Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

La réforme territoriale de François Hollande, l’un des Grands n’importe quoi de notre président (1/5) : Que devrait être une bonne réforme territoriale ?

J’ai déjà exprimé par le passé tout le mal que je pensais de la politique fiscale de François Hollande (ici et ici), mais il est vrai que je ne me suis pas beaucoup intéressé à ses réformes territoriales.

C’est très dommageable, car effectivement, on est dans le grand n’importe quoi.

Comme le dit l’ancien sénateur Modem Denis Badré, c’est l’improvisation totale.

 

C’est dommageable, mais vu mon histoire, je me sens plus concerné par la politique économique. Politique économique où François Hollande, qui je le rappelle se dit grand fiscaliste, et qui je le rappelle a été professeur d’économie politique, brille par son grand n’importe quoi.

 

Je suis donc passé à côté, mais sur la réforme territoriale, François Hollande brille aussi par son grand n’importe quoi.

Mais bon, le moment de se rattraper.

Et de commencer par ce que devrait être une bonne réforme territoriale.

 

Pour moi, elle doit se faire sur trois principes :

  1. Se faire sur autour d’une zone à problème.
  2. Avec plus de démocratie.
  3. Avec une fiscalité adaptée.

 

Commençons le premier point.

En ce qui me concerne, il faut délimiter les territoires pertinents où un ensemble de problématiques se posent.

Pour moi, ils se limitent à la commune, la métropole, la région, l’Etat et l’Europe.

La commune est un échelon important. C’est le lieu de démocratie direct, et c’est le lieu où les élus, à commencer par le maire, sont le plus proche de la population.

Contrairement aux autres échelons, la population est directement au contact de ses élus.

C’est très vrai pour des petites villes comme Malakoff.

 

Supprimer cet échelon dans un contexte où les élus s’éloignent de leurs concitoyens est donc pour moi une erreur.

Par ailleurs, les problèmes directs se jouent à ce niveau.

 

L’échelon suivant est le niveau métropolitain.

Certains problèmes, comme le logement, l’emploi, l’économie, le développement territorial se jouent à cet échelon.

Il faut donc une métropole du Grand Paris, comme il faut une métropole du Grand Lyon, du Grand Marseille, du Grand Lille…

 

Le suivant est la région, suivit de l’Etat et enfin l’Europe, qui correspond aux problématiques liées à la mondialisation.

 

On remarque donc que divers échelons sont aujourd’hui en trop.

On a le département et les intercommunalités.

D’ailleurs, je n’ai jamais caché mon hostilité vis-à-vis des intercommunalités, notamment Sud de Seine.

 

Il faut aussi clairement définir les compétences de chaque échelon.

 

Enfin, l’échelon supérieur prime évidement sur l’échelon inférieur.

Ce qui amène au deuxième point : la démocratie.

Le dirigeant de l’échelon doit être clairement identifié. Mieux, il doit être légitime à diriger son échelon.

Cela veut dire qu’il doit être directement élu par les populations habitants son échelon.

Par ailleurs, le scrutin doit être juste, permettre le débat, permettre à chaque courant d’avoir sa chance (du moment qu’il ne déconne pas), permettre d’avoir un poids dans l’assemblée dépendant de son score (plus celui-ci est haut, plus il y a des élus), et avec une majorité pour permettre à une politique de se faire.

 

Le meilleur scrutin est celui des municipales.

Un scrutin de liste, à deux tours, avec prime pour la majorité.

Je rappelle que pour le second tour, à 10%, on se maintient. A 5%, on peut fusionner.

On a un premier tour qui sert à s’exprimer, et un second tour qui sert à choisir les dirigeants de l’échelon.

 

Enfin, l’échelon doit avoir les moyens de sa politique.

L’échelon doit avoir les moyens pour remplir ses missions, et les moyens de fixer sa politique.

Pour cela, il faut un impôt où l’échelon décide qui paye, plutôt les entreprises, plutôt les ménages, une baisse des impôts pour faire rentrer populations et entreprises, ou au contraire une hausse pour assurer une qualité des services publics.

Il faut aussi en finir avec une vision physiocrate de l’impôt.

Déjà parce que l’on fait une inégalité territoriale entre les territoires, avec par exemple Malakoff et Neuilly.

Mais aussi par ce que l’on a un impôt basé sur les possessions, non sur la capacité à payer l’impôt.

Les impôts ne doivent être basés que sur le revenu. Mieux, ils doivent être proportionnels aux revenus.

Il faut en finir avec les impôts physiocrates.

Avec ce principe, par exemple, on peut habiter l’Ile de Ré, être smicard et se retrouver à payer l’ISF.

 

Au final, François Hollande fait l’inverse de ce qu’il faut faire.

Sa réforme territoriale se fait du Haut vers le Bas, est technocratique, se fait contre la population, sans supprimer les échelons en trop, sans une réflexion sur la fiscalité, et avec moins de démocratie.

Bref, le contraire de ce qu’il faut faire, et j’espère vous en convaincre prochainement en argumentant dans ce sens.

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29 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire

Le Grand Paris et la régression démocratique

Hier, au conseil municipal de Malakoff, on élisait les représentants de Malakoff dans la métropole du Grand Paris et ceux dans le territoire métropolitain.

 

Je crois qu’il faut clairement dire, comme l’a souligné hier Malakoff Plurielle, que l’on a une véritable régression démocratique.

 

Effectivement, un peu d’histoire s’impose.

 

Malakoff était jusqu’à présent dans l’intercommunalité Sud de Seine.

Cette intercommunalité regroupait Malakoff, Bagneux, Fontenay aux Roses et Clamart.

Cette intercommunalité avait été faite car Malakoff et Bagneux sont PCF, et à l’époque, Clamart et Fontenay-aux-Roses étaient PS.

Bien pour l’intérêt général.

Il manquait d’ailleurs Châtillon et Montrouge pour avoir un territoire cohérent.

 

Sud de Seine avait un conseil communautaire.

C’est le conseil municipal de chaque ville qui désignait les élus communautaires de chaque ville.

A Malakoff et Bagneux, il y avait une logique et l’opposition était représentée convenablement.

 

Pour Clamart et Fontenay-aux-Roses, c’était une autre histoire.

Revenons à l’élection de 2008.

A Clamart d’abord, en 2008, l’opposition avait 3 sièges.

L’UMP avait fait 34,6% et le Modem 13,94%.

On aurait pu imaginer que l’UMP ait 2 sièges et le Modem 1.

L’UMP a eu 3 sièges.

 

A Fontenay-aux-Roses, il y avait 1 siège pour l’opposition.

L’UMP avait fait 27,37% et le Modem 6, 5%.

C’est le Modem qui avait eu le siège.

 

Evidemment, on pouvait trouver pire, comme à Puteaux, où l’opposition n’avait aucun siège.

Mais il faut dire que Puteaux, c’est une autre planète.

 

En 2014, il y a eu une amélioration.

Effectivement, les conseillers communautaires étaient élus au scrutin de liste lors des municipales.

En fait, lors des municipales, on élisait également les conseillers communautaires. Le nombre de conseillers communautaires dépendait du score aux municipales.

On le doit à Nicolas Sarkozy. L’un des seuls trucs bien qu’il ait fait (chose très rare).

 

Aujourd’hui, avec le Grand Paris, les choses changent.

Déjà, Sud de Seine disparaît.

On a la création du Grand Paris. Chaque ville envoie un nombre de conseiller métropolitain proportionnel à sa population. Dans le cas de Malakoff, c’est 1.

On a envoyé notre maire, Jacqueline Belhomme.

 

Mais on a la création du territoire métropolitain.

En ce qui concerne Malakoff, le nôtre regroupe Sud de Seine (Malakoff, Bagneux, Fontenay-aux-Roses, Clamart), Haut de Bièvre (Antony, Châtenay-Malabry, Bourg-La-Reine, Le Plessis Robinson, Sceaux, Verrière le Buisson, Wissous) ainsi que Châtillon et Montrouge.

 

Malakoff a en tout 6 conseillers de Territoire. On a automatiquement le conseiller métropolitain.

 

Mais les 5 autres ont été désignés dans la majorité municipale.

L’opposition de Malakoff n’aura donc aucun siège dans la nouvelle structure.

Pire, le maire de Malakoff a admis que les membres de la liste ont été désignés par des accords d’appareils. On fait vraiment de la politique autrement…

 

Un membre du conseil municipal m’a dit que je ne comprenais rien, la majorité des villes dans le territoire sont de droite, Malakoff et Bagneux représenterons l’opposition.

 

Pipeau, pipeau, pipeau…

Le fait est que tout comme Sud de Seine, les décisions importantes concernant Malakoff seront prises soit dans la métropole du Grand Paris, soit dans le territoire métropolitain.

 

De fait, l’opposition sur Malakoff ne pourra pas s’exprimer dans les instances où se prendront réellement les décisions.

 

Je sais très bien que Malakoff Plurielle n’aurait pas été très efficace, et n’aurait pas défendu correctement l’intérêt des Malakoffiots.

D’ailleurs, pour dénoncer cette situation, lors du dernier conseil municipal, les arguments n’étaient encore pas les bons.

Qu’est-ce que j’en ai à foutre du groupe des indépendants, qui soit dit au passage est constitué de sacrés phénomènes.

 

Néanmoins, il y a le principe, et sur le principe, on a vraiment une régression. C’est totalement scandaleux, indépendamment de la compétence des uns et des autres.

17 décembre 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , | Un commentaire

Le PS aussi roule les centristes dans la farine et les font frire…

On critique souvent le mépris affiché de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du centre.

A juste titre d’ailleurs.

Il y a même un exemple dans le canard enchaîné de cette semaine.

 

Mais le PS n’est pas forcement meilleur avec les centristes.

 

Parler du centre est toujours un peu compliqué. Mais il faut savoir qu’il y a des centristes à Gauche.

Et oui, ça existe.

Et en particulier, dans cette sphère, il y a le Front Démocrate.

Il s’agit des amis de Jean-Luc Bennahmias qui ont quitté le Modem car ils n’étaient pas d’accord pour un rapprochement avec l’UMP/Les républicains.

Avec Nicolas Sarkozy pour résumer.

 

On peut comprendre.

 

Evidemment, ils sont pour un regroupement automatique avec le PS…Tout comme l’UDI est pour un regroupement automatique avec les républicains.

 

Et ils ont été avec Claude Bartolone, le candidat PS, dès le premier tour.

 

Finalement, on apprend que la logique de second tour fait qu’ils ne seront pas sur les listes de second tour.

Ils ont été exclus !

Effectivement, on peut lire :

Le Front démocrate d’île-de-France regrette l’absence dans la campagne de candidats qui représentent l’électorat humaniste et social-démocrate pour les Régionales 2015.

 

Le retrait du Front Démocrate de la liste de Claude Bartolone n’est pas un signal de rassemblement après le « référendum pour l’Union de la Gauche» que nous avons co-signé seuls avec le Parti Socialiste.

 

Ce mépris affiché pour l’électorat démocrate de Strauss-Kahn, Macron ou Bayrou est un point commun partagé avec Valérie Pécresse. La candidate versaillaise qui fait une campagne dans les marécages nauséabonds du front ultra sécuritaire.

 

Le Front Démocrate prend ses responsabilités et appelle à faire battre Valérie Pécresse qui n’incarne pas les valeurs humanistes et démocrates que nous défendons.

Je pense qu’il est aussi à préciser que s’il y avait eu une seconde liste de droite au second tour, je pense que les Modem auraient été exclus de la liste de Valérie Pécresse. Logique de second tour oblige.

Peut-être même qu’à terme, les républicains en seront, dans leurs esprits, à virer les gens de l’UDI des listes de second tour.

 

Ce qui fait que la conclusion reste la même pour le Modem, l’UDI, l’UDE et le Front-démocrate.

Ni la Gauche, ni la Droite, n’aiment le centre.

Les deux ne comprennent qu’une chose : le rapport de force.

Je sais très bien que ce n’est pas très centriste, mais il faut marcher sur la gueule du PS et de l’UMP.

Il faut créer le rapport de Force.

Je vous garantis qu’entre 5% et 10%, ils sont obligés de nous faire de la place.

Dans ce contexte, pour avoir le plus d’élus possibles, chaque voix compte.

 

Mais mieux, à partir de 10%, ils sont obligés de se prosterner. On peut se maintenir…

 

On ne peut être pas gagner, mais c’est fou que l’on peut faire perdre du monde. Et quand il n’y a pas le Pen, je n’ai aucun remords à faire perdre Nicolas Sarkozy ou François Hollande. Ils ont fait leurs preuves…

 

Ce qui veut dire que dans l’absolu, il faut toujours envisager de se présenter.

Evidemment, pour faire un score, cela demande un travail très en amont.

Le contraire de ce que font les partis centriste !

11 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , , , , , , , , , | 2 commentaires

Premier tour des régionales 2015, comptabilisons le bulletin blanc (1/2) : Cas de l’IDF

Je suis pour comptabiliser le bulletin blanc.

Face à la médiocrité de l’offre électorale, il n’est pas normal que celui qui a été mettre un bulletin blanc soit le gros con de service alors que celui qui a été à la pêche soit le héros de la démocratie.

 

Par ailleurs, nous avons une régression sur le dossier. Aujourd’hui, le type qui a été voté blanc n’est plus qu’un simple gros con.

C’est un super gros con !

 

Effectivement, dimanche matin, j’ai pris une feuille d’imprimante.

Ne voulant pas faire de gaspillage (COP 21 et développement durable oblige), je l’ai coupé en 4 et j’en ai donc pris ¼.

C’est ce que j’ai mis dans l’enveloppe.

Erreur, il y a des dimensions standards…

Du coup, mon bulletin blanc est compté comme nul.

Ce n’est vraiment pas malin et quelque part, c’est de la malhonnêteté.

