Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Budget 2016 de Malakoff (13/14) : Vous avez dit « investissement productif » ?

Une des critiques que j’émets souvent vis-à-vis de la municipalité est sur le manque d’investissement productif.

 

Je l’avais d’ailleurs répété lors de la réunion du 17/02/2016.

Et bien j’ai eu mon heure de gloire lors du conseil municipal du 23 Mars 2016, conseil municipal où l’on votait le budget.

 

Effectivement, Joël Alain a répondu à ma critique.

Il a expliqué que Malakoff faisait des investissements productifs, citant la rénovation de l’ancienne trésorerie.

 

Sauf que vu de loin, je ne suis pas vraiment persuadé que ce soit un investissement productif.

J’ai même l’impression du contraire !

 

La question étant cruciale, surtout en période de vache maigre, il est temps de revenir dessus.

 

Mais d’abord, c’est quoi un investissement productif ?

 

De mon point de vue, on peut séparer les investissements en deux catégories :

Les investissements productifs et les non-productifs.

 

Un investissement non-productif a pour objectif de rendre un service à la population ou répondre à un besoin pour la population.

Dans les exemples, on a  un stade, une piscine…

Dans le cas de Malakoff, on a le centre de santé et la médiathèque.

En général, l’investissement non-productif coûte à la commune de l’argent, même si on peut faire payer une contribution.

L’entrée de la piscine, par exemple, est payante.

 

Je ne suis évidemment pas contre les investissements non –productifs, le service public étant un vecteur facilitant le vivre ensemble et l’accompagnement des personnes en difficulté.

 

Mais il faut toujours garder en mémoire que par la suite, c’est un  coût à assumer.

 

Puis il y a les investissements productifs.

L’objectif n’est pas de rendre un service à la population. L’objectif assumé est d’augmenter les recettes de la ville.

Lors de la grande époque de la taxe professionnelle, l’idée était de construire des zones pour que les entreprises s’installent.

Une entreprise qui s’installe, c’est de la taxe professionnelle qui tombe.

C’est la politique qui a permis à des villes comme Montrouge ou Issy-les-Moulineaux de devenir des coffres forts.

 

C’est aussi cette politique qui a fait de Puteaux la ville la plus riche de France.

 

Dans le cas de Malakoff, la question est cruciale.

La baisse des dotations est programmée, les caisses de l’État étant durablement vide.

Si la municipalité de Malakoff avait fait des investissements productifs, elle ne se serait  pas sentie obligée d’augmenter fortement la taxe foncière pour faire face à la baisse des dotations.

 

Par ailleurs, la crise étant durable, et les baisses de recettes allant sans doute continuer, il faut absolument que la ville de Malakoff réfléchisse à des investissements productifs.

 

Je ne suis pas sûr que les investissements proposés par la ville soient productifs.

16 mai 2016 - Posted by | Uncategorized | , , , , , ,

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