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Maîtrise des dépenses de fonctionnements : Une nécessité, cas des dotations et de la dette

remboursement_dette_budget_2016_hypothese

Précédemment, j’avais expliqué que si on réduisait de moitié le nombre de fonctionnaire dans la filière technique et administrative, on pouvait générer aux alentours de 8 M d’€ d’économies (8,8 pour être précis).

Certes, c’est un calcul grossier, certes, ça ne sera pas fait dans l’immédiat, certes, on est dans de la macro économie et le passage à la micro serait plus compliqué.

 

Mais réussir à faire 8 M d’€ d’économie ferait beaucoup de biens aux finances de Malakoff.

Déjà aux niveaux des dotations.

En 2015, elles étaient de 10 316 405,00€.

En 2016, elles sont de 8 056 295€, sans compter le jeu d’écriture comptable « Recettes/fonds compensation charges territoriales »

On a une baisse de 2 260 110€, très largement compensées par les économies annoncées ici.

 

Mais il a aussi le cas de la dette.

Cette année, la municipalité a emprunté 5 665 000,57€. Il est important de signaler que les économies annoncées ici permettraient de financer les investissements de la ville (non productifs).

Car rappelons-le, une dette, ça doit se rembourser.

 

Et parlons donc du remboursement de la dette…

Au 01/01/2017, elle sera de 37 403 092,85€.

Faisons un calcul.

 

Soit D(t) la dette à l’année t au 1er Janvier.

Dans notre système, D(t) est positif, c’est une dette que la commune a contracté et doit donc remboursée.

D(t) est en €.

Soit V(t) la vitesse d’endettement de la ville.

La fonction V(t) est la dérivée de D(t).

V(t) s’exprime en €/ans.

Comme on a une volonté politique de rembourser de la dette dès 2017, on va supposer que V(t) < 0.

 

Reste à calculer V(t), chose que l’on ne sait pas faire sans une hypothèse de calcul.

L’hypothèse de calcul sera la suivante : on rembourse la même somme de dette chaque année.

 

Dans ce cas :

V(t) = Constante = V.

Soit D(t) = V.(t0 – t) + D0.

D0 est la dette à la date t0, c’est la constante d’intégration.

 

Soit, en prenant 3 cas possibles :

Année Dette (cas 1) Dette (cas 2) dette (cas 3)
2017 37 403 092,85 37 403 092,85 37 403 092,85
2018 34 403 092,85 29 403 092,85 26 403 092,85
2019 31 403 092,85 21 403 092,85 15 403 092,85
2020 28 403 092,85 13 403 092,85 4 403 092,85
2021 25 403 092,85 5 403 092,85 -6 596 907,15
2022 22 403 092,85 -2 596 907,15 -17 596 907,15
2023 19 403 092,85 -10 596 907,15 -28 596 907,15
2024 16 403 092,85 -18 596 907,15 -39 596 907,15
2025 13 403 092,85 -26 596 907,15 -50 596 907,15
2026 10 403 092,85 -34 596 907,15 -61 596 907,15
2027 7 403 092,85 -42 596 907,15 -72 596 907,15
2028 4 403 092,85 -50 596 907,15 -83 596 907,15
2029 1 403 092,85 -58 596 907,15 -94 596 907,15
2030 -1 596 907,15 -66 596 907,15 -105 596 907,15

 

Le cas 1 correspond au scénario probable de la municipalité : remboursement de 3M d’€ de dette par an. C’est ce que rembourse, en moyenne, la municipalité.

 

Le second cas correspond à un remboursement de 8M d’€ par ans, soit le cas où je réinjecte la totalité des économies hypothétiques faites en réduisant le personnel de la mairie.

 

Le second cas correspond au cas où les 8M d’€ sont ajouté aux 3 M d’€ déjà provisionné chaque année.

 

Comme on considère D(t) > 0, on peut en déduire l’année quand la dette sera remboursée.

Dans le cas 1, on la remboursera en 2030. Dans le cas 2, on la remboursera en 2022.

Dans le cas 3, on la remboursera en 2021.

 

Je rappelle que les prochaines municipales sont en 2020, 2026 et 2032.

Dans le scénario (probable) de la municipalité, on trainerait le boulet de la dette durant 3 mandats (dont l’actuel).

 

Mais si on avait fait les 8 M d’€ d’économies, on partirait sur des bases saines dès le mandat de 2020.

Je tiens à rappeler que la dette est un piège, comme le dit si bien Bernard Gauducheau, maire de Vanves.

 

La dette est un piège. Trop de dette hypothèque les investissements futurs, car la dette, il faut la rembourser.

 

Par ailleurs, la dette, ce n’est pas vraiment la municipalité qui la contracte, c’est le contribuable.

 

Augmenter la dette, c’est appauvrir la ville et par extension le contribuable.

 

Augmenter la dette, c’est augmenter demain les impôts, comme le disait Jean Loup Metton, maire de Montrouge.

5 juin 2016 - Posted by | Malakoff, Politique, politique locale | , , , ,

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