Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Réunion du 17/02/2016 sur le budget 2016 de Malakoff, Préparation, Impressions et sentiments (6/7) : Peut-on faire des économies sur un service public ?

Suite au commentaire ici, je vais donc donner mon opinion sur une question clé : Peut-on faire des économies sur un service public ?

En fait la question est très mal posée.

La véritable question est :

Peut-on faire des économies sur un service public tout en gardant un service public de qualité ?

Il faut bien comprendre que cette question est cruciale.

Bien sûr qu’il faut un nombre minimum de fonctionnaire pour garantir un service public de qualité.

Mais il faut comprendre aussi qu’aujourd’hui, les contribuables, en moyenne, ne sont pas statistiquement riches.

 

Donc d’un côté il faut un nombre suffisant de fonctionnaire pour faire tourner la machine, mais en même temps, il faut réduire le coût de la dite machine.

 

On est face à une véritable contradiction.

 

Je tiens à rappeler que contrairement à ce que l’on pourrait penser, je ne suis pas contre le service public, et je ne suis pas contre les fonctionnaires.

Mais en même temps, on ne peut pas prendre le contribuable pour une vache à lait.

 

Donc reposons la question clé : Peut-on réduire le nombre de fonctionnaire, pour réduire le coût du service public, tout en gardant la qualité de ce dit service public ?

Comprenons-nous bien, il n’est pas normal en période de vache maigre de payer disons 100€ pour un service public lorsque l’on peut faire aussi bien (voir mieux) pour 50€.

 

Peut-on réduire le nombre de fonctionnaire, pour réduire le coût du service public, tout en gardant la qualité de ce dit service public ?

En ce qui me concerne, la réponse est clairement oui.

Je vais donc répéter l’histoire (véridique) que j’ai déjà écrite ici, et que j’ai donc répéter lors de la réunion.

Il s’agit d’une histoire clé, elle a été déterminante dans mon approche pour faire fonctionner le service public face aux lourdes contraintes qui le traverse.

Vous comprendrez par la suite où je veux en venir.

 

Il existait fut une époque un service public appelé l’ANPE (Agence Nationale pour l’emploi).

Lorsque l’on était dans le domaine de l’informatique, on allait à l’ANPE du Saint-Augustin.

Pourquoi ?

Car l’ANPE du Saint-Augustin était spécialisé dans les métiers de l’informatique.

Les fonctionnaires de l’ANPE du Saint-Augustin connaissaient les métiers de l’informatique, mais plus important, ils connaissaient les patrons qui travaillaient dans le domaine de l’informatique.

Plus important que tout, les fonctionnaires de l’ANPE du Saint-Augustin avaient le carnet d’adresse (pour le milieu de l’informatique).

 

Mais l’ANPE a été réformé, c’est devenu le Pôle Emploi.

Et le Pôle Emploi est généraliste.

Qu’en est-il pour le Pôle Emploi du Saint Augustin ?

A priori (au moins lors du déroulement de l’histoire, c’est-à-dire au début du Pôle Emploi), c’est les mêmes fonctionnaires.

Ils connaissent toujours les métiers de l’informatique, et ils ont toujours le carnet d’adresse de patrons travaillant dans le domaine.

Mais ils n’ont plus les CV. Pourquoi ?

Comme ils sont généralistes, ils n’ont plus le droit d’avoir des CV spécifiques.

 

Ce que je veux faire comprendre, c’est que par la réforme du Pôle Emploi, on a fait une structure inefficace et coûteuse.

Comme le disait le patron de l’APEC, le Pôle Emploi est titulaire du record suivant : Celui d’être en sous-effectif et celui d’être en sureffectif en même temps.

La structure est coûteuse.

Elle ne permet pas d’aider les chômeurs à trouver un emploi.

C’est d’autant plus criminel car en général, le pôle emploi est la seule chance de gens en bas de l’échelle, qui sont dans des situations désespérées.

 

Il est aussi à noter que les fonctionnaires du Pôle Emploi sont aussi victimes de ce système (exemple d’indicateur ici).

 

Ce que j’essaye de faire comprendre, c’est que les économies pour un service public sont dans son organisation.

Des fois, il faut plus de fonctionnaire. Des fois, il en faut moins. Ça dépend où…

Le problème du Pôle Emploi, c’est que la réforme a été faite en dépit de bon sens et que l’on a oublié de se poser la question suivante, pourtant fondamentale : Comment aider au mieux les chômeurs à retrouver un emploi.

 

Certaines méthodes du privé sont d’ailleurs transposables au public même si il y a une différence fondamentale : Le privé est là pour faire du profil, le public pour rendre un service.

 

Mais en organisant au mieux le service public, il est possible de le rendre plus efficace pour moins cher.

Ça oblige aussi de se poser la question totalement différemment.

 

La question ne doit pas être vue en termes de coût, de personnel mais de façon de faire.

 

La vraie question est comment organiser mon service pour qu’il réponde au mieux au besoin de la population.

C’est comme ça qu’il faut aborder les choses.

 

Peut-être qu’au final, il se peut qu’un service public coûte plus cher.

Mais s’il y a la qualité…

 

Et puis même, peut-être que faire un vrai service public de l’enseignement couterait plus cher.

Mais mieux former nos jeune, c’est réduire le coût d’autres services publics (Police, Justice, Pôle Emploi…).

 

La question est clé et le Pôle Emploi est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire.

L’informatique, avec sa tendance aux retards dans les projets, est aussi un mauvais exemple.

 

On peut trouver des bons et des mauvais exemples aussi bien dans le privé que dans le public.

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27 février 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Réunion du 17/02/2016 sur le budget 2016 de Malakoff, Préparation, Impressions et sentiments (5/7) : Les charges de personnel

personnel

Sujet qui fâche.

Notre nouveau maire, à ma stupéfaction a expliqué que les charges de personnel diminuaient.

Je dois m’inscrire en faux.

Il y a, globalement, une hausse des dépenses de personnel.

Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous invite à regarder le graphique ci-dessus.

 

Sujet qui fâche car je rappelle que le premier Janvier 2005, on a créé Sud de Seine, qui a été dissout le 31 Décembre 2015.

 

Durant le cycle de vie de Sud de Seine, de nombreuses compétences ont été transférées.

Transfert de compétences s’accompagnant de transfert de personnels.

Ce transfert de compétence s’accompagnant d’un transfert de personnel, et d’une mutualisation des ressources, on devrait, au moins mécaniquement, voir une diminution des charges de personnels.

Clairement pas le cas si on regarde le graphique ci-dessus.

 

Alors on me répond qu’il y a un moment où il faut du personnel pour faire fonctionner un service public de qualité.

 

Je vais répondre à cet argument dans sa globalité, et montrer en quoi là aussi, Malakoff n’est pas dans une réalité de fait.

 

Partons du postulat qu’il faut effectivement des fonctionnaires pour faire fonctionner un service public.

C’est tout à fait exact, il y a un moment où il faut un nombre suffisant de professeurs pour faire tourner un établissement scolaire, un nombre suffisant d’infermières et de docteurs pour faire tourner un hôpital…

 

Sur ce point, c’est tout à fait vrai, et c’est également tout à fait vrai que ça coûte de l’argent (dépenses de fonctionnement).

 

Mais je tiens à signaler que l’on parle ici de fonctionnaire de terrain, c’est-à-dire de fonctionnaires qui sont au contact des usagers.

 

Car il faut distinguer deux catégories de fonctionnaires : ceux qui sont au contact des usagers (ou qui effectue le travail de terrain) et ceux qui permettent de faire tourner la machine administrative.

 

On peut tout à fait concevoir qu’il faut un minimum de fonctionnaire de terrain pour faire fonctionner auprès des usagers le service public.

 

Mais on peut aussi concevoir que l’on puisse réduire le nombre de fonctionnaires se chargeant de l’administratif.

C’est le cas de GPSO où, selon Denis Badré (il l’expliquait dans une réunion), ils ont réussi à avoir un chef de service (c’est un fonctionnaire administratif) pour deux villes…

 

Donc d’une certaine façon, on pourrait, dans un premier temps, partir du principe que l’on commence la réduction des fonctionnaires par le nombre de fonctionnaires administratifs.

 

Or, ce n’est clairement pas le cas…

Selon le CA 2014, je tiens à rappeler :

  1. La répartition dans les dépenses de fonctionnement de la catégorie administrative est de 41%.
  2. Que la répartition dans les dépenses de personnels est de presque 30%.

Dans tous les cas, l’administratif est toujours le premier poste de dépenses.

Allons plus loin dans les calculs.

Dans le CA 2014, pour le personnel, on a :

Libellé Somme (€) %
Service généraux et
administration publiques locales
7 911 622,93 29,6193886
Sécurité et salubrité publique 241 050,10 0,90243894
Enseignement et formation 3 550 173,31 13,2910736
Culture 355 004,08 1,32905776
Sport et jeunesse 4 859 894,47 18,1943837
Interventions sociales et santé 4 524 348,07 16,9381712
Famille 3 378 808,65 12,6495218
Logement 0,00 0
Aménagement et service urbain,
environnement
1 890 057,99 7,07596439
Action économique 0,00 0
Total 26 710 959,60 100

 

Pour mémoire, on a trois catégorie, et pour faire les calculs, on utilisera les moyennes suivantes (et des approximations sans doutes très simplificatrices…).

Il s’agit certes des chiffres 2013, mais on va faire un calcul très approximatif.

L’objectif est d’avoir un ordre de grandeur.

On a les salaires nets (annuels) suivants :

  • Catégorie A : 3 260€
  • Catégorie B : 2 284€
  • Catégorie C : 1 689€

Maintenant, on estimer le coût mensuel pour la collectivité.

Je reconnais très mal connaître le sujet, donc je vais me baser sur l’entreprise (pire des cas), en supposant que le coût pour la collectivité est le double du salaire net (principe des charges patronales, et dans ce cas, la collectivité, c’est les patrons…).

On arrive donc à (coût annuel par salarié):

  • Catégorie A : 78 240€
  • Catégorie B : 54 816€
  • Catégorie C : 40 536€

On arrive donc :

Libellé Somme (€) Catégorie Estimé

(Pifomètre)

Nombre de fonctionnaire
Service généraux et
administration publiques locales
7 911 622,93 A 101
Sécurité et salubrité publique 241 050,10 C 6
Enseignement et formation 3 550 173,31 C 87
Culture 355 004,08 C 9
Sport et jeunesse 4 859 894,47 C 119
Interventions sociales et santé 4 524 348,07 B 82
Famille 3 378 808,65 C 83
Aménagement et service urbain,
environnement
1 890 057,99 B 34

 

Soit une estimation totale bidon de 521 fonctionnaires avec des approximations bidon…

Selon le rapport de la chambre régionale des comptes, ils étaient 794 en 2009.

Je me suis planté… Ils sont beaucoup plus.

Mais à défaut, l’ordre de grandeur y est…

Pas mal pour une approximation très grossière.

Si on remarque que le sport et jeunesse est plutôt bien fourni, c’est surtout l’administratif qui est en tête du nombre de fonctionnaire !

 

Certes, c’est une estimation pipeau, c’est un calcul bidon en vue d’estimer le nombre de fonctionnaires (Je rappelle d’ailleurs que Jean Emmanuel Paillon a mis 6 ans à avoir un organigramme complet), mais vu de très loin, le nombre de fonctionnaire dans l’administratif, qui est le premier poste de dépense, le second en nombre, me semble très important.

 

D’où l’interrogation suivante :

La ville de Malakoff a-t-elle tout fait pour réduire le nombre de fonctionnaire ?

Ne peut-on pas envisager encore une réduction, non pas sur les fonctionnaires de terrain, mais sur ceux qui font tourner la machine administrative.

