Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Économies sur les dépenses de fonctionnement : les charges de personnels (1/3) : Un problème délicat

Avec le budget, comme on a le nombre de fonctionnaires et la répartition par catégorie, il est possible de chiffrer des économies pour la ville de Malakoff.

 

La question est cruciale. La ville de Malakoff doit faire des économies dans ses dépenses de fonctionnement, et la part la plus importante est dans les charges de personnels (près de 50%).

 

Mais elle n’est pas si facile que ça.

Déjà par ce que l’on parle d’humain. Les hypothèses sont de fait brutales, mais dans la pratique, il faudrait regarder plus finement dans le détail.

En gros, je vais faire un chiffrage global, mais pour le mettre en application, il faudrait reprendre le tout à partir d’une étude approfondie.

 

Il faut garder en mémoire que l’on parle d’humain.

 

Ensuite, le licenciement économique n’existe pas pour une collectivité territoriale.

Mettre un plan de licenciement n’est donc pas possible.

Dans la pratique, on parle plutôt de ne pas remplacer les départs à la retraites.

 

Enfin, il faut prendre en comptes divers phénomènes.

Chômage oblige, on a surtout des surdiplômés.

On a des gens qui ont des diplômes élevés, et comme ils ne trouvent pas d’emplois, ils passent des concours.

 

On a aussi des progressions internes. Un fonctionnaire de catégorie C peut passer en catégorie B, un de B peut passer en C, le tout par le jeu des concours externe ou interne.

 

Donc en gros, je donnerai juste un chiffrage grossier, qui permettra de chiffrer globalement un ordre de grandeur sur les économies que l’on pourrait faire sur le personnel.

31 mai 2016 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Le groupe Malakoff Pluriel Implose

Je l’ai appris cet après, d’abord officieusement, mais comme c’est officiel, ça aurait été dommage que je ne commente pas la nouvelle.

Le groupe Malakoff Plurielle implose.

 

Dire que je l’avais prévu serait prétentieux.  Mais au fond de moi-même, c’est comme si je l’avais toujours su.

 

On a donc d’un côté le groupe Malakoff Plurielle avec Emmanuelle Jannès et de l’autre Fabien Chébaut et Frédérique Perrotte.

Pour ma part, vu de très loin, évidemment,  et sachant comment Malakoff Plurielle s’est créé, je pense que le problème est Emmanuelle Jannès.

 

Il est bien connu que je n’ai pas de sympathie pour Malakoff plurielle (le canal historique).

Au fond, Malakoff Plurielle est le fossoyeur de l’opposition municipale sur Malakoff.

 

Le premier reproche que je fais à Malakoff Plurielle est de s’être construit contre le centre.

Evidemment que je maintiens !

J’ai toujours pensé que Malakoff Plurielle était une escroquerie.

J’ai en mémoire la réunion centriste autour de Jean Emmanuel Paillon (réunion à laquelle participait Emmanuelle Jannès et moi-même) qui pour moi est le véritable acte de création de Malakoff Plurielle.

Sans rentrer dans les détails, sur des arguments venant d’une autre planète, la possibilité d’une liste centriste a été écartée.

Les arguments étant tellement hallucinant, j’avais écrit ma réflexion sur l’opposition (article 1, 2, 3 et 4).

Le pire, c’est que ça a continué à la dernière réunion centriste à laquelle j’ai participé. J’avais du coup écrit sur le PS (Article 1, 2 et 3).

J’en veux particulièrement à Emmanuelle Jannès car grâce au travail sérieux de Jean Emmanuel Paillon, le centre avait possibilité de consolider sa position sur Malakoff.

Au lieu de ça, on a gâché le dur travail de Jean Emmanuel Paillon. 6 ans de dur travail gâché en … 2 heures.

Et surtout, je pense que le centre n’aura pas de seconde chance.

 

On me dit que c’est la dynamique qui compte.

Je ne suis pas tout à fait d’accord.

Je pense que la dynamique se construit sur la durée.