En ce qui me concerne, c’était délibéré pour protester contre la pauvreté de l’offre électorale.

 

Après ça, il ne faut plus se plaindre que les gens votent FN pour protester contre le PS (à juste titre), les républicains (à juste titre) et le centre qui pense plus à la soupe qu’à ses convictions.

 

Mais moi, on ne me la fait pas.

Du coup, je n’ai aucun remords à comptabiliser les nuls et blanc ensembles.

 

Donc, après calcul, on a :

Liste Tête de liste Parti ou tendance Voix Pourcentage
L’alternance avec Valérie Pécresse Valérie Pécresse Républicains 962 037 29,57751285
Avec Claude Bartolone, une Ile-de-France humaine Claude Bartolone PS 794 285 24,42003249
LISTE FRONT NATIONAL PRESENTEE PAR MARINE LE PEN Wallerand DE SAINT JUST FN 580 467 17,84626803
CHANGEONS D’AIR, LE RASSEMBLEMENT ECOLOGISTE ET
CITOYEN
Emmanuelle COSSE Vert 253 141 7,782737235
NOS VIES D’ABORD Pierre Laurent Front de Gauche/PCF 208 933 6,423576737
DEBOUT LA FRANCE AVEC NICOLAS DUPONT-AIGNAN NICOLAS DUPONT-AIGNAN Debout la France 207 286 6,372940261
Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs Nathalie ARTHAUD LO 44 179 1,358268903
l’UPR avec François ASSELINEAU, le parti
qui monte malgré le silence…
François ASSELINEAU 29 755 0,914807741
AUX URNES CITOYENS Aurelien VERON DVD 23 885 0,734336512
NOUS CITOYENS POUR L’ILE DE FRANCE Valérie SACHS DVD 19 987 0,614493777
Union des Démocrates Musulmans Français Nizarr BOURCHADA 12 531 0,385261496
F.L.U.O. (Fédération Libertaire Unitaire Ouverte) Sylvain DE SMET 9 593 0,294933647
LISTE D’UNION CITOYENNE Dawari HORSFALL 7 097 0,218194943
Blanc et nul 99 420 3,056635377
Total 3 252 596 100

 

Certes, ça ne change pas vraiment grand-chose, mais c’est pour le principe.

On a quand même 3% de bulletin blanc !

8 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , | Laisser un commentaire

Au second tour des régionales 2015 en IDF, je voterai Valérie Pécresse

Prenons les résultats (pour l’instant partiel) en IDF.

On a :

  • Valérie Pécresse (Républicain) ~ 34%
  • Claude Bartolone (PS) ~ 25%
  • Wallerand de Saint-Just (FN) ~18%

Comme je l’avais expliqué précédemment, j’ai une idée depuis Juin de ce que je vais voter au second tour.

On devrait avoir une triangulaire et le FN étant en 3ème position, mon analyse n’est pas vraiment chamboulé.

Cela ne veut pas dire que la menace FN en IDF n’est pas présente.

 

Je reste évidemment furax face à la lâcheté des centristes qui ont préféré la soupe aux convictions.

D’ailleurs, la faiblesse du centre et le manque de concurrence, aussi bien qualitativement que quantitativement, a fait le jeu du FN. Je l’avais écrit précédemment.

N’ayant pas pu exprimer ma conviction au premier tour, j’ai voté blanc.

Aucuns regrets.

 

Mais là, il s’agit du second tour. On n’est plus là pour s’exprimer.

On est là pour choisir l’exécutif.

A priori selon les résultats du premier tour. Mais bon, n’y revenons pas…

 

La question est y –a-t-il une meilleure option que les autres, ou une moins pire.

 

Il est évident que la pire solution est le FN.

Il faut donc de préférence s’exprimer.

 

Pour ma part, je pense que pour la région IDF, l’option Valérie Pécresse est bien meilleure, de loin, face à l’option Claude Bartolone.

C’est pour cela que je voterai sans hésiter Valérie Pécresse.

Contrairement au premier tour, il s’agit d’un choix purement régional, propre à la région IDF.

Afin de contribuer au débat, j’aimerais donner les éléments de ma réflexion qui m’ont amené, depuis à peu près Juin, à préférer Valérie Pécresse au second tour.

C’est d’ailleurs indépendant du fait que les centristes aient été à la soupe sur sa liste dès le premier tour.

 

Pour mémoire, il faut rappeler le contexte de gestion de la région IDF.

Je l’avais abordé précédemment (ici, ici, ici et ici ainsi que les transports).

 

La région gérée par Jean Paul Huchon se résume de cette façon :

  • Un bon bilan en matière de transports, notamment avec la construction d’infrastructures. On peut néanmoins reprocher des infrastructures vieillissantes.
  • Une région en retard sur le point du développement économique.
  • Une région qui a un véritable problème pour rationaliser ses dépenses de fonctionnement.

Les deux derniers points, au vu du contexte économique de la France, ne doivent pas être négligés.

 

Même si je reconnais des mérites à Jean Paul Huchon, je pense qu’une alternance est souhaitable. Par ailleurs, une alternance est souhaitable surtout sur l’aspect économique.

 

Valérie Pécresse est la seule à avoir mis en avant cet aspect dans son projet.

Par ailleurs, Claude Bartolone, avec sa gestion dans le 93, est le contraire de ce qu’il faut faire.

Dans la situation de la France, le développement économique (nationalement, localement et régionalement) est une question clé.

La rationalisation des dépenses publiques aussi.

 

Autre point, Valérie Pécresse est plus centro-compatible que Claude Bartolone. Au contraire, Claude Bartolone fait partie d’une gauche dure et réactionnaire.

 

Dès fois, c’est la Gauche qui est pire que la droite. Dès fois, c’est la droite qui est pire que la Gauche (comme à Puteaux par exemple).

Là, je pense que sur cette élection, la Gauche est pire que la droite.

 

Enfin, dernier argument, je tiens à sanctionner Claude Bartolone sur la gestion du Grand Paris.

Comme je l’ai écrit précédemment, je suis pour un Grand Paris démocratique.

La réflexion sur ce sujet doit se faire en dehors de toutes considérations politiciennes, dans l’intérêt des habitants.

Pour moi, le rapport Dallier est une base de réflexion solide.

Le problème, c’est que François Hollande a une réflexion guidé par la volonté de laisser ce machin à la gauche.

Problème, il faut tout recommencer car la droite a gagné les municipales et est en bonne voie pour gagner les régionales.

Claude Bartolone oriente la réflexion du Grand Paris selon un plan de carrière.

C’est aussi mal parti, pour les mêmes raisons que précédemment.

 

Le problème est qu’en réfléchissant de manière politicienne et/ou selon un plan de carrière, on a hérité d’une structure que personne ne comprend et qui est très antidémocratique, centralisatrice et qui ne met même pas fin au millefeuille français, ni aux dépenses de fonctionnement d’ailleurs.

 

Le Grand Paris est devenu une véritable usine à gaz technocratique.

Ce point aussi, il doit être sanctionné et voter contre Bartolone qui a gâché la belle idée (centriste d’ailleurs) du Grand Paris, c’est aussi une nécessité.

 

Certes, je suis furax que les centristes n’aient rien eu à dire sur la région, mais là, c’est le second tour et entre Claude Bartolone et Valérie Pécresse, il y a clairement un choix pire que l’autre.

 

Je ne suis pas d’accord sur tout avec le programme de Valérie Pécresse, notamment sur le logement.

Mais au fond, c’est d’abord sur l’économique que se joue cette élection et sur ce point-là, Claude Bartolone est un véritable danger…

6 décembre 2015 Posted by | Politique, Politique nationale, Régionales 2015 | , | Laisser un commentaire

Résultats du premier tour des régionales sur Malakoff

Bon, je reviens du bureau centralisateur.

On a :

PCF-Front de gauche : 22,2%

PS : 28,55%

Républicains : 14,98%

FN : 12,52%

Verts : 11,19%

6 décembre 2015 Posted by | actualité, Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale, Régionales 2015 | , , , | Laisser un commentaire

La pétition de Malakoff Plurielle sur la hausse de la taxe foncière (2/2) : L’aspect politique

petition_malakoff_plurielle

Suite à la hausse de la taxe foncière, Malakoff Plurielle a lancé une pétition que j’ai d’ailleurs signée.

Evidemment, c’est pour des raisons purement liées à la politique économique de la municipalité.

C’est cet aspect que j’avais abordé précédemment.

J’avais expliqué, beaucoup mieux que Malakoff Plurielle d’ailleurs, pourquoi il fallait signer la pétition.

En fait, j’avais écrit les arguments que Malakoff Plurielle aurait dû écrire.

 

Mais il faut aussi aborder la question politique qui se résume à une seule :

Quelle stratégie adopter pour dans un premier temps réduire l’espace de la majorité municipale, dans un deuxième temps consolider le groupe d’opposition municipale et à très long terme (genre 50-100 ans maintenant), favoriser l’alternance ?

 

J’espère montrer qu’il y a une véritable divergence entre Malakoff Plurielle et moi-même.

J’espère aussi argumenter dans le sens que Malakoff Plurielle s’est construit contre le centre, un courant réputé avoir une approche plus réaliste et plus globale.

 

D’abord, il faut comprendre le contexte.

Aujourd’hui, la population a une opinion globale négative de leurs politiques (exemple ici).

A partir de là, deux phrases type sont à bannir.

La première, côté de la gauche est : « Ce monsieur est un con car il est de droite, c’est écrit sur son front ».

Ou alors, côté de la droite : « Ce monsieur est un con car il est de gauche, c’est écrit sur son front ».

Que ce soit au PS, chez les républicains ou ailleurs, on peut trouver de tout. Des gens très bien et très intéressants comme de véritables gros cons.

Même au modem, j’ai côtoyé le meilleur comme le pire.

Un homme politique est très bien ou est très con par les positions qu’il prend et la façon dont il les argumente. On peut ne pas être d’accord, c’est normal, c’est la démocratie.

Mais si un adversaire politique émet une opinion avec une argumentation solide, il faut le respecter. Même si on est en désaccord.

 

La deuxième phrase type à bannir est : « Je suis de l’opposition, je sais que je ne suis pas d’accord avec la majorité. Je ne sais pas pourquoi, mais je vais trouver ».

Il arrive que la majorité fasse des choses bien, y compris à Malakoff.

Quand la majorité fait des choses biens, il faut soutenir. Ça s’appelle l’intérêt général. Un concept qui se perd d’ailleurs.

 

Je tiens aussi à rappeler qu’un élu de l’opposition doit se projeter sur la durée.

Je sais, blablabla, je radote à propos du mot durée qui est important.

 

A partir de là, il est important de comprendre qu’il y a deux stratégies.

La première est d’expliquer, de faire preuve de pédagogie.

Evidemment, ce n’est pas spectaculaire.

On lit les dossiers, on analyse la situation politique/économique/social… de Malakoff.

On explique, en argumentant sur les points faibles et les points fort de la gestion municipale.

Le tout en argumentant et en faisant preuve de pédagogie…

Evidemment, comme on est l’opposition, on appuie sur les points faibles. C’est normal, c’est le jeu.

Mais ce n’est pas une raison pour oublier les points forts.

Cette approche consiste à analyser et de partir de cette analyse pour construire dans un premier temps des critiques et dans un second temps des propositions.

C’est mon approche, et c’est pour ça que quand j’écris un article, j’essaie de construire une argumentation.

C’est mon côté cartésien.

Il faut dire que Discours de la Méthode, c’est un peu mon livre de chevet.

Et puis il y a la seconde méthode.

Il s’agit de toujours critiquer, surtout quand c’est injustifié.

Le problème, c’est que l’on n’extrait pas ce qui est important à extraire dans la gestion municipale.

 

Par exemple, Thierry Guilmart (UMP) était principalement dans la critique pure et dure.

Conclusion : il a loupé le fait que la ville a multiplié sa dette par 10 entre 2001 et 2008.

Du coup, il n’a pas pu en avertir la population et mettre au point un programme adapté à la situation de la ville.

 

Or, Malakoff Plurielle n’est pas dans la même logique que moi.

Au contraire.

 

Si on regarde la pétition (qui n’est constituée que de la capture d’écran), c’est juste une invitation à rejoindre Malakoff Plurielle.

On est dans la logique « Méchante Municipalité » qui augmente « la taxe foncière ».

Or, c’est clairement insuffisant.

Il manque le « Pourquoi la municipalité le fait», le « Pourquoi il faut pas le faire », la « vision alternative ». Le tout avec une argumentation solide.

Cet aspect est important car argumenter et pointer les faiblesses de la majorité, c’est l’effriter et consolider à long terme (encore une idée de durée) le groupe d’opposition.

 

J’en fais peut-être un peu trop dans l’argumentation, c’en est peut-être devenu caricatural, mais mieux vaut trop que pas assez.

2 décembre 2015 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (1/3) : Il faut s’appuyer sur les gens qui ont une analyse du territoire

Un article sur le Modem 77 m’a donné une envie de parler de la stratégie du Modem sur le long terme.

Effectivement, on y lit :

« Le MoDem de Seine-et-Marne existe-t-il encore ? Pour certains membres du parti fondé par François Bayrou, la réponse est non. En cause : la seule colistière étiquetée MoDem dans la liste départementale Les Républicains (LR), Thi Hong Chau Van, élue à Bussy-Saint-Georges.

 

… n’est même pas adhérente ! »

 

Et la réaction :

« «C’est une candidate labellisée : elle part sous les couleurs du parti, mais n’est pas encartée, explique Anne Morin, présidente du MoDem 77. Nous avions désigné Angela Avond, élue à Chelles, comme notre candidate. Mais ce choix n’a pas été suivi lors des négociations avec Les Républicains.» »

Et une explication…

« Et pour cause : Thi Hong Chau Van est en fait le choix de Chantal Brunel, maire LR de Bussy-Saint-Georges. «Elle correspond à un profond renouveau du Modem en Seine et Marne», nous expliquait récemment l’édile. »

Il est d’ailleurs un point sur lequel je pourrais débattre : il est étonnant que ce soit LR qui choisisse le candidat Modem sur la liste d’union. N’est-pas aux responsables locaux du Modem de choisir, selon leurs stratégies locales, le représentant du Modem sur la liste d’union ?

Par ailleurs, on a une méthode typiquement sarkozyste .

Lors des négociations avec l’UDI, le président des républicains, un certain Nicolas Sarkozy, a négocié avec Hervé Morin et François Sauvadet, ennemi du président de l’UDI Jean Christophe Lagarde.

Dire que celui-ci a été élu démocratiquement à la tête de l’UDI…

 

Mais bon, je n’ai pas l’intention de m’étendre sur le sujet.

 

Par contre, là où je veux insister, c’est que cet article pointe la stratégie du modem mais surtout son échec. Je tiens à m’étendre sur le sujet.

Surtout que la conclusion est :

« Résultat : «Nous ne donnerons pas de consignes de vote», tranche Anne Morin. Par ailleurs, cette situation a entrainé la démission de Claude Louis, historique du MoDem 77 et élu d’opposition à Bussy-Saint-Georges. Dans un courrier envoyé à Marc Fesneau, secrétaire général du MoDem, il estime qu’en acceptant la présence de cette colistière qui s’est «découvert subitement» une passion pour le MoDem, celui-ci est devenu «le paillasson du parti Les Républicains».

 

En Seine-et-Marne, le parti de François Bayrou possède 22 élus, conseillers municipaux et communautaires. »

 

Or, on touche le fond du problème. Le Modem est une machine à décourager les gens qui ont une analyse du territoire.

Ce n’est pas la première fois que je fais le constat.

Je l’avais déjà écrit pour les élections législatives.

C’est pour ça que j’ai démissionné du conseil départemental du Modem 92 dernièrement (au moins, c’est écrit).

 

Avec une certaine mauvaise foi, on est en droit de se demander pourquoi le Modem tient tant que ça à avoir des élus si c’est pour leur pourrir la vie quand ils ont été élus sur leur propre nom.

Je pense en particulier à Asnières, Bagneux et même Grébert qui n’est pas vraiment aidé dans son combat, pourtant indispensable, pour un meilleur fonctionnement démocratique à Puteaux.

D’ailleurs, j’en profite pour relayer le fait qu’il fait encore une campagne pour récolter des dons pour payer son avocat (encore…).

 

De mon point de vue, un Modem départemental se doit d’aider les gens qui ont une vision de leur territoire. Force est de constater que le Modem, et en particulier le Modem 92, fait encore l’inverse.

Et force de constater qu’à chaque nouveau président, on empire la situation.

 

Il s’agit vraiment d’une différence de fond sur la stratégie long terme que le Modem doit avoir pour durer.

Il faut s’appuyer localement sur les gens qui ont une analyse du territoire, sur les gens qui connaissent leur territoire.

 

Pourquoi ? Ce point est à développer grandement.

Commençons par le début…

En 2007 et 2012, François Bayrou a eu raison sur tout.

Il a eu raison sur la dette, l’économie, les institutions, la réindustrialisassions des institutions et j’en oublie certainement.

Il a aussi apporté en 2007 quelque chose de nouveau face à la démagogie de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royale.

 

Et soyons clair, avoir un autre choix que Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Marine Le Pen est important pour le débat démocratique.

C’est enfin un vrai plaisir d’avoir autre chose que les conneries habituelles.

 

Seulement voilà.

Si on fait un score, le système électorale français pour les législatives ne nous permet pas de peser à l’assemblée nationale.

Je l’avais écrit précédemment (ici et ici).

En particulier, j’avais montré qu’avec un système législatif calqué sur celui des municipales, Ségolène Royale aurait été élue présidente…

 

Dans ce cas-là, se pose une question : comment se construire sur le long terme avec un système électoral national qui nous est clairement défavorable ?

Comme je l’avais écrit il y a fort longtemps, il faut une approche locale.

C’est-à-dire qu’il faut refaire des élus en partant de la base de la pyramide.

 

Pour vous en convaincre, je vous propose de regarder deux de nos concurrents.

Le premier est le PCF.

Lors des présidentielles en 2007, le PCF a fait 1,93% des voix là où François Bayrou en a fait 18,57%.

Or, aux législatives 2007, le PCF avait 15 sièges contre 3 au mouvement démocrate.

Pourquoi tant de sièges ?

La raison est simple : les législatives est une élection où l’aspect territoriale joue un rôle prépondérant. Et le PCF a des bastions. En particulier, la 11ème circonscription des Hauts de Seine regroupe deux bastions communistes : Bagneux et Malakoff.

Il y a aussi Montrouge (UDI).

Jusqu’en 2012, le maire de Montrouge était en tête dans sa commune, mais les villes de Malakoff et Bagneux faisait que la circonscription était détenue par des communistes.

Hors en 2012, Jean Loup Metton, le maire UDI de Montrouge, a eu un petit coup de mou : le PS est passé devant dans sa propre commune…

Or, il est fort probable que le coup de mou de Jean Loup Metton (ou de son successeur) se termine en 2017. Il est donc fort probable qu’en 2017, la circonscription revienne aux communistes.

 

Autre point à regarder : le FN.

Il ne s’agit pas de défendre ses thèses (que je vomis) mais de commenter la façon dont Marine le Pen défend ses thèses, sa stratégie pour avoir le plus de poids politique.

Je parle bien de stratégie politique, de stratégie politicienne.

Je vais donc répéter ce que j’avais écrit il y a fort longtemps.

En 2012, Marine le Pen est dans une situation analogue du François Bayrou de 2007.

En 2012, elle a fait 17,90% des voix aux présidentielles mais elle n’a eu que 2 sièges.

Du coup, que fait-t-elle ?

Elle se fait des élus sur les élections avec un scrutin proportionnel (municipales, européennes, régionales) en commençant par la base.

Elle fait en sorte qu’il y ait un élu identifiable dans chaque ville, voir des bastions FN…

 

Le problème, c’est que le centre Modem fait exactement l’inverse.

On tape sur nos élus et on leur met des bâtons dans les roues.

On a lâché Blanche Mühlmann à Asnières, on a découragé l’élue Marie Darves Bornoz à Bagneux…

Des élus qui ont été élus sur leur propre mérite, sans accords avec l’UMP.

 

On pourrait aussi parler de Grébert à Puteaux, ville symbolique et difficile…

Certes, il a eu le soutien de pontes du Modem (Jean Lassalle, François Bayrou) mais pas du Modem, ni du Modem 92, ni du président du Modem 92.

Puteaux et Asnières sont des villes symboliques.

Je recommande de relire les chapitres concernés dans 92, le clan du président.

Or, si Sarkozy revient, ce qui n’est malheureusement pas impossible, il faudra bien comprendre que ce n’est pas l’accord aux régionales qui aura une valeur, mais bien les élus élus sur leur propre mérite.

 

Pire, ne pas s’appuyer sur les gens qui ont une analyse du territoire, c’est bloquer la situation durablement.

Je vais illustrer mon propos par deux villes que je connais bien et qui ont une situation politique proche : Bagneux et Malakoff.

Aujourd’hui, on a deux villes où la situation est bloquée. On a deux villes où le score en 2020 est déjà écrit. On n’est qu’en 2015…

 

La première est Bagneux. Comme je l’ai indiqué, on avait une élue Modem qui faisait un vrai travail d’opposition : Marie Darves-Bornoz.

Or, on a préféré présenter le Berlusconi de Service.

Conclusion, comme je l’avais écrit, Marie Hélène Amiable a été élu brillamment.

C’est d’autant plus dommage qu’il y avait une réelle opportunité de consolider l’opposition là-bas.

Au lieu de ça, on a consolidé le PC.

 

Et à Malakoff, le coup dur a été les cantonales.

Aux municipales, Malakoff Plurielle s’est construit contre le centre.

Ils ont eu, pour diverses raisons que je comprends (mais que je n’approuve pas), des soutiens centristes.

Afin de commencer à affaiblir Malakoff Pluriel dans une vision long terme pour 2020, j’avais expliqué en long, large et travers qu’il fallait soutenir personne aux cantonales.

Au lieu de ça, on a préféré soutenir l’UMP. Je n’ai toujours pas compris pourquoi d’ailleurs.

Or, dois-rappeler qu’il y a des centristes anti-sarkozystes (dont je fais partie d’ailleurs) ?

Ils ont d’ailleurs été massivement sur Malakoff Pluriel.

 

Aujourd’hui, réduire l’espace de Malakoff Plurielle, en commençant par le centre est pour moi… impossible.

Conclusion : le score en 2020 est déjà écrit sur Malakoff et si on continue comme ça, il risque de se confirmer.

A savoir liste PC/PS à 65%, liste Malakoff Plurielle à 15%.

ENPPM est présent, ils ont un élu, ils peuvent faire 5%.

Reste 15% qui iront à l’UMP par étiquette.

Le centre pourra aller jouer avec sa pelle et son sceau, ou profiter de la générosité des autres.

Un comble pour une ville propice au centre…

1 décembre 2015 Posted by | Politique | , , , , | Laisser un commentaire