Le blog de Phil

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Position définitive sur la loi travail : Si j’étais député, je voterais contre

Vu que le débat s’engage à Malakoff, avec entre autre une lettre du maire demandant à notre député de voter contre, je vais donc prendre une position sur la loi Travail.

 

Si j’étais député, je voterais contre cette loi.

Il ne s’agit pas de faire tomber le gouvernement.

Pour moi, François Hollande a menti durant sa campagne, il est piégé par ses mensonges aujourd’hui.

Et le PS, faute de ne pas se réformer, est incapable de rentrer dans le 21ème siècle.

 

Si je voterais contre cette loi, c’est pour des raisons propres à celle-ci.

Ces raisons n’ont rien à voir avec celles des communistes.

 

D’abord, je tiens à rappeler que je pense que l’on va vers plus de flexibilité.

Je l’ai déjà écrit.

Je pense qu’il faut l’accepter. L’économie, la situation économique et sociale l’exigent.

Aujourd’hui, je pense que l’on surprotège le travail et je suis persuadé que c’est un leurre.

C’est d’ailleurs l’une des raisons (pas la seule, certes) qui fait que les entreprises n’engagent pas ou recherche des moutons à cinq pattes.

Par ailleurs, le fait de surprotéger le travail fait que les gens qui en sont éloignés ont encore plus de mal à en trouver. De fait, on a donc un système criminel.

 

Je trouve très dommageable que le débat se fasse de manière détournée (un peu comme la loi Macron également) mais je reconnais au moins un mérite à la loi travail : c’est de poser la question primordial de la flexibilité.

Même si j’aurais préféré que l’on la pose de manière directe et non détournée.

 

Mais à part ça, il y a deux points que je conteste.

Le premier est que la flexibilité doit être dans les deux sens. Pas seulement dans le sens du patron.

En particulier, à la suite d’une démission, on doit pouvoir être indemnisé vite.

En laissant la flexibilité dans un sens, on ne permet pas au patron d’être responsable.

C’est une porte ouverte aux abus.

Pire, ça oblige le salarié à rester malheureux dans son emploi, car sinon, si il le quitte, ça serait pire.

Permettre la flexibilité dans les deux sens, c’est rendre le patron responsable car s’il se comporte mal, l’employé peut partir facilement.

 

Enfin, et c’est la raison principale pour laquelle je suis opposé à cette loi, la flexibilité doit être accompagnée.

Les personnes doivent être accompagnées durant leurs recherches, ce qui devrait nous obliger à nous poser une bonne fois pour toute la question de l’efficacité du pôle emploi, et formées tout au long de la vie.

Il est d’ailleurs inadmissible que le CNAM ne soit pas une norme.

 

En s’attaquant à la baisse des indemnités, on se trompe de combat.

Le combat est face à plus de flexibilité, comment on aide les gens à trouver ou retrouver vite un emploi.

 

Pour ces deux raisons, je n’approuve donc pas la loi Travail.

 

En plus : Un excellent article qui explique comment le PS c’est planté sur la loi travail.

12 mai 2016 - Posted by | Politique, Politique nationale | , ,

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