Le problème, c’est que l’opposition sur Malakoff met la charrue avant les bœufs.

 

Quand on construit un monument, comme une pyramide, il faut d’abord les fondations.

L’opposition construit le sommet alors que les fondations sont inexistantes.

 

Pour ma part, je pense qu’il faut construire les fondations.

 

Par ailleurs, je pense que Malakoff Plurielle a une pratique de la démocratie très contestable (Voir ici et ici par exemple).

 

Mais il est aussi temps de dire ce que je reproche à l’opposition sur Malakoff !

 

Je reproche principalement deux choses.

La première est de ne pas avoir une réflexion poussée sur la ville de Malakoff.

Ce reproche est surtout pour l’ancien élu UMP Thierry Guilmart.

 

Mais je reproche aussi à l’opposition de ne pas avoir une vision politicienne.

Certes, la politique politicienne ne doit pas être un but en soi, mais il est primordial de savoir où l’on met les pieds.

Il faut savoir naviguer en eaux trouble pour pouvoir construire sur la durée.

Ce reproche est surtout pour l’ancien élu centriste Jean Emmanuel Paillon.

 

En ce qui concerne, je pense qu’Emmanuelle Jannès a les deux travers.

Elle n’a pas une réflexion globale sur la ville et elle n’a pas une culture politicienne.

 

En fait, Emmanuelle Jannès a les travers de Thierry Guilmart et de Jean Emmanuel Paillon.

Ça fait beaucoup…

31 mai 2016 Posted by | Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Retour sur la réunion Malakoff et Moi du 19/05/2016 (2/3) : Pour l’attribution des HLM, il faut un système de scoring

Même si la fin de la réunion a été terrible, à cause d’un débat faussé sur la baisse des dotations d’Etat, il faut quand même signaler que d’autres points importants ont été évoqués.

 

L’une des questions qui a été évoqué a été l’attribution des HLM.
Nous avons eu le droit au témoignage de deux personnes, visiblement en situation financière difficile, expliquant qu’ils attendaient toujours une place en HLM.
Mieux, Monsieur Cormier, adjoint à l’urbanisme et président de l’office HLM de Malakoff, n’avait toujours pas répondu.

 

La question a d’ailleurs été évoquée dans le film.

 

Il est donc normal de s’y intéresser.

 

Pour ma part, je suis pour la construction d’HLM.

C’est un outil de mixité sociale.

En dessous de 20%, on fait un ghetto de riche.

Mais il faut aussi rappeler que trop faire d’HLM, c’est condamnable.

C’est faire des ghettos de pauvre.

Un bon nombre d’HLM est entre 20% et 40%.

 

Malakoff, étant certes dans la limite haute, a un nombre correct d’HLM.
Notre taux de HLM joue d’ailleurs dans la réussite de Malakoff, à savoir le vivre ensemble et la mixité sociale.

 

Néanmoins, il convient de rappeler une évidence :

L’HLM est pour loger les personnes en difficulté.

L’HLM, c’est la collectivité qui paye pour loger des personnes qui ne pourrait pas, s’il n’y avait pas d’HLM, se loger.

 

L’HLM sert à corriger les effets pervers et à loger les gens qui ne peuvent pas se loger dans le privé.

 

Du coup, il y a une sélection, normale, pour savoir qui peut loger.

Il y a une concurrence.

La concurrence est généralement acceptée si elle se fait sur des bases justes et transparentes.

 

C’est pour ça qu’il  serait souhaitable d’organiser un système de points ou de « scoring » pour attribuer les HLM.

Un système de point permettrait de savoir où l’on en est et pourquoi une demande est rejetée ou en attente.

Ce système de point dépendrait surtout de la situation, de la possibilité de payer le loyer…

 

Par ailleurs, il convient de rappeler qu’à un instant donné, une personne peut avoir besoin d’un HLM.

Mais sa situation peut évoluer ce qui fait que plus tard, une personne peut loger dans le privé.

 

Il faut donc organiser un roulement dans le parc HLM.