 

Ça permettrait de réduire les dépenses de fonctionnement, notamment de personnel, et d’augmenter les marges financières tout en maintenant un service public de qualité.

 

Si on réduisait de moitié le nombre fonctionnaires administratifs, ça génèrerait presque 4 Millions d’€ d’économies, sur un budget 2013 de près de 60 Millions d’€. Soit 6 à 7% du budget total.

 

Je n’ai pas assez d’éléments, mais je pense que la question est à creuser encore, on doit pouvoir faire mieux.

26 février 2016 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , | 3 commentaires

Le CDI, ça n’existe plus

Puisque l’Hérétique aborde le sujet, puisque la municipalité communiste de Malakoff distribuait des prospectus sur le sujet, je me permets de donner mon opinion, étant donné que je connais bien la question, ayant été très longtemps au chômage.

 

En ce qui me concerne, je considère que dans l’esprit, le CDI n’existe pas.

Effectivement, on a une tendance à surprotéger le travail, mais je pense que c’est un leurre.

 

Si une entreprise va mal, elle licenciera. Le licenciement économique ça existe.

Et dans la pratique, si votre patron n’aime pas votre gueule, il arrivera à vous licencier.

Il fera même le fils de pute pour y arriver.

 

Pour moi, on a un code du travail qui dans la pratique est inadapté. Il protège de tous, sauf si c’est indispensable…

 

Donc dans la pratique, je pense que le CDI n’existe plus, car si l’entreprise veut vous licencier, elle y arrivera toujours.

Il faut donc l’accepter comme un fait, même si je comprends que ça puisse être dur à entendre, étant donné que l’on est face à un vrai chômage de masse en France.

 

En ce qui me concerne, le problème est, comme c’est souvent le cas en France, mal posé.

La véritable question est plutôt de savoir si, dans le contexte actuel, on retrouve facilement un travail.

Et la réponse à tout ça, excepté dans certains secteurs (comme l’informatique), est souvent non.

 

En fait, on a quelque part un système très criminel, car il pénalise principalement les personnes éloignées de l’emploi.

 

Il est du coup plusieurs points à prendre en considération.

Je me permets d’en citer quelques-uns.

Le premier est que pour une personne éloigné de l’emploi ne travaillera pas dans un grand groupe.

Elle travaillera dans une TPE/PME.

Or, il est à rappeler que sur un emploi, les charges patronales représentent le salaire net.

Si vous payer x euros à un salarié, il coûte 2x euros.

Il est important de comprendre que un salarié payé net 2000€ coute 4000€ à son entreprise, indépendamment du fait qu’il travaille dans la TPE ou chez Google INC.

Evidemment, la world compagnie s’en sort.

Mais c’est plus compliqué pour la TPE/PME. Or je rappelle que c’est en TPE/PME qu’une personne éloigné de l’emploi a le plus de chance de trouver un emploi.

On n’échappera donc pas, sur le court terme, à une baisse des charges patronales.

En ce sens, l’idée de François Bayrou, en 2007, de permettre deux emplois sans charges, était une excellente idée. Pour un grand groupe, deux personnes, ce n’est rien. Mais pour une TPE/PME, c’est beaucoup.

Comme le disait si bien l’intéressé, je pense que ça aurait débloqué la situation en TPE/PME, et on aurait vu que les charges patronales sont un frein à l’embauche.

 

Autre point, il faut mieux accompagner les personnes qui sont au chômage, surtout si elles sont éloignées de l’emploi. Là, on a inventé une structure inefficace, en sureffectif et en sous-effectif appelée pôle emploi.

Les gens, quand ils sont à terre, ils ont besoin d’être accompagné pour se relevé. Le problème, c’est que le pôle emploi est d’une inefficacité redoutable…

 

Par ailleurs, il faut permettre une formation au long de la vie.

En France, on considère que la formation initiale permet d’évoluer.

Or, c’est totalement faux.

On est dans un monde où les métiers évoluent très vites et où les besoins évoluent très vite.

On est dans un monde changeant.

Il est faux que la formation initiale permette de bien faire son métier tout au long de la vie.

Déjà parce que certains secteurs évoluent très vites. Je pense en particulier à l’informatique.

Enfin parce que en général, le métier que l’on exerce est souvent éloigné de la formation initiale.

Il est donc impératif, pour donner le plus de cartes en main aux salariés, à l’humain, qu’ils puissent se reformer facilement.

Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Je me permets d’ailleurs de citer une citation d’une personne lors d’une conversation entre étudiants dans laquelle je m’étais honteusement incrusté au CNAM :

« La France est un pays de con, et dans ce contexte, le CNAM fait figure d’exception ».

En ce qui me concerne, travaillant dans l’informatique, secteur qui évolue vite, je dois reconnaître que c’est une véritable problématique.

 

Enfin, il faut toujours avoir à l’esprit que la question du chômage est un problème d’inadéquation entre l’offre et la demande. Il faut avant toute chose avoir enfin une réflexion sérieuse sur le sujet.

Pour lutter contre le chômage, il faut avoir une réflexion sur l’offre et la demande.

 

Evidemment, ça suppose de changer totalement d’état d’esprit…

Non, les chômeurs ne sont pas forcément des assistés qui ne pensent qu’à profiter du système, comme on peut le penser à droite.

Non, les patrons ne sont pas forcément des voyous, comme on peut le penser à gauche et en particulier au PCF.

 

Il faut arrêter de regarder de travers un bac +5 qui postule pour la plonge ou caissier à carrefour car il ne trouve pas mieux.

 

Il faut arrêter avec ça

 

Mais après tout, en France, on est le pays où l’on est toujours en retard d’une guerre…

22 février 2016 Posted by | Uncategorized | , | Laisser un commentaire

Réunion du 17/02/2016 sur le budget 2016 de Malakoff, Préparation, Impressions et sentiments (4/7) : Les dépenses

Regarder les dépenses est un point important, d’autant que les recettes, crise oblige, sont de plus en plus difficile à trouver.

 

Il y a deux points à garder en mémoire.

Le premier est qu’il existe deux types de dépenses, fonctionnement et investissement.

Les dépenses de fonctionnement correspondent aux dépenses courantes.

Les dépenses d’investissement correspondent à l’acquisition d’infrastructure ou au remboursement d’emprunts.

 

Le second point est que dans ce post, on ne va que regarder l’évolution de ces dépenses, pas le bien fondé de celle-ci. Par exemple, regarder l’évolution ne met pas en évidence le manque d’investissement productif.

 

Les chiffres sont ici, avec Excel, on a :

Année Recettes de Fonctionnement
(Milliers d’euro)
Dépenses de fonctionnement
(Milliers d’euro)
Recettes d’investissement
(Milliers d’euro)
Dépenses d’investissement
(Milliers d’euro)
% Dépenses Fonctionnement
/Totale dépenses
% Dépenses Investissement
/Totale dépenses
2000 37 277 33 276 9 693 7 429 81,74917086 18,25082914
2001 36 681 32 416 6 456 8 065 80,07707319 19,92292681
2002 41 191 38 273 10 278 9 714 79,75701753 20,24298247
2003 43 672 41 145 10 925 11 219 78,57497517 21,42502483
2004 40 038 39 136 16 561 14 875 72,45931384 27,54068616
2005 40 755 40 343 23 749 21 410 65,32961961 34,67038039
2006 41 728 40 106 19 682 20 199 66,5052649 33,4947351
2007 40 221 41 288 17 929 15 408 72,82347961 27,17652039
2008 43 544 46 278 23 666 21 551 68,22745433 31,77254567
2009 45 000 43 174 17 856 18 295 70,23703005 29,76296995
2010 43 796 41 604 8 345 11 998 77,61650685 22,38349315
2011 43 518 40 531 11 676 9 592 80,86307683 19,13692317
2012 44 168 42 406 13 101 15 411 73,34520989 26,65479011
2013 48 123 47 561 17 593 16 961 73,71284213 26,28715787
2014 46 218 45 598 10 857 14 432 75,95868732 24,04131268

 

Les dépenses de fonctionnement :

depense_fonctionnement

On remarque une tendance globale à la hausse, environ 40% de 2001 à 2014.

On a une hausse de 2001 à 2003, une quasi-stabilité entre 2003 et 2008, une baisse entre 2008 et 2011, une hausse de 2011 à 2013, puis une baisse de 2013 à 2014.

 

Les dépenses d’investissement

depense_investissement

Nous voyons une forte hausse entre 2000 et 2005, suivit d’une légère baisse entre 2005 et 2006, d’une forte baisse entre 2006 et 2007 et d’une très forte hausse entre 2007 et 2008.

On retrouve la forte période d’investissement de mandat 2001-2008.

 

De 2008 à 2011, on observe une baisse des dépenses d’investissement. Depuis, nous somme à une quasi-stabilisation autour de 15 000 Milliers d’€.

 

La part des investissements par rapport aux investissements :

part_fonc_invest

C’est là la partie la plus intéressante.

Effectivement, il est clairement visible que par rapport au totales des dépenses, les dépenses de fonctionnement sont largement plus importantes que les dépenses d’investissement.

 

Effectivement, au maximum, les dépenses d’investissement représentent 35%.

20 février 2016 Posted by | Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Réunion du 17/02/2016 sur le budget 2016 de Malakoff, Préparation, Impressions et sentiments (3/7) : Nouvelle phase d’investissement

Point important sur lequel je suis passé.

La municipalité envisage une nouvelle phase d’investissement, dans de nouvelles infrastructures.

La dernière phase, pour mémoire, avait eu lieu entre 2001 et 2008.

Elle s’était traduite par une augmentation importante de la dette de la ville.

 

Pour la nouvelle phase d’investissement, on a dans les cartons entre autre, le déplacement du garage municipal, des travaux d’accessibilité à la mairie, divers travaux de voiries…

 

Je suis plutôt favorable à un programme d’investissement, au moins sur le principe.

 

Néanmoins, je souhaiterais mettre en avant trois points.

Le premier, plutôt positif, c’est que cette fois-ci, les impôts ont été fortement augmentés avant le programme d’investissement.

Cela me laisse espérer que l’on financera peut-être les futurs investissements avec plus d’autofinancement brut.

Effectivement, la dernière fois, le programme d’investissement avait commencé sans une augmentation d’impôt pour le soutenir. Du coup, on avait eu une chute de l’autofinancement et une augmentation de la dette.

Je peux concevoir qu’il est désagréable de voir ses impôts fortement augmenter.

Mais entre une forte augmentation de la dette (même d’investissement) et une forte augmentation des impôts, je préfère une forte augmentation des impôts.

La dette, il faut la rembourser.

Trop de dette, même si c’est pour l’investissement, ça plombe l’avenir.

En ce sens, la leçon du maire de Vanves est intéressante.

 

Dans l’un des travers cité ci-dessus, travers qui consiste à augmenter les recettes après les investissements, on avait l’histoire des abattements passés de 20% à 15% (Conseil municipal du 30/09/2008). Effectivement, comme le soulignait Jean Emmanuel Paillon, la ville était hors-la-loi. A la limite, tant mieux pour le contribuable. Mais en ne le faisant pas avant, la ville s’est privée d’autofinancement brut, autofinancement qui aurait pu servir au programme d’investissement 2001-2008.

De plus, comme l’augmentation de la taxe foncière année 2015, c’était, encore une fois, brutal.

 

Au fond, au lieu de dire qu’ils augmentent la taxe foncière à cause de la baisse des dotations d’états, la municipalité aurait dû dire qu’ils augmentent la taxe foncière en vue de réaliser des investissements.

 

Le second point, qui du coup est une inquiétude, est un possible recours aux emprunts.

Pour l’instant, c’est conditionnel !

Mais Joël Alain a expliqué que c’est une possibilité.

Or, j’ai une véritable inquiétude sur le sujet.

Effectivement, il faut toujours avoir en mémoire le principe suivant :

Une dette, ça se rembourse !

Principe qui induit un autre principe :

Si on n’est plus en mesure de rembourser sa dette, c’est le créancier qui prend les choses en main !

Par exemple, à Grigny, ville fortement endetté, le préfet, contre l’avis du maire et de la population, a augmenté lui-même (et très fortement) les impôts.

Ça pose un véritable problème de démocratie. Mais le préfet a fait le job. C’est le maire de l’époque (communistes d’ailleurs) le responsable, qui a laissé la dette filer.

Ces deux principes étant rappelés, une possible augmentation de la dette de la ville (même si c’est pour investir), me laisse au moins perplexe, voir m’inquiète.

Déjà parce que le niveau de dette est, à mon sens, assez élevé.

Entre 2001 et 2008, on a multiplié la dette par environ 10.

Selon mes calculs (compte administratif 2014), on la rembourse totalement en 2032.

On arrive au niveau de 2001 en 2030.

Et encore, il s’agit de projections…

En gros, on va mettre 22 ans à rembourser ce que l’on a emprunté en 6 ans…

En fait, le problème, c’est qu’envisager un emprunt doit se faire en envisageant son remboursement.

Et entre 2001 et 2008, les emprunts ont été faits sans envisager leurs remboursements.

J’ai du mal à concevoir les communistes envisager une stratégie de remboursement des emprunts pour rembourser au plus vite les emprunts…

 

Enfin, dernier point, et c’est le point le plus négatif, ça manque encore d’investissement productif.

Je n’ai rien contre le centre de santé, la médiathèque, le nouveau garage municipal… Ou que sais-je !

Mais dans le cas de Malakoff, il faut avoir une réflexion globale pour faire venir de nouveaux contribuables.

Il faut une réflexion globale pour enrichir la ville, tout en gardant la spécificité qui fait le charme de Malakoff.

C’est vrai que c’est un sujet difficile, mais il est important.

 

Effectivement, la ville de Malakoff peut se résumer à cette maxime :

La municipalité de Malakoff fait une bonne politique, mais elle fait une bonne politique sur l’argent des autres (avec entre-autre l’Etat).

 

Or, on arrive à un point où les autres n’ont plus d’argent.

Pour pouvoir maintenir sa politique, et être indépendant des autres (et des problèmes financiers des autres), il faut avoir une réflexion pour consolider les recettes propres de la ville.

C’est mieux si, au lieu d’augmenter les taux, on augmente le nombre de contribuable.

 

En fait, il s’agit d’une véritable différence entre la majorité et moi-même.

Je suis pour le service public, je tiens à le répéter.

Il permet la cohésion de la société, et permet de se relever après un accident de vie.

Les accidents de vies sont d’ailleurs de plus en plus fréquents.

 

Mais il y a une différence majeure entre moi et les communistes : Le financement d’un service public ne peut pas se faire sans une économie solide derrière.

Il n’y a pas de social si l’économie ne marche pas.

Le développement économique est une question clé, et sur ce point-là, la municipalité est en retard de plusieurs siècles.

 

Mais après tout, ce sont des communistes…

20 février 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Réunion du 17/02/2016 sur le budget 2016 de Malakoff, Préparation, Impressions et sentiments (2/7) : CAF, Dette et Capacité de remboursement

A partir des données compilées ici, on peut commencer à s’intéresser à la capacité d’autofinancement brut (CAF), l’encours à la dette (D) et la capacité de désendettement (R).

Evidemment, puisqu’il y va y avoir un peu de calcul, les fonctions sont continues et dérivables sur la date. On a CAF(t), D(t) et R(t).

J’en profite pour introduire V(t), la vitesse d’endettement, comme étant la dérivée de D(t).

Il est tout à fait possible d’estimer V(t) grâce à la formule de Taylor.

Effectivement, V(t) ~ (D(t + dt) – D(t – dt))/2.dt

dt est un intervalle de temps supposé le plus petit possible (enfin, on supposera qu’il est suffisamment petit pour pondre un calcul, pour être plus exact).

Et puis comme je l’ai estimé…

 

Pour mémoire, CAF = Recettes de la section de fonctionnementDépenses de la section de fonctionnement.

Les calculs sont faits à partir des comptes administratifs.

Pour être complet, on enlève ce qui n’est pas récurent.

Reste à définir ce que l’on appelle « non récurent ».

 

Par ailleurs, R(t) = D(t)/CAF(t).

R(t) représente la durée de remboursement de la dette si l’on y met tout l’autofinancement.

 

Donc grâce à Excel et une odieuse phase de copier/coller, on arrive à :

Année CAF (millier d’euro) Encours de la dette
(Millier d’euros)
Capacité de
désendettement (ans)
Dérivé
2000 4 634 5 726 1,235649547
2001 5 124 4 913 0,958821233 -456,5
2002 3 854 4 813 1,248832382 -482
2003 3 736 3 949 1,057012848 3673
2004 2 376 12 159 5,117424242 8817
2005 2 321 21 583 9,299009048 10607,5
2006 2 983 33 374 11,18806571 9800,5
2007 430 41 184 95,77674419 6952
2008 -717 47 278 NA 2759,5
2009 3 027 46 703 15,4288074 -1718,5
2010 4 944 43 841 8,867516181 -2983
2011 6 428 40 737 6,337429994 -2956
2012 6 868 37 929 5,522568433 -1684
2013 6 807 37 369 5,489789922 -833,5
2014 6 875 36 262 5,274472727

Commençons donc par CAF :

caf

Nous voyons une chute de la capacité d’autofinancement brut entre 2001 et 2008.

On a même une CAF négative en 2008, ce qui est quelque chose inacceptable (et sur lequel l’opposition de l’époque aurait dû insister).

