Le blog de Phil

J'habite Malakoff, la plus belle ville du monde

CA 2015 de Malakoff (1/16) : Les chiffres

Bon, il est temps d’aborder l’étude du CA (compte administratif) 2015, CA qui a été voté lors du conseil municipal du 29 Juin 2016.

 

Pour mémoire, on parle du budget de la ville.

Le budget d’une collectivité se fait sur trois moments.

Le premier est le DOB (Débat d’orientation budgétaire).

On débat de la politique financière et budgétaire de la ville.

C’est sans vote.

 

Le deuxième est le budget. On vote ce que l’on prévoit en recette et en dépense. Il y a évidemment un vote.

 

Le dernier moment est le CA. On présente comment le budget voté a été exécuté. Il y a également un vote.

 

Le CA est un moment fort, c’est le document qui permet de dresser un bilan sur l’état réel des finances locales.

Le CA, c’est ce qui a été vraiment dépensé et vraiment perçu.

 

Le moment de commencer l’étude.

 

Je me permets de rappeler que le CA est divisé en deux sections : fonctionnement et investissement.

Dans chaque section, on a les recettes et les dépenses.

 

La section de fonctionnement correspond à la gestion courante.

Dans les dépenses, on a principalement le personnel, les fournitures et l’entretien de matériel.

Dans les recettes, on a principalement les impôts et les dotations.

 

La section d’investissement correspond aux dépenses d’avenir.

Dans les dépenses, on a les constructions de bâtiments, les acquisitions de terrains et le remboursement de la dette.

Dans les recettes de fonctionnement, on a principalement les subventions.

 

Pour le cru 2015, on a :

Fonctionnement Investissement
Recette (€) 53 307 402,01 14 020 763,38
Dépense (€) 50 066 405,30 14 881 902,05

 

Pour mémoire, en 2014, on avait :

Fonctionnement Investissement
Recette (€) 46 206 225,95 10 856 627,41
Dépense (€) 44 747 024,45 14 431 581,32

 

Soit les variations suivantes :

Fonctionnement Investissement
Recette 15,4% 29,1%
Dépense 11,9% 3,1%

21 août 2016 Posted by | Conseil Municipal, Finances locales, Malakoff, Politique, politique locale | , , , , , , | Laisser un commentaire

Le service national, une idée à réellement creuser

J’aimerais réagir aux propos de mon collègue du Front Démocrate sur Malakoff, Thierry Gilbert, sur le service national.

Celui-ci, sur deux articles, l’un dégommant Bayrou qui a pris position pour le rétablissement, l’autre en se prononçant clairement contre, fustige le service national.

 

Je dois être reconnaître être mal placé pour commenter la chose. Je n’ai pas fait mon service national, j’étais en Maîtrise de Physique fondamental lorsque celui-ci a été clairement supprimé (c’était en 2000).

Il est vrai que ce dit-service ne m’est pas forcément un manque. Etant donné que sans doute par mon éducation, j’ai une très forte notion de sens de l’intérêt général.

 

Néanmoins, j’ai été professeur de science physique.

J’en garde d’ailleurs un très mauvais souvenir.

Et c’est pour ça que j’ai une opinion très différente.

 

Je pense, même si je reconnais être très mal placé pour en parler, qu’il faut remettre le service national.

Si celui-ci est inadapté, peut-être faut-il le remplacé par un service civil.

 

 

Il y a deux raisons à cela.

La première est qu’il faut lutter contre ce que l’on appelle les enfants tyrans.

C’est peut-être même la seule chose que j’ai apprise durant mon expérience à l’éducation nationale.

Pour mémoire, selon le docteur Didier Pleux, un enfant tyran est un enfant intolérant à la frustration.

C’est tout, tout de suite.

Il est évidement malheureux, car la vie réelle, c’est les contraintes et la frustration.

Pire, il est incapable de jouer collectif, car la vie en collectivité, s’est un sens du sacrifice de soi pour le bien collectif.

Et dans le pire des cas (fort heureusement je l’espère fortement minoritaire), ça peut même être un enfant violant !

 

Si on a en face de soi que des enfants tyrans, il est très difficile de construire un vivre ensemble.

Et en particulier, il est difficile de demander des efforts sur la durée, chose aujourd’hui indispensable, si l’on a en face de soi que des enfants tyrans.

Réduire la dette, c’est sur la durée, et ce n’est pas immédiat.

Au fond, un enfant tyran est plus sensible aux promesses démagogiques et « on rase gratis » qu’à un programme qui demande des efforts nécessaires qui s’inscrivent sur la durée.

 

Non, franchement, il faut vraiment lutter contre ce phénomène.

Dans ce phénomène, l’une des questions clé est le passage à l’âge adulte.

Passage à l’âge adulte de plus en plus repoussé d’ailleurs.

 

Une chose qui aide le passage à l’âge adulte est le rite de passage.

Le rite initiatique est un des moyens de lutter contre les enfants tyrans. C’est une forme de frustration où l’on apprend la vie en collectivité.

Il concerne surtout les hommes, mais on peut trouver des exemples pour les femmes.

Le service national est avant tout un rite de passage !

 

Deuxième argument, il est facteur de mixité sociale. Lors du service national, les gens de toutes conditions sociales se côtoient.

Dans une société où la mixité sociale est un véritable problème, et où l’on assiste à un véritable phénomène de communautarisation, brasser la population est une nécessité.

Faire côtoyer les différentes classes sociales et les faires apprendre à se connaître peut vraiment être bénéfique pour le vivre ensemble.

 

Certes, le retour du service national ne règlera pas forcement les problèmes de la France fondamentalement, notamment les problèmes économiques.

 

Mais ça aidera, à mon humble avis, à régler les problèmes sociétaux, notamment en insistant sur la vie en communauté qui a, aujourd’hui, fortement disparu.

 

Peut-être que la forme militaire est inadapté, peut-être faut-il le remplacer par une forme civil, je ne sais pas.

 

Mais en tout cas, la solution mérite d’être étudiée.

19 août 2016 Posted by | Politique, Politique nationale | , , , | Laisser un commentaire