28 mai 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (14/14) : Pourquoi je suis contre le budget 2016 de Malakoff

Si j’avais été élu, j’aurais voté contre ce budget.

Pourquoi ?

 

Il y a plusieurs raisons.

 

La raison principale est le manque de visions économiques.

Effectivement, nous sommes dans une période économique difficile.

Période économique difficile qui, malheureusement, est partie pour être durable.

Certaines recettes, comme les dotations, sont programmées pour diminuer.

 

Par ailleurs, on ne peut pas prendre le contribuable pour une vache à lait. Pour lui aussi, la période est économiquement difficile.

 

Il faut donc avoir une véritable réflexion économique sur Malakoff !

Il faut réfléchir à ce que sont les recettes, ce que sont les dépenses, comment elles vont évoluer et palier le futur manque de certaines recettes.

 

Il faut pallier la diminution de certaines recettes, soit par des économies, soit par une augmentation de recettes.

 

Quand je parle d’augmentation de recettes, je ne parle pas d’augmentation sur un contribuable, mais plus d’augmentation du nombre de contribuable.

On en revient à un point clé : il faut des investissements productifs !

 

C’est la principale raison.

Autour de la principale raison, il y a des raisons annexes.

Il y a l’augmentation de la dette.

Pourquoi pas, mais elle doit s’accompagner d’un plan de désendettement, non présent, et être fait pour des investissements productifs, non présents également.

 

Il y a le manque d’économies.

Effectivement, les subventions aux associations sont sacralisées.

Je ne suis pas d’accord. Les subventions doivent être distribuées selon ce qu’apporte l’association à la ville où selon son projet.

 

Il y a la sacralisation des services publics.

Là aussi, je ne suis pas d’accord.

Non pas que je sois contre le service public. Au contraire.

Mais il n’est pas normale, surtout en période de vache maigre, de payer 100% quand on peut faire mieux ou aussi bien en dépensant seulement 50%.

 

Il faut également une réflexion sur le service public municipal, où l’on se pose d’abord le rôle de celui-ci et où l’on met en adéquation après les moyens avec son rôle clairement défini.

 

Pour toutes ces raisons, je suis contre le budget 2016 de Malakoff.

23 mai 2016 Posted by | Conseil Municipal, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , | 2 commentaires

Retour sur la réunion Malakoff et Moi du 19/05/2016 (1/3) : La dette de l’État, une question clé !

Je reviens de la réunion de Malakoff et moi et je dois reconnaître m’être mis en colère.

Pourtant, ça avait bien commencé…

J’avais même répété ce que j’ai dit la dernière fois.

 

Et puis c’est parti en couille…

Pourquoi ?

Parce qu’un participant a proposé une motion contre la baisse des dotations, sujet sur lequel je me suis déjà exprimé dans le passé.

 

Bon, ça n’aurait pas duré, tant pis.

 

Mais ça a duré et il faut donc que je m’exprime sur le sujet, aussi bien sur la forme que sur le fond.

 

Sur la forme d’abord.

La méthode est pour moi clairement condamnable. Je la condamne d’ailleurs.

On peut pas demander une motion sur un sujet important et laisser l’opposition (en l’occurrence moi) ne pas s’exprimer. Surtout si l’intervention dure.

J’ai demandé la parole, on ne me la pas donnée.

Mais comme ça a duré, j’ai dû insister.

Conclusion : pour me faire entendre, j’ai dû gueuler.

 

Le sujet est important pour Malakoff. La réunion publique sert à éclairer les malakoffiot sur les enjeux de la ville.

Si une personne parle durablement sur un sujet d’une importance capital, il est normale, voir primordial pour le débat, qu’un avis contraire s’exprime. Surtout quand on soumet une motion, donc un vote (qui si il avait eu lieu, j’aurais voté contre).

De plus, quand j’ai été voir cette personne, elle ne voulait pas m’écouter.

Ça ne fait pas très démocratique !

Pas étonnant pour une proposition égoïste.

 

Et puis il y a le fond.

Et je maintiens donc ce que je répète inlassablement.

Demander une annulation  de la baisse des dotations de l’État, c’est égoïste, criminel, sectaire, démagogique et j’en oublie certainement beaucoup !

 

Pourquoi ?

Parce que les caisses de  l’État sont durablement vides !

Parce qu’il est hors de question de laisser la dette de l’État continuer à croitre.

 

Déjà par ce que c’est une question économique !

La dette de la France, qui je le rappelle est une dette de fonctionnement (c’est-à-dire que l’on s’endette pour payer le chauffage), tue notre économie.

Comme l’explique Jean Peyrelevade dans son excellent livre, la dette sert à payer des politiques clientélistes pour que des ménages consomment.

La droite et la gauche sont d’ailleurs tous les deux fautifs.

La droite par baisse d’impôts sur les plus riches, la gauche par augmentation du revenu, par les moyens de l’Etat, sur les ménages les plus pauvres.

Le problème, c’est que l’appareil productif de la France est très dégradé.

Les ménagent achètent donc chez nos concurrents.

Bref, on s’endette pour faire gagner nos concurrents dans la mondialisation.

 

Pour simplifier, on n’est pas les meilleurs, ni les moins chers.

Conclusion : on se fait bouffer dans la mondialisation.

Au contraire, il faudrait permettre de consolider notre appareil productif. Et donc appauvrir momentanément nos ménages.

 

Par ailleurs, il faut arrêter les histoires.

Il y aura appauvrissement des ménages sur le long terme. La question est de quelle ampleur ?

Si un ménage passe de 3 à 1 télé, ce n’est pas grave.

Mais là, on risque de passer de « Je travaille et je ne peux plus payer ma maison ».

 

Pourquoi ?

Car notre appareil productif est dégradé. Il ne peut donc plus nous enrichir collectivement !

 

Ça, c’est la première raison.

 

Seconde raison : sociale.

Effectivement, le service public a un coût.

Si on continue le déficit public, le service public est condamné, car il ne pourra plus être financé.

Je tiens à rappeler que le service public est une nécessité.

Nécessité qui permet d’accompagner les populations en difficulté (les chômeurs par exemple) , qui permet l’égalisation des conditions (comme l’Ecole), l’équité…

Plus de service public, c’est la jungle.

C’est pour ça qu’en finir avec le déficit public, c’est un devoir, car en finir avec le déficit public, c’est pouvoir financer sereinement le service public.

 

Enfin, c’est une question de démocratie.

Si l’Etat n’est plus en capacité de rembourser sa dette, ce n’est plus le gouvernement, démocratiquement élu, qui fait la loi.

C’est le banquier !

Par ailleurs, il est difficile d’avoir une politique ambitieuse quand le banquier hurle à nos oreilles pour que l’on rembourse sa dette.

 

Par ailleurs, c’est aussi une question morale. La dette, elle est laissée aux générations futures, qui elles, n’en ont pas profités.

 

Pour toutes ces raisons, en finir avec le déficit public, avoir des finances publiques saines, c’est un devoir !

Les finances de l’Etat, c’est le bien de tous les français.

 

Par ailleurs, je rappelle qu’un Etat peut faire faillite, avec des conséquences sociales désastreuses.

Ce qui se passe en Grèce, c’est l’exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

 

On va me répondre que l’on parle des communes.

Mais les communes, même si elles ne doivent pas être seules à faire l’effort, doivent y participer.

 

D’autant que elles ne sont pas toujours vertueuses ( Cour des comptes, Député Dosière).

 

Il y a une véritable différence politique entre la municipalité et moi.

La municipalité communiste de Malakoff pense que le service public doit être financé par la dette.

Moi, je pense que le service public doit être financé par l’économie et la productivité.

 

Par ailleurs, les réunions « Malakoff et Moi » devraient servir à trouver des solutions, pas à tabasser un clochard pour lui soutirer les sous qu’il n’a pas.