Effectivement, une CAF négative correspond à des dépenses de fonctionnement supérieures aux recettes de fonctionnement.

Par la suite, la CAF a augmenté pour se stabiliser en 2012 autour de 6 800 milliers d’€.

Je rappelle que 2009 correspond à une forte augmentation des impôts locaux.

 

Pour la dette :

dette_malakoff

Nous voyons un remboursement entre 2000 et 2003. Puis nous observons une augmentation entre 2003 et 2009. De 2003 à 2009, elle est multipliée par 11,82.

Cela correspond à un endettement en vue de faire des investissements (centre de santé, médiathèque,…).

Par la suite, on a une diminution de la dette.

Mais on est très loin du niveau de 2003.

En 2003, on était à 3 949 milliers d’€, contre 36 262 milliers d’€ en 2014. Soit un facteur 9.

Selon mes calculs faits sur le CA (compte administratif 2014), la dette est remboursée en 2032.

On arrive au niveau de 2003 entre 2029 et 2030.

 

Vitesse d’endettement :

derivee_dette

Bon, c’est un peu la cerise sur le gâteau.

Si V < 0, on est dans une phase de désendettement. Si V > 0, on est dans une phase d’endettement.

Là, rien de bien nouveau, les périodes sont clairement identifiées.

Néanmoins, entre 2002 et 2005, la valeur de V(t) est de plus en plus grande.

Cela signifie que la ville s’est endettée de plus en plus vite, qu’elle a emprunté de plus en plus.

Ça correspond à une frénésie d’emprunt.

 

La capacité de désendettement :

capacite-desendettement

Elle est à peu près stable entre 2000 et 2003. Elle augmente très fortement de 2003 à 2007. Ça correspond à notre frénésie d’emprunt.

On arrive même à un record de 95 ans en 2007.

En 2008, la valeur est incalculable, CAF < 0.

Par la suite, la capacité de remboursement diminue pour être autour de 5 ans en 2014.

Cela est due à une augmentation de la CAF mais aussi une diminution de l’encours de la dette.

17 février 2016 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Réunion du 17/02/2016 sur le budget 2016 de Malakoff, Préparation, Impressions et sentiments (1/7) : Généralités

Le maire de Malakoff a organisé deux réunions publiques pour parler du budget 2016. Le Lundi 15 et Mardi 16 Février 2016.

 

Je n’ai pas pu venir à celle du 15, mais j’étais à celle d’hier.

 

Je n’ai pas vraiment été original, j’ai globalement dit ce que j’ai écrit ici.

Mais à l’aide de ce site, j’ai pu m’amuser à remonter jusqu’en 2010.

Copier/Coller dans un Excel étant vraiment chiant, je me suis dit que ça serait vraiment dommage de ne pas faire partager la préparation à cette réunion…

Le moment aussi de reprendre certains arguments, de revenir sur certains points et compléter mon opinion.

 

Mais je vais commencer par les généralités.

 

Nous n’étions pas très nombreux (je dirai environ 30).

L’ensemble de la salle était acquise à la municipalité.

 

Côté opposition, il n’y avait que moi-même et Pierre Demarquet, le chef des républicains sur Malakoff.

N’étaient présents aucuns représentants de l’opposition actuelle dans cette réunion, que ce soit le Malakoff Citoyen ou Malakoff Plurielle.

 

C’est dommage, quand je pense que Malakoff Plurielle expliquait au maire de Malakoff qui fallait faire un budget participatif… Elle commence par une réunion publique et… ils ne sont pas là.

Ils auraient pu éclairer l’assistance publique sur la politique budgétaire de la ville… (C’était ma minute méchanceté sur Malakoff Plurielle, car j’en avais envie).

 

Dans les interventions, j’ai trouvé mon collègue Pierre très gentils, trop d’ailleurs…

Mais moi, malgré le fait que je sois un retraité de la vie politique, j’étais bien présent !

Et heureusement, j’étais là pour donner des contre-arguments et faire le travail de l’opposition.

Malheureusement, je dois reconnaître que je suis vraiment moins bon !

Mais c’est la vie…

Et j’estime que j’ai fait de mon mieux, faisant du coup le travail de l’opposition actuelle (alors que je suis un peu moins au fait de tout ça).

 

Dans mon intervention, j’ai insisté sur l’importance de la dette de Malakoff, sur la nécessité de préférer une politique d’investissement basé sur l’autofinancement plutôt que sur l’endettement.

J’ai insisté aussi sur l’importance du désendettement de l’Etat car comme le dit Emmanuelle Jannès (avec qui je suis sur ce point d’accord), les caisses de l’Etat sont durablement vides.

J’ai pointé le fait que la dette de l’Etat est ici une dette de fonctionnement et que continuer l’endettement de l’Etat est moralement contestable, surtout pour les générations futures.

 

Je me suis aussi étonner de l’augmentation des dépenses de personnel (sur le coup, j’ai eu le droit à une réponse étonnante de notre maire…), augmentation difficilement compréhensible au vue des transferts vers Sud de Seine. Je suis donc revenu sur le paradoxe Paillon.

 

Enfin, j’ai expliqué qu’il était possible, de mon point de vue, de faire des économies sur un service public.

 

J’ai aussi insisté sur le manque d’investissement productif.

 

Il y a aussi eu l’intervention d’une dame qui était très intéressante.

Elle expliquait deux choses importantes.

 

La première, c’est que l’économique, c’est important.

Je regrette, sur le coup, de ne pas avoir insisté sur ce point. Mais bon, j’avais tellement de chose à dire que je condense comme je peux…

Elle a insisté aussi sur l’importance des investissements productifs.

Enfin, elle a rappelé que les propriétaires ne sont pas forcément riches.

Une très bonne chose.

Elle a invité la municipalité à chiffrer ses économies, et éventuellement à faire des choix…

Effectivement, quand on n’a pas d’argent ou moins d’argent (Ce qui est le problème de beaucoup de personnes, communes, …), c’est mieux.

 

Voilà pour le résumé.

17 février 2016 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (3/3) : L’aspect marketing

Parlons un peu marketing…

Aujourd’hui, pourquoi préférer acheter une marque plutôt qu’une autre ?

Pourquoi le consommateur va préférer acheter une marque plutôt qu’une autre ?

Pourquoi acheter un IPhone plutôt qu’un Androïd ?

 

Évidemment, ça dépends de beaucoup de choses.

Ça dépend généralement de la marque, du prix et de la qualité. Surtout du prix et de la qualité.

Mais il y en a qui achètent IPhone car … c’est Apple.

 

La politique peut aussi se raisonner sur cette base.

Pourquoi le consommateur (l’électeur) achèterait (voterait) pour la marque (le parti politique) Modem ?

 

En ce qui concerne l’étiquette, on est déjà servi. En général, on vote les deux grosses franchisses que sont les républicains (ou UMP) et le PS.

 

Donc la franchisse Modem, qui est donc d’un point de vue marketing une petite franchise, ne peut pas forcement jouer que sur l’étiquette.

 

Par ailleurs, se plaçant au centre, elle est face à une concurrence sévère et dure.

Sur ce créneau, il y a l’UDI et l’UDE (avec le Front Démocrate).

 

Je pense qu’il y a deux points à garder en tête.

La première est qu’il faut proposer ce que les autres n’ont pas.

L’UDI se positionne sur une alliance automatique avec la droite. L’UDE se positionne avec une alliance automatique avec la gauche.

 

Le Modem se doit donc d’être original, et se placer pour une alliance à géométrie variable.

Je pense même qu’il y a un espace !

Comme je l’expliquais dernièrement, et comme le blog du centrisme l’expliquait, le débat Gauche-Droite est archaïque, stérile et ne permet pas à la France de se réformer.

Au contraire, si on prend par exemple l’Allemagne, c’est des coalitions Droite-Gauche qui ont permis d’avancer.

Pour continuer dans ce sens, la cassure droite-gauche permet à des Sarkozy et des Hollande de se construire, sans idées, sans visions, dans une démarche le bien contre le mal, c’est blanc ou c’est noir, nous c’est les gentils, eux, c’est les méchants.

 

Le problème, c’est que le monde est gris !

Je pense qu’il y a vraiment un espace pour une approche plus pragmatique de la politique.

Effectivement, Les républicains ou Le PS, Sarkozy ou Hollande, ont déjà le programme.

Ils ne connaissent pas les problèmes, mais ils ont les solutions…

Et ils vont expliquer en quoi leurs solutions est la solution à tes problèmes qu’ils ne connaissent pas…

 

Or, il y a un espace pour un parti qui ne prônent pas des solutions, mais qui prônent des démarches.

Démarche basé sur mon livre de chevet : Discours de la méthode de Descartes.

On fait d’abord un diagnostic puis de ce diagnostic, on construit un programme.

Tout l’inverse d’une approche gauche-droite car dans ce cas, on discute sur un projet et non plus sur un camp.

 

C’est même une nouvelle définition de l’axe central, qui comme l’explique le blog du centrisme, est plébiscité par les français.

 

Le deuxième point est la qualité de l’offre électorale.

Si Bayrou est encore identifié, alors qu’il n’a pas de député, d’élus ou que sais-je, c’est grâce à la qualité que fut son offre électorale.

Il est le seul à avoir mis en avant les problèmes de dette, de désindustrialisation, d’institution…

 

Différence de l’offre électorale par rapport aux concurrents, notamment centristes, et qualité de l’offre électorale, notamment en matière de diagnostics et de propositions, c’est sur ces deux points que doit travailler et continuer de travailler le Modem.

 

Sur le court terme, c’est peut être frustrant, mais sur le long terme, ça nous identifiera.

Mieux vaut avoir 0 élus pour nous permettre d’en avoir 10 de façon durable que d’en avoir 50 et sur le long terme, car les républicains ne veulent plus de nous et qu’ils n’ont plus besoins de nous, d’en avoir 0 de façon durable…

13 février 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , , , | Laisser un commentaire

Le Modem et sa construction sur le long terme (2/3) : Soutenir Wauquiez/Peltier, c’est soutenir Sarkozy

Ça fait depuis très longtemps que je veux commenter cet article.

Certes, la flemme fait que depuis les régionales, des mois sont passés mais le temps fait que je peux approfondir et mieux argumenter.

 

Sur le fond, je suis entièrement d’accord avec le point de vue : Soutenir Guillaume Peltier (et j’ajoute Laurent Wauquiez), c’est soutenir Nicolas Sarkozy.

 

Admettons qu’il est dans les choses que pour diverses raisons, le centre soutienne Alain Juppé.

Ce n’est pas mon choix initial, mais au point où l’on en est…

 

Mais le problème est qu’il est temps de comprendre que la droite, regroupé au sein des républicains, ce n’est pas un parti homogène au niveau de sa doctrine.

 

Au contraire.

Parler de la droite, c’est plus complexe qu’il n’y parait.

Il n’y a pas la droite, mais il y a des droites.

Cette remarque vaut d’ailleurs pour la gauche.

 

Donc les républicains n’est pas le parti de la droite, mais un parti des droites.

 

Dans les républicains, on peut déjà dénoter deux tendances principales :

  • La droite conservatrice et décomplexé, personnifiée par Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée personnifiée par Alain Juppé, et d’un certain point de vue, peut-être François Fillon.

La première a des opinions toutes faites, indépendantes d’une analyse sérieuse de la situation.

La seconde connait ses objectifs, mais base son plan d’action sur une analyse la plus poussé possible.

 

Il est important de comprendre que le centre peut s’entendre avec la droite modérée, mais que le centre est l’ennemi de la droite dure.

 

Dans le passé, j’avais d’ailleurs écrit que la droite dure :

Dans ce contexte, il est donc important de répéter que la droite modérée est un partenaire potentiel, mais la droite dure est un adversaire politique du centre.

 

Peut-être le centre estime-t-il qu’il est trop faible pour prendre le pouvoir. Je le regrette, mais pourquoi pas.

Mais il faut garder à l’esprit l’important : notre objectif est de permettre à un modéré de prendre le pouvoir pour enfin avoir quelqu’un qui fait une politique enfin dans l’intérêt général, le bien de tous, pas d’une oligarchie.

 

Dans ce contexte, peut-être que miser sur Juppé est la meilleure solution, mais il est clair qu’éliminer Nicolas Sarkozy est également un objectif.

 

Il est évident que ça passe par l’élimination de ses soutiens, dans lesquels on a la droite forte (Guillaume Peltier) et Laurent Wauquiez.

Les soutenir c’est déjà contre-nature pour le centre, mais c’est aussi totalement idiot sur le long terme.

C’est affaiblir Alain Juppé dans sa difficile prise en main de la droite, notamment par la primaire UMP.

 

Au contraire, on a tout intérêt à affaiblir le camp Sarkozy. Et la moindre des choses, c’est de ne pas soutenir les amis de Nicolas Sarkozy lors des élections.

 

Par conviction, j’ai voté blanc au premier tour des régionales.

Mais en réalité, je me rends comptes que c’était un coup de génie.

Mon vote blanc a permis de diminuer le score des républicains qui je le rappelle, les centristes l’ayant oublié, est dirigé par Nicolas Sarkozy.

Du coup, les républicains de Nicolas Sarkozy n’ont pas fait une bonne élection régionale.

Cela permettra peut-être aux militants de l’ex-UMP de se poser enfin la question de la pertinence Sarkozy à la tête du parti de la droite.

 

Enfin, je vais me permettre une conclusion plus longue.

Je pense que le PS et les républicains sont des partis nocifs pour la démocratie française.

Ces partis comme je viens de l’expliquer précédemment n’ont pas une doctrine identifiée. Ils ont des doctrines…

Il n’y a rien en commun entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Dans le même ordre d’idées, il n’y a rien en commun entre Martine Aubry d’un côté, Manuel Valls et Emmanuel Macron de l’autre.

 

Je pense qu’il serait sain que les républicains et que le PS implose enfin une bonne fois pour toute.

Les républicains et la droite doivent donc imploser au moins en trois partis :

  • Les libéraux (même si ce n’est pas ma tasse de thé, je pense qu’il manque un parti libéral en France)
  • La droite conservatrice avec Nicolas Sarkozy.
  • La droite modérée avec Alain Juppé.

Par la même occasion, le PS doit imploser en deux :

  • La gauche dure (les frondeurs) avec Martine Aubry.
  • La gauche modérée avec Manuels Valls ou Emmanuel Macron.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Déjà, ça clarifierai le débat.

Ensuite, ça ferait une vrai concurrence de premier tour (car en plus, il faut aussi compter les partis centristes), concurrence qui forcerait les partis politiques à enfin travailler la qualité de leur offre électorale.

 

Enfin, ça permettrait de recomposer la vie politique, de sortir du débat Gauche-Droite, qui est stérile et dépassé, pour construire enfin, comme en Allemagne, des coalitions qui pourraient enfin traiter les problèmes de la France de manière pragmatique et non plus idéologique.

 

Je suis totalement d’accord avec le blog du centrisme : Les partis centristes, à commencer par le Modem car il a été créé sur cette base, doivent porter ça.

 

Evidemment, ça suppose une réforme du mode de scrutin qui permette une concurrence saine, et à chacun de s’exprimer et de peser… selon son score (comme un scrutin proportionnel par exemple).

9 février 2016 Posted by | Election présidentielle 2017, Politique, Politique nationale | , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

DOB 2016 de Malakoff (1/3) : Rien de nouveau sur le fond

Lors du conseil municipal du 27/12/2016, il y avait la première partie de l’exercice budgétaire 2016.

En l’occurrence, le DOB (Débat d’orientation budgétaire).

 

C’est le moment sur lequel on débat sur les grandes lignes de la politique économique et financière de la ville.

 

Eh bien, sur le fond, rien de nouveau. On va pouvoir faire (très) court.

Malakoff considère toujours que l’Etat doit tout, et compte maintenir les dépenses de services publiques (ainsi que les dépenses associatives) à un niveau le plus élevé possible.

 

Au lieu d’envisage une réduction des dépenses de fonctionnement et une rationalisation de ces dites dépenses (point où un jour il faudra bien que la ville s’y mette…), on est resté dans les clivages habituels.

 

Certains discours sont pour moi dé-corrélé de la réalité économique du pays.

Sur ce point, le discours de Vanessa Ghiati était tout simplement délirant, sectaire et très passéiste.

 

Par ailleurs, malgré les différences politiques que j’ai avec Emmanuelle Jannès, je suis en totale accord avec elle sur un point : Les caisses de l’Etat sont durablement vides (le mot « durablement » étant peut-être même le plus important).

Là aussi, la réponse de Serge Cormier, premier adjoint, était impressionnante, dénotant dans le domaine économique un vrai manque de culture.

Comme quoi on peut avoir une bonne vision en urbanisme et une très mauvaise en économie.

 

Dans sa réponse, il expliqua qu’Emmanuel Jannès avait laissé tomber le masque et il demanda si pour certains services publics (enfance…), la municipalité en faisait trop.

 

Or si Serge Cormier avait une meilleure vision économique, il saurait que la question n’est pas de supprimer le service public, mais de savoir si on peut le rendre plus efficace à moindre coût.

Par principe, les libéraux sont pour supprimer le service public. Par principe, les communistes sont pour financer le service public selon au mieux le grand principe de la lutte des classes, au pire à crédit.

 

En ce qui me concerne, je suis pour financer le service public par la productivité. Là, il y a une véritable différence politique !

9 février 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire