Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Vers un budget participatif sur Malakoff ?

La semaine dernière, il y avait une réunion à l’Hôtel de ville pour parler de démocratie locale.

Il était surtout question de relancer les conseils de quartier.

 

Mais une question, de manière anecdotique d’ailleurs, a été abordée : celle de doter la ville de Malakoff d’un budget participatif (comme c’est le cas de Paris, par exemple).

 

Ce n’est pas certain, mais ça y réfléchit dans la majorité municipale.

 

D’abord, il faut commencer par une précision.

Il ne s’agit pas de rendre l’ensemble du budget de la ville participatif.

Effectivement, la majorité municipale estime avoir été élue sur un programme, elle met donc en œuvre le programme sur lequel elle a été élue, notamment dans ses orientation budgétaire.

En ce qui me concerne, ça me va, c’est la démocratie. Et si l’opposition n’est pas d’accord, elle n’avait qu’à être plus intelligente…

 

En réalité, il s’agit de permettre à 15% municipal d’être débattu en conseil de quartier.

C’est important de le préciser.

La municipalité pourrait laisser 15% du budget municipal aux mains des conseils de quartier, et non la globalité du budget municipal.

 

Personnellement, cela me laisse, pour l’instant perplexe…

Au mieux, ça me semble un gadget. Au pire, une idée dangereuse.

 

J’ai deux raisons à cela.

La première, c’est que le budget est un domaine très technique.

Pour en parler sans dire trop de conneries, je m’y suis formé lors d’une université de rentré Modem avec l’IFD (Institut de formation démocrate).

J’ai peur que sans une formation adéquate, la population ne puisse apporter une vision pertinente sur un sujet aussi complexe.

 

En fait, demander à la population de se décider sur la globalité ou une partie (ce qui est le cas ici) devrait se faire après avoir formé la population à un sujet aussi technique.

Cette question est d’ailleurs centrale pour un conseil de quartier, et pas que sur le budget.

 

La seconde raison est que le budget est un acte politique fort. Les choix politiques se traduisent dans le budget.

 

Or, il y a un moment où la démocratie représentative prend le pas sur la démocratie participative.

 

Je ne méprise pas la démocratie participative. Au contraire. Elle permet l’information, le débat et de créer des liens.

Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », explique que le citoyen, dans une démocratie, a tendance à être isolé.

Pour lutter contre cet isolement, Alexis de Tocqueville recommande au citoyen de s’investir dans des associations locales, en l’occurrence, dans de la démocratie participative.

 

Mais il faut bien garder à l’esprit que ce n’est pas le conseil de quartier qui dirige, mais le maire.

Le maire peut suivre l’avis des conseils de quartiers… ou pas.

 

Personnellement, j’élis un maire pour lui donner mandat et gérer, en mon nom, la politique municipale.

 

Si on a des comptes à régler avec la municipalité, c’est aux municipales que ça doit se passer.

20 mars 2016 - Posted by | Conseil de quartier, Malakoff, Politique, politique locale | , , ,

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