 

Demander de l’argent à l’État qui n’en a plus, ça ne fera pas avancer le schmilblick.

19 mai 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale, Politique nationale | , , , , , , , , | 2 commentaires

Budget 2016 de Malakoff (13/14) : Vous avez dit « investissement productif » ?

Une des critiques que j’émets souvent vis-à-vis de la municipalité est sur le manque d’investissement productif.

 

Je l’avais d’ailleurs répété lors de la réunion du 17/02/2016.

Et bien j’ai eu mon heure de gloire lors du conseil municipal du 23 Mars 2016, conseil municipal où l’on votait le budget.

 

Effectivement, Joël Alain a répondu à ma critique.

Il a expliqué que Malakoff faisait des investissements productifs, citant la rénovation de l’ancienne trésorerie.

 

Sauf que vu de loin, je ne suis pas vraiment persuadé que ce soit un investissement productif.

J’ai même l’impression du contraire !

 

La question étant cruciale, surtout en période de vache maigre, il est temps de revenir dessus.

 

Mais d’abord, c’est quoi un investissement productif ?

 

De mon point de vue, on peut séparer les investissements en deux catégories :

Les investissements productifs et les non-productifs.

 

Un investissement non-productif a pour objectif de rendre un service à la population ou répondre à un besoin pour la population.

Dans les exemples, on a  un stade, une piscine…

Dans le cas de Malakoff, on a le centre de santé et la médiathèque.

En général, l’investissement non-productif coûte à la commune de l’argent, même si on peut faire payer une contribution.

L’entrée de la piscine, par exemple, est payante.

 

Je ne suis évidemment pas contre les investissements non –productifs, le service public étant un vecteur facilitant le vivre ensemble et l’accompagnement des personnes en difficulté.

 

Mais il faut toujours garder en mémoire que par la suite, c’est un  coût à assumer.

 

Puis il y a les investissements productifs.

L’objectif n’est pas de rendre un service à la population. L’objectif assumé est d’augmenter les recettes de la ville.

Lors de la grande époque de la taxe professionnelle, l’idée était de construire des zones pour que les entreprises s’installent.

Une entreprise qui s’installe, c’est de la taxe professionnelle qui tombe.

C’est la politique qui a permis à des villes comme Montrouge ou Issy-les-Moulineaux de devenir des coffres forts.

 

C’est aussi cette politique qui a fait de Puteaux la ville la plus riche de France.

 

Dans le cas de Malakoff, la question est cruciale.

La baisse des dotations est programmée, les caisses de l’État étant durablement vide.

Si la municipalité de Malakoff avait fait des investissements productifs, elle ne se serait  pas sentie obligée d’augmenter fortement la taxe foncière pour faire face à la baisse des dotations.

 

Par ailleurs, la crise étant durable, et les baisses de recettes allant sans doute continuer, il faut absolument que la ville de Malakoff réfléchisse à des investissements productifs.

 

Je ne suis pas sûr que les investissements proposés par la ville soient productifs.

16 mai 2016 Posted by | Uncategorized | , , , , , , | Laisser un commentaire

Retour sur la réunion du 12/05/2016 « Malakoff et Moi »

Jeudi, j’étais à la réunion organisé par Malakoff et Moi.

Pour résumer, le nouveau maire lance une concertation pour rencontrer les habitants.

Elle essaye aussi de relancer la démocratie locale (conseil de quartier par exemple).

 

Je trouve cette initiative très bien, et elle se fait sur des bases saines.

Au début, on a eu le droit à la diffusion d’un film où les malakoffiots ont pu s’exprimer librement, y compris contre la municipalité d’ailleurs.

 

En ce qui me concerne, j’ai axé mon discours sur trois points.

 

Le premier, c’est sur le fait que le point fort de Malakoff est son vivre ensemble et sa mixité.

La municipalité fait beaucoup d’effort sur ce domaine et je dois reconnaître que la ville est plutôt un modèle dans ce domaine.

Le fait d’avoir la volonté de doter Malakoff d’un vrai service public, les 40% d’HLM y contribuent également.

 

Sur la démocratie locale, je ne sais pas si on est un exemple, mais je pense qu’on est un élève correct.

La municipalité présente ses projets, il suffit de venir s’exprimer dans les réunions publiques.

Mieux, il arrive que si les arguments sont bons, la municipalité prenne en compte le point de vue.

J’ai expliqué que grâce à mon travail, la municipalité a pris en compte la cassure Nord/Sud dans le PLU. Ce n’était pas gagné.

La municipalité décide, normal, elle est élue, mais elle fait preuve d’une transparence acceptable, même si on pourrait peut-être faire mieux.

 

Mais on pourrait surtout faire pire, comme à Puteaux.

Mais Puteaux, c’est une autre planète !

 

Enfin, j’ai insisté sur le point faible de Malakoff, qui pour moi doit être absolument changé : l’Economique.

 

Le point faible de la gestion de Malakoff, c’est le manque de vision de la municipalité sur les questions liées à l’économique.

Pour moi, c’est vraiment l’économique qui menace Malakoff !

La forte augmentation de la taxe foncière est un aveu d’échec de la municipalité sur la gestion de l’économique.

 

Je regrette que personne n’ait mis en avant ce dernier point, aussi bien dans le film que dans l’assistance.

 

Je voulais également faire seconde une intervention mais je n’en ai pas eu l’occasion.

J’aurais d’abord répondu à une personne qui a déclaré que « Ceux qui font Malakoff, c’est nous, ceux qui vivent en HLM, on a fait la ville ».

Je trouve le propos exagéré.

Je paye la taxe d’habitation, et je participe à la vie locale.

Je fais aussi Malakoff !

 

Par ailleurs, je serais revenu sur la question des recettes de la ville.

C’est effectivement une question fondamentale, mais très difficile.

En 2008, l’idée était de faire venir des entreprises pour qu’elles payent la taxe professionnelle.

Faire venir des entreprises permet de faire venir des recettes sans toucher le point fort de Malakoff : la mixité sociale.

 

Seulement voilà. Un certain Nicolas Sarkozy a supprimé la taxe professionnelle et l’a remplacé par autre chose. Pire, les impôts économiques sont touchés par le territoire Vallée Sud Grand Paris.

Ce n’est donc plus du tout intéressant de faire venir des entreprises, financièrement parlant.

 

Pour faire venir des recettes, il faut faire venir des ménages riches. Or, ça touche à l’identité de Malakoff : sa mixité sociale.
Une vraie question.

15 mai 2016 Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (12/14) : La question économique, une question primordiale

Après avoir écrit sur les aspects techniques, il est temps d’écrire sur les aspects politiques.

Et commencer une remarque :

La question économique est primordiale.

Certes, c’est bateau, mais dans le cas de Malakoff, ça doit être répété maintes fois.

 

Mais qu’est-ce que j’entends par importance de l’économie ?

 

Ayant un cursus scientifique, j’ai peu fait, durant ma scolarité, de l’économie.

Mais j’en ai fait en seconde.

 

Mon professeur d’économie nous avait passé  un extrait « Des dieux sont tombés sur la tête ».

Ce film compte l’histoire des Bochimans, peuple vivant dans le désert du Kalahari.

Pour être exact, le film parle d’une tribu isolée du reste du monde et ne rencontrant que peu d’êtres humains.

Cette tribu ayant un style de vie, elle développe son économie locale.

 

Puis un jour, tombe du ciel une bouteille de Coca Colas.

Bouteille bien pratique pour creuser, tanner la peau…

Le problème, c’est qu’il n’en est tombé qu’une seule.

Du coup, toute l’économie s’est écroulée.

 

L’idée de mon professeur d’économie était d’abord de montrer que l’économie n’était pas qu’une question de dépense et de recette, c’était aussi une question d’organisation de la société.

 

Dans le cas de Malakoff, c’est effectivement une question de recettes et de dépenses. Mais ça reste une question fondamentale.

 

Effectivement, lorsque l’on a les sous, on fait tout.

C’est lorsque l’on a moins de moyens que l’on fait des choix politiques.

Voilà ce que me disait mon parrain, qui était conseiller municipal à Porcheville, ville qui a tous fait grâce à la taxe professionnelle perçue grâce à sa centrale.

 

Certes, trop d’argent appelle du gaspillage, donc une mauvaise gestion, comme à Puteaux.

 

Mais pas d’argent implique des problèmes.

 

C’est aussi une question de moyens pour une politique municipale.

C’est aussi une question sociale.

Faire du social, ça coûte de l’argent. Pour pouvoir faire du social, il faut de l’argent.

Et pour avoir de l’argent, il faut que l’économique fonctionne.
En fait, il n’y a pas de social sans une économie solide derrière.

C’est le sens de mon combat politique.

 

Dans le cas de Malakoff, la crise étant durable, les recettes diminuent.

En particulier, c’est le cas des dotations de l’Etat, celui-ci étant surendetté.

Il faut donc avoir une réflexion sur le long terme pour savoir quels sont les recettes, leurs évolutions, quels sont les dépenses, leurs évolutions, et comment y remédier.

 

J’en profite aussi pour répondre à l’intervention de Monsieur Joël Alain qui expliquait lors de la réunion du 12/05/2016 que Malakoff prenait en compte ses questions, et que par anticipation, elle avait augmenté fortement sa taxe foncière pour faire face à la baisse des dépenses.

 

Au contraire, je pense que la forte augmentation de la taxe foncière est un aveu d’échec sur la question économique.

Au moins depuis 2007 (Date à laquelle François Bayrou a insisté sur ce point), on sait que l’on ne peut pas continuer avec un Etat surendetté (sinon, c’est la Grèce).

 

La réduction des dotations est donc au moins programmée depuis 2007.

 

Si la municipalité s’était vraiment intéressée à la question économique, elle aurait anticipé cette baisse de recettes. Elle n’aurait pas été  piégée et elle ne se serait pas sentie obligée d’augmenter fortement les impôts, en l’occurrence la taxe foncière.

15 mai 2016 Posted by | Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Position définitive sur la loi travail : Si j’étais député, je voterais contre

Vu que le débat s’engage à Malakoff, avec entre autre une lettre du maire demandant à notre député de voter contre, je vais donc prendre une position sur la loi Travail.

 

Si j’étais député, je voterais contre cette loi.

Il ne s’agit pas de faire tomber le gouvernement.

Pour moi, François Hollande a menti durant sa campagne, il est piégé par ses mensonges aujourd’hui.

Et le PS, faute de ne pas se réformer, est incapable de rentrer dans le 21ème siècle.

 

Si je voterais contre cette loi, c’est pour des raisons propres à celle-ci.

Ces raisons n’ont rien à voir avec celles des communistes.

 

D’abord, je tiens à rappeler que je pense que l’on va vers plus de flexibilité.

Je l’ai déjà écrit.

Je pense qu’il faut l’accepter. L’économie, la situation économique et sociale l’exigent.

Aujourd’hui, je pense que l’on surprotège le travail et je suis persuadé que c’est un leurre.

C’est d’ailleurs l’une des raisons (pas la seule, certes) qui fait que les entreprises n’engagent pas ou recherche des moutons à cinq pattes.

Par ailleurs, le fait de surprotéger le travail fait que les gens qui en sont éloignés ont encore plus de mal à en trouver. De fait, on a donc un système criminel.

 

Je trouve très dommageable que le débat se fasse de manière détournée (un peu comme la loi Macron également) mais je reconnais au moins un mérite à la loi travail : c’est de poser la question primordial de la flexibilité.

Même si j’aurais préféré que l’on la pose de manière directe et non détournée.

 

Mais à part ça, il y a deux points que je conteste.

Le premier est que la flexibilité doit être dans les deux sens. Pas seulement dans le sens du patron.

En particulier, à la suite d’une démission, on doit pouvoir être indemnisé vite.

En laissant la flexibilité dans un sens, on ne permet pas au patron d’être responsable.

C’est une porte ouverte aux abus.

Pire, ça oblige le salarié à rester malheureux dans son emploi, car sinon, si il le quitte, ça serait pire.

Permettre la flexibilité dans les deux sens, c’est rendre le patron responsable car s’il se comporte mal, l’employé peut partir facilement.

 

Enfin, et c’est la raison principale pour laquelle je suis opposé à cette loi, la flexibilité doit être accompagnée.

Les personnes doivent être accompagnées durant leurs recherches, ce qui devrait nous obliger à nous poser une bonne fois pour toute la question de l’efficacité du pôle emploi, et formées tout au long de la vie.

Il est d’ailleurs inadmissible que le CNAM ne soit pas une norme.

 

En s’attaquant à la baisse des indemnités, on se trompe de combat.

Le combat est face à plus de flexibilité, comment on aide les gens à trouver ou retrouver vite un emploi.

 

Pour ces deux raisons, je n’approuve donc pas la loi Travail.

 

En plus : Un excellent article qui explique comment le PS c’est planté sur la loi travail.

12 mai 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , | Laisser un commentaire

Budget 2016 de Malakoff (11/14) : La dette de Malakoff

Sujet qui fâche, et sujet pénible pour avoir les informations, mais sujet oh combien important, surtout en période d’investissement

 

Pourquoi le sujet fâche ?

Parce qu’entre 2001 et 2008, la municipalité a fortement investit en augmentant fortement la dette.

Premier point de désaccord : je suis pour un investissement basé principalement sur l’autofinancement brut et l’épargne.

 

Deuxième point de désaccord : la dette doit se rembourser. Or, celle de Malakoff se rembourse bien lentement.

 

Sujet difficile pour avoir les informations car disséminées un peu partout dans le budget.

Pire, les totaux ont souvent du mal à correspondre.

 

Habituellement, je demande les précisions à la municipalité.

 

Mais cette année, je vais essayer de suivre une suite logique.

 

D’abord, l’estimation de l’encours de la dette (primitif + parking, car et oui, le budget est divisé en 2…).

Selon le budget primitif, on a un encours de la dette au 01/01/2016 de 33 592 185,73€.

Dans le budget annexe des parkings, on a un encours de la dette au 01/01/2016 de 1 272 998,55€.

 

Soit une dette totale au 01/01/2016 de 34 865 184,28€.

 

Reste à calculer la dette au 31/12/2016…

Ça sera la dette retranché de ce que je vais rembourser et ajouté de ce que je vais emprunter.

Dans le cas d’une commune, la dette sert à investir. C’est donc une recette d’investissement.

Par ailleurs, rembourser de la dette, c’est préparer l’avenir. C’est donc une dépense d’investissement.

 

Je vais donc me baser sur la section de fonctionnement pour calculer la dette au 31/12/2016.

 

Dans le budget primitif, on rembourse 3 006 847,00€ de dette mais on emprunte 5 665 000,57€.

On emprunte donc  2 658 153,57€.

 

Dans le budget des parkings, on ne fait que de rembourser 120 245€.

 

On emprunte donc au total 2 537 908,57€.

 

Ce qui fait que l’on a une dette au 31/12/2016 de 37 403 092,85€.

 

Contrairement aux autres années, on a une augmentation de la dette (+7,3%).

Cette augmentation de la dette est liée à une nouvelle phase d’investissement.

 

Certes, cette hausse est modérée.

Mais elle pose néanmoins deux questions.

 

La première est que la ville ne prévoit pas d’investissements productifs.

Je reviendrai sur ce point.

 

Enfin, une dette doit être remboursée.

Emprunter doit se faire avec un plan de désendettement.

Je ne suis pas sûr que la ville l’ait vraiment élaboré.

11 mai 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire