Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

Non Monsieur Alain, les dotations ne sont pas un du, c’est le désendettement de l’Etat qui est un du !

Hier, Monsieur Alain, lors de la présentation du compte administratif 2015, expliquait  que les dotations étaient un du.

Il a d’ailleurs même remarqué que je faisais la gueule, mais il a insisté en disant que c’est comme ça.

Je vais encore répondre, et ça ne sera sans doute pas la dernière fois.

 

Non monsieur Alain, les dotations de l’Etat ne sont pas un du, surtout quand les communes ne font pas d’effort pour réduire leurs dépenses de fonctionnement (cours des comptes, Député Dosière).

 

Ce qui est un du, surtout envers les générations futures, c’est d’en finir avec le déficit de l’Etat.

Ce qui est un du, c’est de réduire la dette de l’Etat.

D’ailleurs, il semble que ce soit mal parti, selon le dernier rapport de la cour des comptes.

Et comme 2017 sera une année électorale, on n’est pas dans une situation propice à la lutte contre le déficit public.

 

Il s’agit bien, dans le cas de l’Etat, d’un déficit de fonctionnement. On a les dépenses de fonctionnement supérieures aux recettes de fonctionnement.

En gros, on s’endette pour payer le chauffage.

 

Selon le principe de bon sens qu’une dette se rembourse, on laisse une ardoise aux générations futures, ardoise dont ils n’auront pas profité.

On a déjà un aspect moral très contestable !

 

Mais il convient aussi de rappeler que le déficit est un poison économique, sociale et démocratique.

La Grèce devrait être un exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

 

Poison économique d’abord.

Comme l’explique Jean Peyrelevade dans son excellent livre,  la dette sert à financer les ménages pour qu’ils consomment.

Or, notre appareil productif est très dégradé.

Du coup, comme la France n’est pas compétitive dans l’économie mondiale, les ménages achètent chez nos concurrents.

En gros, on s’endette pour faire gagner nos concurrents.

Cette politique, économiquement, n’est rien d’autre que du suicide.

 

Par ailleurs, cette politique est clientéliste, car ce n’est pas l’ensemble de la population qui en profite (faute de moyen).

C’est une politique injuste, qui en général se fait d’abord au détriment des classes moyennes.

 

Poison social ensuite.

Effectivement, la France a la chance d’avoir un service public.

Celui-ci permet l’égalité (Education nationale) et d’aider les gens à se relever (sécurité sociale, assurance chômage).

Le dernier point est d’autant plus important qu’aujourd’hui, les accidents de vies sont plus fréquents.

Or, en dehors de considérations sur l’efficacité du service public, celui-ci a un coût.

Augmenter le déficit, c’est s’assurer qu’à terme, celui –ci ne sera plus en mesure d’être financé.

Augmenter le déficit public, c’est donc condamner le service public à disparaître.

 

Vu que le service public est un facteur du vivre ensemble, je m’y refuse.

 

Enfin, le déficit est aussi un poison démocratique.

Un gouvernement démocratiquement élu n’a pas les moyens de sa politique s’il croule sous une montagne de dette.

 

Difficile d’avoir une politique ambitieuse si le banquier hurle à vos oreilles pour que vous remboursiez vos dettes.

 

Ce n’est pas pour rien que je place la lutte contre le déficit public au-dessus de tous.

C’est une question politique, morale, économique, sociale et démocratique.

30 juin 2016 - Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , ,

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