Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Demande du budget 2016

Le maire a certes changé, mais les habitudes restent.

« Madame le maire,

Je me permets de vous faire la demande du budget 2016 de Malakoff en vertu de l’article L2121-26 du code des collectivités.

Je me permets aussi de demander deux autres chiffres : l’encours de la dette de la commune au 01/01/2016 et l’encours de la dette de la commune prévu au 31/12/2016.

 

Veuillez agréer mes salutations distinguées. »

29 mars 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

C’est Vallée Sud Grand Paris qu’il faut supprimer

Jean Didier Berger, Maire de Clamart, président de la Vallée Sud Grand Paris, plaide sur son blog pour la suppression du Grand Paris.

En ce qui me concerne, je pense que c’est la Vallée Sud Grand Paris qu’il faut supprimer.

Pour mémoire, La Vallée Sud Grand Paris a remplacé Sud de Seine et est composé d’Anthony, Bagneux, Bourg la Reine, Châtenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Fontenay aux Roses, Le Plessis Robinson, Malakoff, Montrouge et Sceau.

Par ailleurs, je pense qu’il faut supprimer aussi les départements.

 

Il y a certes des arguments avec lesquels je me retrouve avec le maire de Clamart.

Le premier est que le millefeuille français, ça suffit. Il y a des couches inutiles ou en trop, car ça fait doublon, qu’il faut supprimer.

Pour ma part, je pense qu’il faut garder la commune, car le maire est aujourd’hui le seul élu de proximité, la région, l’Etat et l’Europe.

Pour des raisons que je vais développer, je pense aussi qu’il faut des métropoles, dont celle du Grand Paris.

Le reste, c’est en trop.

 

Par ailleurs, je considère que la métropole du Grand Paris est aujourd’hui insatisfaisante.

Ce gros machin est anti-démocratique et technocratique.

Je pense partager le grief de manque de démocratie sur le Grand Paris.

 

Mais je tiens à rappeler également que sur la représentation du conseil de la Vallée Sud Grand Paris, on a les même travers, c’est également anti-démocratique. Les différents conseils municipaux choisissent les membres. Du coup, les oppositions municipales ne sont pas représentées.

Malakoff Plurielle qui a pourtant fait un score n’est pas dans l’assemblée de la Vallée Sud Grand Paris.

Je l’avais écrit précédemment.

 

Mais les points d’accord s’arrêtent là.

Effectivement, je considère que pour une ville comme Paris, les problématiques se posent au niveau de Paris et de la petite couronne.

Les questions de logement, de transport, de développement territoriale et de développement économique se pose au niveau de Paris et de la petite couronne, en l’occurrence ce qui était le département de la Seine.

C’est très bien analysé dans l’excellent Rapport Dallier.

 

Beaucoup de problématiques ne se posent donc pas sur le simple territoire de la Vallée Sud Grand Paris, mais sur l’ensemble de Paris et de la petite couronne.

Soit le territoire du Grand Paris.

 

Mais pour que le territoire du Grand Paris puisse fonctionner, il faut que l’exécutif soit clairement identifié et clairement légitime à diriger cette entité.

De fait, il faut que le conseil du Grand Paris soit élu directement par les habitants concernés.

En résumé, comme je l’avais dit, je suis pour un Grand Paris Démocratique, à la place de toutes ces intercommunalités parasites (comme la Vallée Sud Grand Paris), et une remise à plat du millefeuille français.

 

A la limite, le seul intérêt de la Vallée Sud Grand Paris est une réduction insidieuse du nombre de commune en France (comme je l’avais également écrit).

Les maires, comme Jean Didier Berger à Clamart, ou Jacqueline Belhomme à Malakoff, en sont-ils conscients ?

Pas sur…

28 mars 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Vers un budget participatif sur Malakoff ?

La semaine dernière, il y avait une réunion à l’Hôtel de ville pour parler de démocratie locale.

Il était surtout question de relancer les conseils de quartier.

 

Mais une question, de manière anecdotique d’ailleurs, a été abordée : celle de doter la ville de Malakoff d’un budget participatif (comme c’est le cas de Paris, par exemple).

 

Ce n’est pas certain, mais ça y réfléchit dans la majorité municipale.

 

D’abord, il faut commencer par une précision.

Il ne s’agit pas de rendre l’ensemble du budget de la ville participatif.

Effectivement, la majorité municipale estime avoir été élue sur un programme, elle met donc en œuvre le programme sur lequel elle a été élue, notamment dans ses orientation budgétaire.

En ce qui me concerne, ça me va, c’est la démocratie. Et si l’opposition n’est pas d’accord, elle n’avait qu’à être plus intelligente…

 

En réalité, il s’agit de permettre à 15% municipal d’être débattu en conseil de quartier.

C’est important de le préciser.

La municipalité pourrait laisser 15% du budget municipal aux mains des conseils de quartier, et non la globalité du budget municipal.

 

Personnellement, cela me laisse, pour l’instant perplexe…

Au mieux, ça me semble un gadget. Au pire, une idée dangereuse.

 

J’ai deux raisons à cela.

La première, c’est que le budget est un domaine très technique.

Pour en parler sans dire trop de conneries, je m’y suis formé lors d’une université de rentré Modem avec l’IFD (Institut de formation démocrate).

J’ai peur que sans une formation adéquate, la population ne puisse apporter une vision pertinente sur un sujet aussi complexe.

 

En fait, demander à la population de se décider sur la globalité ou une partie (ce qui est le cas ici) devrait se faire après avoir formé la population à un sujet aussi technique.

Cette question est d’ailleurs centrale pour un conseil de quartier, et pas que sur le budget.

 

La seconde raison est que le budget est un acte politique fort. Les choix politiques se traduisent dans le budget.

 

Or, il y a un moment où la démocratie représentative prend le pas sur la démocratie participative.

 

Je ne méprise pas la démocratie participative. Au contraire. Elle permet l’information, le débat et de créer des liens.

Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », explique que le citoyen, dans une démocratie, a tendance à être isolé.

Pour lutter contre cet isolement, Alexis de Tocqueville recommande au citoyen de s’investir dans des associations locales, en l’occurrence, dans de la démocratie participative.

 

Mais il faut bien garder à l’esprit que ce n’est pas le conseil de quartier qui dirige, mais le maire.

Le maire peut suivre l’avis des conseils de quartiers… ou pas.

 

Personnellement, j’élis un maire pour lui donner mandat et gérer, en mon nom, la politique municipale.

 

Si on a des comptes à régler avec la municipalité, c’est aux municipales que ça doit se passer.

20 mars 2016 Posted by | Conseil de quartier, Malakoff, Politique, politique locale | , , , | Laisser un commentaire

Réunion du 17/02/2016 sur le budget 2016 de Malakoff, Préparation, Impressions et sentiments (7/7) : Les dotations

dgf

Malakoff subit une baisse des dotations d’Etat et en particulier de la DGF (Dotation Globale de fonctionnement).

 

Plusieurs points sont à souligner.

Le premier est de savoir si c’est normal.

Il s’agit ici d’une différence d’appréciation politique !

La municipalité estime que c’est un dû.

Moi, j’estime que ce qui est un dû, et un devoir, c’est le désendettement de l’Etat, et dans un premier temps, il faut en finir avec le déficit.

Je tiens d’ailleurs à signaler que dans le cas de l’Etat, il s’agit d’abord d’un déficit de fonctionnement. L’Etat dépense plus qu’il ne gagne, et en plus, il fait de la dette de fonctionnement, de la mauvaise dette comme diraient certain.

 

Le désendettement de l’Etat est pour moi une question clé, et continuer un déficit de fonctionnement est tout simplement pour moi un scandale.

 

Ce qui fait que tout le monde doit pour moi participer à l’effort de redressement de nos comptes publics.

Tout le monde, ça implique les communes aussi.

La diminution des dotations est donc pour moi logique. Elle est même saine, d’autant que sur ce point, les communes ne sont pas forcements vertueuses (Bercy et cour des comptes, Député Dosière).

Comme le dit Emmanuelle Jannès de Malakoff Plurielle, les caisses de l’Etat sont durablement vides.

 

Seconde remarque, que faire face à ça ?

Soit on s’en plaint. C’est irresponsable vu le problème démocratique, économique et social que représente le déficit public.

Soit on le prend comme un fait, et on fait avec.

C’est évidemment mon opinion sur la question.

Il faut donc compenser la baisse des dotations programmées.

La municipalité a (officiellement) augmenté la taxe foncière pour compenser la baisse des dotations.

Je pense que ce n’est pas une bonne chose.

Je pense qu’il faut compenser la baisse des dotations par des économies de fonctionnement, et par une rationalisation de nos dépenses de fonctionnement.

 

Par ailleurs, il faut avoir également une réflexion pour augmenter les recettes de la ville (augmentation qui permettrait d’ailleurs de compenser la baisse des dotations).

Il faut faire ce que l’on appelle des investissements productifs.

 

Ce qui fait qu’il faut aussi que je me détermine sur les baisses et les augmentations d’impôts.

Dans le cas de Malakoff, je suis défavorable à une baisse des impôts.

La situation financière de Malakoff, même si on peut trouver franchement pire, est délicate.

Et la dette de Malakoff, qui est une dette d’investissement (non productif) est importante et se rembourse trop lentement.

 

Mais suis-je pour une hausse des impôts ?

Là aussi, ça dépends.

Si c’est pour compenser la baisse des dotations, ou pour augmenter les recettes de fonctionnement, j’y suis défavorable.

Si c’est pour des investissements non-productifs, j’y suis aussi défavorable.

La baisse des dotations, et les investissements non-productifs doivent d’abord être financés par des gains de productivité et une rationalisation des dépenses de fonctionnement.

 

Mais si c’est pour favoriser l’investissement productif, je n’y suis pas défavorable.

Au contraire, favoriser l’investissement productif, c’est augmenter les recettes de la ville et placer les finances de Malakoff dans une situation long-terme meilleure.

Et améliorer le futur, ça vaut bien une augmentation des impôts (du moment qu’elle est supportable, ça va de soi)

 

En ce qui concerne l’augmentation des impôts voté par la municipalité, j’y suis donc défavorable.

Au mieux, c’est pour des investissements non-productifs.

Au pire, c’est pour compenser la diminution des dotations…

8 mars 2016 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire