Le blog de Phil

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La pétition de Malakoff Plurielle sur la hausse de la taxe foncière (2/2) : L’aspect politique

petition_malakoff_plurielle

Suite à la hausse de la taxe foncière, Malakoff Plurielle a lancé une pétition que j’ai d’ailleurs signée.

Evidemment, c’est pour des raisons purement liées à la politique économique de la municipalité.

C’est cet aspect que j’avais abordé précédemment.

J’avais expliqué, beaucoup mieux que Malakoff Plurielle d’ailleurs, pourquoi il fallait signer la pétition.

En fait, j’avais écrit les arguments que Malakoff Plurielle aurait dû écrire.

 

Mais il faut aussi aborder la question politique qui se résume à une seule :

Quelle stratégie adopter pour dans un premier temps réduire l’espace de la majorité municipale, dans un deuxième temps consolider le groupe d’opposition municipale et à très long terme (genre 50-100 ans maintenant), favoriser l’alternance ?

 

J’espère montrer qu’il y a une véritable divergence entre Malakoff Plurielle et moi-même.

J’espère aussi argumenter dans le sens que Malakoff Plurielle s’est construit contre le centre, un courant réputé avoir une approche plus réaliste et plus globale.

 

D’abord, il faut comprendre le contexte.

Aujourd’hui, la population a une opinion globale négative de leurs politiques (exemple ici).

A partir de là, deux phrases type sont à bannir.

La première, côté de la gauche est : « Ce monsieur est un con car il est de droite, c’est écrit sur son front ».

Ou alors, côté de la droite : « Ce monsieur est un con car il est de gauche, c’est écrit sur son front ».

Que ce soit au PS, chez les républicains ou ailleurs, on peut trouver de tout. Des gens très bien et très intéressants comme de véritables gros cons.

Même au modem, j’ai côtoyé le meilleur comme le pire.

Un homme politique est très bien ou est très con par les positions qu’il prend et la façon dont il les argumente. On peut ne pas être d’accord, c’est normal, c’est la démocratie.

Mais si un adversaire politique émet une opinion avec une argumentation solide, il faut le respecter. Même si on est en désaccord.

 

La deuxième phrase type à bannir est : « Je suis de l’opposition, je sais que je ne suis pas d’accord avec la majorité. Je ne sais pas pourquoi, mais je vais trouver ».

Il arrive que la majorité fasse des choses bien, y compris à Malakoff.

Quand la majorité fait des choses biens, il faut soutenir. Ça s’appelle l’intérêt général. Un concept qui se perd d’ailleurs.

 

Je tiens aussi à rappeler qu’un élu de l’opposition doit se projeter sur la durée.

Je sais, blablabla, je radote à propos du mot durée qui est important.

 

A partir de là, il est important de comprendre qu’il y a deux stratégies.

La première est d’expliquer, de faire preuve de pédagogie.

Evidemment, ce n’est pas spectaculaire.

On lit les dossiers, on analyse la situation politique/économique/social… de Malakoff.

On explique, en argumentant sur les points faibles et les points fort de la gestion municipale.

Le tout en argumentant et en faisant preuve de pédagogie…

Evidemment, comme on est l’opposition, on appuie sur les points faibles. C’est normal, c’est le jeu.

Mais ce n’est pas une raison pour oublier les points forts.

Cette approche consiste à analyser et de partir de cette analyse pour construire dans un premier temps des critiques et dans un second temps des propositions.

C’est mon approche, et c’est pour ça que quand j’écris un article, j’essaie de construire une argumentation.

C’est mon côté cartésien.

Il faut dire que Discours de la Méthode, c’est un peu mon livre de chevet.

Et puis il y a la seconde méthode.

Il s’agit de toujours critiquer, surtout quand c’est injustifié.

Le problème, c’est que l’on n’extrait pas ce qui est important à extraire dans la gestion municipale.

 

Par exemple, Thierry Guilmart (UMP) était principalement dans la critique pure et dure.

Conclusion : il a loupé le fait que la ville a multiplié sa dette par 10 entre 2001 et 2008.

Du coup, il n’a pas pu en avertir la population et mettre au point un programme adapté à la situation de la ville.

 

Or, Malakoff Plurielle n’est pas dans la même logique que moi.

Au contraire.

 

Si on regarde la pétition (qui n’est constituée que de la capture d’écran), c’est juste une invitation à rejoindre Malakoff Plurielle.

On est dans la logique « Méchante Municipalité » qui augmente « la taxe foncière ».

Or, c’est clairement insuffisant.

Il manque le « Pourquoi la municipalité le fait», le « Pourquoi il faut pas le faire », la « vision alternative ». Le tout avec une argumentation solide.

Cet aspect est important car argumenter et pointer les faiblesses de la majorité, c’est l’effriter et consolider à long terme (encore une idée de durée) le groupe d’opposition.

 

J’en fais peut-être un peu trop dans l’argumentation, c’en est peut-être devenu caricatural, mais mieux vaut trop que pas assez.

2 décembre 2015 - Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , ,

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