j’ai l’ambition de voir le centre faire un score.

D’autant que Nicolas Sarkozy, c’est l’inverse de ce que représente le centre.

 

Je considère que pour que le centre fasse un score, il faut crédibiliser le produit. Et si à court terme c’est avoir moins d’élus, je préfère.

Ce que le centre défend est plus important que le nombre d’élus.

Surtout s’ils doivent tout à Nicolas Sarkozy.

L’indépendance du centre n’est pas négociable.

Et les élus centristes, dans nos assemblés, n’auront pas de pouvoir.

Ils ne pourront pas prendre de risque.

Ils devront tout à Nicolas Sarkozy et ils seront trop occupés à se battre pour des sièges.

Ils ne pourront rien faire d’utile de leurs sièges gagnés, rappelons-le, grâce à Nicolas Sarkozy, homme qui méprise et déteste le centre.

 

Je ne cautionne donc pas ce qui ce passe. Je ne cautionne pas la stratégie centriste qui consiste à se complaire dans une médiocrité permanente, et je ne veux pas cautionner le plan de suppression du centre mis en place par Nicolas Sarkozy.

Pour toutes ces raisons, une évidence s’impose : j’ai le devoir de voter blanc au premier tour de l’élection régionale en IDF.

1 novembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , , , | Laisser un commentaire